Besoins nouveaux, formations actuelles, état des lieux
10h35 : L'Algérie

Mohamed KOUCHI
Directeur général de la Société Interbancaire
de Formation (SIBF)
(Présentation
SIBF)
Je suis ravi d’être parmi vous pour évoquer un thème aussi pertinent dans le contexte actuel. Je suis, très optimiste quant à la possibilité de nous arrimer collectivement à la nouvelle philosophie de la banque à l’échelle mondiale. Je vous ferai grâce de l’historique et des démarches déjà entreprises en Algérie. Cependant, je vous proposerai un aperçu des changements en cours. Tous les domaines sont touchés, et particulièrement le secteur bancaire où nous cherchons à mettre en place une culture de banque. Les mutations sont liées à la libéralisation et au passage d’une économie administrée à une économie libérale et performante.
La formation bancaire en Algérie et le rôle de la SIBF
Aujourd’hui,
il existe en Algérie plus de trente institutions bancaires et financières,
ce qui laisse augurer de l’immensité des besoins en termes de
formation. La SIBF, créée sous une forme associative afin de
mettre en commun les moyens des sept banques publiques, a pris en charge la
formation du personnel des banques sur deux créneaux principaux. Un
premier créneau prépare aux métiers de la banque en proposant
des diplômes professionnels aux niveaux de l’exécution,
de la maîtrise et au niveau supérieur. Le second créneau
visait, quant à lui, la qualification du personnel des banques à
la maîtrise d’une technique ou à la connaissance d’une
fonction. Par la suite, le cadre associatif n’a plus été
suffisant. En 2002, nous avons transformé la SIBF en société
civile à but non lucratif, ouverte à toutes les banques algériennes.
Si les deux créneaux de formation restent inchangés, des réformes
ont été menées afin de répondre aux nouveaux besoins
des banques.
En Algérie, nous avons dû mener des réformes importantes
afin d’atteindre le niveau d’une banque classique. Le premier
chantier a consisté à réformer des cycles institutionnels
afin de hisser les étudiants au niveau des exigences du programme,
et non plus l’inverse. L’action de la SIBF a notablement contribué,
en Algérie, à la prise de conscience de l’importance de
la formation pour accéder aux métiers de la banque.
À cet égard, MEDA nous a apporté un soutien significatif.
De nouveaux diplômes sont apparus afin d’élever le niveau
de compétences du personnel.
La SIBF est dirigée par un Conseil d’administration où
siègent les responsables des ressources humaines et de la formation
des banques algériennes. Nous éditons des programmes annuels
de formation à l’intention du réseau interbancaire. Ces
formations accueillent environ 2 500 personnes chaque année. En parallèle,
nous proposons des formations à la carte en fonction de demandes spécifiques
des banques. Dans le cadre de la mise à niveau, l’Algérie
a dressé un nouveau répertoire des emplois bancaires. De nombreuses
banques s’efforcent aujourd’hui de qualifier leurs personnels
en fonction de ces nouvelles définitions de postes.
Nous avons noté une évolution exponentielle du nombre d’inscrits
aux formations : 11 000 participations en 2003 alors qu’à la
création, il n’y en avait que 2 500. Parmi les 11 000 participations,
2 800 suivent les “cours de banque” et les autres inscrits ont
un niveau plus qualifié.
Certaines banques ont mis en place des organismes de formation internes, tandis
que la banque centrale a ouvert une École supérieure de banque.
Répondre aux transformations économiques par des formations adaptées
Tous
ces éléments témoignent de la profondeur des transformations
de l’économie algérienne. Le secteur bancaire fait face
à la nécessité de s’adapter à de nouvelles
exigences, notamment par la formation des cadres et du personnel.
Face à ces besoins de grande ampleur, nous avons conscience de ce que
les organismes de formation étrangers peuvent nous apporter. Les attentes
et les besoins sont si importants que les contributions du CFPB et des autres
organismes seront les bienvenues.
Depuis deux ans, la SIBF a engagé des actions très fortes en
matière de formation dans le cadre d’une mise à niveau.
Il s’agit tout d’abord d’acquérir les éléments
de la formation de base pour exercer le métier de la banque. Dans un
second temps, nous devrons aborder des niveaux de formation plus pointus.
Les axes de formation de la SIBF les suivants.
Dans cette phase de changements considérables, le secteur bancaire algérien, à travers la SIBF, est dans l’attente de contributions afin d’accentuer la formation de ses membres.