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Les importations effectuées par les grandes entreprises publiques pour réaliser les nombreux chantiers du plan quinquennal n'ont, jamais été aussi importantes que ces deux dernières années.
Le crédit documentaire imposé comme seul moyen de paiement des importations par la loi de finances complémentaire pour l'année 2009 s'est avéré, à bien des égards, désastreux pour le pays.
Outre l'arrêt prolongé des approvisionnements des unités industrielles généré par l'imposition soudaine de ce moyen de paiement complexe et long à mettre en place, les importateurs ont dû se résoudre à payer de lourdes commissions généralement composées de frais d'ouverture, de domiciliation et de transfert bancaire empochées par les banques domiciliataires et celles des fournisseurs.
Sur chaque opération effectuée par un importateur algérien, la banque assurant le rôle d'intermédiaire avec la banque du fournisseur, s'autorise à prélever des commissions pour une action consistant essentiellement à confirmer la solvabilité de l'importateur. La confirmation effectuée au moyen d'un simple email transmis à la banque concernée, généralement membre de leur réseau, coûte très cher à l'importateur qui doit, à ce titre, s'acquitter d'environ 1,5% du montant de la facture d'importation.
Dans une de ses recommandations adressée au chef du gouvernement à la fin de l'année 2010, le Forum des chefs d'entreprises avait évalué à près d'un milliard de dollars les frais de confirmation empochés par les banques des fournisseurs en tablant sur un volume global d'importation – du reste allégrement dépassé – de 40 milliards de dollars. Les filiales et succursales de banques étrangères installées en Algérie, qui ont senti le filon, se sont très vite lancées dans le créneau dont elles ont rapidement réussi à maîtriser les techniques en s'appuyant sur les moyens informatiques de pointe dont elles disposent, mais aussi et surtout sur un réseau tentaculaire de filiales présentes à travers le monde entier.
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Source: El Watan
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