La Banque mondiale et l’ONU accélèrent la «chasse» aux avoirs volés au «Sud»
09/2007
La Banque mondiale, en partenariat avec les Nations unies, lance une nouvelle initiative en vue d’aider les pays en développement à recouvrer plusieurs milliards de dollars en avoirs volés. Selon l’initiative lancée aujourd’hui, le produit tiré d‘activités illégales comme la corruption, les activités criminelles telles que le trafic de drogue, la contrefaçon de marchandises, le blanchiment d’argent, le trafic d’arme et la fraude fiscale représenterait entre 1.000 et 1.600 milliards de dollars par an.
À l’occasion du lancement de l’initiative, le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, le président de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick et le directeur exécutif de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), Antonio Maria Costa, ont souligné la nécessité d’un partenariat international pour permettre la restitution des avoirs volés à leurs propriétaires légitimes. «Cette initiative encouragera l’indispensable coopération qui doit s’instaurer entre pays développés et en développement, affirme M. Zoellick. Les pays en développement doivent améliorer leur gouvernance et leur responsabilité, mais de leur côté, les pays développés doivent cesser d’offrir un refuge à ceux qui volent les pauvres».
Les dirigeants corrompus des pays pauvres détournent chaque année jusqu’à 40 milliards de dollars, et mettent ces avoirs volés en sûreté dans des pays étrangers. Une fois sortis du pays, ces fonds sont extrêmement difficiles à récupérer, comme l’ont découvert des pays comme le Nigeria et les Philippines. Le Nigeria a passé cinq ans à essayer de rapatrier un demi-milliard de dollars volé, mis à l’abri dans des banques suisses. Mais ces cinq années sont peu comparées aux 18 années nécessaires aux Philippines pour recouvrer 624 millions de dollars volés par l’ancien président, Ferdinand Marcos.
Le nouveau document publié par la Banque mondiale et les Nations unies sous le titre Stolen Asset Recovery (StAR) Initiative: Challenges, Opportunities, and Action Plan (Recouvrement des avoirs volés : défis, opportunités et plans d’action) appelle tous les pays à œuvrer de concert pour recouvrer les fonds volés des pays en développement et pour mettre fin au vol de ces avoirs.
Un effet dévastateur
Selon un rapport publié par la Banque mondiale et l’ONUDC, le coût financier des avoirs volés est élevé, mais l’impact réel de la «kleptocratie» est beaucoup plus profond. La corruption pratiquée par les dirigeants d’un pays dégrade les institutions publiques, particulièrement celles qui sont impliquées dans la gestion des finances publiques et la gouvernance du secteur financier. Selon ce même rapport, elle affaiblit, voire détruit le climat de l’investissement privé et entrave la performance des services de santé et d’éducation, ce qui nuit principalement aux populations pauvres. «L’impact sur le développement de la corruption à grande échelle est dévastateur», explique M. Zoellick. «La circulation illégale de fonds est énorme, alors que ces fonds devraient être employés à combattre la pauvreté», ajoute le vice-président de la Banque mondiale pour la réduction de la pauvreté et la gestion économique, Danny Leipziger.
Selon ce même rapport, chaque opportunité de recouvrir 100 millions de dollars permettrait de financer un programme complet de vaccination pour 4 millions d’enfants, de fournir de l’eau courante à quelque 250.000 ménages, ou de financer le traitement pendant une année complète de plus de 600.000 personnes vivant avec le VIH/SIDA. «Aucun refuge ne devrait exister pour ceux qui volent les pauvres, affirme M. Zoellick. Aider les pays en développement à recouvrer l’argent qui leur a été volé est essentiel pour pouvoir financer des programmes sociaux et pour prévenir les dirigeants corrompus qu’ils n’échapperont pas à la loi». Les pays du G-8 et de l’OCDE doivent montrer l’exemple.
Selon l’ex-ministre des Finances du Nigeria, Ngozi Okonjo-Iweala, aujourd’hui membre de la Brookings Institution à Washington, l’aide apportée aux pays pour rapatrier leurs fonds était jusqu’à présent bilatérale et n’était pas soutenue par l’initiative StAR. Par conséquent, selon elle, les pays en développement ont dû surmonter bon nombre d’obstacles pour tenter de récupérer leurs avoirs. Plusieurs pays receveurs de fonds volés n’avaient aucune structure juridique établie pour les rendre aux pays d’origine. De nombreux pays peuvent geler des fonds, mais pas les rendre. «Ainsi, si un pays en développement découvre de l’argent, la somme en question pourrait bien rester sur place et ne jamais quitter le pays», ajoute le Dr Okonjo-Iweala, collaboratrice du rapport StAR et membre de Friends of StAR, un groupe spécial composé de personnalités influentes de pays développés et de pays en développement, formé pour suivre les progrès et guider l’initiative.
Pour remédier à cette situation, l’initiative StAR appelle tous les pays de l’OCDE et du G-8 à ratifier la Convention des Nations unies contre la corruption (CNUCC) et à soutenir activement les efforts des pays en développement pour que leurs avoirs volés y soient rapatriés. Cette convention, entrée en vigueur en décembre 2005, constitue le premier accord mondial anticorruption ayant force obligatoire. Elle propose une structure permettant la récupération des avoirs, notamment en offrant des moyens d’éviter le blanchiment d’argent et de recouvrer les fonds détournés par des pratiques corrompues. Au mois de juin 2007, seule la moitié des pays de l’OCEDE et du G-8 avait ratifié cette convention.
Par ailleurs, l’initiative StAR recommande des programmes du Fonds aux pays développés ou offre une assistance technique directe aux pays en développement afin de renforcer la capacité du système de justice pénale -par exemple, l’application de la loi, les poursuites et l’autorité judiciair - pour empêcher efficacement le vol d’avoirs et recouvrer le produit tiré d’activités criminelles conformément aux normes juridiques acceptées dans le monde entier. Les pays riches doivent également faire pression sur les pays à marché émergent qui servent de refuge aux avoirs volés, pour que ceux-ci ratifient et mettent en œuvre la Convention CNUCC.
L’initiative StAR propose plusieurs actions concrètes, notamment :
- le développement de la capacité à répondre à et déposer des demandes d’assistance juridiques mutuelles internationales ;
- l’adoption et la mise en œuvre de mesures de confiscation efficaces, y compris la législation relative à la confiscation civile ;
- l’amélioration de la transparence et de la responsabilité des systèmes de gestion financière publique ;
- la création et le renforcement des agences nationales anticorruption ;
- une assistance pour contrôler les fonds recouvrés en fonction de la demande des pays.
Les organismes de réglementation du système financier doivent imposer des pénalités aux institutions financières qui font des affaires avec des individus corrompus et des personnalités politiques sans diligence raisonnable, et doivent établir des directives claires concernant leur traitement. Elles doivent également renforcer les régimes contre le blanchiment d’argent en mettant en œuvre des réglementations imposant une bonne connaissance du client et en agissant avec prudence face aux personnes exposées à la politique. Le secteur privé non financier et les organisations non gouvernementales peuvent former des unités spécialisées dans le recouvrement des avoirs, basées dans les pays en développement, et faire participer la société civile et les médias au contrôle de l’utilisation des avoirs récupérés.
Dans le cadre de l’initiative StAR, la Banque mondiale et l’ONUDC peuvent aider les pays à préparer les demandes souvent compliquées et coûteuses permettant de recouvrer les avoirs volés. La Banque et l’ONU peuvent également conseiller les pays en développement cherchant à récupérer des avoirs et vérifier que les pays receveurs des fonds volés respectent la Convention contre la corruption de l’ONU.
La présidente de Transparency International (TI), Huguette Labelle, a participé au lancement de l’Initiative pour le recouvrement des avoirs volés (StAR), et dans un communiqué récent, TI décrit StAR comme «un élément important de la lutte globale de la Banque contre la corruption» et «un avertissement pour les kleptocrates et tous les complices du vol d’avoirs».
(Source : Banque Mondiale)
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Cet ouvrage entend revisiter l’espace euro-méditerranéen à travers une analyse pluridisciplinaire qui invite à le penser moins comme un espace géographique, que comme un espace de sens. Ce choix méthodologique est le dénominateur commun des différentes contributions qui proposent une nouvelle conception de l’action économique incorporant la dimension sociale. Sont ainsi proposés à la discussion des éléments de réflexion sur la possibilité de penser différemment des modèles entrepreneuriaux.
La démarche est conduite en deux temps. La première partie reconstruit la notion d’espace euro-méditerranéen à la lumière de certaines données de la pensée contemporaine et en incorporant notamment la dimension métaphorique. En découle l’identification d’espaces de réflexion comme autant « d’installations » capables d’accueillir les problématiques et les enjeux d’une spécificité euro-méditerranéenne. La seconde partie propose une illustration de ce cadre d’analyse à partir d’objets économiques dominés par les questions de coordination. Relations économiques internationales à travers les programmes de développement, rapports inter-entreprises modelés par les réseaux, fonctionnement interne de l’entreprise et modèle entrepreneurial y sont analysés à l’aune des éléments clefs de l’Euro-Méditerranée.
