14h30 : Ateliers C d’échanges et de propositions
Le rôle des organismes internationaux dans la mutation des banques

De droite à gauche François Chevillotte, chef de division, délégation
du groupe Agence française de développement (AFD) à Marseille,
Mohamed Rachid Larbi, directeur général de Sofinance, Société
financière d’investissements, de participation et de placement
(Algérie), Samir Marrakchi, vice-président de Finances Méditerranée,
président de SPPI, Société de participation et de promotion
de l’investissement (Tunisie), Stephan Kerpen, responsable des programmes
d’assistance technique de la Banque européenne d’investissement
en Méditerranée (France), Chantal Dejou Regional coordinator
for Mena, head of Marseilles office World bank institute, France).
François CHEVILLOTTE, Chef de division,
délégation du groupe Agence Française de Développement.

Chantal DEJOU, Regional Director for MENA, Head of Marseilles
Office, World Bank Institute.
(Présentation multimédia)
Stephan KERPEN, Responsable des programmes d’assistance
technique de la Banque européenne d’investissement en Méditerranée.
(Présentation multimédia)
L’atelier était présidé par Mohammed Rachid
LARBI (Présentation
multimédia),
Directeur général de Sofinance.
Animée
par Samir MARRAKCHI, Vice-Président de Finances Méditerranée
et Président de SPPI.
Le référent Finances Méditerranée était Joseph Pérez.
L’Agence française de développement et la formation
1.
Les missions et moyens de l’Agence Française de Développement
L’Agence française de développement (AFD) a en premier
lieu une mission de financement du développement ; elle est chargée
de mettre en œuvre la politique de la France en matière d’aide
publique au développement, principalement dans le domaine des activités
productives, des infrastructures, de l’enseignement et la santé,
mais aussi, et notamment par le biais de sa filiale PROPARCO, des entreprises.
L’AFD a le double statut d’établissement public et d’institution
financière spécialisée. À ce titre, elle travaille
sous la tutelle des ministères des Affaires étrangères
et de l’Économie et des Finances tout en étant soumise
à la réglementation bancaire, particulièrement en termes
de partage de risques.
Le champ d’intervention de l’AFD est relativement vaste puisque
l’Agence intervient dans plus de 80 pays d’Afrique, de la Méditerranée,
du sud-est asiatique et garde une forte activité dans les géographies
de l’outre-mer français.
En 2003, l’AFD a engagé 1,3 milliard d’euros de nouveaux
financements dont un tiers est dirigé vers la région méditerranéenne
et 29% sur le secteur de l’eau.
PROPARCO, la filiale de l’AFD dédiée au secteur privé,
a porté ses engagements à 250 millions d’euros en 2003,
une part prépondérante refinançant les secteurs financier
et bancaire de manière à assurer une meilleure diffusion des
crédits.
L’AFD, c’est aussi le Fonds français pour l’environnement
mondial (FFEM) qui engage une vingtaine de millions par an dans des opérations
propices à la sauvegarde de l’environnement.
Enfin, le Centre d’études économiques, financières
et bancaires (CEFEB), installé à Marseille, dispense des formations
aux partenaires de l’AFD.
2.
Les modalités d’intervention de l’Agence Française
de Développement
Comment l’AFD intervient-elle plus particulièrement ?
Les appuis de la Banque mondiale à la rénovation du secteur bancaire de la région MENA
Les
objectifs dans le domaine bancaire et financier
La Banque mondiale vise six objectifs :
• Sensibiliser les acteurs aux forces et faiblesses des systèmes
financiers en place ;
• Assister dans la restructuration et/ou la privatisation des banques
publiques en difficulté ;
• Renforcer la capacité nationale de supervision ;
• Faciliter l’introduction des réformes légales
et de régulation pour des marchés financiers compétitifs
et stables ;
• Accroître la capacité des institutions financières
;
• Apporter des supports techniques et de formation pour le développement
institutionnel du secteur.
