|
|
Femip-BEI : Prêt participatif de 3 millions d’euro à l’entreprise familiale Nouvelle Conserverie Algérienne Rouiba
12/2007
La FEMIP, Facilité Euro-Méditerranéenne d’Investissement et de Partenariat, l’instrument de la Banque européenne d’investissement consacré à l’Euro-Méditerranée, concrétise son soutien au secteur privé algérien et envoie un message de confiance dans l’économie de ce pays partenaire. Elle a en effet accordé aujourd’hui un financement en monnaie locale de près de 300.000.000 millions de Dinards, soit 3 millions d’Euros, à l’entreprise familiale Nouvelle Conserverie Algérienne Rouiba. Cette entreprise, qui compte parmi les leaders sur le marché des jus de fruits en Algérie, a en effet engagé un important programme de modernisation et de croissance que cette opération permet de financer. Ce prêt participatif est un instrument financier innovant qui se situe entre un financement en capital et un financement par prêt. Cet instrument de financement à long terme (huit ans) dont la rémunération est en partie basée sur les performances de la société est particulièrement adapté aux besoins des PME.
La vision à long terme de la FEMIP en Algérie : soutenir le secteur privé et notamment la croissance des PME, par la promotion de produits financiers innovants.
Cet investissement s’inscrit dans la stratégie de la FEMIP qui vise à stimuler le secteur privé dans les pays partenaires méditerranéens. La priorité est donnée au soutien aux entreprises locales de petite et moyenne dimension, en particulier par l’utilisation de produits financiers adaptés aux besoins du marché, notamment des produits de capital investissement (fonds propres ou quasi-fonds propres) qui constituent un des éléments stratégiques du développement des PME.
Le financement octroyé à la Nouvelle Conserverie Algerienne Rouiba ambitionne de démontrer, notamment aux investisseurs étrangers, la viabilité et le potentiel du secteur du capital investissement en Algérie, tant au travers d’opérations directes avec les PME algériennes soucieuses de développer leurs activités et d’ouvrir leur capital, qu’au travers de fonds de capital investissement.
Haut
de page
Oxford business group
Algérie: Privatisations
18 September 2007
L'Algérie vient de lancer une nouvelle vague de privatisations alors que les syndicats menacent de résister face au nombre croissant de concessions.
Le 1er septembre dernier, le ministère de l'Industrie et de la Promotion des investissements a déclaré que 13 entreprises publiques seront prochainement proposées à la privatisation, précisant, dans un communiqué adressé aux repreneurs potentiels, que les entreprises sur la sellette verraient une ouverture de leur capital en majorité ou en totalité.
Cette vague de privatisations porte essentiellement sur le désengagement de l'Etat de ses activités de production. En l'occurrence, l'Etat veut se délester d'Enien, dans le secteur électroménager, d'Electro-Industries, qui fournit des moteurs électriques et Enpec, producteur de batteries de démarrage pour l'industrie automobile. Ce nouveau lot d'entreprises à céder comprend également EVSM et la Sonatro, spécialisées dans les travaux routiers ; les fabricants de produits chimiques Enasel, Alphyt et Aldar. Dans les métiers de la fonderie, Alfel, Alfet et Alfon, sont aussi destinés à la vente.
A ce jour, le gouvernement a cédé plus de la moitié des entreprises en liste pour être privatisées, dont 430 sont déjà passé sous la coupe, et quelque 300 autres sont candidates à la privatisation.
Algérie Télécom, un des fleurons du programme de privatisation, ouvrira son capital de l'ordre de 35 à 51% avant la fin de l'année. Parmi les 45 repreneurs intéressés figurent Portugal Télécom, Saudi Télécom et British Télécom, a révélé Boudjemaa Haichour, le ministre de la Poste et des Technologies de l'information et des communications. L'opération devrait rapporter 3 milliards de dollars dans les caisses de l'Etat.
L'autre fleuron destiné à la vente est la banque Crédit populaire d'Algérie (CPA). Le 4 septembre dernier, Karim Djoudi, ministre des Finances, annonçait que les offres techniques de six banques étrangères seraient étudiées début octobre, et que la décision concernant la présélection des candidats serait prononcée pour une prise de participations à hauteur de 51% dans le capital du CPA.