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Communiqué de la Banque mondiale
En 2006-07, le Groupe de la Banque mondiale a augmenté ses programmes d’aide à la région Moyen-Orient et Afrique du Nord
WASHINGTON, 09/2007
Durant l’exercice 2007 (juillet 2006-30 juin 2007), le Groupe de la Banque mondiale a engagé 2,6 milliards de dollars sous forme de prêts, crédits, dons et garanties au profit des gouvernements et du secteur privé des pays de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MNA). Les bénéficiaires utilisent ces fonds dans le cadre de plus de 40 projets et programmes destinés à améliorer le climat des affaires et de l’investissement et à lutter contre la marginalisation et l’exclusion des pauvres. Dans les pays à revenu intermédiaire, le Groupe a axé son assistance technique et financière sur le développement du secteur privé et a cherché dans le même temps à multiplier les opportunités économiques pour les femmes, à consolider la gouvernance et les institutions et à appuyer la gestion de nouveaux projets d’infrastructure. Au Liban, en Irak, en Cisjordanie et à Gaza, sa stratégie consiste à satisfaire les besoins prioritaires de communautés vulnérables et en danger tout en œuvrant à l’établissement de fondements solides pour les institutions publiques et commerciales.
« Pendant l’exercice 2007, le Groupe de la Banque mondiale a apporté un appui technique et financier aux réformes dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord», a déclaré Daniela Gressani, Vice-présidente de la Banque mondiale pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord. « Il faut maintenir le rythme des réformes pour qu’elles aient de plus amples retombées sur tous les segments des sociétés de la région. Il est indispensable de supprimer les obstacles à la participation du secteur privé et d’améliorer la gouvernance pour accélérer la création d’emplois et offrir davantage d’opportunités à la population croissante de jeunes dans la région », a-t-elle ajouté.
Les quatre institutions qui composent le Groupe ont participé à cet effort : la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), qui fournit des financements, des produits de gestion des risques et d'autres services financiers aux pays à revenu intermédiaire de la région ; l’Association internationale de développement (IDA), qui accorde des prêts sans intérêt et des dons aux pays à faible revenu de la région MNA, à savoir le Yémen et Djibouti ; la Société financière internationale (IFC), qui a élargi son portefeuille à la prise de participations et à l’offre de prêts, de garanties et de services de conseil aux entreprises privées ; et l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA), l'organe du Groupe de la Banque mondiale qui assure contre le risque politique, qui met en place actuellement des projets dans plusieurs pays.
La région a enregistré l’an dernier une croissance sans précédent, le PIB réel ayant augmenté en moyenne de 6,3 %. C’est là le taux le plus élevé depuis plus de dix ans, malgré la situation difficile en Irak, au Liban, en Cisjordanie et à Gaza. Le portefeuille de la Banque mondiale vise à appuyer les réformes en cours dans les secteurs financier, de l’éducation et de l’approvisionnement en eau, l’amélioration du climat économique, de la gestion de l’infrastructure et de la gouvernance, et les pratiques respectueuses de l’environnement. Durant l’exercice 2007, les engagements de la BIRD et de l’IDA sous forme de prêts, crédits et dons ont totalisé 1,14 milliard de dollars, les investissements dans les projets d’infrastructure atteignant 575 millions de dollars.
Le montant des investissements de l’IFC dans la région MNA au cours de l’exercice 2007 a atteint 1,2 milliard de dollars. Pour favoriser une croissance menée par le secteur privé dans la région, l’IFC a exploré de nouveaux créneaux d’investissement et élargi ses services de conseil de manière à offrir aux entreprises un climat plus sécurisant. Ses investissements et ses services de conseil favorisent la création d’emplois et démontrent les avantages que le secteur privé peut apporter. L’IFC a intensifié sa présence dans la région MNA dans le but de remédier aux déficits de financement sur les marchés régionaux, notamment en ce qui concerne l’accès des entreprises aux financements et la participation du secteur privé aux projets d’infrastructure. Au cours de l’exercice écoulé, elle a donné la priorité à la diminution des obstacles aux activités du secteur privé dans les pays en conflit et dans les pays limitrophes. Quelques 3 000 entreprises locales ont ainsi bénéficié de nouveaux prêts dans le cadre du Programme de reconstruction du Liban.
« L’IFC démontre que les améliorations dans les pays qui sortent d’un conflit et sur d’autres marchés difficiles de la région peuvent avoir des retombées substantielles en termes de développement. Ces améliorations sont réalisables dans le cadre d’une démarche commerciale et prudente, conduite en collaboration avec des partenaires de même sensibilité», a déclaré Michael Essex, Directeur de l’IFC pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord. « La croissance future de la région et sa capacité à créer de véritables emplois pour les jeunes reposent sur un engagement soutenu afin d’améliorer les conditions économiques et d’ouvrir les secteurs à l’investissement privé », a-t-il ajouté.
En 2006-07, l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) a apporté une assistance technique à trois projets de la région MNA, et a en outre co-parrainé un sommet intrarégional sur l’investissement. Cette manifestation, organisée conjointement avec la Société islamique d’assurance des investissements et des crédits à l’exportation et le Centre financier international de Dubaï, a réuni des investisseurs et des bailleurs de fonds de toute la région.
Au 30 juin 2007, le montant brut des engagements de la MIGA dans la région s’élevait à 285 millions de dollars, soit 5,4 % de son portefeuille. Les garanties qu’elle a émis dans la région depuis 1993 totalisent 0,5 milliard de dollars. Elles couvrent des investissements dans divers secteurs : bancaire, manufacturier, services d’assainissement, systèmes d’évacuation des eaux usées, pétrole et gaz, télécommunications et tourisme dans dix pays de la région MNA, et favorisent ainsi les entrées d’investissement direct étranger.
L’exercice a marqué une première étape importante pour la MIGA dans le domaine du financement islamique. « Au cours de l’exercice 2007, le Conseil a approuvé le financement de notre première opération satisfaisant aux règles de la charia, que nous prévoyons de signer durant l’automne », a déclaré Yukiko Omura, Vice-président exécutif de la MIGA. « Compte tenu de la volonté de la région de rehausser les normes de conduite des affaires et de développer le savoir-faire technique grâce à l’investissement étranger, nous espérons qu’il ne s’agit là que de la première de nombreuses opérations à venir.»
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Quatre institutions multilatérales coordonnent leur action dans le bassin méditerranéen
09/2007
La SFI rejoint un partenariat stratégique – composé de la Banque européenne d’investissement, de la Commission européenne et de la Banque mondiale – en faveur des pays du Sud de la Méditerranée
La Société financière internationale (SFI), qui fait partie du groupe de la Banque mondiale, vient de rejoindre un partenariat composé de la Banque européenne d'investissement, de la Commission européenne et de la Banque mondiale, et dont l'objectif est d'instaurer un climat favorable au secteur privé au Moyen-Orient et dans les pays d’Afrique du Nord. Ces quatre institutions multilatérales ont convenu de mettre en commun leurs connaissances et leurs programmes de formation dans les domaines de l'innovation et des nouvelles technologies, ainsi qu’en matière d’aménagement urbain, dans le but de promouvoir le développement du secteur privé.
Cette initiative s’inscrit dans le droit fil de la stratégie de la Facilité euro-méditerranéenne d’investissement et de partenariat (FEMIP), l'instrument de la BEI consacré à la zone euro-méditerranéenne, qui a pour objectif de stimuler le secteur privé dans les pays partenaires méditerranéens. Entre 2002 et 2006, la FEMIP a octroyé des prêts pour un montant total de 6 milliards d’EUR, dont une proportion croissante en faveur du secteur privé. Elle ambitionne de consacrer 50 % du montant annuel de ses crédits au secteur privé, tandis que les projets relevant du secteur public (infrastructures de transport et d’énergie, pour l’essentiel) devraient contribuer à l’amélioration du climat d’investissement.
La SFI soutient l’instauration d’une croissance économique durable dans les pays en développement, grâce au financement d’investissements du secteur privé, à la mobilisation de capitaux sur les marchés financiers internationaux et à la prestation de services de conseil aux entreprises et aux gouvernements. La philosophie de la SFI est que les populations démunies, elles aussi, ont la possibilité d’échapper à la pauvreté et d’améliorer leur condition. Au cours de l’exercice 2006, la SFI a affecté 8,3 milliards d'USD, dont des participations sous forme de prêt, au financement de 284 investissements dans 66 pays en développement.
Banque européenne d’investissement : www.eib.org/press
SFI : www.ifc.org
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Lu sur www.cfo-news.com : Cadre Légal - SWIFT, SEPA, MIFid, BALE 2, IFRS...
Fonds propres économiques / Fonds propres réglementaires : vers une totale convergence ?
09/2007
Avec la réforme du ratio Cooke mise en œuvre à travers la réglementation Bâle II, le mode de calcul des fonds propres réglementaires tend à se rapprocher fortement de la méthode économique. Reposant sur une appréciation plus fine du risque, le capital réglementaire permettrait ainsi d'atteindre les mêmes objectifs que pour le capital économique. Or, si les effets induits par l'application de la réglementation Bâle II peuvent se rapprocher des objectifs du capital économique, le capital économique n'en conserve pas moins une vraie valeur ajoutée par rapport au capital réglementaire en matière de pilotage stratégique des activités.
