Colloques & workshops Club Jurismed Club Formed Club Auditmed Bourse de stages & experts Archives
Colloque 2006 : compte rendu
Symposium Formed des organismes de formation bancaire et financière & formateurs de banques en Méditerranée : un réseau pour l’action, un programme pour progresser ensemble

Mercredi 3 mai 2004
Voir le compte rendu détaillé et le programme

Haut de page

 

Beyrouth le 4 mai 2006
À Beyrouth, le Symposium de Finances Méditerranée ouvre de nouvelles perspectives de coopérations concrètes entre organismes de formation bancaire et formateurs de banques des deux rives

Les 3 et 4 mai 2006, Finances Méditerranée a réuni à Beyrouth un symposium des organismes de formation bancaire & de formateurs de banques en Méditerranée.

Pendant deux jours, au Rotana Géfinor Hôtel se sont réunis les responsables de formation des banques centrales, des associations de banques, les directeurs de ressources humaines de banques de la Méditerranée. Le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, le Liban la Jordanie et la France étaient représentées.

Organisé en partenariat avec l’Association des banques du Liban avec le soutien de la Banque du Liban, le symposium a été ouvert par M. Joseph Pérez, Président de Finances Méditerranée, past-président de la Société marseillaise de crédit (Groupe HSBC), le Dr. François Bassil, président de l’Association des banques du Liban, président-directeur général de la Byblos Bank S.A.L. et M.Riad Toufic Salameh, Gouverneur de la Banque du Liban. « 

" Nous voulons créer à partir de ce symposium, un réseau d’échanges entre les professionnels, nous voulons que régulièrement les uns puissent s’inspirer des bonnes pratiques des autres, que le matériel pédagogique puise être mutualisé, que des actions communes de formation se mettent en place, que l’on utilise les nouvelles technologies de l’information pour diffuser les savoirs…" a déclaré. Joseph Pérez.

Il s’agit de la première manifestation du réseau Finances Méditerranée au Liban : Finances Méditerranée est né, il y a 15 ans, en Méditerranée occidentale, à Marseille d’un lien privilégié entre la France, l’Europe du Sud et le Maghreb. "Depuis 2000, explique Joseph Pérez, nous avons noué des relations fructueuses avec les professionnels libanais. Nous avons voulu resserrer nos liens avec eux et avec le monde de la banque du Proche et Moyen-Orient et ce lien entre Méditerranée occidentale et orientale ne pouvait se faire qu’à Beyrouth. J’ajouterai que nous marquons ainsi notre solidarité avec le peuple libanais qui cherche une voie indépendante et démocratique dans une région instable et bouleversée."

Pendant deux journées, une cinquantaine de professionnels de haut niveau des deux rives de la Méditerranée ont travaillé, échangé, élaboré des propositions concrètes et des projets d’action.

Les participants ont convenu de formaliser un réseau qui prendra corps avec des relais dans chaque pays. La priorité sera donnée à des actions "B2B", de banquier à banquier, en apprenant les uns des autres, en transmettant les expériences vécues avec leurs points fort s et leurs points faibles.

Il se donnera six moyens d’action :

  • Des stages de professionnels en situation pour des durées longues avec un parrainage actif.
  • Des séminaires d’immersion avec des professionnels pour approfondir des questions complexes.
  • Une bourse d’experts, qui permet de répondre à des demandes d’intervention ciblées d’experts professionnels.
  • La création de clubs thématiques dont un sur l’audit et un sur l’approche PME.
  • Des visioconférences sécurisées qui donnent des temps de travail d’échange denses et efficaces.
  • Un développement Internet avec des informations partagées et un intranet.

Ces outils permettront d’aborder six thèmes prioritaires d’échanges :

  • L’application de Bâle 2, le rôle du service des ressources humaines et du service formation.
  • Le financement des PME et de la création d’entreprise et l’analyse du risque "entreprise".
  • La pratique de l’évaluation des compétences et performances des collaborateurs.
  • Les expériences de mise en œuvre du e-learning.
  • L’accès aux marchés internationaux de capitaux.
  • L’audit et le contrôle.

