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Algérie
INFOS

12/2007 Femip-BEI : Prêt participatif de 3 millions d’euro à l’entreprise familiale Nouvelle Conserverie Algérienne Rouiba.

09/2007 Algérie : privatisations.

07/2007 Projet d’assistance technique de la Banque mondiale en matière de prêt hypothécaire.

07/2007 Article : Les enjeux des technopôles au Maghreb, par Guy Fleuret et Stéphane Tabarie.

10/2006 L’Algérie : le 60e pays de présence de Coface.

01/2006 Création d’une nouvelle banque : França Bank El Djazaïr.

04/2005 Une analyse de l’Oxford Business Groups (Royaume uni)
Algérie : qui bloque la réforme bancaire ?

2003 Finance & banques en Algérie.

 Femip-BEI : Prêt participatif de 3 millions d’euro à l’entreprise familiale Nouvelle Conserverie Algérienne Rouiba

12/2007
La FEMIP, Facilité Euro-Méditerranéenne d’Investissement et de Partenariat, l’instrument de la Banque européenne d’investissement consacré à l’Euro-Méditerranée, concrétise son soutien au secteur privé algérien et envoie un message de confiance dans l’économie de ce pays partenaire. Elle a en effet accordé aujourd’hui un financement en monnaie locale de près de 300.000.000 millions de Dinards, soit 3 millions d’Euros, à l’entreprise familiale Nouvelle Conserverie Algérienne Rouiba. Cette entreprise, qui compte parmi les leaders sur le marché des jus de fruits en Algérie, a en effet engagé un important programme de modernisation et de croissance que cette opération permet de financer. Ce prêt participatif est un instrument financier innovant qui se situe entre un financement en capital et un financement par prêt. Cet instrument de financement à long terme (huit ans) dont la rémunération est en partie basée sur les performances de la société est particulièrement adapté aux besoins des PME.

La vision à long terme de la FEMIP en Algérie : soutenir le secteur privé et notamment la croissance des PME, par la promotion de produits financiers innovants.

Cet investissement s’inscrit dans la stratégie de la FEMIP qui vise à stimuler le secteur privé dans les pays partenaires méditerranéens. La priorité est donnée au soutien aux entreprises locales de petite et moyenne dimension, en particulier par l’utilisation de produits financiers adaptés aux besoins du marché, notamment des produits de capital investissement (fonds propres ou quasi-fonds propres) qui constituent un des éléments stratégiques du développement des PME.

Le financement octroyé à la Nouvelle Conserverie Algerienne Rouiba ambitionne de démontrer, notamment aux investisseurs étrangers, la viabilité et le potentiel du secteur du capital investissement en Algérie, tant au travers d’opérations directes avec les PME algériennes soucieuses de développer leurs activités et d’ouvrir leur capital, qu’au travers de fonds de capital investissement.

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Oxford business group
Algérie: Privatisations