Fonds propres économiques / Fonds propres réglementaires : vers une totale convergence ?
L'exhaustivité dans la prise en compte du risque constitue un premier facteur de divergence
Le capital économique d'une institution financière, montant de fonds propres nécessaire pour faire face à des pertes inattendues (Unexpected Losses), est défini selon des modèles internes, activité par activité. Le ratio Cooke quant à lui était basé sur une approche plus globale du risque, non déclinée par activité. A l'inverse, les fonds propres réglementaires tels que définis par Bâle II se caractérisent par une mesure individualisée du risque, et notamment par une segmentation entre classes de risque, ce qui les rapproche d'une vision économique. Par ailleurs, le taux de perte (LGD) ou encore l'exposition au défaut (EAD) sont autant de facteurs communs aux deux types de méthode dans la détermination du capital.
Cependant, malgré ces similitudes, une divergence fondamentale entre les deux méthodes réside dans la notion même de risque considéré. En effet, le risque « exceptionnel » pris en compte dans le cadre du modèle interne de capital économique est plus large que les risques concernés par la réglementation Bâle II, et la couverture face aux pertes inattendues ne passe pas nécessairement par une augmentation des fonds propres. En effet, les fonds propres économiques englobent l'ensemble du dispositif mis en place sur la ligne d'activité concernée. Ainsi, la qualité managériale par exemple peut constituer une couverture face aux pertes exceptionnelles considérées dans la détermination du capital économique.
La méthode économique va plus loin dans la corrélation des risques
Au-delà de ces divergences sur la nature même du risque pris en compte, les deux types de méthodes s'opposent sur leur modalité de calcul. En effet, la particularité du capital économique est qu'il intègre les corrélations entre le risque micro-économique de la contrepartie en cause et les risques macro-économiques qui pourraient toucher celle-ci. Le secteur économique de la contrepartie ou encore sa situation géographique sont ainsi pris en compte dans la mesure du risque, de manière à pouvoir apprécier de la façon la plus exhaustive possible les défaillances potentielles.
Plus largement, la sensibilité de la contrepartie à l'évolution de la situation économique générale est également un facteur de la détermination du capital économique, à travers le calcul du coefficient R2. Ainsi, alors que le capital réglementaire s'arrête à la définition théorique du risque de la contrepartie, le modèle interne de détermination du capital économique prend en compte la conjoncture économique et les interdépendances des différents facteurs, permettant une évaluation plus fine du risque et donc du capital économique à mettre en face de l'activité concernée.
Des objectifs propres au capital économique en font un instrument incontournable du pilotage stratégique
Le capital économique doit en fait répondre à trois objectifs imbriqués, avec en toile de fond le souci de rentabilité de l'institution financière :
- Évaluation de la rentabilité corrigée du risque : à travers notamment le calcul du RaRoc (Risk Adjusted Return on Capital). Le RaRoC mesure le taux de rendement d'une activité en corrigeant le niveau de fonds propres engagé par le risque encouru. Le capital économique ainsi défini permet de mesurer la performance financière de l'activité en rapportant les bénéfices attendus aux fonds propres nécessaires pour couvrir celle-ci.
- Gestion de portefeuille : une fois la rentabilité corrigée du risque calculée, il devient possible de comparer la performance réelle des différents métiers de la banque.
- Pilotage stratégique des activités : le capital économique permet donc à la banque de réaliser un arbitrage entre les différents métiers afin d'optimiser l'utilisation des fonds propres.
Ainsi, l'approche en termes de fonds propres économique se traduit-elle souvent par une réflexion sur de possibles filialisations ou sur la cessation d'activités trop peu rentables car trop gourmandes en capitaux propres (même si parfois fort rémunératrices). Cette vision du risque favorise donc une approche à la fois plus prudente mais aussi plus performante de la gestion des activités des institutions financières.
Deux outils pour des finalités complémentaires mais distinctes
Reposant sur des méthodes de calcul proches, les deux types de capitaux restent en fait au service d'intérêts bien distincts. Les fonds propres réglementaires visent avant tout le maintien de la solvabilité de l'ensemble des marchés financiers dans le but d'éviter tout risque systémique, avec, in fine, le souci de garantir les droits des déposants. Et, outre ces objectifs économiques, la réglementation répond à des visées politiques, comme l'illustre la mesure du risque pour les entreprises. En effet, la méthode de calcul du risque Bâle II a notamment pour but de ne pas pénaliser les PME dans leurs recherches de financement par rapport aux grands groupes.
A l'inverse, les exigences en fonds propres économiques répondent d'abord et avant tout au souci de maximiser le rendement des activités, et la prise en compte du risque se fait à l'aune de cette seule finalité. La stabilité du marché, qui est un but en soi dans le cadre réglementaire, n'est qu'une conséquence induite par le souci d'améliorer la rentabilité des activités de chaque institution financière.
Ainsi, les évolutions marquées par la réforme Bâle II favorisent une convergence des fonds propres réglementaires vers leurs équivalents économiques. Mais si l'approche en termes de capital économique permet de répondre en partie aux exigences réglementaires, celle-ci demeure avant tout un levier qui doit permettre aux établissements financiers d'améliorer et de mieux piloter leur performance financière.
L'approche économique nécessite donc de dépasser le seul cadre fixé par le comité de Bâle, ce qui se traduit par des efforts et investissements importants en matière de collecte des données nécessaires et de mise au point des modèles afférents. Une collaboration proche entre les Directions des Risques, des Finances et les différents métiers est en outre nécessaire avec une implication forte du « top management » afin de s'assurer du bon déploiement de l'approche dans l'établissement. Autant de chantiers et de jalons qui représentent les prochains défis des banques pour les années à venir…
Sia Conseil
www.finance.sia-conseil.com
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Communiqué de la BEI
Dari Scannapieco succède à Gerlando Genuardi au comité de direction de la BEI
09/2007
L’État italien a désigné M. Dario Scannapieco pour succéder à M. Gerlando Genuardi au poste de vice-président de la Banque européenne d’investissement (BEI). M. Scannapieco, qui reprendra le portefeuille d’attributions de son prédécesseur, sera chargé de superviser les opérations de financement en Grèce, en Italie, à Chypre, à Malte et dans les Balkans occidentaux, l’utilisation du Mécanisme de financement structuré mis en place par la BEI, le budget, la comptabilité et les services liés aux technologies de l’information. Le nouveau vice-président italien siégera également au conseil des gouverneurs de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) en qualité de gouverneur pour la BEI.
Avant sa prise de fonctions à la Banque, M. Scannapieco a occupé différents postes au ministère italien de l’économie et des finances, notamment, depuis 2002, celui de directeur général du département de la privatisation et des finances, et, entre 1997 et 2002, celui de conseiller auprès du directeur général. M. Scannapieco a commencé sa carrière en 1992 au département de la planification stratégique et du contrôle chez Telecom Italia.
Par ailleurs, M. Scannapieco a siégé à plusieurs conseils d’administration et comités de pilotage en Italie. Il a récemment été membre de comités intergouvernementaux chargés de structurer le financement et de définir les éléments clés de deux projets prioritaires relevant des réseaux transeuropéens.
Au fil de sa carrière, M. Scannapieco a rédigé différents articles sur la privatisation et la gouvernance d’entreprise. Il a également donné des conférences à l’université de Rome dans le cadre d’un programme intitulé « Entreprises publiques et gouvernance d’entreprise ».
Économiste de formation, M. Scannapieco a étudié à la Harvard Graduate School of Business Administration à Boston (1995-1997) et à la Libera Università Internazionale degli Studi Sociali à Rome (1987–1992).
Informations générales
Composé d’un président et de huit vice-présidents, le Comité de direction de la BEI est l’organe exécutif permanent qui assure la direction collégiale de la Banque. Les membres du Comité de direction sont nommés par le Conseil des gouverneurs – à savoir les ministres des finances des 27 États membres de l’UE – pour une période renouvelable de six ans.
Sous l’autorité du président, le Comité de direction assure la gestion courante de la BEI, prépare les décisions du Conseil d’administration et veille à leur application, notamment pour ce qui concerne les opérations d’emprunt et de prêt.
Site Web de la BEI : www.bei.org
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Communiqué de Coface
Bâle II : Coface agréée agence de notation auprès des banques
08/2007
Coface, avec son Score@rating, a reçu de la Commission bancaire le statut d’ECAI (External Credit Assessment Institution) pour son activité de notateur en France, et recueille ainsi une reconnaissance officielle de ses notes de solvabilité des entreprises. Le Score@rating est vendu par Coface Services, la filiale d’information et de gestion de créances de Coface en France.
Cet agrément, sollicité par Coface et quelques autres institutions notant les risques d’entreprises, est le premier délivré par la Commission bancaire, conformément à la réglementation Bâle II.
Gage de qualité et conformité avec Bâle II
Le statut d’ECAI reconnu à Coface donne un gage de qualité à son Score@rating.
Le Score@rating permettra ainsi aux établissements financiers qui choisissent l’approche standard dans le calcul de leurs besoins en capital, de disposer de risques de défaut pour la mesure de leurs risques de crédit.
