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Liban, le PPP, un enjeu vital pour l'économie... mais toujours pas d'avancées concrètes

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Perspectives, enjeux et avantages du partenariat public-privé : tels ont été les principaux thèmes évoqués lors du séminaire organisé hier à l'ESA. Le Liban a encore beaucoup de retard par rapport aux pays de la région méditerranéenne, et le projet de loi sur le PPP erre toujours dans les couloirs ministériels depuis 2006.

L'École supérieure des affaires (ESA), en partenariat avec l'Institut de prospective économique du monde méditerranéen (Ipemed) et l'association Bader pour les jeunes entrepreneurs, a organisé hier un séminaire sur les principaux enjeux et perspectives des partenariats public-privé (PPP) au Liban. Des experts, des responsables et des universitaires ont animé les conférences de la journée. Parmi eux, le directeur général du ministère de l'Énergie et de l'Eau, Fadi Comair, le secrétaire général du Conseil supérieur de la privatisation, Ziad Hayeck, le conseiller économique du président de la République, Chadi Karam, et le conseiller pour les affaires internationales de l'Ipemed, Jean-Marie Paintendre.

« Dans un pays où l'infrastructure souffre de nombreuses défaillances et où les dépenses d'investissement représentent moins de 5 % du budget public, l'État a trois options pour y remédier : s'endetter encore plus pour assurer ces dépenses supplémentaires, augmenter les impôts, ou bien se diriger vers le secteur privé », a notamment souligné à cette occasion Ziad Hayeck. L'option d'endettement supplémentaire est particulièrement dangereuse au Liban, au vu du ratio élevé de la dette au PIB, qui culmine à plus de 130 % actuellement, et d'un contexte économique morose, a-t-il ajouté. « La privatisation des secteurs historiquement gérés par l'État a en outre montré ses limites et ne rassure pas forcément les consommateurs, inquiets de voir s'installer un monopole, sans aucune garantie pour les prix », a souligné de son côté Chadi Karam.

Source: L'Orient Le Jour

 


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