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Dans un rapport récemment publié, la banque britannique Standard Chartered a revu ses prévisions de croissance à la baisse pour le Liban, à 3 % pour 2011, soulignant que l'économie réelle a dores et déjà été affectée par les tensions politiques sur le plan local et régional, notamment en Syrie. La banque a en outre mis en garde contre une détérioration supplémentaire des conditions économiques en l'absence d'un dénouement rapide à la crise gouvernementale au Liban et aux remous dans la région, soulignant à cet égard que la crise actuelle en Syrie risque de retarder davantage le processus de formation d'un nouveau cabinet.
Quant au bilan du premier trimestre, la banque a précisé que « l'économie locale a déjà été plombée par les tensions politiques », rappelant à cet effet la détérioration de plusieurs indicateurs économiques au cours des trois premiers mois de l'année. « Le déficit commercial s'est élevé à 3,6 milliards de dollars, fin mars, en hausse de 8 % comparé à la même période de l'an dernier, atteignant un niveau record sur ces cinq dernières années en terme nominal (...) Ceci est dû en partie à l'augmentation de la facture des importations, à l'ombre de la hausse des cours mondiaux de pétrole, combinée à une baisse de 7 % des exportations (...) », a précisé la banque, ajoutant qu'une contraction « significative » a été observée durant cette période au niveau de « l'importation de voitures, de machines et de matériaux mécaniques ».
Le rapport, cité par le Lebanon Weekly Monitor de la Bank Audi, a rappelé, en parallèle, l'évolution négative du solde de la balance des paiements, qui a accusé fin mars un déficit d'environ 400 millions de dollars, contre un excédent de 987 millions de dollars au cours de la même période de l'an dernier
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Source: L'Orient Le Jour
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