Les participants au Symposium ont été reçus par le Maire de Beyrouth, M. Abdel-Mounem El-Ariss et Maître Rachid Jalk conseiller en charge de la francophonie et de la coopération. Ils les ont encouragés dans cette coopération et ont souhaité que Beyrouth redevienne un lieu privilégié des rencontres méditerranéennes.

Les actes des travaux de Beyrouth feront l’objet d’une publication. Un programme de travail sur trois ans sera élaboré par le réseau et soumis à l’Union européenne, la Banque européenne d’investissement, la Banque mondiale, l’Agence française de développement. Finances Méditerranée sollicitera leur soutien pour conforter les professionnels dans leurs démarches et leur apporter des services et des outils communs.

Haut de page

 

Formation bancaire en Méditerranée
Séminaire en visioconférence avec la Banque mondiale (GDLN) : vers un club d’échanges de bonnes pratiques

Cliquez pour voir en grand

Le 22 juin 2005, grâce à la Banque mondiale, l’association Finances Méditerranée réunissait en visioconférence des partenaires du pourtour méditerranéen et de la Banque mondiale à Washington sur le thème « la formation bancaire dans les pays méditerranéens : préoccupations actuelles des instituts de formation et coopération concrète. » La réunion a marqué l’acte initial de la création d’un club des formateurs de la banque dans le bassin méditerranéen. Mais elle a surtout été riche d’échanges. Focus.

« La période actuelle et l’actualité professionnelle fournissent un certain nombre de défis au monde bancaire, a souligné en préambule Joseph Pérez, président de Finances Méditerranée, de l’évolution de la consommation des services bancaires à l’application des normes prudentielles Bâle II, en passant par les nouvelles règles de gouvernance ou la lutte contre le blanchiment. Tous ces thèmes comportent une exigence forte de formation des collaborateurs des établissements, à laquelle doivent répondre les centres de formation de la profession. Face aux enjeux, des approches de coopération concrète avaient été esquissées lors du colloque de Marseille, en mai 2004. » La réflexion s’est poursuivie au cours de la conférence organisée par Finances Méditerranée, le 22 juin 2005 à Marseille : une visioconférence entre Tunis, Casablanca, Marseille et Washington à l’occasion de l’inauguration à Marseille du centre GDLN (Global développement learning network), réseau mondial d’échange de connaissances pour le développement de la Banque mondiale. Une délégation de l’Arab academy of banking and financial services — l’AABFS, dont le siège est à Amman en Jordanie, a également été reçue dans ce cadre.
Objectifs : Faire le point des préoccupations des actuelles de la formation bancaire dans les pays : les exigences des établissements bancaires (évolution compétitive, réglementation locale, comportement de la clientèle…) ; les éléments d’enseignements et de formation imposés par la réglementation internationale, explique Joseph Pérez, et rechercher les pistes de pistes de coopération.

L’évolution de l’offre de formation

Christian Angeli, directeur de l’international du CFPB.
« Il s’agit pour nous de partir de l’expérience française afin de voir comment on peut l’implanter dans les pays du Maghreb et d’Afrique, explique Christian Angeli. Nous proposons plusieurs diplômes :

  • Le brevet bancaire : qui s’adresse à public premier niveau, des employés qui n’ont pas affaire à un public ;
  • Le BTS Banque pour les gens en contact avec du public, option marché des particuliers ou marché des professionnels. S’adresse à bac 0 ou à bac +2 ;
  • Et une formation du Centre d’études supérieures de banque en partenariat avec HEC à destination des cadres supérieurs.

