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Oxford business group
Algerie : Révision des Règlements
[english]
22/09/ 2009
Le climat de l'investissement en Algérie a connu quelques changements importants au cours des derniers mois. En effet, en 2009, des réformes gouvernementales à grande échelle ont été entreprises afin de réduire les importations jugées trop nombreuses et tirer davantage profit de l'entrée de capitaux étrangers.
Parmi les changements entrepris les plus importants, on compte la révision des conditions de partenariat entre les entités locales et étrangères. Selon les nouvelles réglementations, tous les investissements étrangers à venir doivent être effectués en association avec un actionnariat détenu par des Algériens, et la part étrangère ne doit pas dépasser les 49%. Il est également établi dans cette mesure que tout projet d'investissement direct étranger doit d'abord être approuvé par le Conseil national de l'investissement. De plus, l'augmentation du capital par le biais de partenariats doit découler d'une décision des services nationaux.
Selon une autre nouvelle réglementation, les entreprises étrangères, notamment les sociétés d'importations, doivent avoir un minimum de 30% de participations locales dans leur capital. Bien que l'incertitude concernant la date de mise en œuvre de cette mesure, notamment à savoir si cette dernière serait rétroactive ou non, ait duré plusieurs mois au début 2009, en juin dernier, le ministère des Finances a confirmé que la série de lois ne s'appliquerait qu'aux sociétés établies après le 28 juillet 2009.
Selon une section de loi, les paiements liés aux importations doivent être garantis par une lettre de crédit. Cependant, en réaction à de lourdes critiques provenant de l'intérieur comme de l'extérieur du pays concernant l'alourdissement inutile de la bureaucratie et la hausse des coûts, l'Association des banques et des établissements financiers a indiqué, à la fin du mois d'août, que cette règle ne s'appliquerait ni aux produits semi transformés ni à ceux qui sont « nécessaires à la production nationale ». De nouvelles précisions sont à venir.
Malgré les amendements apportés dans les mois suivant la mise en œuvre de ces nouvelles réglementations, comme la révision de la rétroactivité et les exemptions liées aux exigences en matière de lettres de crédit, l'objectif de ces mesures est clair : augmenter l'importance du rôle des sociétés nationales dans le développement économique du pays tout en réduisant les importations au profit du développement industriel local.
Au cours des dernières années, les recettes découlant des hydrocarbures ont permis d'obtenir d'importants excédents courants. Cependant, étant donné la baisse des prix du pétrole et la hausse des importations, la balance commerciale est sous haute surveillance.
Durant la première moitié de 2008, la valeur des exportations a dépassé celle des importations de non moins de 22.21 milliards de dollars, alors que la valeur totale des importations s'élevait à 21.95 milliards de dollars pendant la même période. Cependant, à cause des fluctuations du prix du pétrole, les recettes d'exportations ont continué de baisser presque tout au long de 2009, alors que le niveau des importations, lui, continuait de monter. Par conséquent, le surplus commercial du pays était à 1.44 milliard de dollars après les sept premiers mois de l'année.
Le changement de législation a ralenti l'activité commerciale, notamment parmi les investisseurs étrangers qui ont vu les ouvertures commerciales se réduire dans le pays.
L'Union européenne (UE) a également critiqué les mesures mises en place. Ainsi, à la fin juin, la commissaire européenne au commerce, Catherine Ashton, a exprimé son désaccord avec la décision des 30% dans une lettre adressée au gouvernement algérien où elle a fait valoir qu'il s'agissait d'une violation de l'Accord d'association conclu en 2008 entre l'UE et l'Algérie.
En réaction à la critique de Mme Ashton, Hachemi Djaâboub, le ministre du Commerce, a déclaré que l'Algérie « pren[ait] ses décisions en toute souveraineté et [que] nul ne p[ouvai]t s'arroger le droit de lui dicter ce qu'elle d[evai]t faire. » Toutefois, la décision prise en juillet, selon laquelle les mesures ne seront pas appliquées de façon rétroactive, a apaisé les préoccupations européennes.