Avec quelque 70,000 clients et un réseau d'environ 130 agences, le CPA est une des plus grosses banques d'Algérie, sur un marché largement dominé par le secteur public, qui représente 95% des valeurs et prêts bancaires.
Le marché bancaire algérien avait jusqu'à présent été épargné par le programme de privatisations, mais la proposition d'ouverture majoritaire du capital du CPA démontre que le gouvernement a entendu l'appel à l'ouverture et à la modernisation du secteur bancaire.
Les banques françaises BNP Paribas, Société générale, Crédit Agricole et Natexis, ainsi que l'américain Citibank et l'espagnol Banco Santander ont dores et déjà été présélectionnés pour l'acquisition du CPA, bien que le nombre total de candidats devrait être réduit suite à l'évaluation technique. L'opération de privatisation devrait être finalisée d'ici la fin de l'année.
Une autre entreprise publique, Société nationale des tabacs et allumettes (SNTA), semble séduire les investisseurs internationaux, dont British American Tobacco et Altadis, selon certaines sources.
Toutefois, le programme de privatisations algérien n'est pas sans critiques. Nombreux sont ceux qui qualifient la concession de sociétés publiques comme étant un processus injustement précipité et inconsidéré à l'égard des employés. Un autre courant d'opposition provient du fait qu'un nombre important de sociétés algériennes ont fini entre des mains étrangères.
Au mois de juillet, la Coordination nationale des syndicats des ports d'Algérie (CNSPA) déclarait la concession de 50% du capital du terminal à conteneurs du port de Djen Djen à Dubai Ports World comme étant contraire aux intérêts nationaux. Les syndicats maritimes ont appelé à la grève générale si le gouvernement entendait poursuivre les négociations avec la société emirati.
Les syndicats représentants d'autres secteurs de l'économie ont aussi menacé de grève pour exprimer leur opposition au programme de privatisations et pour protéger les intérêts de leurs adhérents.
Néanmoins, si les appels à la grève de la part des syndicats sont en mesure de retarder le processus de privatisations, ils n'empêcheront pas pour autant le gouvernement à continuer sur sa lancée.
Haut
de page
Algérie
Projet d’assistance technique de la Banque mondiale en matière de prêt hypothécaire
07/2007
Ce projet aidera à renforcer l’environnement nécessaire au bon fonctionnement du marché des prêts hypothécaires, en conseillant le gouvernement au sujet des mesures de réforme juridique et administrative qui devraient améliorer les droits de propriété, les gages hypothécaires, ainsi que les titres de propriété et les systèmes d’enregistrement. Il fournira également une assistance stratégique aux institutions financières et du matériel pédagogique pour la formation du personnel impliqué dans les opérations de prêts hypothécaires.
MONTANT DU PRET: équivalent à 5,5 millions $.
Haut
de page
Nawafid sur le Maghreb N°4 (Janvier 2007)
Les enjeux des technopôles au Maghreb
07/2007
Par Guy Fleuret, spécialiste principal en urbanisme et Stéphane Tabarie.
Lire l'article
Haut
de page
L’Algérie : le 60e pays de présence de Coface
10/2006
Paris, le 12 octobre 2006, Coface annonce s’implanter en Algérie pour y déployer son offre d’assurance-crédit. Cette offre s’appuie sur une société de services, Coface Algérie Services (CALS), et sur une police. Cette police, émise par son partenaire Cagex, est identique à celle que Coface propose en France et dans tous ses pays de présence. Cette toute première offre algérienne d’assurance-crédit domestique est une bonne nouvelle pour toutes les sociétés implantées dans ce pays, quelles soient algériennes, françaises ou d’autres nationalités.
Depuis de nombreuses années, Coface a engagé une vaste politique de déploiement international. Désormais présente directement dans 60 pays, elle est également en mesure d’offrir à ses clients un service de proximité dans 93 pays grâce à ses partenaires en assurance-crédit et en information d’entreprise, tous membres du réseau international Credit Alliance qu’elle a mis en place il y a plus de 10 ans.
Dans ce cadre, et pour renforcer sa présence dans le Maghreb , Coface vient de prendre deux initiatives importantes en Algérie, pays à fort potentiel économique, partenaire privilégié de la France et qui a une vocation de leader dans cette zone (voir annexe).