Au Maghreb, nous cherchons comment, après adaptation implanter l’équivalent du BTS Banque. L’éducation nationale serait prête à suivre. Nous avons également d’autres projets dans les cartons dont une licence professionnelle de banque ; une licence professionnelle back-office (pour faire face aux départs massifs prévus dans les 5 à 10 ans) ainsi que des certificats de qualification professionnelle. »

Jean Claude L’Arnaud, président du CFA
« Depuis dix ans, les banques méditerranéennes consacrent beaucoup d’efforts et de budgets à la formation interne. Nous allons ainsi doubler le nombre de participants sur la façade méditerranéenne à nos formations à la rentrée 2005 et les centres de Marseille et Nice ouvriront chacune deux sessions en septembre. Sur Bâle II, nous avons pris le temps d’attendre, mais pour nous se présentent deux problèmes :

  • Lecture du bilan chez le client : former nos commerciaux sur de nouvelles normes ;
  • Cotation interne : les commerciaux sont déjà habitués à travailler avec des cotations ;

Les risques opérationnels, eux, sont bien maîtrisés, les outils de contrôle informatique marchent plutôt bien. »

Aissa Sarhane, directeur de la formation de l’Association professionnelle de formation bancaire et établissement financier (Tunisie).
« L’APTBEF assure pour toute la communauté bancaire des cycles de formation diversifiés :

  • Diplômantes, pour le cycle moyen centre de formation qui est assurée à 100 % par des capacités tunisiennes. Avec des formations spécifiques Bâle II, sur trois ans pour des cadres moyens (back ou front office : filières de chargés de clientèles, de crédit man, de bank assurance…). Nous en créerons d’autres dès que les besoins particuliers apparaîtront.
  • Un cycle supérieur de formation organisé en collaboration avec l’Institut technique de banque de Paris. Deux ans de formation pour des cadres, des responsables d’agence par exemple. Assurée dans le cadre d’une coopération et d’un transfert de technologie cette formation emploie des formateurs français et tunisiens (70 %). Les banques sont très demandeuses.
  • Des formations continues de courte durée de 2 à 5 jours, portant sur des questions d‘actualité : de la gestion du risque au RH et à la communication en passant par le management et l’activité de crédit en Tunisie. Elles sont assurées par des spécialistes tunisiens ou du monde entier, nous avons en effet développé des partenariats avec différents instituts de formation européens, canadiens ou luxembourgeois.

Ali Adli, directeur pédagogique de la Société interbancaire de formation (Algérie)
Pour prendre la suite du CFPB, parti en 1986 et qui assurait les formations diplômantes pour toutes les banques publiques (CAP, BP, DS banque), les banques publiques ont créé une filiale : la Société interbancaire de formation (SIBF). Elle développe des formations diplômantes (CAP, BP, DS) et un volet qualifiant (poste, taches de travail).
Un audit « Meda » en 2002 a montré que si les deux premiers paliers diplômants étaient plus ou moins maîtrisés, le DS banque devait être revu en profondeur, refondu. Un nouveau diplôme, le DEA banque, va ainsi être lancé en septembre 2005. Quant à la formation qualifiante, elle doit s’orienter surtout vers les métiers émergents, surtout les paiements de masse et la télé compensation (d’ici 2006 toutes les banques devraient être opérationnelles).

Taieb Rhafes, président du Centre international de formation interbancaire (Casablanca).
« Au Maroc, l’objectif de la formation bancaire est double : fournir un capital commun technique et managérial pour que les professionnels puissent s’acquitter de leurs fonctions dans de meilleures conditions ; leur faire prendre conscience de leurs potentiels, afin qu’ils les exploitent mieux au profit de leur entreprise. D’autre part, les banques font beaucoup d’efforts pour former leurs employés et leurs cadres : la meilleure façon de leur rendre hommage est de répondre à leurs attentes et leurs exigences en confectionnant des supports pédagogiques, des documents en adéquation aussi parfaite que possible au commerce de la banque au quotidien. Mais aussi assurer les formations de formateurs en actualisant sans cesse l’outil pédagogique.
Nous représentons le CFPB au Maroc et nous assurons nous-même la formation diplômante. Nous organisons également des journées de formation continue sur des thèmes précis. Nous nous adressons à une population très jeune pour laquelle les besoins de formation sont importants. »