La décision relative aux 51% a également provoqué beaucoup d'émoi dans la mesure où les sociétés nationales capables d'assumer ce type de poids financier sont très peu nombreuses et qu'elles sont majoritairement publiques.
Ayant prévu ces problèmes, le ministère des Finances a établi un Fonds national d'investissement de 2,1 milliards de dollars. Au cours de son lancement officiel en mars dernier, Karim Djoudi, le ministre des Finances, a déclaré que cette entité avait pour mandat la « gestion des financements de projets d'investissements publics et du secteur productif, ainsi que la promotion du financement bancaire local au détriment de l'endettement extérieur ».
La mise en œuvre de nouvelles réglementations met en évidence le souhait du pays de profiter davantage des activités des sociétés étrangères. Il est évident, depuis un moment déjà, que le niveau de la production locale devrait être augmenté et l'Algérie cherche depuis longtemps à augmenter l'entrée de capitaux et de connaissances dans le pays. Bien que la mise en œuvre rapide de ces nouvelles mesures ait soulevé des questions concernant leur opportunité pour le climat d'investissement local, elle montre aussi le souhait du gouvernement de consolider la compétitivité de son économie.
Algeria : Revising the Rules
The Algerian investment climate has gone through some significant changes in recent times. Over the course of 2009, sweeping governmental reforms have been implemented in an effort to curb the high level of imports and encourage local benefits from foreign capital inflows.
One of the most significant amendments is the revised partnership condition between local and foreign entities. Under the new regulations, all future investment from abroad must now partner with an Algerian-owned shareholding, limiting foreign ownership to a maximum of 49%. The measure further states that the National Board of Investment must first approve any proposed foreign direct investment project. Also, capital increases for partnerships must come from domestic services.
Another new regulation requires foreign traders, primarily importing companies, to have a minimum of 30% minimum local participation in their capital. Although doubts about the measure's implementation date - and in particular over whether it should be retroactive - lingered for the first few months of the year, in June the Ministry of Finance confirmed that the new raft of legislation would only count for companies established after July 28, 2009.
A trailer piece of legislation obliges all import-related payments to be secured through a letter of credit. In a reaction on heavy domestic and foreign criticism for unnecessarily increasing bureaucracy as well as costs, the Algerian Association of Banks and Financial Establishments indicated at the end of August that exemptions would be made in the case of imports of half-finished products as well as those "necessary for national production". Further specifications are soon to be expected.
Despite amendments to the measures in the months following implementation, such as the revision of retro active application and exemptions to the requirement of letters of credit, the objective has been clear from the outset: to increase the role of domestic companies in the country's economic development while reducing imports for the benefit of industrial development.
In recent years, revenues from hydrocarbons have resulted in a comfortable current account surplus. However, due to the lower oil prices and growing levels of imports, the trade balance has come under increasing pressure.
During the first half of 2008, exports exceeded imports by an impressive total of $22.21bn, while imports totalled $21.95bn during the same period. As a result of fluctuations in the price of oil, export revenues continued to dwindle through most of 2009, while import levels continued to grow. Consequently, the nation's trade surplus stood at $1.44bn after the first seven months of the year.
The changes have slowed commercial activity, particularly amongst foreign investors who faced a significant tightening of business opportunities in the country.
The EU has also been critical. At the end of June, the EU trade commissioner, Catherine Ashton, expressed her disagreement with the 30% ruling in a letter to the government, claiming that it was in violation of the Association Agreement between the EU and Algeria, signed in 2008.
In a reaction to Ashton's criticism, Hachemi Djaâboub, Algeria's minister of commerce, stated that, "Algeria takes its decisions in full sovereignty and no one can assume the right to dictate what it must do." Nevertheless, the decision in July not to apply the measures in a retroactive manner has helped European concerns.