- La première avec l'assureur crédit public algérien Cagex, avec lequel elle entretient des relations étroites depuis 1998, date à laquelle cet assureur est devenu membre de Credit Alliance. Cagex a donc accès, depuis de nombreuses années, à tous les outils de souscription et de réassurance de Coface. Un nouveau partenariat permettra désormais à Cagex de proposer à toutes les entreprises installées en Algérie (quelles soient algériennes, françaises ou d’autres nationalités) une police identique à celle que Coface met à la disposition de ses clients en France et dans tous ces pays de présence. Cette police est un outil indispensable pour développer dans de bonnes conditions les relations commerciales que les entreprises veulent développer sur ce marché
- La seconde, pour que ce partenariat puisse se développer dans des conditions optimales, Coface met en place une société de services, nommée Coface Algérie Services (CALS).
Cette nouvelle société sera chargée d’assurer un service de proximité approprié aux besoins des clients de Coface, qui auront souscrit une police d’assurance-crédit domestique auprès de la Cagex. Elle sera aussi chargée de compléter cette offre de services par des prestations de gestion de créances.
En prenant une telle initiative, Coface contribuera à faciliter, sur le marché algérien, les relations commerciales entre des grandes entreprises françaises et des entreprises algériennes, notamment dans des secteurs clefs comme l’automobile, les équipements électro-mécaniques ou la pharmacie.
Créée en 1946, Coface, notée AA par Fitch Ratings, AA- par S&P et Aa3 par Moody’s, est filiale de Natexis Banques Populaires et du Groupe Banque Populaire, dont les fonds propres (tier 1) s’élèvent à fin 2005 à 14,63 milliards d’euros. Elle a pour mission de faciliter les échanges entre toutes les entreprises partout dans le monde. Pour cela, elle offre à ses clients quatre outils pour externaliser en tout ou partie la gestion, le financement et la protection de leur Poste clients: l’assurance-crédit, l’information et la notation d’entreprise, la gestion de créances et l’affacturage. Coface propose également trois autres formes de garantie ou de service : l’assurance caution, la formation aux techniques du poste clients et, en France, la gestion des garanties publiques à l’exportation pour le compte de l’Etat. Elle assure à ses 85.000 clients un service de proximité de qualité, grâce à ses 4.850 collaborateurs répartis dans les 60 pays dans lesquels elle est implantée directement. Ce service de proximité est étendu à 93 pays, grâce aux partenaires Coface au sein du réseau mondial CreditAlliance, structuré autour d’une gestion partagée des risques de crédit (Système Risque Commun).
Haut
de page
|
|
Création d’une nouvelle banque : França Bank El Djazaïr |
|
01/2006
Alger,(AAI)- França Bank El Djazaïr, groupe franco-libanais, est nouvel établissement financier d’un capital de 2,5 milliards de dinars qui vient de s’installer en Algérie et commencera ses activités au mois d’avril prochain.
Cet établissement qui a été agréée par les autorités financières, a procédé, hier, à la signature de ses statuts.
L’actionnariat de « França Bank El Djazaïr » est partagé entre la banque franco-libanaise (68%) et le groupe de transport maritime (CMA/CGM) 25%. Pour les 7% restants, c’est un privé algérien, Nabil Salhi qui, à travers sa société Maghreb Truck, devient partenaire du groupement.
Pour Adnan Kassar, P-DG de « França Bank El Djazaïr », la décision prise de s’installer en Algérie «repose sur notre confiance dans ce pays, et dans ses importantes potentialités dans les différents secteurs d’activités économiques, surtout bancaire et financière».
Une décision, a-t-il ajouté, qui tient également compte de la stratégie de développement du groupe libanais «sur des marchés forts prometteurs».
En plus de l’introduction des derniers « concepts banquiers», cette banque compte investir, dans tous les métiers de la banque et même, a souligné Joseph Dakkak, directeur de cette nouvelle succursale.
A signaler que « França Bank » est la plus ancienne banque au Liban. Ses principaux partenaires sont de grands noms de la finance tels que le Crédit Agricole (France), la société allemande d’investissement et de développement (DEG) ainsi que The Public Instituts for Social Security (Koweït).