Formation spécifique banques centrales

Gérard Béduneau, directeur de l’IFBI
« Notre institut ne s’adresse qu’à des banques centrales étrangères, avec une réelle priorité donnée à nos collègues du pourtour méditerranéen. La formation est essentiellement opérationnelle : contrôle bancaire (pas seulement Bâle II mais aussi normes IAS, prévention des défaillances bancaires, contrôle interne) ; système de paiement ; gestion du risque management associé au métier de banque centrale (opérations de gestion de réserves de change, obligataires ou par dépôt) ; gestion des ressources informatiques ; éléments statistiques ; construction européenne (nouveaux états membres), normes SADS… ; opération de back-office…
Nous assurons également des formations de formateurs adaptées aux publics et aux pays. Et nous développons des partenariats avec l’Europe centrale et les nouveaux états membres qui, eux-mêmes, deviennent formateurs vers les pays asiatiques et même méditerranéens. Quant à la visioconférence, c’est un outil qu’on veut développer. Notre programme 2006 pour les banques centrales comprend notamment un séminaire exclusivement en français sur le contrôle bancaire. Signalons également que nous avons créé, de facto, un club des directeurs de formation interne de banque centrale.

Fadel Ben Arfa, directeur de la formation de l’Institut de la banque centrale de Tunis.
« Au-delà des formations classiques (FMI, BRI…) nous avons mené de 2001 à mars 2005 un programme d’appui aux banques centrales pour l’amélioration de la compétitivité : séminaires, stages pratiques, assistance technique… Réalisé en partenariat avec la Banque de France ce programme a permis de former 350 cadres supérieurs et moyens (supervision bancaire, stabilité financière, RH…). Suite à ce programme, nous avons récemment lancé un appel d’offres à 25 pays auprès des banques centrales pour une assistance de huit mois à deux ans sur un problème particulier avec un référentiel.
Par ailleurs, nous préparons avec l’IBFI une réunion de formation des banques centrales francophones à Alger avec quatre programmes de formation Bâle II.
Enfin, nous avons acquis des matériels pédagogiques, laboratoires audiovisuels et multimédias pour l’enseignement des langues et la visioconférence.


Les pistes du partenariat

Les clubs thématiques
« Nous avons voulu, lors du colloque de l’an dernier, mettre en place une série de clubs thématiques qui entrent dans un objectif d’échange de bonnes pratiques et d’expériences aussi bien nord/sud que nord/nord ou sud/sud, explique Pierre Arias, secrétaire général de Finances Méditerranée. Ces échanges passent par la formation, l’organisation de stages, les missions d’experts, ou encore les clubs métiers thématiques lieux de rencontre entre professionnels.
Le premier né est le Juris Med qui a réuni en juin 2005 une trentaine de représentants juridiques et du contentieux des deux rives de la Méditerranée (Maghreb). On y a relevé de nombreuses thématiques de futurs échanges et de discussion. Des projets d’échanges enrichis par la perspective de pouvoir bénéficier du GDLN qui rend possible aussi bien la réunion physique in situ et les échanges par téléconférence. À partir de la fin 2005, le club Juris Med va organiser des journées d’échanges et de confrontation, de bonnes pratiques par exemple sur les prises de garanties, le système de notation des créances douteuses, procédures de saisies attribution…
D’autres projets de clubs sont en gestation : des contrôleurs internes de banque, des responsables de crédits bancaires, des responsables de ressources humaines… »

Le club des professionnels de la formation bancaire
Même si le temps a manqué pour en arrêter le cadre précis, tous ont manifesté un grand intérêt pour que naisse un club d’échanges de bonnes pratiques, d’outils de la formation bancaire. Et chacun a semblé prêt à apporter les matériaux de construction pour le créer et lui donner de la substance. Il devrait être lancé dans les prochains mois.

