|
|
|
Jusqu'au 14 janvier, la Tunisie se résumait dans ces mots : un parti qui disposait d'un Etat. Au nom des services rendus, le néo-destour a dirigé pendant 55 ans le pays, pour le meilleur, lors de la lutte de libération nationale et pendant les premières années de l'indépendance, pour le pire, après, c'est à dire depuis les années 70. Parti monolithique, bâti selon le modèle stalinien, où « la contradiction dialectique » était totalement absente, « Le Parti » comme on l'appelait, après avoir été l'artisan principal de l'édification du nouvel Etat s'était ankylosé au fil des années.
Pourtant, même dans leurs rêves les plus fous, les adversaires de ce parti n'envisageaient pas sa dissolution. Le parti ne servait plus à rien, mais, il faisait parti du décor. Malheureusement, il y a loin de Bourguiba à Ben Ali , comme il y a loin du Néo Destour au RCD. C'est pourquoi, cette dissolution est venue à point nommé. En définitive, c'est un acte de salubrité publique.
Au passage, le tribunal de première instance a été bien inspiré de reporter son jugement du 2 mars (qui coïncide avec l'anniversaire de la création du néo destour en 1934) au 9 mars. Car le RCD a beau se réclamer du parti de Thaalbi et Bourguiba, il n'en est, que l'altération, la caricature.
Le RCD a vécu. Faisons en sorte que ses pratiques qui avaient pollué la vie politique pendant des décennies le rejoignent dans les poubelles de l'Histoire.
|
Source: leaders.com
|