Concernant les deux autres actionnaires CMA/CGM, dont le P-DG Jacques Saadé était présent hier à la cérémonie de signature, représente le 3e groupe mondial de transport maritime. Installé depuis longtemps en Algérie, il traite annuellement quelque 120 000 containers, soit 27 % des parts du marché national, «nous comptons diversifier encore plus nos activités en Algérie»,a-t-il estimé.
Pour sa part, le groupe Salhi est le distributeur de la gamme de produits allemands MAN en Algérie.
Source : Agence Algérienne d'Information ( AAI )
Haut
de page
|
Une
analyse de l’Oxford Business Groups (Royaume uni)
Algérie : qui bloque la réforme bancaire
? |
|
04/2005
Le récent accès de colère du Président
Bouteflika contre le manque de progrès de la
réforme bancaire, qui revêt une importance
cruciale pour l’Algérie, a attiré
l’attention sur les failles flagrantes qui entravent
le développement des secteurs hors hydrocarbures
depuis trop longtemps.
S'exprimant devant un parterre de cadres de la Nation
à l’occasion du premier anniversaire de
sa réélection, M. Bouteflika a dénoncé
avec véhémence le statu quo qui rè
gne
dans le secteur bancaire depuis bien longtemps. En effet,
l’indispensable réforme bancaire est évoquée
depuis l’élection de M. Bouteflika en 1999,
et en dépit des quelques changements introduits
par l’ordonnance d’août 2003, le secteur
est toujours à la traîne, aussi bien en
termes de modernisation que de contribution au développement
économique du pays.
Comme
l’a dit M. Bouteflika, « Depuis 1999, on
entend parler de réformes bancaires, mais il
n’y a eu que de la gabegie. Le retard n’est
plus acceptable dans ce secteur ».
De
fait, cette situation entrave le développement
du secteur productif algérien. De nombreux entrepreneurs
potentiels ont vu leurs projets bloqués dans
les starting-blocks, tandis que trop d’entreprises
privées ne peuvent compter que sur leurs fonds
propres pour financer leurs équipements et la
formation de leurs employés.
« Au moment où je parle, il y a au minimum
10 milliards de dollars dans les banques qui attendent
ceux qui veulent travailler avec cet argent »,
a ajouté le Président.
Bien
que l’Algérie compte aujourd’hui
15 banques privées, algériennes comme
étrangères, le secteur public continue
de dominer le secteur bancaire, puisque les banques
publiques détiennent près de 90 % du marché,
tant en termes d’actifs que de crédits
à l’économie.
Dans
ces conditions, les banques privées algériennes
ont bien du mal à se développer : trois
d’entre elles ont fait faillite en 2003 et 2004,
une est actuellement en redressement, et une cinquième
se trouve en grande difficulté.
Le
secteur financier a dû subir le fardeau des politiques
économiques de l’État, traditionnellement
orientées en faveur des entreprises publiques,
dont la plupart étaient déficitaires.
L’octroi — sur ordre — de crédits
aux grandes entreprises publiques déficitaires
a longtemps constitué la principale cause de
la fragilité des banques publiques.
La
Société Financière Internationale
(SFI) a récemment souligné que la gestion
et le recouvrement des prêts non performants sont
unanimement reconnus comme des problèmes clés
pour les banques algériennes, dont les dettes
non recouvrables ont connu plusieurs restructurations,
dont la dernière par le Trésor algérien.
En
effet, selon les estimations du Forum de Recherche Économique
(Economic Research Forum), une organisation indépendante
spécialisée dans le Moyen-Orient et l’Afrique
du Nord (Région MENA), en l’an 2000, les
prêts non performants représentaient plus
de 6 milliards de dollars — soit la moitié
du volume total des crédits à l’économie.
Les estimations de la Banque Mondiale, quant à
elles, montrent que les prêts non performants
ne représentaient pas moins de 11 % du PIB algérien
en 2001. Le gouvernement a repris une grande partie
de ce fardeau, réduisant ainsi le montant des
prêts non performants à environ 3,6 milliards
de dollars en 2004, selon le ministère des Finances.
Ceci représente encore près de 20 % des
crédits à l’économie, et
4,5 % du PIB.
Le
manque d’efficacité de la gestion des prêts
non performants au sein des banques publiques explique
en partie le niveau relativement faible des crédits
à l’économie algérienne par
rapport aux ressources, aux liquidités et à
la production du pays. En effet, les chiffres officiels
indiquent qu’en 2003 l’encours total des
crédits était de 18,5 milliards de dollars,
soit 27 % du PIB.
