UE-Syrie : entente technique pour l’Accord d’association
L'Union européenne et la Syrie sont parvenues à
un accord au niveau technique sur toutes les questions
encore en suspens dans les négociations relatives
à un accord d'association euro-méditerranéen.
Le corps du texte de l'accord devra à présent
être approuvé au niveau politique par les
deux parties, pour qu'il puisse être paraphé
avant la fin de l'année, en vue de sa ratification
ultérieure par les parlements des deux parties.
Selon le Commissaire chargé des Relations extérieures,
Chris Patten : “Cet accord, une fois conclu,
viendra parachever le réseau d'accords d'association
tissé avec l'ensemble de nos partenaires euroméditerranéens.
Il offrira une base solide sur laquelle l'Union européenne
pourra s'appuyer pour soutenir les efforts déployés
par la Syrie pour effectuer des réformes politiques
et économiques. Les clauses contenues dans l'accord,
qui concernent le respect des droits de l'homme, la non-prolifération
des armes de destruction massive et la lutte contre le
terrorisme, renforceront notre capacité à
traiter, avec la Syrie, ces questions importantes”.
Troisième conférence Femise Méditerranée
et Nouveau voisinage
Le Forum euroméditerranéen des instituts
économiques (Femise), soutenu par MEDA, a tenu
sa troisième conférence du 4 au 6 décembre
à Marseille. Les deux premières journées
étaient consacrées à des exposés
relatifs aux recherches actuellement financées
par le Femise dans le cadre de son appel à propositions
2002. Parmi les sujets abordés, citons les investissements
étrangers directs dans la région, la pauvreté,
le secteur informel, les soins de santé et le marché
du travail, le secteur textile-habillement et le rôle
des femmes. Les débats de la dernière journée
concernaient les effets des Accords d’association
euroméditerranéens et les perspectives offertes
par la politique de Nouveau voisinage de l’UE.
www.femise.org
La Commission européenne publie un guide de l'ingénierie
financière
La DG régionale de la Commission européenne
a publié son guide du financement par capital à
risque en politique régionale. Ce guide peut être
téléchargé, en anglais, à
l'adresse suivante :
www.europa.eu.int/comm/regional_policy/sources/docgener/guides/risk/risk_en.pdf
Prorogation
et modifications de la Coopération décentralisée
(2004-2006)
La Coopération décentralisée est
l'instrument budgétaire prévu pour assurer
la participation des acteurs non étatiques à
la politique communautaire de développement. Le
Parlement européen a adopté le 18 décembre
2003 le rapport de Jürgen Zimmerling (PPE-DE, D)
visant à proroger de trois ans ce cadre financier
à partir de début 2004 tout en modifiant
la liste des partenaires de la coopération décentralisée.
Pour plus d'informations : Armelle Douaud (Bruxelles)
Tél. :(32-2) 28 43806. Courriel : deve-press@europarl.eu.int
Troisième réunion du Comité d’association
UE-Maroc à Rabat
La réunion qui s’est tenue le 21 octobre
2003 a surtout porté sur la mise en œuvre
de l’Accord d’association. Dans ce contexte,
le Comité a décidé de créer
un sous-comité “Droits de l’homme,
démocratisation et gouvernance”. Les deux
parties auront des échanges de vues afin de définir
les modalités de mise en place et de fonctionnement
de ce sous-comité, ainsi que ses objectifs à
court et moyen termes. Le Comité est également
parvenu à un accord sur les objectifs à
court et moyen termes du sous-comité “Justice
et sécurité” dont la première
réunion aura lieu le 14 novembre. Dans le domaine
des services, les deux parties ont indiqué leur
volonté d’entamer des négociations
en matière de libéralisation du commerce
début 2004.
En attendant, des réunions d’experts auront
lieu en vue d’arrêter une approche commune
sur cette question. D’autres thèmes liés
à l’Accord d’association ont été
évoqués, notamment la libre circulation
des marchandises, l’élargissement de l’UE
et la coopération économique, sociale et
financière.
Source : Synopsis Euromed, octobre 2003.
La FEMIP renforcée mais pas autonome
Le Conseil des ministres de l’UE a décidé
le 25 novembre 2003 de faire évoluer la Facilité
euroméditerranéenne d’investissement
et de partenariat (Femip) et de la renforcer au sein de
la Banque européenne d’investissement (BEI).