18  September 2007
L'Algérie vient de lancer une nouvelle vague de privatisations alors que les syndicats menacent de résister face au nombre croissant de concessions.
Le 1er septembre dernier, le ministère de l'Industrie et de la Promotion des investissements a déclaré que 13 entreprises publiques seront prochainement proposées à la privatisation, précisant, dans un communiqué adressé aux repreneurs potentiels, que les entreprises sur la sellette verraient une ouverture de leur capital en majorité ou en totalité.
Cette vague de privatisations porte essentiellement sur le désengagement de l'Etat de ses activités de production. En l'occurrence, l'Etat veut se délester d'Enien, dans le secteur électroménager, d'Electro-Industries, qui fournit des moteurs électriques et Enpec, producteur de batteries de démarrage pour l'industrie automobile. Ce nouveau lot d'entreprises à céder comprend également EVSM et la Sonatro, spécialisées dans les travaux routiers ; les fabricants de produits chimiques Enasel, Alphyt et Aldar. Dans les métiers de la fonderie, Alfel, Alfet et Alfon, sont aussi destinés à la vente.
A ce jour, le gouvernement a cédé plus de la moitié des entreprises en liste pour être privatisées, dont 430 sont déjà passé sous la coupe, et quelque 300 autres sont candidates à la privatisation.
Algérie Télécom, un des fleurons du programme de privatisation, ouvrira son capital de l'ordre de 35 à 51% avant la fin de l'année. Parmi les 45 repreneurs intéressés figurent Portugal Télécom, Saudi Télécom et British Télécom, a révélé Boudjemaa Haichour, le ministre de la Poste et des Technologies de l'information et des communications. L'opération devrait rapporter 3 milliards de dollars dans les caisses de l'Etat.
L'autre fleuron destiné à la vente est la banque Crédit populaire d'Algérie (CPA). Le 4 septembre dernier, Karim Djoudi, ministre des Finances, annonçait que les offres techniques de six banques étrangères seraient étudiées début octobre, et que la décision concernant la présélection des candidats serait prononcée pour une prise de participations à hauteur de 51% dans le capital du CPA.
Avec quelque 70,000 clients et un réseau d'environ 130 agences, le CPA est une des plus grosses banques d'Algérie, sur un marché largement dominé par le secteur public, qui représente 95% des valeurs et prêts bancaires.
Le marché bancaire algérien avait jusqu'à présent été épargné par le programme de privatisations, mais la proposition d'ouverture majoritaire du capital du CPA démontre que le gouvernement a entendu l'appel à l'ouverture et à la modernisation du secteur bancaire.
Les banques françaises BNP Paribas, Société générale, Crédit Agricole et Natexis, ainsi que l'américain Citibank et l'espagnol Banco Santander ont dores et déjà été présélectionnés pour l'acquisition du CPA, bien que le nombre total de candidats devrait être réduit suite à l'évaluation technique. L'opération de privatisation devrait être finalisée d'ici la fin de l'année.
Une autre entreprise publique, Société nationale des tabacs et allumettes (SNTA), semble séduire les investisseurs internationaux, dont British American Tobacco et Altadis, selon certaines sources.
Toutefois, le programme de privatisations algérien n'est pas sans critiques. Nombreux sont ceux qui qualifient la concession de sociétés publiques comme étant un processus injustement précipité et inconsidéré à l'égard des employés. Un autre courant d'opposition provient du fait qu'un nombre important de sociétés algériennes ont fini entre des mains étrangères.
Au mois de juillet, la Coordination nationale des syndicats des ports d'Algérie (CNSPA) déclarait la concession de 50% du capital du terminal à conteneurs du port de Djen Djen à Dubai Ports World comme étant contraire aux intérêts nationaux. Les syndicats maritimes ont appelé à la grève générale si le gouvernement entendait poursuivre les négociations avec la société emirati.
Les syndicats représentants d'autres secteurs de l'économie ont aussi menacé de grève pour exprimer leur opposition au programme de privatisations et pour protéger les intérêts de leurs adhérents.
Néanmoins, si les appels à la grève de la part des syndicats sont en mesure de retarder le processus de privatisations, ils n'empêcheront pas pour autant le gouvernement à continuer sur sa lancée.

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Algérie
Projet d’assistance technique de la Banque mondiale en matière de prêt hypothécaire

07/2007
Ce projet aidera à renforcer l’environnement nécessaire au bon fonctionnement du marché des prêts hypothécaires, en conseillant le gouvernement au sujet des mesures de réforme juridique et administrative qui devraient améliorer les droits de propriété, les gages hypothécaires, ainsi que les titres de propriété et les systèmes d’enregistrement. Il fournira également une assistance stratégique aux institutions financières et du matériel pédagogique pour la formation du personnel impliqué dans les opérations de prêts hypothécaires.
MONTANT DU  PRET: équivalent à 5,5 millions $.

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Nawafid sur le Maghreb N°4 (Janvier 2007)
Les enjeux des technopôles au Maghreb

07/2007
Par Guy Fleuret, spécialiste principal en urbanisme et Stéphane Tabarie.
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L’Algérie : le 60e pays de présence de Coface

10/2006
Paris, le 12 octobre 2006, Coface annonce s’implanter en Algérie pour y déployer son offre d’assurance-crédit. Cette offre s’appuie sur une société de services, Coface Algérie Services (CALS), et sur une police. Cette police, émise par son partenaire Cagex, est identique à celle que Coface propose en France et dans tous ses pays de présence. Cette toute première offre algérienne d’assurance-crédit domestique est une bonne nouvelle pour toutes les sociétés implantées dans ce pays, quelles soient algériennes, françaises ou d’autres nationalités.

Depuis de nombreuses années, Coface a engagé une vaste politique de déploiement international. Désormais présente directement dans 60 pays, elle est également en mesure d’offrir à ses clients un service de proximité dans 93 pays grâce à ses partenaires en assurance-crédit et en information d’entreprise, tous membres du réseau international Credit Alliance qu’elle a mis en place il y a plus de 10 ans.
 
