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Bouclier fiscal : Fillon confirme la suppression

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François Fillon a confirmé jeudi matin, lors d'un colloque à Bercy sur la fiscalité du patrimoine, la suppression du bouclier fiscal. Il a assuré, devant un parterre de parlementaires, d'économistes et de chefs d'entreprises, vouloir «mettre fin aux défauts» de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), «dont le bouclier était le remède imparfait».

La réforme fiscale projetée par le gouvernement, a-t-il ajouté, «devrait permettre» de sortir de l'ISF 300.000 foyers qui y sont entrés en raison de «la flambée des prix de l'immobilier». Il n'a pas détaillé les pistes retenues pour faire sortir ces foyers de l'imposition. Dans le cadre de la réforme, a-t-il précisé, il n'est «pas question de toucher au livret A, à l'assurance-vie du petit épargnant, ni à aucun des placements des ménages qui ne sont pas à l'ISF aujourd'hui».

Le gouvernement, a poursuivi François Fillon, ne reviendra pas sur l'allègement des droits de succession instauré en 2007 et n'instaurera pas une nouvelle tranche d'impôt pour les plus riches. «Parce que nous voulons que chacun puisse transmettre à ses enfants le fruit de son travail, nous ne reviendrons pas sur l'allègement des droits de succession que nous avons décidé en 2007!», a-t-il affirmé. «Parce que nous voulons affirmer la valeur du travail, nous ne souhaitons pas instaurer une nouvelle tranche marginale qui ouvrirait la voie à un alourdissement de l'impôt sur le revenu !», a encore lancé François Fillon.

Il a confirmé que le gouvernement ne taxerait pas non plus les plus-values de cession de la résidence principale, afin d'«encourager l'accession des Français à la propriété». «Parce que nous voulons que la fiscalité soit au service de notre économie, a-t-il poursuivi, nous veillerons à ce que cette réforme encourage le financement des entreprises et ne remette pas en cause les dispositifs favorables à leur détention et leur transmission».

Enfin, le Premier ministre a réaffirmé qu'il n'était pas question de financer «par la dette» la réforme promise pour le printemps. Celle-ci fera l'objet d'un projet de loi fin avril et d'un vote au Parlement avant l'été. «Nous ne voulons pas d'une France où les classes populaires ne pourraient plus rêver d'accéder au statut des classes moyennes, et les classes moyennes au statut des classes supérieures», a-t-il lancé en direction de la gauche.

Source : Le Parisien

 


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