Fadoie Mansour, Directrice de la formation, Association des banques du Liban
Fadoie Mansour et les participants libanais n’ont pu s’exprimer comme ils le souhaitaient car une panne de satellite a perturbé la télécommunication. Fadoie Mansour a tenu néanmoins à nous faire part de son opinion sur les projets de coopération évoqués :
« Certainement, nous encourageons la création d’un tel club. Cependant, il faudrait à notre avis définir avant tout ses objectifs et ses moyens :

  • le but primordial pour nous serait de pouvoir bénéficier de l’expérience des instituts de formation du bassin méditerranéen dans l’organisation et la gestion de la formation aussi bien que des formations dispensées dans le cadre de ces instituts et des supports pédagogiques utilisés par eux.
  • les domaines d’échange : nous avons intérêt à faire des échanges dans tous les domaines de la banque notamment dans celui de la gestion du risque bancaire, les nouveaux métiers de la banque, l’application des recommandations de Bâle 2 etc.
  • les échanges au niveau des individus sont tout aussi bénéfiques, Mais nous pensons à la possibilité de transmettre des conférences via satellite ou à des échanges via Internet sur des problèmes particuliers et cela à travers un intranet et des forums de discussions et de rencontre en ligne.

En espérant que vous trouverez ces quelques idées utiles et intéressantes, je vous remercie de votre attention. »

Les échanges avec l’Arab academy of banking and financial services
« Nous avons reçu ce matin une délégation de l’Arab academy of banking and financial services — l’AABFS, qui a fait part de son programme de formation (diplômante et divers niveaux de compétences) : leur problématique est la même que la nôtre, raconte Joseph Pérez, président de Finances Méditerranée. Ils sont intéressés par tisser des relations de partenariat et de coopération des instituts de formation de langue française, dans un environnement aujourd’hui quasi exclusivement anglo-saxon saxon. Et souhaitent élargir leur coopération en faisant part de leurs expériences. Par exemple : sur le financement de la création d’entreprise dans les pays méditerranéens. Car les préoccupations sont les mêmes quelle que soit la langue puisque le secteur est régi par des normes internationales et mondiales. De nouveaux contacts seront pris à l’automne.

L’assistance technique
« Reste posé le problème de l’assistance technique pour la mise en place des procédures des systèmes d’information : informatiques, organisation, logistique… imposées par la réforme de Bâle II », souligne Aissa Sarhane, directeur de la formation de l’APFBEF. « Il est vrai que Bâle II implique d’importantes remises en cause des procédures internes des établissements bancaires, reconnaît Joseph Pérez. Il s’agit là d’un domaine d’échange très concret entre ceux qui l’ont déjà fait et disposent des outils à utiliser et les autres. C’est un grand champ d’expériences. »

Le rôle de la Banque mondiale

Abayomi A. Alawode, Senior Financial Sector Specialist, Institut de la Banque mondiale à Washington DC
« Notre action vise surtout les décideurs des pays en voie de développement, nous traitons avec les services de tutelle. Nous nous orientons également vers la formation professionnelle des experts des assurances, des marchés hypothécaires, financiers. Nous sommes très passionnés parce que nous avons entendu aujourd’hui. Nous cherchons à regarder vers l’avant, explorer des créneaux possibles pour des formations plus spécialisées, et souhaitons travailler plus étroitement avec les associations professionnelles pour élaborer des formations, actualiser les programmes de cours et développer une collaboration plus étroite avec les instituts de formation des différents pays. Nous avons ainsi mis l’accent sur la formation de formateurs.

