14h30 : Ateliers D d’échanges et de propositions

Evaluation des compétences, certification-qualité

 

Intervenants


Angelo Lissoni, président directeur général d’Inca Italie et

Pierre Fabre, senior consultant Inca France (Présentation multimédia) (http://banque.incanet.it).

Roberta Raimondi, professeur à la SDA, Ecole supérieure de gestion de l’Université Bocconi à Milan.

Alain Kiefer, directeur des ressources humaines du Crédit mutuel méditerranéen.

Dominique RAMBLA, Crédit mutuel méditerranéen (service formation - DRH)

Gérard Deviller, expert qualité.


L'atelier était présidé par : Hocine Mouffok, directeur général de Natexis Banque à Alger

et animé par Christiane Giordano, trésorière de Finances Méditerranée.


Christiane GIORDANO

Ce qui fait la richesse d’une entreprise c’est la qualité des hommes et de leur savoir-faire. Dans ces conditions, l’évaluation du suivi des connaissances et des compétences et la mise en œuvre des démarches qualité sont incontournables.
Nous allons donc essayer dans cet atelier, à partir de cas concrets, de voir comment il est possible d’évaluer les compétences, les potentiels, les performances.
Comment mesurer le retour sur investissement en matière de formation ?
Quels outils permettent d’évaluer les savoir et les savoir-faire ?

I.Présentation du système d’évaluation INCA

Angelo LISSONI
La société INCA est une start-up italienne de 10 personnes née en 1995 dans le domaine de la certification des compétences et qui a développé un système original dans le cadre d’un projet européen Leonardo. Ce système est une suite logicielle qui permet d’organiser tous types de tests, contrôles, examens, certifications, auto-évaluations à tout moment et depuis tout PC connecté sur le réseau d’une entreprise ou sur Internet.
Cet outil permet de :

• Gérer des bases de questions, tests, utilisateurs, résultats.
• Générer questions et tests.
• Organiser un réseau de centre de tests et mettre en œuvre une politique d’évaluation adaptée à la culture de l’entreprise.

Clients/Produits :

• PCIE
• Université BOCCONI de Milan
• Université de Marseille
• AICA
• CFPB


Roberta RAIMONDI

Il y a deux types de formation : une destinée au management et une destinée aux techniciens.

Il y a également une différence entre un QCM dans lequel on choisit une réponse parmi plusieurs propositions et le fait de mettre quelqu’un en situation de réaliser quelque chose.

Pour mesurer l’efficacité de la formation on se trouve donc dans deux logiques différentes :

• On vérifie le savoir : cette mesure n’est pas quantitative, l’activité n’est pas routinière. On doit mesurer la capacité de réflexion
• On vérifie le savoir-faire, c’est de la technique qui est plus mesurable et peut être certifiée

Il existe quatre niveaux de retour sur investissement de la formation :

• La satisfaction des participants
• L’acquisition des compétences
• La capacité de mettre en œuvre
• L’impact mesurable
Les instruments d’évaluation sont divers :
• Questionnaire d’évaluation (auto-évaluation)
• Test de vérification des connaissances
• C’est l’évaluateur qui va compléter les résultats
• Vérifier si la formation a créé de réelles compétences

Pour la formation de manager on utilise les niveaux et instruments 1 et 3.
Pour la formation de technicien les éléments 2 et 3 sont utilisés pour vérifier si la personne est adaptée au poste.

Ce sont des instruments d’évaluation faciles à utiliser et qui peuvent être modifiés et personnalisés en fonction de la nature des examens, de la culture de l’entreprise. Ce sont donc des outils de standardisation qui permettent d’aboutir à des certifications de contenus ou de méthodes.


Pierre FABRE
Exemple d’application du modèle INCA au système bancaire français :
Banque populaire de Perpignan

Dans chaque projet on connaît les tests classiques (QCM) mais on a besoin d’outils a plus forte valeur ajoutée. On met donc en place des tests pertinents et adaptés au problème posé. Jusqu’à présent il existait un grand nombre de produits réalisés de manière artisanale. L’outil INCA permet de passer du stade artisanal au stade de la standardisation.


II – La démarche qualité du service formation (DRH) du Crédit mutuel méditerranéen

Alain KIEFER – Danielle RAMBLA – Gérard DEVILLERS
Le Crédit mutuel organise des formations à distance, dont 500 modules qui recouvrent l’ensemble de l’activité bancaire.
Le contenu de la formation est personnalisé : réception du stagiaire, test de connaissances avec un tuteur, tests sur ordinateur. En retour, il est indiqué au stagiaire les modules qu’il devra suivre.
Pour ce qui concerne l’évaluation, on utilise des normes qui permettent d’apprécier les compétences (et non les connaissances).

La qualité :

Il faut apporter la preuve que l’offre de formation mise en œuvre répond bien aux besoins exprimés. Il faut donc un outil de mesures des compétences.

Pourquoi la certification ?

• Dans le plan à Moyen Terme de l’entreprise, le service Formation a été choisi comme exemple
• La formation est destinée à la fois aux salariés et aux administrateurs bénévoles. C’est un formidable potentiel humain
• La mise en place de cette démarche a été un moyen formidable de souder une équipe : c’est porteur de solidarité, d’échanges et de propositions et une occasion de mobilisation autour d’un projet
• C’est un élément de structuration. Les normes incitent à structurer, à nettoyer en ne conservant que ce qui est utile.

Mais il faut s’assurer que les systèmes dureront donc, nécessité d’actualiser régulièrement et de garantir la pérennité du système.

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