Les
opérations réalisées
Pour remplir ces objectifs, la Banque mondiale mène différentes
opérations sur cinq domaines sous-sectoriels :
• L’intermédiation financière et bancaire ;
• Les marchés de capitaux ;
• Les assurances ;
• Le financement de l’habitat ;
• La microfinance.
Exemple
: Le programme FSAP (Financial sector assessment program)
Ce programme, initié à la suite de la crise asiatique de la
fin des années quatre-vingt-dix, est mené conjointement par
la Banque mondiale et le FMI avec la collaboration de plus de 50 institutions
(Banques Centrales, etc.). Il vise à prévenir les risques et
à réduire la sévérité des crises du secteur
financier. Ainsi, la revue du secteur financier dans chaque pays est réalisée
en étroite collaboration avec les autorités locales. Elle permet
non seulement de définir les faiblesses du système financier,
mais aussi de développer les réponses appropriées permettant
de les corriger. Ce programme est réalisé dans la plupart des
pays de la région MENA.
Formation : activités de l’institut de la Banque mondiale (Vice-présidence de la Banque mondiale spécialisée dans les activités de formation et d’échange d’expériences)
En
termes de formation, l’institut de la Banque mondiale s’est fixé
deux objectifs principaux :
• Encourager le développement durable du secteur financier en
comblant les lacunes de capacité et de savoir dans ce secteur ;
• Promouvoir la formulation et la mise en œuvre de politiques adéquates
en facilitant les interactions entre les décideurs et les praticiens
et en les encourageant à apprendre les uns des autres.
La formation s’appuie essentiellement sur trois composantes.
Communication
et sensibilisation sur le secteur financier
Il s’agit de concevoir et dispenser des activités de formation
pour les décideurs aux échelons moyens et supérieurs
dans les pays en développement, de viser les praticiennes clés
du secteur financier, y compris les PDG d’institutions financières,
de combiner les moyens d’échange de savoir aux niveaux mondial,
national et régional et de partager différentes méthodes
d’échange de savoir, notamment les formations par visioconférence,
en face-à-face et en ligne.
Vous pourrez obtenir plus d’informations sur le site Internet suivant
:
www.worldbank.org/wbi/banking/
Initiative
sur le développement des capacités du Programme d’évaluation
du secteur financier (FSAP)
Il s’agit d’un nouveau programme de conception d’activités
en faveur du développement des capacités pour le soutien du
programme d’évaluation du secteur financier (FSAP) opéré
par la BM et le FMI. Ce programme, qui vise à renforcer les capacités
des pays en voie de développement de surveillance et d’évaluation
régulières de leurs systèmes financiers, combine les
activités de formation aux niveaux mondial, régional et national.
Lutte
contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.
Cette formation a pour objectif d’appuyer les politiques nationales
et de proposer des modèles pour lutter contre le blanchiment d’argent
et le financement du terrorisme (à travers son réseau mondial
de centres d’éducation à distance - GDLN) afin, d’une
part de débattre des politiques à adopter pour faire face aux
défis posés par la lutte contre le blanchiment d’argent,
et d’autre part d’obtenir des appuis internationaux.
Valeur Ajoutée du programme de formation
Ce programme de formation apporte :
• un rôle d’incubateur : un outil permettant de dispenser
de nouvelles connaissances et idées, dans des domaines tels que la
supervision de l’assurance, les structures de supervision financière,
les marchés gouvernementaux d’obligations financières,
la régulation des NBFI, les institutions financières publiques,
la gestion des caisses de retraites ou encore la restructuration des corporations.
• Un nouveau modèle d’assistance technique tirant parti
de la masse critique d’experts en matière de retraites afin de
renforcer les opérations de la Banque mondiale.
• Enfin, un rôle de facilitateur pour les communautés de
pratiques dans le secteur financier. Les participants mettent à profit
les leçons apprises les uns des autres, par exemple les NBFI en Indonésie,
au Nigeria, en Ukraine ou à l’Île Maurice, les marchés
d’obligations financières au Pérou ou encore les systèmes
de retraite au Kenya.
