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À Tunis comme en province, ils sont des milliers de manifestants à réclamer vendredi le départ du président Ben Ali. Dans la capitale, les manifestants défilent depuis ce matin sans être inquiétés par la police.
Des avocats en robe noire font partie de la manifestation. Aucun incident n'a été signalé en dépit de l'absence de service d'ordre. «Le ministère de l'Intérieur est un ministère de la terreur» et «hommage au sang des martyrs» ou encore «non, aux Trabelsi (ndlr: la belle famille du président) qui a pillé le pays», scandaient les manifestants, dont des avocats.
Des manifestations se déroulent également dans plusieurs villes de province, selon des correspondants et syndicalistes.
Jeudi soir, le chef de l'État tunisien a tenu un discours apaisant. Cela n'a pas empêché de nouveaux affrontements dans lesquels treize nouvelles personnes ont trouvé la mort dans la région de Tunis. Deux civils ont également trouvé la mort à Kairouan.
Le bilan officiel des affrontements qui agitent la Tunisie depuis un mois est toujours de 23 morts.
La Fédération internationale des ligues de droits de l'homme (FIDH) parlait jeudi de 66 morts.
La dégradation de la situation commence également à affecter le tourisme, secteur-clé de l'économie: des voyagistes européens ont décidé d'évacuer plusieurs milliers de leurs clients après que des pillages se sont produits jeudi dans la station balnéaire très fréquentée de Hammamet, au nord du pays.
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Source : Le Figaro
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