Ce statut leur garantit notamment :
* l’objectivité de la notation (résultats fiables et suivis)
* l’indépendance du processus de production de la notation (il n’est soumis à aucune pression politique et/ou économique)
* un large accès aux notes (le Score est disponible sur Internet pour un prix peu élevé)
* la transparence de la méthodologie (elle est documentée et disponible sur le site Internet www.cofacerating.fr)
* la crédibilité de la méthodologie (elle est attestée par la confiance de nombreuses banques, de milliers de credit managers et de Coface et ses partenaires assureurs-crédits dans le monde).
* des moyens humains adaptés (en nombre et en qualification).
Coface engagée dans la notation d’entreprises depuis plus de 20 ans
Forte de ses 20 ans d’expérience dans la notation des entreprises, Coface a lancé en 2002 son Score @rating, une note qui mesure sur une échelle de 1 à 10 la probabilité de défaillance d’une entreprise à un an.
Un des points forts du Score @rating est de mêler des méthodes statistiques éprouvées, une gestion industrielle des bases de données, et une présence importante d’analystes de crédit et enquêteurs de terrain. Le statut d’ECAI a été délivré pour la notation Coface de l’ensemble des sociétés commerciales. Ce statut devrait également être confirmé dans les prochains jours pour les activités de Coface au Portugal, dont le Score@rating est vendu par la filiale Coface Serviços.
« Avoir obtenu ce statut est le gage de la qualité de notre production. Nous avons vocation à l’obtenir pour la plupart des 60 pays où Coface intervient » précise Jérôme Cazes, CEO de Coface. « Nous participons ainsi à l’élaboration d’une norme internationale sur les ratings, » ajoute-t-il.
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Communiqué de la BAD
La BAD dépasse le milliard de dollars d’investissements dans le secteur privé
07/2007
Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a annoncé jeudi à Tunis l’octroi de deux financements, à la faveur desquels ses investissements annuels non garantis par l’État franchissent le seuil du milliard de dollars pour la première fois depuis la création de l’institution en 1964 et celle du Département du secteur privé en 1991. Avec le prêt de 6 millions d’euros pour la microcentrale hydroélectrique de Sahanivotry à Madagascar et la prise de participation de 0,6 million d’euros dans Access Bank de Tanzanie, banque axée sur la microentreprise, les investissements sans garantie souveraine effectués cette année s’élèvent à 1,01 milliard de dollars au total.
La BAD offre une série de produits financiers sans garantie souveraine, en complément des opérations traditionnelles de prêt aux États bénéficiant de garanties souveraines. Les opérations du secteur privé du Groupe de la Banque entendent promouvoir des normes élevées en matière environnementale, sociale et de gouvernance d’entreprise et aider les entreprises africaines à se mettre au diapason des meilleures pratiques africaines, afin d’être plus compétitives sur les marchés intérieurs et internationaux.
« Promouvoir le développement du secteur privé sur le continent est une grande priorité pour la BAD », a indiqué le président de la Banque, M. Donald Kaberuka. « La croissance rapide des opérations non souveraines de la BAD démontre combien les secteurs public et privé peuvent œuvrer de concert pour créer des opportunités et améliorer les conditions d’existence des populations. Notre place d’institution financière de premier plan en Afrique nous offre l’occasion de travailler avec les partenaires au développement dans des domaines tels que l’infrastructure et l’accès au financement et d’aider à conduire l’effort de développement dans les pays à faible revenu et sortant de conflit », a-t-il ajouté.
La Banque a débuté ses opérations dans le secteur privé en 1991 et poursuit une stratégie institutionnelle visant à identifier les insuffisances du climat d’investissement et de l’environnement des affaires et à financer des programmes visant à remédier à ces lacunes ; elle fait ainsi preuve de sélectivité pour financer des projets à garantie non souveraine susceptibles de servir de catalyseur et d’avoir un large effet de démonstration.
« Les possibilités de croissance et d’investissement sur le continent seront en grande partie tributaires de la détermination des États à améliorer le climat d’investissement. Des défis majeurs restent à relever, et nous œuvrons en étroite collaboration avec les pouvoirs publics et d’autres partenaires au développement pour l’instauration d’un environnement plus porteur pour les affaires et la mise en place de structures de projets publics-privés de nature à attirer l’investissement, surtout dans le secteur de l’infrastructure », a déclaré Mandla Gantsho, Vice-président chargé de l’infrastructure, du secteur privé et de l’intégration régionale.
A cet égard, la BAD veut s’assurer que les États africains honorent leurs obligations contractuelles envers les investisseurs privés, que l’essentiel des investissements privés profite aux pays africains et à leurs communautés, et que toutes les parties observent les normes internationales relatives à la viabilité de l’environnement et à la transparence des marchés publics.
« La forte progression des opérations non souveraines de la BAD est à l’image du plein essor que connaissent les opportunités qui s’offrent dans un large éventail de secteurs à des partenariat public-privé financièrement attrayants. L’impact sur le développement que peuvent avoir des investissements privés accrus est plus fort que jamais », a précisé Tim Turner, Directeur des opérations du secteur privé.
Les investissements à garantie non souveraine en Afrique privilégieront à l’avenir les partenariats public-privé dans le secteur financier, y compris la micro-finance, l’infrastructure, l’industrie extractive et manufacturière, l’agro-industrie et les services, en accordant un intérêt particulier aux projets favorisant l’intégration régionale. La BAD collabore étroitement avec d’autres partenaires au développement et ses opérations du secteur privé bénéficient actuellement d’une assistance financière spéciale du Japon, promoteur avec la BAD de l’Initiative relative à l’assistance renforcée au secteur privé en Afrique (EPSA).
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Evénement les 12 &13 décembre 2007
Dématérialisation & Finance 2007
Dématérialisation Europe 2007 devient un évènement international, d'envergure et incontournable et vous offre 5 nouveaux spectres liés à la Finance en collaboration avec CFO-news.
Dématérialisation & Finance Europe 2007 ce sont :
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Contacts :
• DEMATERIALISATION - ARCHIVAGE - COLLABORATIF - SECURISATION - GED : fp@ebusiness.info
• FINANCE - FINANCIAL SUPPLY CHAIN - CASH & CREDIT MANAGEMENT - OPTIMISATION BFR : evenements@cfo-news.com
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Communiqué de la Banque mondiale
Les problèmes de gouvernance, 2007 : Indicateurs de gouvernance dans le monde pour la période 1996-2006
07/2007
Le rapport "Governance Matters, 2007: Worldwide Governance Indicators 1996-2006" (Les problèmes de gouvernance, 2007: Indicateurs de gouvernance dans le monde pour la période 1996-2006) publié aujourd’hui par l’Institut de la Banque mondiale et la Vice-présidence de la Banque mondiale en charge de l’économie du développement, montre qu’un certain nombre de pays – y compris en Afrique – font des progrès en matière d’amélioration de la gouvernance et de lutte contre la corruption. Ce constat est encourageant car la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption sont essentielles pour une croissance durable et la réduction de la pauvreté.
Selon Daniel Kaufmann, coauteur du rapport et Directeur du programme Gouvernance mondiale à l’Institut de la Banque mondiale, « on note avec intérêt qu’un nombre important de pays, y compris en Afrique, montre qu’il est possible de faire des progrès significatifs en matière de gouvernance en un laps de temps relativement court. Cette amélioration de la gouvernance est essentielle pour assurer l’efficacité de l’aide et une croissance à long terme. […] La corruption à l’échelle internationale est estimée à environ mille milliards de dollars EU, et le fardeau de la corruption pèse énormément sur le milliard de personnes au bas de l’échelle qui vit dans une extrême pauvreté. »
Ce rapport, qui a pour auteurs Daniel Kaufmann, Aart Kraay et Massimo Mastruzzi de la Banque mondiale, se base sur des recherches menées au cours de la dernière décennie sur l’importance de la gouvernance et son impact sur le développement. La bonne gouvernance est également importante pour d’autres aspects du développement humain tels que la mortalité infantile, l’analphabétisme et les inégalités. L’on a aussi constaté qu’elle accroît considérablement l’efficacité de l’aide au développement en général, et des projets financés par la Banque mondiale en particulier.
Il est donc important pour le programme de gouvernance de mesurer les performances des pays en la matière, et leur amélioration au fil du temps. Or, cela représente aussi un défi complexe, étant donné que la gouvernance comporte plusieurs dimensions, dont chacune présente des difficultés d’évaluation. Le projet d’indicateurs de gouvernance dans le monde montre qu’il est possible de relever ce défi.
D’après John Githongo, ancien Secrétaire permanent pour la Gouvernance et l’Ethique au Cabinet du Président du Kenya, « les indicateurs de gouvernance mettent fin à la thèse éculée selon laquelle ces problèmes ne peuvent être mesurés de manière approfondie et les leçons que l’on pourrait en tirer ne peuvent être utilisées à bon escient par les gouvernements, la communauté des partenaires au développement, la société civile et les médias. »
Le rapport de cette année est l’aboutissement d’une longue décennie de travail des chercheurs à l’effet d’élaborer et de mettre à jour le jeu le plus complet d’indicateurs de gouvernance pour tous les pays actuellement à la disposition du public. Cet ensemble d’indicateurs, ainsi que leurs sources de données, sont disponibles sur un site web récemment restructuré, www.govindicators.org. Ces indicateurs couvrent 212 pays et territoires et sont basés sur 33 sources de données différentes pour saisir les points de vue de dizaines de milliers de personnes interrogées dans le monde entire au cours de l’enquête, et de milliers d’experts des secteurs privé, public et des ONG.
