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Dans un contexte plutôt délicat, les compagnies d'assurances devraient intensifier leurs efforts dans le sens de l'innovation et l'amélioration du service clientèle. Cette démarche gagnerait à être relayée par le renforcement des dispositifs de management des risques. Il faut dire que bien que recélant un potentiel de développement assez consistant, le secteur achoppe toujours sur la faiblesse du taux actuel de pénétration ne dépassant guère la barre des 3% (soit 0,05% du marché mondial de l'assurance).
Une situation d'autant plus paradoxale que l'émergence d'une classe moyenne qui s'est quelque peu confirmée, s'est traduite par une réticence moindre aux produits d'assurance. Dans l'attente des mesures incitatives que devraient instaurer le contrat programme à travers notamment l'élargissement du champ des assurances obligatoires, le secteur continue de faire du surplace.Publié en fin de semaine dernière par le ministère de l'Économie, le cru de l'an passé révèle, en tout cas, le maintien d'un certain statu quo.
Certains indicateurs de cette industrie continuent en effet de stagner. À fin 2010, les émissions ont atteint un montant de 2.1872, 80 MDH contre 2.0981,97 MDH en 2009, soit une progression d'à peine 4,25%. Selon la DAPS (Direction des assurances et de la prévoyance sociale), le PIB, estimé aux prix courants, s'est accru de 4,11%. Aussi la part des primes dans le PIB (taux de pénétration) s'est-elle stabilisée à 2,85%. Fer de lance de l'ensemble des compagnies, la branche automobile continue de se tailler la part du lion.
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Source: Le Matin
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