Activités
récentes et futures de formation pour les pays du Moyen-Orient et de
l’Afrique du Nord
Au cours des cinq derniers mois, la commission de la lutte contre la corruption
a entrepris des dialogues sur les politiques avec les autorités financières
en Algérie, en Égypte, au Maroc et en Tunisie.
Le programme FSAP a également prévu des activités au
niveau national en Égypte et au Yémen qui viennent s’ajouter
à des activités régionales de formation.
Enfin, au cours des prochains mois, le programme de formation explorera les
opportunités visant à renforcer les partenariats avec les centres
de formation régionaux au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.
Le rôle de la Banque européenne d’investissement (BEI)
Stephan KERPEN
Je vous présenterai brièvement le programme d’assistance technique de la BEI dans le cadre de la Femip. Le programme d’assistance technique est un nouvel outil qui permet à la BEI de mieux préparer ses projets d’investissement. La BEI a déjà une expérience en matière d’assistance technique auprès de la Banque mondiale et de la Commission européenne pour la promotion de l’environnement dans les pays méditerranéens.
Les programmes d’assistance technique de la BEI
L’assistance
technique nous donne l’occasion d’être plus engagés
dans les projets que nous soutenons. Il s’agit de mieux préparer,
gérer et superviser nos investissements directs dans le secteur privé.
Dans le cadre des programmes de prêts globaux, la BEI apporte depuis
de nombreuses années une fourniture de services en direction des PME.
Au sein des pays partenaires, l’assistance technique doit s’inscrire
dans le cadre des réformes menées en partenariat avec les autres
bailleurs de fonds comme la Banque mondiale, la Commission européenne
et les organismes bilatéraux. Entre 2003 et 2006, le budget MEDA a
mis à notre disposition 105 millions d’euros pour financer les
activités de l’assistance technique.
La BEI a signé deux accords cadre avec la Commission européenne
: avec la BGL au sujet de la Turquie d’une part et avec l’Office
de coopération pour les pays méditerranéens d’autre
part. Dans ce contexte, la BEI a ouvert une nouvelle unité d’assistance
technique qui doit gérer tous les aspects administratifs, financiers
et techniques des projets. Nous agissons au nom de la Commission européenne
en tant que pouvoir adjudicateur c’est-à-dire que tous les appels
d’offres sont directement gérés par la BEI. Le promoteur
ou l’institution bénéficiaire sont impliqués durant
toute la phase d’identification du projet y compris au moment de la
sélection du bureau d’études.
Nous appliquons les procédures de la Commission européenne,
souvent considérées comme longues et fastidieuses. Cependant,
pour les projets limités à 200 000 euros, nous utilisons le
contrat cadre et des bureaux d’études présélectionnés
car cela permet d’alléger et d’accélérer
les procédures. Pour autant, lorsque les projets ne sont pas suffisamment
définis, il est préférable d’emprunter la procédure
longue car elle permet une meilleure identification dans le temps des objectifs
et des conditions de réalisation.
Les projets admissibles doivent entretenir un lien direct avec les projets
d’investissement de la Commission européenne. Les projets proviennent
des requêtes que nous recevons de la part de nos partenaires dans les
pays méditerranéens et des investigations de nos collègues
en mission.
Les domaines d’intervention de la BEI
Nous
intervenons dans deux champs d’activités. Dans le cadre de l’appui
direct au secteur privé nous renforçons les capacités
de prêt et de gestion des risques des banques intermédiaires.
Nous envisageons d’intervenir dans le domaine de la privatisation en
amont des projets. Nous pensons également nous impliquer davantage
auprès des banques centrales et des organismes de supervision bancaire.
Dans le domaine de l’appui indirect au secteur privé, nous intervenons
dans le secteur de l’éducation et de la santé. En matière
de formation bancaire, nous appuyons les services de gestion dans le cadre
des prêts globaux. Nous avons commencé à mettre en place
cet appui en Turquie et en Syrie et travaillons actuellement sur un projet
de formation au Liban avec la banque centrale et l’association des banques
libanaises. Par ailleurs, nous pensons mettre en œuvre un projet régional
dans le domaine de la formation bancaire. Plutôt que de mener des projets
éparpillés dans tous les pays, la BEI est favorable à
un projet de plus grande ambition en matière de formation bancaire.