Dans ce cadre, et pour renforcer sa présence dans le Maghreb , Coface vient de prendre deux initiatives importantes en Algérie, pays à fort potentiel économique, partenaire privilégié de la France et qui a une vocation de leader dans cette zone (voir annexe).
 
- La première avec l'assureur crédit public algérien Cagex, avec lequel elle entretient des relations étroites depuis 1998, date à laquelle cet assureur est devenu membre de Credit Alliance. Cagex a donc accès, depuis de nombreuses années, à tous les outils de souscription et de réassurance de Coface. Un nouveau partenariat permettra désormais à Cagex de proposer à toutes les entreprises installées en Algérie (quelles soient algériennes, françaises ou d’autres nationalités) une police identique à celle que Coface met à la disposition de ses clients en France et dans tous ces pays de présence. Cette police est un outil indispensable pour développer dans de bonnes conditions les relations commerciales que les entreprises veulent développer sur ce marché
 
- La seconde, pour que ce partenariat puisse se développer dans des conditions optimales, Coface met en place une société de services, nommée Coface Algérie Services (CALS).
 
Cette nouvelle société sera chargée d’assurer un service de proximité approprié aux besoins des clients de Coface, qui auront souscrit une police d’assurance-crédit domestique auprès de la Cagex. Elle sera aussi chargée de compléter cette offre de services par des prestations de gestion de créances.
 
En prenant une telle initiative, Coface contribuera à faciliter, sur le marché algérien, les relations commerciales entre des grandes entreprises françaises et des entreprises algériennes, notamment dans des secteurs clefs comme l’automobile, les équipements électro-mécaniques ou la pharmacie.
 
Créée en 1946, Coface, notée AA par Fitch Ratings, AA- par S&P et Aa3 par Moody’s, est filiale de Natexis Banques Populaires et du Groupe Banque Populaire, dont les fonds propres (tier 1) s’élèvent à fin 2005 à 14,63 milliards d’euros. Elle a pour mission de faciliter les échanges entre toutes les entreprises partout dans le monde. Pour cela, elle offre à ses clients quatre outils pour externaliser en tout ou partie la gestion, le financement et la protection de leur Poste clients: l’assurance-crédit, l’information et la notation d’entreprise, la gestion de créances et l’affacturage. Coface propose également trois autres formes de garantie ou de service : l’assurance caution, la formation aux techniques du poste clients et, en France, la gestion des garanties publiques à l’exportation pour le compte de l’Etat. Elle assure à ses 85.000 clients un service de proximité de qualité, grâce à ses 4.850 collaborateurs répartis dans les 60 pays dans lesquels elle est implantée directement. Ce service de proximité est étendu à 93 pays, grâce aux partenaires Coface au sein du réseau mondial CreditAlliance, structuré autour d’une gestion partagée des risques de crédit (Système Risque Commun).

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ANALYSES

Téléchargez gratuitement Acrobat reader pour les fichier PDF.

• Analyse Coface de la situation macro et microéconomique de l’Algérie. (10/2006)

• Présentation du secteur bancaire en Algérie (01/2006).

• Algérie : la nouvelle donne (2006)
Source : site de la mission économique en Algérie. © DREE/Trésor www.missioneco.org/algerie

• La politique monétaire algérienne (2006)
Source : site de la mission économique en Algérie. © DREE/Trésor www.missioneco.org/algerie

• Les marchés financiers en Algérie (2006)
Source : site de la mission économique en Algérie. © DREE/Trésor www.missioneco.org/algerie

• La politique de change en Algérie (2006)
Source : site de la mission économique en Algérie. © DREE/Trésor www.missioneco.org/algerie

• Principaux indicateurs économiques et financiers de l'Algérie (2004)
Source : site de la mission économique en Algérie. © DREE/Trésor www.missioneco.org/algerie

• La coopération franco-algérienne en matière économique et financière (2004)
Source : site de la mission économique en Algérie. © DREE/Trésor www.missioneco.org/algerie

• L’Algérie vue par la Banque mondiale (2004)