« Jusqu’au milieu des années quatre-vingt dix, je ne pensais pas que la gouvernance pouvait être mesurée. Les indicateurs de gouvernance dans le monde m’ont convaincu du contraire », déclare Shlomo Yitzhaki, Directeur du Bureau central de statistiques d’Israël et Professeur d’économie à Hebrew University. « Ce rapport représente le nec plus ultra en matière d’élaboration d’indicateurs périodiques de gouvernance qui peuvent aider considérablement les analystes politiques et les décideurs dans l’évaluation des performances de leurs pays. Exceptionnellement, il rend publiques les données agrégées et désagrégées, ainsi que les marges d’erreur estimatives pour chaque pays. Incontestablement, il établit des normes pour la transparence des données. »
Le rapport montre que :
Certains pays africains font des progrès considérables sur la voie de la bonne gouvernance. Entre 1998 et 2006, le Kenya, le Niger et la Sierra Leone ont montré des améliorations notables sur la dimension Voix citoyenne et responsabilité, alors que l’Algérie et le Libéria renforçaient leur Etat de droit. Des pays tels que l’Algérie, l’Angola, la Libye, le Rwanda et la Sierra Leone ont enregistré des avancées en matière de stabilité politique et la Tanzanie a amélioré ses performances dans le domaine de la lutte contre la corruption. Toutefois, le rapport montre aussi que d’autres pays africains continuent de faire face à d’énormes problèmes de gouvernance et de développement.
Des économies émergentes soutiennent la concurrence avec les pays riches sur des aspects clés de gouvernance. Plus d’une dizaine de pays en développement dont la Slovénie, le Chili, le Botswana, l’Estonie, l’Uruguay, la République tchèque, la Lettonie, la Lituanie et le Costa Rica, ont enregistré des notes plus élevées dans des aspects clés de la gouvernance que des pays industrialisés tels que la Grèce ou l’Italie.
Améliorer la gouvernance aide à combattre la pauvreté et à relever les conditions de vie. Dix années de recherche ont montré que l’amélioration des conditions de vie résulte en grande partie d’une meilleure gouvernance, et non l’inverse. L’amélioration de la gouvernance par un écart type entraîne une baisse de deux tiers de la mortalité infantile et une augmentation à long terme du revenu d’environ 300%. Une telle amélioration est possible puisqu’il s’agit juste d’une petite différence entre les meilleurs et les plus mauvais élèves. Par exemple, concernant l’Etat de droit, un écart type est tout ce qui sépare la très mauvaise note de la Somalie de celle de la Côte d’Ivoire, ou cette dernière de celle d’El Salvador, ou El Salvador de l’Italie ou du Botswana, et le Botswana du Royaume uni.
Là où des réformes sont engagées, la gouvernance peut être améliorée assez rapidement. Bien que cela ne soit pas la norme, depuis 2002, un certain nombre de pays ont fait des progrès considérables en un très bref laps de temps de cinq ans, à l’instar de l’Ukraine, du Kenya et du Libéria dans la composante Voix citoyenne et responsabilité; et de l’Angola et l’Algérie en matière de stabilité politique.
En moyenne, la qualité de la gouvernance dans le monde entier ne s’est pas véritablement améliorée au cours de la dernière décennie, en dépit des avancées observées au niveau des pays. Si certains pays ont enregistré de bons résultats, d'autres, en nombre égal, ont vu leurs performances se dégrader sur plusieurs aspects, à l’instar du Zimbabwe, de la Côte d’Ivoire, du Belarus et du Venezuela. D'autres, plus nombreux encore, n'ont montré aucun changement significatif de la qualité de leur gouvernance.
Informations complémentaires
Ce rapport contient la sixième mise à jour des Indicateurs de gouvernance dans le monde et est l’aboutissement du travail effectué au cours de la dernière décennie pour élaborer des mesures fondées sur des données probantes en vue d’aider les acteurs du développement à contrôler la qualité des institutions, soutenir le renforcement des capacités, améliorer la gouvernance et combattre la corruption.
Les indicateurs de gouvernance dans le monde mesurent les six composantes suivantes de la bonne gouvernance :
Voix citoyenne et responsabilité – mesure la manière dont les citoyens d’un pays participent à la sélection de leurs gouvernants, ainsi que la liberté d’expression, d’association et de presse.
Stabilité politique et absence de violence – mesure la perception de la probabilité d’une déstabilisation ou d’un renversement de gouvernement par des moyens inconstitutionnels ou violents, y compris le terrorisme
Efficacité des pouvoirs publics - mesure la qualité des services publics, les performances de la fonction publique et son niveau d’indépendance vis-à-vis des pressions politiques, la qualité de l’élaboration et de l’application des politiques, et la crédibilité de l’engagement des pouvoirs publics à l’égard de ces politiques
Qualité de la réglementation – mesure la capacité des pouvoirs publics à élaborer et appliquer de bonnes politiques et réglementations favorables au développement du secteur privé
Etat de droit – mesure le degré de confiance qu’ont les citoyens dans les règles conçues par la société et la manière dont ils s’y conforment et, en particulier, le respect des contrats, les compétences de la police et des tribunaux, ainsi que la perception de la criminalité et de la violence
Maîtrise de la corruption - mesure l'utilisation des pouvoirs publics à des fins d’enrichissement personnel, y compris la grande et la petite corruption, ainsi que « la prise en otage » de l’Etat par les élites et les intérêts privés.
D’après Aart Kraay, économiste principal du Groupe de recherche pour le développement de la Banque mondiale et coauteur du rapport, « mesurer la gouvernance présente des défis singuliers. La gouvernance est complexe et comporte de nombreux aspects distincts, et un seul indicateur ne peut permettre d’apprécier pleinement les performances d’un pays en la matière. […] D’où la nécessité d’utiliser la grande variété de sources de données disponibles actuellement sur la gouvernance. Les Indicateurs de gouvernance dans le monde sont une manière de collecter et synthétiser cette mine d’informations, sur la base des expériences et des contributions d’acteurs du monde entier.»
La version intégrale du rapport, la synthèse des principaux résultats et l’ensemble des données sur les nouveaux indicateurs seront publiés le 10 juillet à l’adresse : www.govindicators.org
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La Banque mondiale dévoile ses indicateurs de gouvernance dans le monde pour 1996-2006
07/2007
Un rapport publié hier par l'Institut de la Banque mondiale et la Vice-présidence de la Banque mondiale en charge de l'économie du développement, montre qu'en moyenne, la qualité de la gouvernance dans le monde entier ne s'est pas véritablement améliorée au cours de la dernière décennie, en dépit des avancées observées au niveau des pays.
« L'amélioration de la gouvernance est essentielle pour assurer l'efficacité de l'aide et une croissance à long terme », a rappelé Daniel Kaufmann, coauteur du rapport "Governance Matters, 2007: Worldwide Governance Indicators 1996-2006" (Les problèmes de gouvernance, 2007: Indicateurs de gouvernance dans le monde pour la période 1996-2006) et Directeur du programme Gouvernance mondiale à l'Institut de la Banque mondiale, dans un communiqué publié à Washington.
"La corruption à l'échelle internationale est estimée à environ mille milliards de dollars, et le fardeau de la corruption pèse énormément sur le milliard de personnes au bas de l'échelle qui vit dans une extrême pauvreté", a-t-il précisé.
Si certains pays ont enregistré de bons résultats, d'autres, en nombre égal, ont vu leurs performances se dégrader sur plusieurs aspects, à l'instar du Zimbabwe, de la Côte d'Ivoire, du Belarus et du Venezuela. D'autres, plus nombreux encore, n'ont montré aucun changement significatif de la qualité de leur gouvernance.
Toutefois, « on note avec intérêt qu'un nombre important de pays, y compris en Afrique, montre qu'il est possible de faire des progrès significatifs en matière de gouvernance en un laps de temps relativement court », a ajouté Daniel Kaufmann.
Entre 1998 et 2006, le Kenya, le Niger et la Sierra Leone ont ainsi montré des améliorations notables sur la dimension Voix citoyenne et responsabilité, alors que l'Algérie et le Libéria renforçaient leur Etat de droit.
Des pays tels que l'Algérie, l'Angola, la Libye, le Rwanda et la Sierra Leone ont enregistré des avancées en matière de stabilité politique et la Tanzanie a amélioré ses performances dans le domaine de la lutte contre la corruption.
Toutefois, d'autres pays africains continuent de faire face à d'énormes problèmes de gouvernance et de développement.
Le rapport montre aussi que des économies émergentes soutiennent la concurrence avec les pays riches sur des aspects clés de gouvernance. Plus d'une dizaine de pays en développement dont la Slovénie, le Chili, le Botswana, l'Estonie, l'Uruguay, la République tchèque, la Lettonie, la Lituanie et le Costa Rica, ont enregistré des notes plus élevées dans des aspects clés de la gouvernance que des pays industrialisés tels que la Grèce ou l'Italie.