Les secteurs de l’infrastructure, de l’environnement et de l’eau
absorbent environ 70% des fonds de la BEI. Ce portefeuille va davantage évoluer
vers le secteur privé notamment dans le cadre de la Femip. Le capital
humain, éducation et santé, sera également renforcé
dans les prochaines années.
L’assistance technique va permettre d’améliorer la qualité
des opérations de prêt et renforcer l’impact de nos actions
de développement. Nous cherchons à globaliser les projets en
nouant des partenariats régionaux, en nous associant à d’autres
organismes de financement. La BEI a ouvert un bureau au Caire en 2003 et prévoit
d’en ouvrir d’autres à Tunis et à Rabat à
la fin de cette année.
Mohamed Rachid LARBI
Je retiens de votre intervention que la BEI encourage la formation à
travers ses programmes d’assistance technique et se montre disposée
à participer à un projet régional de formation bancaire.
Mohamed
KOUCHI
Je souhaiterais savoir comment se traduit l’appui de la BEI à
la formation bancaire. Par ailleurs, concernant le projet régional
de formation bancaire, la BEI a-t-elle déjà réfléchi
à des structures de formation ? Comment répondre à toutes
les attentes exprimées ce matin par les différents pays ?
Stephan
KERPEN
Dans le cadre des prêts globaux, nous apportons de l’argent aux
banques qui prêtent ensuite aux PME. Nous engageons des experts qui
suivent les projets et contribuent à former les acteurs sur le terrain
et par le biais de séminaires. Par ailleurs, il est évident
que les instituts de formation locaux joueront un rôle primordial dans
le projet régional de formation. Notez bien que je n’ai pas parlé
d’un centre régional de formation. Bien qu’il existe déjà
de nombreux financements dans le domaine de la formation, j’ai constaté
ce matin en écoutant les intervenants que les besoins étaient
si importants que nous pourrions intervenir dans certains secteurs spécifiques
sans risquer de faire double emploi avec les formations déjà
existantes. Un projet régional pourrait permettre de répondre
à des besoins particuliers sous forme de séminaires, d’ateliers
de travail et de stages divers.
Joseph
PÉREZ
Dans le cadre de la Banque mondiale comme de la BEI, avez-vous réalisé
des audits sur l’état des compétences et mesuré
les besoins d’évolution des compétences dans les établissements
bancaires ? Par ailleurs, concernant les prêts globaux de la BEI à
destination des banques, nous savons que la garantie de ces prêts se
pose de façon cruciale eu égard à des conjonctures économiques
et politiques parfois délicates. Ne pensez-vous pas que des systèmes
de contre-garanties devraient être mis en œuvre afin de faciliter
la redistribution de vos prêts auprès des entreprises ?
Chantal
DEJOU
La Banque mondiale a appuyé les efforts de certains gouvernements lors
de processus de restructuration du secteur bancaire et financier. À
cette occasion, les compétences de certaines banques publiques ont
été auditées. Je vous propose d’interroger mes
collègues qui interviennent en Afrique du nord sur ces audits afin
qu’ils vous fassent parvenir les informations que vous demandez.
Joseph
PÉREZ
À notre connaissance, deux audits ont été réalisés
au sein de banques algériennes dans une perspective de privatisation.
Henry
MARTY-GAUQUIE
Nous ne réalisons pas d’audits sur la situation des banques que
nous finançons. Dans ce domaine, nous nous en remettons bien souvent
aux spécialistes de la Banque mondiale. Concernant le risque, nous
souhaiterions mettre en place des mesures de contre-garanties proches de celles
du Fonds européen d’investissement. Ces démarches sont
coûteuses et les moyens de la Femip, bien qu’ils aient été
accrus, restent encore assez limités. Nous devons effectuer un choix
parmi les produits susceptibles d’avoir un effet de levier. Au stade
actuel, il nous semble plus important d’affecter une partie des fonds
à l’assistance technique que de contribuer à des schémas
de contre-garanties. Les pays bénéficiaires demandent avant
tout des bonifications d’intérêt et une aide aux privatisations.