Création d’une nouvelle banque : França Bank El Djazaïr

01/2006
Alger,(AAI)- França Bank El Djazaïr, groupe franco-libanais, est nouvel établissement financier d’un capital de 2,5 milliards de dinars qui vient de s’installer en Algérie et commencera ses activités au mois d’avril prochain.
  Cet établissement qui a été agréée par les autorités financières, a procédé, hier, à la signature de ses statuts.
  L’actionnariat de « França Bank El Djazaïr » est partagé entre la banque franco-libanaise (68%) et le groupe de transport maritime (CMA/CGM) 25%. Pour les 7% restants, c’est un privé algérien, Nabil Salhi qui, à travers sa société Maghreb Truck, devient partenaire du groupement.
  Pour Adnan Kassar, P-DG de « França Bank El Djazaïr », la décision prise de s’installer en Algérie «repose sur notre confiance dans ce pays, et dans ses importantes potentialités dans les différents secteurs d’activités économiques, surtout bancaire et financière».
  Une décision, a-t-il ajouté, qui tient également compte de la stratégie de développement du groupe libanais «sur des marchés forts prometteurs».
En plus de l’introduction des derniers « concepts banquiers», cette banque compte investir, dans tous les métiers de la banque et même, a souligné  Joseph Dakkak, directeur de cette nouvelle succursale.
A signaler que  « França Bank » est la plus ancienne banque au Liban. Ses principaux partenaires sont de grands noms de la finance tels que le Crédit Agricole (France), la société allemande d’investissement et de développement (DEG) ainsi que The Public Instituts for Social Security (Koweït).
  Concernant les deux autres actionnaires CMA/CGM, dont le P-DG Jacques Saadé était présent hier à la cérémonie de signature, représente le 3e groupe mondial de transport maritime. Installé depuis longtemps en Algérie, il traite annuellement quelque 120 000  containers, soit 27 % des parts du marché national, «nous comptons diversifier encore plus nos activités en Algérie»,a-t-il estimé.
  Pour sa part, le groupe Salhi est le distributeur de la gamme de produits allemands MAN en Algérie.

Source : Agence Algérienne d'Information ( AAI )

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Une analyse de l’Oxford Business Groups (Royaume uni)
Algérie : qui bloque la réforme bancaire ?

04/2005
Le récent accès de colère du Président Bouteflika contre le manque de progrès de la réforme bancaire, qui revêt une importance cruciale pour l’Algérie, a attiré l’attention sur les failles flagrantes qui entravent le développement des secteurs hors hydrocarbures depuis trop longtemps.
S'exprimant devant un parterre de cadres de la Nation à l’occasion du premier anniversaire de sa réélection, M. Bouteflika a dénoncé avec véhémence le statu quo qui rè

gne dans le secteur bancaire depuis bien longtemps. En effet, l’indispensable réforme bancaire est évoquée depuis l’élection de M. Bouteflika en 1999, et en dépit des quelques changements introduits par l’ordonnance d’août 2003, le secteur est toujours à la traîne, aussi bien en termes de modernisation que de contribution au développement économique du pays.

Comme l’a dit M. Bouteflika, « Depuis 1999, on entend parler de réformes bancaires, mais il n’y a eu que de la gabegie. Le retard n’est plus acceptable dans ce secteur ».

De fait, cette situation entrave le développement du secteur productif algérien. De nombreux entrepreneurs potentiels ont vu leurs projets bloqués dans les starting-blocks, tandis que trop d’entreprises privées ne peuvent compter que sur leurs fonds propres pour financer leurs équipements et la formation de leurs employés.
« Au moment où je parle, il y a au minimum 10 milliards de dollars dans les banques qui attendent ceux qui veulent travailler avec cet argent », a ajouté le Président.

Bien que l’Algérie compte aujourd’hui 15 banques privées, algériennes comme étrangères, le secteur public continue de dominer le secteur bancaire, puisque les banques publiques détiennent près de 90 % du marché, tant en termes d’actifs que de crédits à l’économie.

Dans ces conditions, les banques privées algériennes ont bien du mal à se développer : trois d’entre elles ont fait faillite en 2003 et 2004, une est actuellement en redressement, et une cinquième se trouve en grande difficulté.

Le secteur financier a dû subir le fardeau des politiques économiques de l’État, traditionnellement orientées en faveur des entreprises publiques, dont la plupart étaient déficitaires. L’octroi — sur ordre — de crédits aux grandes entreprises publiques déficitaires a longtemps constitué la principale cause de la fragilité des banques publiques.

La Société Financière Internationale (SFI) a récemment souligné que la gestion et le recouvrement des prêts non performants sont unanimement reconnus comme des problèmes clés pour les banques algériennes, dont les dettes non recouvrables ont connu plusieurs restructurations, dont la dernière par le Trésor algérien.