The 51% ruling has also led to some anxiety as local companies with the capability to carry the necessary financial load are few, and predominantly public.
Anticipating these issues, the Ministry of Finance has established a national investment fund of $2.1bn. During its official launch in March of this year, Karim Djoudi, the minister of finance, declared that its mandate "will cover the financing of investments of public projects and those of the productive sector by local banks rather than resorting to foreign debt."
The implementation of the new rules showcases the country's plans to increase the benefits derived from the activities of foreign companies. The need for higher local production levels has been evident for some time and Algeria has long sought to boost capital and knowledge flows within the country. Although the swift implementation of the new measures have led to questions over the consistency of the country's investment climate, it highlights the government's desire to strengthen the domestic economy's competitiveness.
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Agenda : 11-12/03/2009
Colloque sur le Financement de la PME dans les pays du Maghreb
L’UBM organise : un colloque sur le "Financement de la PME dans les pays du Maghreb".
Lieu : à Alger en Algérie
Date : les 11 et 12 Mars 2009
Thèmes :
· Outils de financements :
1. Banque et capital investissement : un double partenariat pour les PME ;
2. Financement de la PME par les marchés (actions, obligation, billets de trésorerie) ;
3. Autres Produits de financements des PME (titrisation, factoring, leasing) ;
4. Les banques spécialisées dans le financement de la PME :
* a. Expérience de la BFPME Tunisienne ;
* b. Expérience des autres pays de la région du Maghreb.
5. Les crédits de gestion ;
6. Structuration des coûts des crédits des PME vs grandes entreprises ;
7. Le comportement des banques face au risque spécifique des PME et rôle des fonds de garantie des investissements ;
8. L’accès des PME au financement bancaire : comment l'améliorer ?
9. Rôle du conseiller ou charge d’affaire client entreprise ;
10. Soutien à la PME / développement des exportations hors matières premières ;
· Développement PME / intégration maghrébine :
1. Contribution à l’intégration économique maghrébine ;
2. Impact des règles de Bâle II Sur le Financement des PME
3. Accompagnement et financement des investissements des PME à l’international ;
4. Les Banque de développements régionales et le soutien aux PME Maghrébines (BEI, BID, BAD, SFI) ;
L’Union des Banques Maghrébines (UBM) a été créée le 7 Décembre 1990 à l’initiative des Présidents des Banques des 5 pays du Maghreb : Tunisie, Algérie, Libye, Maroc, et Maurétanie.
L’UBM est un organisme régional, à but non lucratif, jouissant de la personnalité morale et de l’autonomie financière.
L’UBM compte actuellement soixante (60) membres statutaires.
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01/2009 - Oxford Business Group
Algérie : L'année 2008 en revue [english]
Bien que les prix de l'énergie soient en recul, l'économie algérienne a connu une autre bonne année en 2008, avec une montée des investissements étrangers, une augmentation de l'excédent commercial et les effets de la crise financière mondiale apparemment tenus en échec.
Le secteur de l'énergie a continué d'être l'épine dorsale de l'économie du pays tout au long de l'année. Selon le Centre National des Douanes pour l'information et les statistiques, le pétrole et le gaz représentent plus de 97% des recettes d'exportation du pays au cours des 10 premiers mois de l'année, ayant généré 68,9 milliards de dollars, soit une hausse de 44,69% par rapport à la même période en 2007.
Un certain nombre de projets ont été conclus au cours de l'année 2008 , invitant le pays à piocher dans ses richesses énergétiques. Le dernier de ces accords est intervenu à la mi-décembre, à l'issue duquel quatre entreprises étrangères - Eni, BG Group, E. ON et Gazprom - se sont vues attribuer des permis d'exploration pétrolière et gazière sur des blocs situés onshore. M. Chakib Khelil, Ministre de l'Énergie et des mines, a décrit l'appel d'offres comme étant important dans la mesure où il s'agit du premier depuis 2005. Dans la foulée, l'Algérie prévoit de lancer un nouvel appel d'offres pour l'attribution de 12 blocs d'exploration l'année prochaine.