Bruno
PAULET, expert MEDA (Tunisie)
Une étude vient de paraître sur les instruments dont disposent
les directeurs des ressources humaines des banques tunisiennes qui participent
au projet MEDA.
Christian
ANGELI
Dans le cadre d’un projet de privatisation, un état des lieux
a été réalisé au sein d’une banque algérienne.
À partir de ce rapport et en collaboration avec la banque, nous avons
défini un programme afin que l’établissement dans son
ensemble soit formé à la maîtrise des risques.
Mohamed
Rachid LARBI
Les besoins de formation de Sofinance sont assez spécifiques, dans
la mesure où nous ne sommes pas une banque commerciale. Établissement
financier au capital de 52 millions d’euros, nous avons été
agréés au début de l’année 2001. L’État,
qui est notre actionnaire, nous demande d’accompagner la relance de
l’économie algérienne. Nous devons contribuer à
la mise à niveau de l’outil de production public, à densifier
le tissu économique. Nous devons favoriser les liens entre les entreprises
publiques, les partenaires et organismes de financement étrangers.
Nous devons également accompagner les entreprises dans leur processus
de privatisation.
Dans ce dessein, nous développons les métiers liés au
capital investissement, au leasing, à l’engineering. Nous souhaitons
également développer le marché financier et des outils
innovants comme les fonds d’investissement et le factoring.
En matière de formation, nous travaillons avec les organismes locaux
sur des programmes standards. Concernant des aspects plus précis comme
le capital investissement, le ciblage et le leasing, nous avons plus de difficultés
à proposer des formations. Dans ce contexte, MEDA nous a apporté
une aide assez importante. Nous organisons des séminaires sur la privatisation
avec l’Institut de restructuration industrielle italien et un institut
de formation situé à Bordeaux.
Il me semble qu’en Algérie, nous pourrions commencer par renforcer
les structures existantes. Par ailleurs, un centre euroméditerranéen
de formation aux techniques bancaires pourrait, sous forme de rencontres,
permettre des développements intéressants.
Samir
MARRAKCHI
Les trois institutions qui sont intervenues dans ce débat (la Banque
mondiale, la BEI et l’AFD) sont celles qui contribuent le plus au financement
du développement de nos pays. Je remarque que la formation ne constitue
qu’un volet secondaire dans leurs programmes de financement. Comment
réserver à la formation la place qu’elle mérite
? Comment aider les entreprises à engager des programmes de formation
simples à mettre en œuvre ? Sachez que nos besoins de formation
se situent à trois niveaux : une formation de longue durée,
de courte durée et sous forme d’échange de pratiques.
Stephan
KERPEN
La coopération internationale n’est jamais simple, pas plus que
l’utilisation de l’argent du contribuable européen. Si
vous avez une idée très précise de ce dont vous avez
besoin et que vous êtes prêts à mener un projet sur le
long terme, vous pouvez trouver des financements. Il me semble qu’un
projet régional pourrait permettre de répondre plus rapidement
à des besoins spécifiques.
Chantal
DEJOU
L’intervention de la Banque mondiale est très influencée
par les discussions internes aux pays qui font des demandes de financements.
Lorsque les besoins sont clairement exprimés, que la volonté
de réforme est réelle, la Banque mondiale peut envisager d’apporter
des ressources de manière prioritaires. Par ailleurs, nous établissons
des programmes de formations dans la durée et en partenariat avec des
organismes de formation locaux.
François
CHEVILLOTTE
Il me semble que la formation doit toujours s’inscrire dans le cadre
de projets plus généraux comme le développement de l’industrie,
la mise à niveau des entreprises et des banques.
Mohamed
Rachid LARBI
Il me semble que nous ne savons pas encore comment canaliser tous ces moyens
financiers, didactiques et logistiques. Les conventions et les assistances
techniques proposées existent, mais ne sont pas faciles d’accès.
Il est par exemple très difficile d’accéder au projet
MEDA, les circuits administratifs étant assez compliqués.