Besoins nouveaux, formations actuelles, état des lieux

10h15 : Le Maroc



Mohammed ALAOUI KACIMI
Directeur général adjoint de la Banque Marocaine du Commerce Extérieur
(Intervention, Chiffres BMCE 1 et 2)


A u premier plan Mohammed Alaoui Kacimi Directeur général adjoint de la BMCE Banque (Maroc) suivi de Fadwa Mansour directeur du département formation à l’Association des banques du Liban, directeur du Centre d'études bancaires ABL-USJ, Charbel Cordahi chercheur au CRED, le Centre de recherches d’études doctorales de l'…cole supérieure des affaires à Beyrouth, Liban, Georges Aoun doyen de la Faculté de gestion, Université Saint-Joseph au Liban et Jihad Yazigi manager de Syria report).

Je vous remercie de nous avoir conviés à un colloque aussi intéressant. Je m’efforcerai d’y contribuer aussi positivement que possible compte tenu des délais qui nous sont impartis. Je suis responsable du réseau et de la clientèle Maroc à la Banque marocaine du commerce extérieur (BMCE). Je vous proposerai une brève introduction sur la BMCE ainsi que sur le Groupement professionnel des banques au Maroc. Je présenterai ensuite les attentes, les visions et les objectifs de la Banque en matière de formation.

La BMCE, le GPBM

La BMCE est une banque multimétiers qui appartient à un groupe multidimensionnel. Le groupe intervient au niveau de la banque, de l’assurance, du factoring, de l’industrie, du leasing, de la téléphonie… La BMCE est la première banque marocaine en matière de commerce extérieur. Aujourd’hui, nous sommes engagés dans une action stratégique de reconversion et de redimensionnement qui tend à consolider notre positionnement. La BMCE n’intervient pas uniquement au niveau du commerce extérieur ; elle développe de nouveaux axes stratégiques.
Elle occupe la première position pour la monétique, se place en seconde position pour la bancassurance et arrive en troisième position en matière de crédits et dépôts.
Notre réseau comprend 220 agences, ce qui est, évidemment, sans commune mesure avec le réseau du Crédit mutuel qui vient de nous être présenté. Elle intervient dans touts les secteurs bancaires : les particuliers, le corporate, les PME et les professionnels.
Le Groupement professionnel des banques du Maroc, à l’instar de l’Association professionnelle des banques françaises, est une instance de concertation et de mutualisation. Ce dernier terme est très important à mes yeux lorsque l’on évoque les nouvelles problématiques du secteur bancaire. Nous devons mutualiser les solutions et organiser des rencontres comme celle qui nous réunit aujourd’hui.

Le rôle du groupement professionnel des banques en matière de formation

Au Maroc, la formation est mutualisée au niveau du groupement professionnel des banques. Une commission de la formation a pour objectif de traiter les aspects communs à l’ensemble des banques. Chaque banque est représentée au sein d’une instance représentative nommée GPBM. La formation dans le secteur des banques est une action entièrement mutualisée et collective. Pour autant, une action collective n’exclut pas que des actions spécifiques soient menées au sein de chaque banque. En effet, les banques dessinent des orientations spécifiques, complémentaires aux orientations communes. C’est pourquoi chaque banque dispose au Maroc d’un centre de formation interne. La BMCE dispose d’un centre de formation, de même que le Crédit populaire du Maroc ou par exemple la SGMB. Des relations avec des prestataires extérieurs sont tissées au niveau local ainsi qu’avec des partenaires étrangers. Des actions de formation entre les banques et leurs maisons mères sont également organisées. Ainsi, les banques liées au Crédit lyonnais, à la BNP ou à la Société générale bénéficient d’un soutien important.
Aujourd’hui, une formation généraliste est dispensée dans les centres de formation bancaire. Des formations plus ciblées sont d’actualité pour faire face aux nouveaux enjeux. Les précédents intervenants ont d’ores et déjà évoqué de nombreux thèmes de formation essentiels qui nous tiennent à cœur.

Nous voudrions citer pour notre part quelques thèmes :

D’autres enjeux sont également abordés dans le cadre de nos réflexions sur la formation comme le droit de vigilance, la lutte contre le blanchiment d’argent… Aujourd’hui, nous ne pouvons plus ouvrir des comptes aussi simplement qu’auparavant. Si nous souhaitons demeurer une banque de proximité, nous ne devons pas négliger le devoir de vigilance afin de préserver notre sécurité.

Les attentes de la BMCE en matière de formation

Nos attentes en matière de formation s’inscrivent dans une série de paradoxes et d’incertitudes. Pour autant, nous devons nous appuyer sur un socle de formations essentielles. Ainsi, est-il urgent de lancer des formations sur les différents aspects de la gestion bancaire.
La formation implique d’accepter des ruptures technologiques et commerciales. La rupture technologique est incontournable afin que les formations reçues par les collaborateurs puissent être suivies d’effet (informatique, organisation). En matière commerciale, il nous faut radicalement changer de mentalité : il n’est plus viable de travailler à 70% en back office.
Nos objectifs de formation ont un caractère transversal, car ils touchent tous les départements de la banque. En effet, toutes les directions et les intérêts sont concernés et doivent échanger les meilleures pratiques. Une de nos filiales, une société de consommation, nous apporte des informations précieuses au sujet du segment des particuliers.
Les formations doivent favoriser la valorisation de toutes les forces en présence dans la banque. La fixation d’objectifs individuels et l’épanouissement de chacun sont fondamentaux dans ce processus de transformation des métiers de la banque.
Dans la mesure où la formation est un investissement, nous devons être capables d’évaluer le retour sur investissement qui en découle. Ce retour doit notamment être chiffré en termes de PNB. À la BMCE, nous avons l’ambition d’augmenter notre PNB grâce au développement du segment des particuliers.
Dans cette optique de progrès, nous devons nous adapter aux changements. Nous devons saisir les opportunités de changement qui existent, même si elles prennent parfois la forme de menaces. Ces opportunités de changement nous conduisent vers davantage de qualité, vers la certification et, en définitive, vers un meilleur service offert à la clientèle.

Pour conclure, je ferai appel à la coopération euroméditerranéenne. La coopération a toujours existé en matière de formation et nous travaillons notamment depuis longtemps avec le CFPB (Centre de formation de la profession bancaire). Cependant, il me semble que l’Union européenne pourrait davantage intervenir en matière de formation bancaire.

Fermer la fenêtre