Améliorer la gouvernance aide à combattre la pauvreté et à relever les conditions de vie. Dix années de recherche ont montré que l'amélioration des conditions de vie résulte en grande partie d'une meilleure gouvernance, et non l'inverse.
L'amélioration de la gouvernance par un écart type entraîne une baisse de deux tiers de la mortalité infantile et une augmentation à long terme du revenu d'environ 300%.
Une telle amélioration est possible puisqu'il s'agit juste d'une petite différence entre les meilleurs et les plus mauvais élèves. Par exemple, concernant l'Etat de droit, un écart type est tout ce qui sépare la très mauvaise note de la Somalie de celle de la Côte d'Ivoire, ou cette dernière de celle d'El Salvador, ou El Salvador de l'Italie ou du Botswana, et le Botswana du Royaume uni.
Là où des réformes sont engagées, la gouvernance peut être améliorée assez rapidement. Bien que cela ne soit pas la norme, depuis 2002, un certain nombre de pays ont fait des progrès considérables en un très bref laps de temps de cinq ans, à l'instar de l'Ukraine, du Kenya et du Libéria dans la composante Voix citoyenne et responsabilité; et de l'Angola et l'Algérie en matière de stabilité politique.
Le rapport se base sur des recherches menées au cours de la dernière décennie sur l'importance de la gouvernance et son impact sur le développement. La bonne gouvernance est également importante pour d'autres aspects du développement humain tels que la mortalité infantile, l'analphabétisme et les inégalités.
On a aussi constaté qu'elle accroît considérablement l'efficacité de l'aide au développement en général, et des projets financés par la Banque mondiale en particulier.
Le rapport de cette année est l'aboutissement d'une longue décennie de travail des chercheurs à l'effet d'élaborer et de mettre à jour le jeu le plus complet d'indicateurs de gouvernance pour tous les pays actuellement à la disposition du public.
Cet ensemble d'indicateurs, ainsi que leurs sources de données, sont disponibles sur un site web récemment restructuré, www.govindicators.org.
Ces indicateurs couvrent 212 pays et territoires et sont basés sur 33 sources de données différentes pour saisir les points de vue de dizaines de milliers de personnes interrogées dans le monde entier au cours de l'enquête, et de milliers d'experts des secteurs privé, public et des organisations non gouvernementales (ONG).
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Financial Services
Transformation explored in technology and innovation in financial services : scenarios to 2020 in new report from the World Economic Forum
06/2007
Three scenarios explore how globalization and innovation will reshape the financial services sector over the coming years
Singapore , 24 June 2007 – The pace of technology-led innovation and globalization is fundamentally changing the financial services landscape. Today, on the occasion of the World Economic Forum on East Asia in Singapore , the Forum launched its latest scenario report, aimed at exploring how these accelerating forces will transform the financial services sector through 2020. The scenarios draw on the views of over 150 practitioners and experts from both within and outside the IT, telecoms and financial services sectors, examining issues such as the development of emerging technologies, trust in cyber security, the role of specialized new players and the broadening access to financial services. Commissioned by the CEOs of the World Economic Forum Industry Partners of the Financial Services, IT and Telecoms industries, the report is the result of 12 months of research aimed at developing a tool to chal lenge business leaders and policy-makers with a set of plausible and provocative “alternative futures” of the financial services industry by 2020.
“Technological innovation will bring new opportunities for incumbent financial institutions, but also enable new entrants to reshape markets and disrupt value chains,” said Kevin Steinberg, Chief Operating Officer of the World Economic Forum USA and Head of its Financial Institutions Team. “These scenarios are designed to enable firms to stress-test their strategies; to think about possible futures where their current assumptions may no longer hold true.”
At a session bringing together leading financial services and IT firms at the World Economic Forum on East Asia , Jim Goodnight, Chief Executive Officer of SAS, noted: “There is no question that technology is accelerating innovation in financial services. The Forum’s scenario work is critical to establishing a clearer picture of the potential of technology to create increased value in both industries”.
The new report describes three scenarios, “Global Ivy League”, “Next Frontier” and “Innovation Islands”, each distinguished by the degree to which innovation is incremental vs fundamental, as well as the level of regionalization vs globalization of financial services markets. The scenarios examine a range of emerging technologies and innovations including peer-to-peer financial services platforms, biometric authentication, Internet-based identity protection solutions, as well as low-cost channels and solutions to bank the four billion people currently unbanked.
“One of the key insights of this report is that, due to innovation, a great variety of operating models will emerge, ranging from global industrialized manufacturers, last-mile distributors to component specialists,” explained Bernd Jan Sikken, Associate Director, Financial Services Industries, World Economic Forum, and project manager for the scenarios. “We may move from competition between financial institutions to competition between financial services ecosystems.”
ICICI Bank was one of the key contributors to the development of the scenarios. Referring to the impact of technology innovations on the developing world, K. V. Kamath, ICICI Managing Director and Chief Executive Officer, explained: “ Could banking the unbanked end broadened access to financial services become reality? Advances in technology and innovations will percolate down and make this possible. ”
These scenarios were commissioned as part of the World Economic Forum Industry Partnership Programme. Simon Mulcahy, Associate Director and Head of IT Industry, World Economic Forum, stated: “While the financial services and IT industries have been collaborating for years, we are only now seeing the possibility of fundamental discontinuities in business models and value chains. Future leaders of the financial services industries will be those that can continuously innovate at the speed of technology change.”
The Executive Summary of the Technology and Innovation in Financial Services Scenarios to 2020 project, is available at www.weforum.org
The World Economic Forum is an independent international organization committed to improving the state of the world by engaging leaders in partnerships to shape global, regional and industry agendas.
Incorporated as a foundation in 1971, and based in Geneva, Switzerland, the World Economic Forum is impartial and not-for-profit; it is tied to no political, partisan or national interests (www.weforum.org).
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Banque et développement durable
Sustainable Banking: IFC and FT Announce Winners of 2nd Annual Awards
06/2007
When financial institutions incorporate environmental and social considerations into their day-to-day activities, they can have a big impact on their clients' behavior—and on their own bottom line.
On June 7, IFC and the Financial Times presented the second annual awards to banks that focus on sustainability, both by including it in their operations and by offering innovative environmental and social financial products. The jury made eight awards, including Sustainable Bank of the Year, which went to ABN Amro, Netherlands.
Sustainable Banking
As providers of financing for private sector companies, banks can affect the environment and their local communities. Sustainable banking means providing capital to projects and businesses that mitigate their environmental and social footprint to the extent possible—as well as those that seek to protect the environment and enhance social development.
Sustainable banking is both a risk management tool—helping banks protect their capital and reputation—and a business opportunity, because it encourages banks to develop innovative financial products and to seek new clients.
Women are a prime example. In almost every developing country, they are underserved, or not served at all by the financial sector. But they in fact run most of the world's small and medium enterprises. And their economic activity is particularly beneficial to their families, as research finds women are more likely than men to spend their income for food, children's health, and education. Women entrepreneurs are also more likely to repay their loans. Hence extending financial services to women is good for the banking industry, good for women themselves, and good for development.
Benefits for Emerging Market Financial Institutions
Far from imposing a burden on emerging market financial institutions, sustainable banking provides an extra tool to compete with international banks and to take an active role in their country's sustainable economic development, including through responsible use of natural resources.
Asked in an IFC survey about sustainable banking, Grigory Chorayan, Head of Treasury at Bank Center-Invest, Russia, responded, "Market differentiation and expansion of our services into segments with high potential are key factors to increase our competitiveness and sustain revenue growth. That is why areas such as lending to SMEs and energy efficiency projects are among our highest strategic priorities."
Emerging market banks are shifting their focus, from trying to avoid risks to seeking new and better ways to tap the business opportunities offered by sustainable development. The resulting benefits for banks range from higher profitability and market value to a stronger reputation and better image in the community.
Sustainable finance offers the financial sector an opportunity to sustain growth and profits by opening up new markets that will serve poor people and value natural resources.
The FT Awards—and This Year's Winners
IFC and the Financial Times launched the Sustainable Banking Awards in 2006. The aim is to recognize banks that have shown leadership and innovation in integrating social, environmental, and corporate governance objectives into their operations. The awards are now an annual event.
In 2007, the response has surpassed last year's inaugural awards, with 151 entries from more than 100 banks in 51 countries. The 2007 awards also highlight regional leadership for
IFC/FT Sustainable Banking Awards – 2007 Winners
- Sustainable Bank of the Year : ABN Amro, Netherland
- Emerging Markets Sustainable Bank of the Year : ABN Amro Bank India
- Regional Emerging Markets Awards
Asia – ABN Amro Bank India
Eastern Europe – Dexia Banka Slovensko, Slovak Republic
Latin America – Banco do Brasil
Middle East & Africa – Nedbank, South Africa
- Sustainable Bankers of the Year : Compartamos/Banamex, Mexico
- Sustainable Deal of the Year
Deutsche Bank/Goldman Sachs:
International Finance Facility for Immunisation
- Achievement in Carbon Finance
Raiffeisen, Zentralbank, Austria: Nitrous oxide emission reduction project
Learn more about the awards categories and criteria...