En effet, selon les estimations du Forum de Recherche Économique (Economic Research Forum), une organisation indépendante spécialisée dans le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord (Région MENA), en l’an 2000, les prêts non performants représentaient plus de 6 milliards de dollars — soit la moitié du volume total des crédits à l’économie. Les estimations de la Banque Mondiale, quant à elles, montrent que les prêts non performants ne représentaient pas moins de 11 % du PIB algérien en 2001. Le gouvernement a repris une grande partie de ce fardeau, réduisant ainsi le montant des prêts non performants à environ 3,6 milliards de dollars en 2004, selon le ministère des Finances. Ceci représente encore près de 20 % des crédits à l’économie, et 4,5 % du PIB.

Le manque d’efficacité de la gestion des prêts non performants au sein des banques publiques explique en partie le niveau relativement faible des crédits à l’économie algérienne par rapport aux ressources, aux liquidités et à la production du pays. En effet, les chiffres officiels indiquent qu’en 2003 l’encours total des crédits était de 18,5 milliards de dollars, soit 27 % du PIB.

La pression exercée par les autorités a, malheureusement, eu pour principal résultat de dissuader les banquiers d’accorder des crédits aux entreprises privées, et en particulier aux petites et moyennes entreprises (PME).

Le fond du problème est que les banques ont négligé de développer l’expertise technique nécessaire pour évaluer et analyser précisément les risques. L’amélioration de ces capacités augmenterait les profits du secteur bancaire à court terme, et stimulerait l’octroi de crédits à moyen terme.

" Pour être plus offensives dans l’octroi de crédits, les institutions financières doivent prendre confiance dans leur capacité à gérer les risques associés,", a récemment déclaré Sami Haddad, Directeur de la SFI pour le Moyen Orient et l’Afrique du Nord, à l’occasion de la signature d’un accord avec le Crédit Populaire d’Algérie (CPA), l’une des plus grandes banques d’Algérie. Dans le cadre de cet accord, la SFI conseillera le CPA pour le renforcement de sa politique d’octroi de crédits aux PME. Ce projet a pour objectif d’améliorer la gestion des risques et la qualité de service du CPA en développant des outils et des pratiques modernes d’analyse, en particulier pour le stockage des données et les systèmes de scoring.

La plupart des analystes s’accordent à dire qu’une telle expertise ne peut venir que du secteur privé, mais les grands groupes bancaires internationaux n’ont actuellement aucune incitation à augmenter leur présence et à développer un large réseau d’agences en Algérie, dans la mesure où ils sont pour l’instant condamnés à se disputer seulement 10 % du marché. Le groupe bancaire le plus actif dans ce domaine est pour l’instant la Société générale, qui s’attache à développer un réseau conséquent, et qui devrait compter 18 ou 19 succursales d’ici la fin 2005.

Dans ces conditions, la solution ne pourra venir que de la privatisation de certaines des six grandes banques publiques, qui possèdent environ 1 100 agences à travers tout le pays. Le CPA a été sélectionné dans cette optique, mais bien que l’idée de le privatiser ait été évoquée pour la première fois fin 2002, des résistances internes et externes au secteur bancaire ont jusqu’ici bloqué l’avancement de ce dossier. Cependant, la Président du CPA, El Hachemi Meghaoui, a annoncé en mars que la privatisation devrait intervenir d’ici la fin 2006.

À ce stade, néanmoins, il reste impossible de savoir quelle proportion du capital de la banque sera vendue, et surtout si le repreneur potentiel se verra proposer le contrôle de la banque. Selon des experts du secteur, cette condition s’avérera cruciale pour attirer des repreneurs sérieux.

Le secteur bancaire algérien souffre également de l’absence d’un système de paiement électronique : seulement quelques institutions ont commencé à délivrer des cartes de retrait, et les cartes de crédit internationales ne sont acceptées que dans une poignée d’hôtels cinq étoiles. L’instauration du système de paiement électronique est cependant proche, puisque le Secrétaire Général de l’Association des Banques et Établissements Financiers (ABEF), Abderrahmane Benkhalfa, a récemment confirmé à Oxford Business Group que le système serait enfin opérationnel au début 2006.