La
pression exercée par les autorités a,
malheureusement, eu pour principal résultat de
dissuader les banquiers d’accorder des crédits
aux entreprises privées, et en particulier aux
petites et moyennes entreprises (PME).
Le
fond du problème est que les banques ont négligé
de développer l’expertise technique nécessaire
pour évaluer et analyser précisément
les risques. L’amélioration de ces capacités
augmenterait les profits du secteur bancaire à
court terme, et stimulerait l’octroi de crédits
à moyen terme.
"
Pour être plus offensives dans l’octroi
de crédits, les institutions financières
doivent prendre confiance dans leur capacité
à gérer les risques associés,",
a récemment déclaré Sami Haddad,
Directeur de la SFI pour le Moyen Orient et l’Afrique
du Nord, à l’occasion de la signature d’un
accord avec le Crédit Populaire d’Algérie
(CPA), l’une des plus grandes banques d’Algérie.
Dans le cadre de cet accord, la SFI conseillera le CPA
pour le renforcement de sa politique d’octroi
de crédits aux PME. Ce projet a pour objectif
d’améliorer la gestion des risques et la
qualité de service du CPA en développant
des outils et des pratiques modernes d’analyse,
en particulier pour le stockage des données et
les systèmes de scoring.
La
plupart des analystes s’accordent à dire
qu’une telle expertise ne peut venir que du secteur
privé, mais les grands groupes bancaires internationaux
n’ont actuellement aucune incitation à
augmenter leur présence et à développer
un large réseau d’agences en Algérie,
dans la mesure où ils sont pour l’instant
condamnés à se disputer seulement 10 %
du marché. Le groupe bancaire le plus actif dans
ce domaine est pour l’instant la Société
générale, qui s’attache à
développer un réseau conséquent,
et qui devrait compter 18 ou 19 succursales d’ici
la fin 2005.
Dans
ces conditions, la solution ne pourra venir que de la
privatisation de certaines des six grandes banques publiques,
qui possèdent environ 1 100 agences à
travers tout le pays. Le CPA a été sélectionné
dans cette optique, mais bien que l’idée
de le privatiser ait été évoquée
pour la première fois fin 2002, des résistances
internes et externes au secteur bancaire ont jusqu’ici
bloqué l’avancement de ce dossier. Cependant,
la Président du CPA, El Hachemi Meghaoui, a annoncé
en mars que la privatisation devrait intervenir d’ici
la fin 2006.
À
ce stade, néanmoins, il reste impossible de savoir
quelle proportion du capital de la banque sera vendue,
et surtout si le repreneur potentiel se verra proposer
le contrôle de la banque. Selon des experts du
secteur, cette condition s’avérera cruciale
pour attirer des repreneurs sérieux.
Le
secteur bancaire algérien souffre également
de l’absence d’un système de paiement
électronique : seulement quelques institutions
ont commencé à délivrer des cartes
de retrait, et les cartes de crédit internationales
ne sont acceptées que dans une poignée
d’hôtels cinq étoiles. L’instauration
du système de paiement électronique est
cependant proche, puisque le Secrétaire Général
de l’Association des Banques et Établissements
Financiers (ABEF), Abderrahmane Benkhalfa, a récemment
confirmé à Oxford Business Group que le
système serait enfin opérationnel au début
2006.
Pendant
ce temps, le gouvernement s’attaque au problème
de la bonne gouvernance dans le secteur financier. Le
ministère des Finances prépare actuellement
une réforme visant à rationaliser la gestion
des banques en séparant la fonction de Directeur
Général de celle de président du
conseil d’administration — aujourd’hui
détenues par une seule et même personne
— dans le but de renforcer le contrôle interne
des banques. Pour rationaliser la gestion, il semble
également nécessaire de favoriser l’émergence
d’administrateurs professionnels, nommés
à ce poste en fonction de leurs compétences,
et non plus selon des considérations politiques.
Les
experts du secteur soulignent que cette mesure devra
être accompagnée par une réforme
en profondeur du système de rémunération
des dirigeants et des administrateurs du secteur, de
façon à ce qu’ils bénéficient
d’incitations financières, mais aussi qu’ils
soient, en contrepartie, rendus responsables en cas
d’irrégularités dans la gestion
ou le contrôle.