Le Conseil est arrivé à cette conclusion
à partir de l’expérience de la Femip
et de la consultation des Partenaires méditerranéens.
Dans le cadre de la Femip “renforcée”,
des réserves de la BEI allant jusqu’à
200 millions d'euros seraient utilisées pour permettre
une extension des opérations de partage de risques
pouvant aller jusqu’à 1 milliard d'euros.
Un fonds fiduciaire d’un montant initial de 20 à
40 millions d'euros serait créé pour diriger
de l’argent vers des projets portant sur certains
domaines prioritaires : eau, transport, électricité,
capital humain. En outre, le Comité de dialogue
politique et de coordination serait transformé
en un Comité ministériel des ministres des
Finances. Le Conseil a également décidé
de transférer vers les Partenaires méditerranéens
la “marge de supplément” restant dans
le mandat de prêt de la BEI, qui s’élève
à 2,18 milliards d'euros .
Plus d’informations sur http://ue.eu.int
Liban
: La BBAC publie un guide sur le financement du terrorisme
La Bank of Beirut and the arab Countries (BBAC) a publié
un guide intitulé “Le secret bancaire, la
lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement
du terrorisme”, écrit par le conseiller du
PDG de la banque, Abbas el-Halabi et le responsable du
département juridique de la BBAC, Paul Morcos.
En 2001, les auteurs avaient déjà publié
un premier ouvrage sur la lutte contre le blanchiment
d’argent. Publié en arabe et en anglais,
le nouveau guide expose les nouvelles dispositions de
la loi libanaise sur le blanchiment d’argent et
le nouveau règlement de la Banque centrale. Les
auteurs passent également en revue les changements
qui ont marqué les opérations bancaires
après la réglementation de la lutte contre
le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.
Source : L’Orient-le jour.
Conclusions
du sommet de Naples (2 et 3 décembre 2003)
Le Parlement européen avait adopté en novembre,
dans la perspective de la réunion ministérielle
de Naples deux résolutions intéressant le
Partenariat euroméditerranéen. L’une
est une résolution conjointe sur les relations
euroméditerranéennes, elle appelle entre
autres à la transformation du Forum parlementaire
euroméditerranéen en une assemblée
parlementaire avec voix consultative.
L’autre résolution porte sur la politique
de “Nouveau voisinage de l’Europe élargie”.
“Il s'agit de proposer aux voisins de l'Europe
élargie, de la Russie au Maroc, un objectif global,
celui d'une mise à niveau identique à celle
des pays adhérents à l'exception des obligations
financières et de la participation aux institutions,
a expliqué Romano Prodi, président de la
Commission européenne. Il s'agit d'une mise
à niveau portant sur tous les secteurs et qui va
beaucoup plus loin que l'application des actuels Accords
d'association.” Des “coopérations
renforcées” devraient être mises
en œuvre en priorité avec les pays du Maghreb
central (Maroc, Algérie, Tunisie) déjà
liés par des accords d'association. A Naples, la
commission a proposé “de commencer de
manière pragmatique et ciblée par quelques
domaines de coopération correspondant à
des intérêts communs au sein du Maghreb et
entre le Maghreb et l'Europe, en combinant de manière
intelligente l'action de la Commission Européenne
et les financements de la BEI”. Domaines visés
: l'énergie ; les technologies de l'information
; les transports, l'environnement et peut-être aussi
la coopération judiciaire.
La Conférence de Naples a aussi agréé
les fondements de la Fondation euroméditerranéenne
pour le dialogue des cultures, “premier symbole
du nouvel esprit de voisinage, la première application
concrète d'un partenariat entre égaux”.
Romano Prodi a également souligné le soutien
de la Commission pour un Forum des investisseurs, destiné
à favoriser le flux des investissements étrangers
au Maroc, et pour une filiale spécifiquement méditerranéenne
de la BEI.