Pendant ce temps, le gouvernement s’attaque au problème de la bonne gouvernance dans le secteur financier. Le ministère des Finances prépare actuellement une réforme visant à rationaliser la gestion des banques en séparant la fonction de Directeur Général de celle de président du conseil d’administration — aujourd’hui détenues par une seule et même personne — dans le but de renforcer le contrôle interne des banques. Pour rationaliser la gestion, il semble également nécessaire de favoriser l’émergence d’administrateurs professionnels, nommés à ce poste en fonction de leurs compétences, et non plus selon des considérations politiques.

Les experts du secteur soulignent que cette mesure devra être accompagnée par une réforme en profondeur du système de rémunération des dirigeants et des administrateurs du secteur, de façon à ce qu’ils bénéficient d’incitations financières, mais aussi qu’ils soient, en contrepartie, rendus responsables en cas d’irrégularités dans la gestion ou le contrôle.

Les autorités ont par ailleurs déjà modifié le cadre législatif du secteur en conformité avec les règles de l’Organisation Mondiale Commerce (OMC), dans le cadre des négociations pour l’adhésion de l’Algérie.

Enfin, il est important de signaler que l’Algérie a adopté en janvier 2005 une loi visant à combattre le blanchiment d’argent.

La prochaine priorité devrait être la réanimation du marché financier algérien, aujourd’hui léthargique. Un premier pas a été effectué dans ce sens à la mi-2004, avec le lancement d’Algeria Clearing, le dépositaire central des valeurs du marché. Bien qu’une première série d’émissions obligataires réussies ait permis à la bourse d’Alger de relever la tête en 2004, seul un vrai coup d’accélérateur au processus de privatisation pourra transformer la bourse en source de financements pour les entreprises privées.

Il reste beaucoup à faire pour hisser le secteur financier au niveau des standards régionaux, et dans l’optique de l’accord de libre-échange avec l’Union européenne et de l’accession à l’OMC, il est grand temps que le Président Bouteflika s’emploie à user une part de son grand crédit politique pour cette priorité absolue. Après être parvenu à ramener la sécurité sur la plus grande partie du territoire, l’ajustement économique — et plus particulièrement financier — pourrait bien constituer sa prochaine épreuve du feu.

Lu sur le site :
www.oxfordbusinessgroup.com

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Finance & banques en Algérie (2003)

L’organisation bancaire et financière de l’Algérie est en mutation. Les réformes entamées avec la promulgation de la loi sur la monnaie et le crédit au début des années 1990 ne sont toujours pas totalement achevées. Cependant, la stabilisation du cadre macroéconomique et la stabilisation des équilibres facilitent la mise en œuvre effective de ces réformes. La loi de 1990 a permis l’ouverture du secteur bancaire aux capitaux privés nationaux et étrangers. En 2003, l’Algérie compte 22 banques. Outre, les 7 banques publiques, il y a 7 banques privées algériennes et 10 banques privées étrangères (dont 3 Françaises, Natexis, Société Générale et BNP-Paribas). Certains organismes étrangers ont opté pour des bureaux de liaisons, par exemple Citibank (USA), Crédit Lyonnais et Fortis (France). Par ailleurs, l’État a effectué un effort important en assainissant la dette des banques publiques et en les recapitalisant, l’objectif étant de moderniser leur fonctionnement et le hisser aux normes internationales, afin de faciliter les opérations de privatisation ou d’ouverture du capital.
Seule contrainte, l’accès au crédit. La modicité du capital des banques privées limite leur capacité de crédit en raison de l’application normale des règles prudentielles. Même si cette situation risque rapidement d’évoluer, les autorités algériennes veulent amener les banques à augmenter leurs capitaux.
Les banques publiques participent à la politique de détente budgétaire, favorisent le crédit et offrent de nouveaux produits. Des institutions privées spécialisées font leur apparition sur le marché monétaire telle que l’Arab Leasing Corporate (à capitaux algériens, public et privé, saoudiens et une participation de la SFI).
Quant à la réglementation des changes, elle consacre le principe de la liberté de mouvement des capitaux pour financer une activité économique, ainsi que le rapatriement des fruits des investissements. Toutefois, la réglementation et le contrôle des opérations sont stricts, ce qui rend la mise en œuvre des opérations financières assez lente et formaliste. La convertibilité du dinar pour les opérations courantes est depuis quelques années acquise, tout comme la liberté d’ouverture d’un ou plusieurs comptes en devises, qui ne peuvent fonctionner qu’en relation avec l’activité de leur détenteur.

Samar Smati

Information transmise gracieusement par le Réseau ANIMA. www.animaweb.org

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