Les
autorités ont par ailleurs déjà
modifié le cadre législatif du secteur
en conformité avec les règles de l’Organisation
Mondiale Commerce (OMC), dans le cadre des négociations
pour l’adhésion de l’Algérie.
Enfin,
il est important de signaler que l’Algérie
a adopté en janvier 2005 une loi visant à
combattre le blanchiment d’argent.
La
prochaine priorité devrait être la réanimation
du marché financier algérien, aujourd’hui
léthargique. Un premier pas a été
effectué dans ce sens à la mi-2004, avec
le lancement d’Algeria Clearing, le dépositaire
central des valeurs du marché. Bien qu’une
première série d’émissions
obligataires réussies ait permis à la
bourse d’Alger de relever la tête en 2004,
seul un vrai coup d’accélérateur
au processus de privatisation pourra transformer la
bourse en source de financements pour les entreprises
privées.
Il
reste beaucoup à faire pour hisser le secteur
financier au niveau des standards régionaux,
et dans l’optique de l’accord de libre-échange
avec l’Union européenne et de l’accession
à l’OMC, il est grand temps que le Président
Bouteflika s’emploie à user une part de
son grand crédit politique pour cette priorité
absolue. Après être parvenu à ramener
la sécurité sur la plus grande partie
du territoire, l’ajustement économique
— et plus particulièrement financier —
pourrait bien constituer sa prochaine épreuve
du feu. Lu
sur le site :
www.oxfordbusinessgroup.com
Haut
de page
|
Finance
& banques en Algérie (2003) |
|
L’organisation
bancaire et financière de l’Algérie
est en mutation. Les réformes entamées
avec la promulgation de la loi sur la monnaie et le
crédit au début des années 1990
ne sont toujours pas totalement achevées. Cependant,
la stabilisation du cadre macroéconomique et
la stabilisation des équilibres facilitent
la mise en œuvre effective de ces réformes.
La loi de 1990 a permis l’ouverture du secteur
bancaire aux capitaux privés nationaux et étrangers.
En 2003, l’Algérie compte 22 banques.
Outre, les 7 banques publiques, il y a 7 banques privées
algériennes et 10 banques privées étrangères
(dont 3 Françaises, Natexis, Société
Générale et BNP-Paribas). Certains organismes
étrangers ont opté pour des bureaux
de liaisons, par exemple Citibank (USA), Crédit
Lyonnais et Fortis (France). Par ailleurs, l’État
a effectué un effort important en assainissant
la dette des banques publiques et en les recapitalisant,
l’objectif étant de moderniser leur fonctionnement
et le hisser aux normes internationales, afin de faciliter
les opérations de privatisation ou d’ouverture
du capital.
Seule contrainte, l’accès au crédit.
La modicité du capital des banques privées
limite leur capacité de crédit en raison
de l’application normale des règles prudentielles.
Même si cette situation risque rapidement d’évoluer,
les autorités algériennes veulent amener
les banques à augmenter leurs capitaux.
Les
banques publiques participent à la politique
de détente budgétaire, favorisent le
crédit et offrent de nouveaux produits. Des
institutions privées spécialisées
font leur apparition sur le marché monétaire
telle que l’Arab Leasing Corporate (à
capitaux algériens, public et privé,
saoudiens et une participation de la SFI).
Quant à la réglementation des changes,
elle consacre le principe de la liberté de
mouvement des capitaux pour financer une activité
économique, ainsi que le rapatriement des fruits
des investissements. Toutefois, la réglementation
et le contrôle des opérations sont stricts,
ce qui rend la mise en œuvre des opérations
financières assez lente et formaliste. La convertibilité
du dinar pour les opérations courantes est
depuis quelques années acquise, tout comme
la liberté d’ouverture d’un ou
plusieurs comptes en devises, qui ne peuvent fonctionner
qu’en relation avec l’activité
de leur détenteur.
Samar
Smati
Information
transmise gracieusement par le Réseau ANIMA. www.animaweb.org

Haut
de page
|
Haut de page |
|
Realisation Cabinet A - Design/conceptionwww.sitweb-concept.com

|