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A l'égal de l'écrasante majorité des établissements de crédit tunisiens, la Banque de l'Habitat a payé son tribut aux proches du président déchu et aux nombreux membres de sa belle-famille. Elle s'y est sacrifiée au prix fort d'engagements de l'ordre de 217 millions de dinars qui sont allés dans les caisses d'entreprises emblématiques telles que Carthage Cement, Orange Tunisie, Tunisie Sucre, Alpha Ford, Alpha Bus….
Le PDG de la Banque, Brahim Hajji, qui s'exprimait, mercredi, lors de l'assemblée générale ordinaire de la BH, a parlé d'un « risque final zéro », même si les travaux de classification des engagements de la Banque , compte tenu de ceux afférents aux familles Ben Ali et Trabelsi, dont le montant se situe à 69,5 MD , ont arrêté un total de créances accrochées de 550,3MD.
Il n'en demeure pas moins que n'eut été cette « circonstance spéciale » pour citer encore le PDG de la Banque, le résultat net aurait été au niveau escompté, traduisez une trentaine de millions de dinars au lieu du double ou quasiment.
A ce boulet, la Banque en a ajouté un autre : c'est le contrôle fiscal approfondi, un euphémisme pour le redressement fiscal couvrant la période 2006 à 2009 auquel elle a été soumise en 2010.Les deux commissaires aux comptes se plaignent, dans leur rapport général, du fait que les résultats de ce contrôle n'aient pas été mis à leur disposition et qu'aucune provision pour risque fiscal n'ait été constatée dans les comptes de la Banque.
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Source : African Manager
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