Dialogue
5 + 5 : déclaration de Tunis (5 et 6 décembre
2003)
Etablie lors du premier sommet des chefs d’Etats
et de gouvernements des pays du bassin occidental de la
Méditerranée (la Tunisie, l'Algérie,
la Libye, le Maroc, la Mauritanie - la France, l'Espagne,
l'Italie, Malte et le Portugal), la déclaration
de Tunis reprend les acquis du sommet de Naples. Il y
est notamment stipulé en matière d’intégration
régionale et de coopération économique
:
“Conscients de l'interdépendance socio-économique
profonde dans le bassin occidental de la Méditerranée,
• renouvellent leur attachement au processus d'intégration
économique régionale et sous régionale,
à travers la création d'une zone maghrébine
de libre échange comme étant l'un des instruments
de réalisation de cette intégration,
• insistent sur la nécessité de concrétiser,
dans un esprit de solidarité, la coopération
visant la réduction des disparités socio-économiques
entre les deux rives de la Méditerranée
occidentale,
• se félicitent de l'adoption de coopérations
renforcées entre le Maghreb et l'Union européenne
qui constitueront une impulsion nouvelle à l'intégration
économique maghrébine,
• mettent l'accent sur le besoin d'intensifier une
coopération mutuellement avantageuse dans les domaines
prioritaires, en particulier en matière de promotion
des investissements, à travers la création
d'un forum annuel pour les affaires et les investissements
en Méditerranée occidentale, d'encouragement
des flux touristiques, de facilitation des échanges,
de protection de l'environnement et de consolidation de
l'infrastructure de base et des capacités existantes
dans les secteurs de l'énergie, de l'environnement,
des ressources hydriques, du transport et des communications
et ce, dans le but de fournir l'assise nécessaire
au développement durable dans la région,
• soulignent l'intérêt de la mise en
place de la FEMIP (Facilité euroméditerranéenne
d'Investissement et de Partenariat), dans la perspective
de la création de la banque euroméditerranéenne,
qui contribuera à consolider l'intégration
régionale dans cet espace.”
Lire égalemen l’article
du Cercle des économistes.
Un
indice Dow Jones pour les pays arabes
Dow Jones va lancer au premier trimestre 2004 un nouvel
indice destiné aux pays arabes. Celui-ci sera calculé
sur la base des cinquante plus grandes valeurs de la région.
Le Maroc, la Tunisie et l’Egypte font partie d’une
première liste comprenant les Emirats arabes unis,
le Qatar, Oman, la Palestine, la Jordanie, le Liban et
Barhein.
Source Ecofinance, novembre 2003.
La Banque d’affaire de Tunisie conseille pour la
cession de la Banque du Sud
La Banque d’affaire de Tunisie (BAT) a été
sélectionnée comme banque conseil dans le
cadre de la cession des 33,54 % encore détenus
par l’Etat tunisien dans la Banque du Sud. La Bat,
détenue à 30 % par la société
tunisienne de banques, a devancé l’égyptien
EFG Hermes, le suisse Swicorp, le néerlandais ING
et les français BNP Paribas, Rotschild et Arjil.
Source Ecofinance, novembre 2003.
BCM – WAFABANK (Maroc) : rapprochement
à fort potentiel
Fin 2003, la Banque commerciale du Maroc a acquis auprès
de la Sopar, 100 % du capital d'OGM, holding regroupant
les intérêts de la famille Kettani dans Wafabank
et Wafa Assurance, au prix de 2,08 millions de dirhams
(227 millions de dollars).
La transaction permet à BCM, principale banque
privée du Maroc, de prendre 70,5 % de Wafa Assurance
et 36,4 % de Wafabank, son objectif ultime étant
de prendre le contrôle total de celle-ci. Le Crédit
Agricole en détient 14 %, et la banque espagnole
Banco Bilbao Vizcaya Argentaria 11 %, la participation
totale des petits investisseurs s'établissant à
30 %. Le Crédit Agricole est un partenaire stratégique
de Wafabank, dont il s'est efforcé de prendre le
contrôle, à l'instar de BNP-Paribas avec
BMCI et de la Société Générale
avec SGMB.
Cette acquisition reste soumise à l’obtention
de l’accord du comité des Etablissements
de crédit et de la Direction des Assurances et
de la prévoyance sociale.
Ce rapprochement constituera un ensemble financier puissant
avec plus d’un 1 million de clients, 460 agences
qui en font le 1er réseau bancaire national. Il
sera, selon les informations de la BCM et de Sopar, numéro
un dans les crédits à l’économie,
dans la gestion d’actifs et dans les métiers
de bourse, dans le crédit à la consommation
et le leasing et numéro deux dans les dépôts.
Il sera également leader de la bancassurance
Assurée d’une assise en fonds propres importante
et d’une implantation forte à l’étranger,
la nouvelle entité pourra devenir un acteur régional
majeur à même d’accompagner l’ouverture
de l’économie nationale du Maroc.