"These awards send an important signal to the banking sector. Sustainable finance, especially in emerging markets, is a proven strategy for creating value and opportunity for clients, shareholders, and poor people," said Lars Thunell, IFC Executive Vice President and CEO.
A Priority for IFC
For a number of years, IFC has been training banks in emerging markets to recognize environmental and social risks in their investments and to develop financial models that allow them to invest in environmental and social projects or businesses.
IFC has also created a Community of Learning with financial institutions, including those that have signed on to the Equator Principles, environmental and social conditions for project finance that are based on IFC's Performance Standards. The community is a space where banks can share experience and lessons learned in sustainable banking, and it also allows IFC to communicate good practices.
A year ago, IFC revamped the environmental and social conditions it applies to its own financing. The new environmental and social Performance Standards have become the benchmark in project financing and have been adopted by the Equator Banks.
The Future of Sustainable Banking
Great challenges and opportunities remain for sustainable banking. Four billion people still live in poverty worldwide, at "the bottom of the pyramid." But IFC and the World Resources Institute have calculated that these people, despite their poverty, represent $5 trillion in purchasing power. They need access to financial services, such as business loans, life insurance, and health insurance. They represent a huge business opportunity for the banks that will develop financial products to serve them.
Investing in natural resources and giving them a financial value also represents an important opportunity for banks. Rachel Kyte, IFC Director of Environment and Social Development, notes, "This means finding the financial products that will value natural resources in situ and let communities sustainably harvest or protect them. These will be, for example, forest bonds, commercial ecosystem payment schemes, and water pricing instruments. We are very close—but the world's natural infrastructure needs the same kinds of investment innovation as the world's built infrastructure. IFC is committed to helping make this happen."
www.ifc.org/ifcext/media.nsf/Content/Sustainable_Banking_Awards_Jun07
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Rapport sur les normes IFRS "The Global Accounting Experiment"
04/2007
par Nicolas Véron - en anglais - (Institut Bruegel, mars 2007)
Lire le rapport (PDF)
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Jordan
Bank Marketing and Management Forum
04/2007
The Arab Academy for Banking and Financial Sciences and The American Bankers Association – Bank Marketing School, are delighted to introduce the 2nd Bank Marketing and Management Forum which will be presented by specialised experts from the Bank marketing School in USA (www.aabfs.org), as well as presenting international and Arab experiences and successful case studies from several banks which have adopted modern marketing strategies.
The Forum will take place in Amman-Jordan (www.aabfs.org), during the period May 27-29, 2007. It will deliver valuable, in-depth content to help you and your organisation succeed and provides big-picture strategies as well as practical solutions to address marketing management challenges critical to successfully building your brand and differentiating your bank.
Since Marketing Plan is one of the most critical documents in your bank as it provides the roadmap to achieving the goals and objectives outlined in the strategic plan. The forum will reveal how successful companies build sound marketing plans to execute tactics and achieve established goals.
By participating in this forum, you will have the opportunity to join other directors and vice presidents of marketing, executives in retail banking, bank marketing and sales leaders and suppliers of marketing and retail solutions from many different countries, which gives you the opportunity to leverage your business contacts and benefit from the different case studies and real examples which will be presented during the three days (www.aabfs.org).
We have the pleasure to announce an exhibition accompanying the forum (www.aabfs.org). This exhibition will give you the opportunity to increase your brand presence regionally, to network with financial industry leaders, establish new business contacts and have an extensive marketing exposure promoting your products and services.
To know more about participation fees and the exhibition, please contact :
Amal Mishlawi
Director, Events Department
Tel. +962 6 5502900 ext: 127/128/129/183
Fax +962 6 5232031
E-mail : forums@aabfs.org
For more information, please visit the forum's website :
www.aabfs.org/bmmf2.asp
For more information about AABFS membership and registration methods kindly visit our website :
www.aabfs.org/English/EnMemberShip.asp.
For more details about 2007 AABFS Conference & Forums, visit :
www.aabfs.org/EB/EventPlan/english/EnIndex.htm
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World Bank : Microfinance Comes of Age
Nobel signals growing momentum of banking for the poor
12/2006
After decades of occupation and conflict devastating its economy, Afghanistan didn't have a single functioning bank by the end of 2001.
Poor farmers, widows and others who could not borrow from family or friends were forced to turn to loan sharks who demanded 80 percent annual interest or significantly higher.
Five years later, with the help of the World Bank and other donors, Afghans can get small loans and other financial services at microfinance institutions in 22 of the country's 34 provinces.
And despite interest rates higher than 30 percent annual rate-to cover the cost of starting up a financial institution among the rural poor-demand for loans "far outstrips supply," says Stephen Rasmussen, the Lead Microfinance Specialist for the South Asia Region of the World Bank's Finance and Private Sector Development department.
"It contributes in a significant way to help people think about themselves and how they participate in the economy, particularly women," says Stephen Rasmussen, the Lead Microfinance Specialist.
The new microfinance institutions are the first evidence of a formal financial sector that most Afghans have seen in many years, Rasmussen says. The institutions have helped start businesses and reached out to farmers looking for ways of making a living other than growing opium poppies.
And most importantly, microfinance is beginning to create a sense of energy and empowerment among people who use its services.
"It contributes in a significant way to help people think about their livelihood options and how they participate in the economy, particularly women," Rasmussen says.
Access to finance has also been shown to contribute to better nutrition, education, housing and other essentials.
Microfinance and microcredit are in the spotlight this week as the Nobel committee prepares to present the 2006 Nobel Peace Prize to Muhammad Yunas and Grameen Bank for their pioneering efforts in offering microcredit for the poor.
The committee cited Yunus' and Grameen's efforts to create economic and social development, saying "Lasting peace can not be achieved unless large population groups find ways in which to break out of poverty."
Many believe the award signals a coming of age for microfinance, often thought of as banking for the poor. While microcredit is essentially the extension of very small loans to poor people normally excluded from traditional banking because they lack collateral or employment, microfinance offers a fuller range of financial services including loans, savings, insurance and payment services, to the poor.
"I think the Nobel really underscores that microfinance is no longer a niche development field, but has become part of the financial mainstream," says Syed Hashemi, a senior microfinance specialist at the Consultative Group to Assist the Poor.
"But microfinance today is about much more than small loans. It's about providing a full range of financial services, like safe places to save and transfer money, to ever-larger numbers of poor people," he adds.
CGAP, a consortium of 33 public and private development agencies housed at the World Bank, represents 95 percent of the money going to microfinance today.
Public sector donors commit at least US$1.5 billion annually to microfinance, and another US$500 million comes from quasi-commercial donors, according to CGAP.
The group estimates the World Bank is the world's largest microfinance donor, contributing up to US$1.2 billion or 6 percent of its total lending in 2005 to credit lines, policy advice, credit bureaus, and building the market infrastructure that will allow microfinance to thrive.
The International Finance Corporation-the World Bank Group's private sector arm-also invested US$421 million by June of fiscal year 2006, with plans to double that amount by 2009, says Andre Laude, IFC's principal investment officer, global capital markets.
"It's one of the primary weapons in the fight against poverty," says Laude.
"We're definitely committed to the sector. We want to put more resources behind it, and one clear priority for us is to focus on Africa. That's where we need to create capacity on the ground."
Nearly 3 billion people could benefit from microfinance services, but only about 500 million have access to them, according to CGAP.
The "cradle of microfinance" is South Asia, where about 45 percent of the people who use microfinance services live. Organizations like Bangladesh-based Grameen Bank and BRAC and India's Self Employed Women's Association (SEWA) have provided financial resources to large numbers of poor people for decades.
The Bank got involved in South Asia microfinance in the early 1990s, disbursing a total of US$260 million of International Development Association (IDA) funds through two microfinance projects in Bangladesh in 1996 and 2001, as well as a Learning and Innovation Loan in 2002, and supporting microfinance in Sri Lanka and Pakistan.
In Bangladesh, it became the first major donor to the Palli Karma Sahayak Foundation (PKSF) in 1996 by reimbursing microcredit loans to more than 6 million poor borrowers, 90 percent of them women.
The women used these small loans to earn money from trading, fish farming, raising cattle and poultry, tailoring, rickshaw pulling, and other activities. The loans increased income for 90 percent of borrowers and improved nutrition, clothing, housing, education, sanitation and overall quality of life for the vast majority.
In India, the Bank supported Andhra Pradesh Indira Kranti Pratham, which has mobilized women into self-help groups, built their social capital, and eased their access to finance. Six million poor women are now benefiting from the program.
Money is not the "key bottleneck in microfinance, nor is it the World Bank's most potent instrument to enhance poor people's access to finance," says CGAP Director Elizabeth Littlefield.
"What microfinance needs is better aid, not more aid. Building domestic markets and local intermediation capacity between savers and borrowers requires more technical and managerial inputs than financial ones," she says.
IFC’s role is to help microfinance institutions become long-lasting, viable enterprises that don’t require donor funding, says Laude.
“We plant the seed but over time we push them toward capital markets so they can raise sufficient funding. There cannot be real growth unless there is closer integration with the capital markets. That’s our core strategy.”
In Afghanistan, the Bank provided the seed money to bring the banking sector "back from zero," says Rasmussen.
