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Après la Grèce, l'Espagne, le Portugal et, dans une moindre mesure l'Italie, ont successivement suscité les inquiétudes des marchés financiers et de leurs partenaires européens. Tous affichent en effet une dette publique très élevée et se sont trouvés confrontés à d'importants problèmes de financement.
Une étude comparée des taux d'endettement et de déficit par rapport aux produits intérieurs bruts respectifs laisse apparaitre des écarts considérables. Deux pays, la Grèce et l'Italie, accumulent une dette qui dépasse une année de production de richesse.
Incontestable dernier de la classe des pays méditerranéens de la zone euro, la Grèce joue avec le feu avec 127% d'endettement et plus de 9% de déficit public. Une situation de quasi faillite à relativiser tout de même car le PIB ne prend pas en compte l'économie souterraine, particulièrement forte en Grèce.
La France et le Portugal pourraient également revendiquer le titre de cancres : les deux nations affichent plus de 80% de dette et entre 7 et 8% de déficit. Curieusement, si le Portugal a subit les foudres des agences de notation, la France a pour l'instant réussi à passer à travers les gouttes.
L'Italie, avec 119% d'endettement mais « seulement » un peu plus de 5% de déficit, et l'Espagne, avec 60% d'endettement et plus de 9% de déficit sont également dans une situation précaire.
Avec donc 5 pays sur 8 dans le rouge, la zone euro méditerranéenne fait figure de cigale. Et les trois restant, Slovénie, Chypre, et Malte, affichent des « performances » certes meilleures, mais qui ne peuvent donner matière à pavoiser (voir infographie).
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Source: Econostrum.info
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