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Face au refus des États-Unis et d'autres grands partenaires, l'Europe se prépare à aller seule de l'avant en vue de créer une taxe sur les transactions financières. Cette proposition législative a fait l'objet d'un accord de principe hier au sein de la Commission et pourrait être présentée aujourd'hui par son président José Manuel Barroso, lors d'un discours sur « l'état de l'Union » devant le Parlement européen réuni à Strasbourg.
Paris et Berlin n'ont guère rencontré de succès en défendant une taxe sur les transactions financières instaurée à l'échelle du G20 pour financer par exemple l'aide au développement. Il n'y a « pas de consensus aujourd'hui » sur ce sujet en raison des « réserves » américaines, avait ainsi reconnu le ministre français des Finances, François Baroin, vendredi dernier à Washington.
Dans l'esprit de la Commission, la taxe verrait une partie de son produit alimenter le budget de l'Union européenne, avec en contrepartie une baisse équivalente des contributions nationales à cette enveloppe. « L'idée est de faire contribuer le secteur financier, qui est dans une situation fiscale privilégiée grâce à l'exemption de TVA dont il bénéficie, ce qui lui fait économiser 18 milliards d'euros par an en Europe », a indiqué une source européenne. La philosophie : une taxe qui s'appliquerait sur une assiette aussi large que possible (actions, obligations, produits dérivés, produits financiers structurés), avec un taux aussi bas que possible. Les institutions financières, banques, Bourses et fournisseurs de services financiers seraient chargés de la collecte de la taxe auprès de leurs clients et de son paiement.
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Source: L'Orient Le Jour
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