"The Bank's intervention is crucial," he says. "We're not the biggest funder...but [microfinance] wouldn't have happened without the Bank being involved," he says.
Three years ago, the Bank set up the Microfinance Investment Support Facility for Afghanistan (MISFA) with US$5 million from the Afghanistan Reconstruction Trust Fund. MISFA, now a private Afghan company, paved the way for donors, including the UK Department for International Development (DFID), Canadian International Development Agency (CIDA), Swedish Agency for International Development (SIDA), the Danish government, and US Agency for International Development (USAID) to pool their funds, and for microfinance institutions to come into Afghanistan and help rebuild part of the country's financial system.
Since the microfinance sector began, 14 commercial banks have also been licensed, though their outreach is still only to a few major cities, and other formal sector providers are beginning to provide services.
"You don't have to be the biggest donor in every country to make a difference. And I think the Bank has made a difference. It isn't just how much money we put in, it's how we engage. Do we set the right standards? Do we follow the right policies to build lasting, sustainable institutions? Do we help create an enabling regulatory environment?
"Probably one of the biggest accomplishments is we've been able to create a good institution that's an Afghan institution that's setting high standards and will be there for a while," says Rasmussen.
While microfinance has a small impact on the economy even in countries like Bangladesh where it has existed for 30 years, it reaches a lot of people and makes a difference in their lives, especially as more poor people have access to a full range of financial services, says Rasmussen.
"It's not just a question of financial resources. It's about many previously excluded people seeing new opportunities and feeling confident about what they do, the amount of energy it creates-this sort of immeasurable sense of empowerment and inclusion."
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Un nouveau livre de la Banque mondiale
Access for All : Building Inclusive Financial Systems
03/2006

by Brigit Helms , English 184 pages 6 x 9 , Published January 2006
, Price: $ 30.00
In the past ten years, the world of microfinance has changed dramatically. The field has moved rapidly from early innovations in providing loans to help poor entrepreneurs start businesses to a bold vision of creating entire financial systems that work for the poor. Microfinance has proven to be an effective tool for reducing poverty and helping poor people to improve their lives. And yet a diverse range of potential clients still lack access to an array of financial services ? not just credit for enterprise but also a safe place to save, the ability to transfer funds to family members, insurance against sickness or other household disasters, and other ways to mitigate risk in vulnerability. The challenge today is to engage more types of distribution systems, more technologies and more talent to create financial systems that work for the poor and boost their contribution to economic growth. This title explains what this new vision of microfinance means in practical, non-technical terms.
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Micro-credit sector booming in the region
03/2006
More than 66 million of the world's poorest people, 84% of them women, received tiny loans last year to start or expand micro businesses, according to a recent report by the Microcredit Summit Campaign.
The Campaign, a project of the US-based non-governmental organisation RESULTS Educational Fund, seeks to reach 100 million of the world's poorest families with microcredit by the end of 2005. End of 2005 data about global micro-credit finance will be released at the Global Microcredit Summit to be held November 2006 in Halifax, Canada.
Microloans are used for a wide range of business activities including low-tech businesses such as husking rice, riding bicycle rickshaw taxis, sewing, and petty trading as well as high-tech enterprises like selling cellular 'phone time in rural areas where there are neither electrical wires nor land-line phone services. The UN Secretary General Kofi Annan has said that "microfinance has proved its value in many countries as a weapon against poverty and hunger."
Microloan programmes, which are creating a revolution in banking, have expanded rapidly around the world and now are operating in more than 130 countries. They share many of the characteristics of the world-recognised microcredit system first developed by Professor Muhammad Yunus, founder and Managing Director of The Grameen Bank of Bangladesh.
Mohamad Abul Jadayel, a father of two in the Northwestern Hama governorate in Syria, used to be unemployed for long periods of time. Sometimes he didn’t even have enough money to feed his family. But now his life has changed.
“I thought of an animal husbandry project to improve my livelihood but I did not have money to implement my project. I obtained a US$300 loan from the Aga Khan Development Network [AKDN] to buy two goats. After one year, I got another US$400 loan and bought another two goats. Now each goat gives 3 kilos of milk every day and it’s becoming very profitable,” Abul Jadayel told IRIN news agency (Integrated Regional Information Network) in the city of Mesyaf in Hama.
The former builder is one of hundreds to benefit from the AKDN’s Micro Credit Facility (MCF). The project is being implemented in four governorates and there are plans to expand into the Damascus governorate this year.
“We are now the largest micro finance project in the country and AKDN is working towards establishing a national micro finance institution in Syria,” AKDN’s programme coordinator, Aleem Walji, told IRIN in the capital, Damascus.
Micro credit programmes have become increasingly important in poverty reduction and small enterprise development, Walji explained.
A 2005 study conducted by the United Nations Development Programme (UNDP), the State Planning Commission and the Central Statistics Bureau, found that 11.4% of Syrians were poor.
“Microfinance plays a critical role in reducing poverty. It has considerably improved the livelihood of the poor in Mesyaf through income generation,” said Ibrahim Azzour, Director of the MCF in Mesyaf.
Walji pointed out that the MCF is designed to facilitate credit to poor people and provide access to those who would otherwise not be able to obtain a loan. It is extremely difficult for the poorer sections of society to get loans in developing countries because of high interest rates and the need to provide some form of collateral.
AKDN loans range from US$60 to US$3,000 and the period of repayment is between three and 24 months. The loan is interest free and a charge of only one percent of the total amount borrowed levied. If a second loan is taken the percentage charged is reduced. Repayment of loans has been 99% so far, according to AKDN officials.
The facility was launched in Syria in 2003 to enable poor people to access credit to help start or expand small enterprises. Some 7,000 loans have been allocated for retail, trade and agricultural purposes and the programme has lent over US$8 million, creating more than 7,000 jobs.
“We’ve only been here for two years and this is already one of our biggest projects in the world and we have now identified a need for larger loans,” Walji said.
Small-scale entrepreneur Hatem al-Houri, also from Mesyaf, sought an MCF loan and is now reaping the benefits. “I doubled my income when I was able to expand my carpentry workshop and was able to employ a worker,” said al-Houri.
In addition, the progress of loan recipients is monitored and evaluated and intensive training courses are provided for loan recipients.
“The impact assessment which we carry out has shown that many of the businesses have significantly increased their profits and borrowers expressed that they are now able to respond to changes in the market,” Walji explained.
A recent report entitled 'State of the Microcredit Summit Campaign' was gathered from more than 3,100 institutions worldwide and its release comes at the end of the UN's International Year of Microcredit. In total, the UN has reported reaching more than 92 million clients, with 66.6 million individuals falling into the Campaign's focus on the very poor, those living below US$1 a day. These 66.6 million poorest families affected 333 million family members, which is equal to the combined populations of UK, France, Germany, Italy, Spain, Netherlands, Switzerland, and Norway.
"This field was previously considered too micro to matter much," said Microcredit Campaign Director Sam Daley-Harris. "But now it's affecting a population greater than that of the US and Canada combined. Its reach is no longer micro."
In Morocco, over 2.8 million loans have been granted up to now by local micro-credit associations, said Prime Minister Driss Jettou, in a recent speech. Speaking at a ceremony organised on the occasion of the tenth anniversary of the Zakoura Foundation, themed 'Ten Years Already and another Ten years to Come', Jettou underlined that at the end of 2005 some 575,000 people benefited from these loans, which exceeded MAD 1.2 billion (US$130 million) in value.
The rate of reimbursement of these loans has reached 99%, added the Prime Minister, stressing that the active associations active in the sector provide more than 2,500 jobs. To bolster these activities, he said, the government has set clear objectives to be realised by 2010: to reach 1 million beneficiaries, to strengthen the social role of this sector, to diversify the populations that will benefit from these micro-credits, and improve the professionalism of the micro-credit associations.
Prime Minister Jettou called on micro-credit associations to get actively involved in the realisation of the workshops that are part of the National Initiative for Human Development (INDH). He also praised the recognition that Morocco enjoys at the international level, which was crowned by winning, in November 2005, the UN's prize of the International Year of Micro-Credit.
Having 81 representation and about 600 sites throughout the country, the Zakoura Foundation has granted, since its creation in 1995, just over 1 million loans, benefiting more than 200,000 people, said Noureddine Ayouch, the Foundation's director.
He said that the non-lucrative foundation “grants solidarity loans, as well as other forms of loans. Its objectives are to improve living conditions in rural areas, and boost rural tourism.” He added that in order to follow up the development of projects, Zakoura has recently set up ‘Zakoura Education'.
The Global Microcredit Summit in Canada later this year will also serve to re-launch the Campaign with two new goals: to reach 175 million of the world's poorest families by the end of 2015 and to have 100 million of the poorest families move above the US$1 a day threshold by the end of 2015.
See also: www.microcreditsummit.org
Source: BI-ME
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Par Bernard Paranque et Marc Girel
"Systèmes financiers en Euroméditerranée : enjeux, limites et perspectives"
02/2006
Centre euroméditerranéen du management (CEMM) Pythéas
Euromed Marseille, École de management.
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La stratégie
de la Banque mondiale dans la zone Mena, zone Moyen Orient
Afrique du Nord
A
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05/2008 Anima : Panorama des fonds d'investissement Euromed.
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