Fatouma Toure Ibrahima Wane, Financial Sector Specialist, Institut de la Banque mondiale, zone Mena
« La Banque mondiale est une grande institution. Du point de vue régional, nous travaillons en matière d’assistance technique et cherchons à identifier les besoins spécifiques par pays, comme par exemple, en Algérie, l’amélioration de marchés hypothécaires. La Banque mondiale est également très active dans tout ce qui a trait à l’accès à la finance et très attentive à la façon dont le secteur financier réagit à la croissance économique. Dans le cadre des programmes d’assistance technique par pays, un fond fiduciaire a été créé pour répondre à ces besoins (création de nouvelles entreprises, accès aux financements pour la population générale). Nous sommes venus à cette réunion mieux connaître les problèmes et voir comment les résoudre. »

Financer la création des petites entreprises

Une étude sur le financement des PME
Le financement bancaire de la création d’entreprise en Méditerranée (nord et sud) provoque une attente forte des pouvoirs publics dans nos pays et les institutions financières internationales. Ainsi qu’une certaine déception : on reproche au système bancaire de ne pas assez accompagner la création d’entreprises. À Finances Méditerranée, il nous paraît intéressant de mener une réflexion pour lister les difficultés et les contraintes pour n’avoir pas cet enthousiasme qu’on attend d’elles, explique Joseph Pérez, président de FM, alors même que la réglementation Bâle II pénalise les banques à trop grand contentieux.
Nous allons mener entre septembre et décembre 2005 une étude dans deux pays du sud de l’Europe et trois pays du Maghreb afin d’énoncer les difficultés, de faire des propositions, des interventions d’outils types fonds de garantie (la Tunisie dispose ainsi d’un nouvel outil pour les banques pour financer la jeune entreprise).
« Ce projet d’étude sur les blocages au financement des Pme Tpe nous intéresse beaucoup, affirme François Chevillotte, représentant du Cefeb-AFB. Nous réalisons à travers les banques du Maghreb le financement des Pme et Tpe, mais il est très difficile pour nous de savoir comment les clients de ces banques peuvent accéder ou non aux financements ; nous n’avons en effet que le retour de ceux qui y accèdent.

Taieb Rhafes, président du CIFI (Casablanca).
Le Maroc a vu sa population croître de 50 % en moins de vingt ans. C’est une force et une contrainte. Les jeunes peuvent s’adapter, mais doivent être formés. Et il faut ensuite leur donner du travail. Il faut envisager de créer un organisme à même de financer la création d’entreprises pour les jeunes entrepreneurs. N’oublions pas qu’au Maroc 97 % du tissu industriel est composé de Pme-Pmi.
En tant que président d’un conseil régional, je réfléchis à la mise en place d’un fonds à destination des jeunes diplômés. Mais nous devons être très prudents et préciser la démarche, notamment en assurer la formation de ces jeunes, qui doivent faire connaissance avec le monde de l’entreprise, et en organisant des stages pour repérer ceux qui ont l’étoffe du créateur d’entreprise.
Pour leur financement, le système bancaire classique n’est pas adapté : les dossiers sont trop petits. Il faut plutôt regarder du côté des institutions publiques ou internationales, et du côté de l’investissement financier international auquel je lance un appel pour qu’il intervienne dans ce secteur qui a vocation à créer beaucoup d’emplois et de richesse.

SOMMAIRE

10/2006 Compte rendu du Symposium Formed des organismes de formation bancaire et financière & formateurs de banques en Méditerranée : "un réseau pour l’action, un programme pour progresser ensemble".

05/2006 À Beyrouth, le Symposium de Finances Méditerranée ouvre de nouvelles perspectives de coopérations concrètes entre organismes de formation bancaire et formateurs de banques des deux rives.

06/2005 Formation bancaire en Méditerranée : Séminaire en visioconférence avec la Banque mondiale (GDLN) : vers un club d’échanges de bonnes pratiques

Haut de page

Réalisation Cabinet A - Design/conception www.sitweb-concept.com