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Il serait irréaliste de penser que la dotation financière du FESF sera portée au-delà de ce qui été convenu le 21 juillet, a déclaré le gouverneur de la Banque de France Christian Noyer lundi, tout en se disant ouvert à des dispositifs permettant de démultiplier ses capacités d'intervention.
Christian Noyer, qui est également membre du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE), a dit aussi que les banques françaises avaient été lentes à réduire leur dépendance aux financements en dollar et a ajouté que leur exposition à la dette de pays européens en difficulté était faible, rapportée à leur capital.
Le Fonds européen de stabilité financière (FESF) est doté de 440 milliards d'euros mais la plupart des pays membres de la zone euro ont adopté des mesures lui permettant de faire des prêts, de participer à la recapitalisation des banques et de racheter de la dette souveraine sur le marché secondaire.
Economistes, traders et aussi le Fonds monétaire international (FMI) jugent cependant cela insuffisant car la crise a empiré depuis que les chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro ont adopté ces mesures en juillet.
"Quant à savoir si les montants sont suffisants, c'est une question d'opinion", a dit Noyer, à l'occasion d'un discours. "Il serait irréaliste d'attendre un accroissement du FESF lui-même mais je suis personnellement ouvert à tout dispositif permettant de démultiplier les engagements existants pour donner une plus grande capacité d'intervention".
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Source: Le Figaro
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