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La banque d'investissement Barclays Capital a revu à la baisse ses prévisions de croissance pour 2011, malgré la formation d'un gouvernement. Barclays s'attend à ce que le nouveau gouvernement agisse de manière plus cohérente que son prédécesseur sur plusieurs dossiers économiques.
La banque d'investissement Barclays Capital a revu à la baisse la croissance du PIB à 3 % pour 2011. Dans une étude publiée récemment et reprise par le Lebanon This Week de la Byblos Bank, Barclays a souligné que le Liban va faire face à plusieurs défis d'ordre politique et socio-économique. Soulignant que la crise politique syrienne avait accéléré la formation du gouvernement libanais, le rapport de l'institution bancaire a mis l'accent sur le fait que la paralysie gouvernementale et institutionnelle qui a duré cinq mois avait toutefois plombé le secteur privé, la confiance des consommateurs et la volonté des investisseurs. C'est ainsi que la croissance libanaise prévue par Barclays est passée de 5,3 % dans un rapport publié au début de l'année en cours à 3 %. Barclays a toutefois souligné que le nouveau gouvernement est prévu d'agir de manière plus consistante et cohésive, de par sa composition, que son prédécesseur vis-à-vis de plusieurs questions d'ordre économique.
Le rapport, qui se veut pourtant positif malgré la baisse de la croissance, a souligné que l'indicateur de confiance était en baisse le premier trimestre de l'année, et ce pour la première fois en glissement annuel depuis 2007. Pour la même période, les ventes immobilières ont chuté de 21 %, l'activité touristique a baissé et la croissance du secteur privé avait été freinée, selon Barclays. La baisse de l'activité touristique, accompagnée d'une chute des flux intrants de capitaux, avait débouché sur un déficit de la balance des paiements égal à 0,6 milliard de dollars à la fin du mois d'avril ; le plus grand déficit depuis 2005.
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Source: L'Orient le Jour
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