En vertu de la législation ratifiée en 2006, les quatre compagnies doivent former un partenariat avec la Sonatrach, la compagnie d'énergie nationale, qui détiendra un minimum de participation de 51% dans chacune des entreprises communes.
Par ailleurs, la Sonatrach a signé début juin un accord de partenariat avec l'entreprise espagnole Fertib eria pour la construction d'une unité de production d'ammoniac dans à la ville portuaire d'Arzew, moyennant un investissement d'un milliard de dollars. Ce futur complexe, qui devrait être opérationnel en 2010, aura une capacité de production annuelle de 1,1 million de tonnes, et sera alimenté en gaz naturel à hauteur de 1,1 milliard m3/an.
La zone industrielle d'Arzew connaît une dynamique nouvelle avec la construction d'un complexe de production d'engrais par Sorfert Algérie, une joint-venture entre la Sonatrach et le groupe égyptien « Orascom Construction Industries». La Sorfert a annoncé au mois d'avril qu'elle avait obtenu 1,45 milliard de dollars d'emprunts obligataires auprès des banques du pays pour financer la construction de l'usine, qui devrait être opérationnelle au deuxième semestre 2010.
L'Algérie attire toujours les capitaux étrangers, et a drainé 6 milliards de dollars d'investissements directs en 2008, selon un rapport publié par le Ministère de l'Industrie et de la promoti on des investissements au début du mois de décembre. Les secteurs les plus attractifs sont le secteur bancaire et celui de la construction.
L'inflation a quant à elle été tenue en échec tout au long de l'année, avec un taux atteignant les 4,2% à la fin du mois d'octobre, à peine plus que les 3,4% enregistrés au premier semestre de l'année, selon les chiffres publiés par l'Office national des statistiques en novembre.
L'Algérie devrait clôturer l'année avec un nouveau record d'excédent commercial, en raison d'une croissance des exportations de produits énergétiques. L'excédent commercial du pays a atteint 39.77 milliards de dollars pour la période allant de janvier à octobre, après avoir atteint 26 milliards de dollars au cours des 10 premiers mois de l'année précédente. Les exportations ont totalisé 70.55 milliards de dollars, tandis que les importations s'élèvent à 30.77 milliards de dollars, selon les statistiques douanières.
L'Algérie est convaincue qu'elle peut éviter le pire de la crise financière internationale. Le 7 octobre, le Premier ministre Ahmed Ouyahia a déclaré lors d'une réunion du Conseil des Ministres que le système économique et financier de l'Algérie était protégé contre les pires dégâts de la crise, en partie parce que le marché boursier du pays n'est pas « pleinement intégré aux marchés financiers mondiaux ».
Un point de vue que partage le chef de mission du Fonds Monétaire International (FMI) en Algérie, M. Joël Toujas-Bernaté, qui a déclaré le 15 novembre dernier que la crise économique mondiale aurait un impact minimal sur l'Algérie, en raison de son exposition limitée aux marchés financiers étrangers. Toutefois, M. Toujas-Bernaté a mis en garde contre le manque de flexibilité et de diversité économique du pays ainsi que sa dépendance à l'égard des exportations d'énergie, qui pourrait se traduire par une baisse des investissements de l'Etat.
Le Gouver nement ne semble néanmoins pas partager les préoccupations de M. Toujas-Bernaté. Le 13 décembre, le Ministre des Finances, M. Karim Djoudi a fait savoir lors d'une conférence de presse que l'Etat n'envisageait pas de remettre en cause les projets de développement publics avancés, et que le Gouvernement mettrait en place les mesures nécessaires afin d'absorber les effets du ralentissement mondial à court terme.
Certaines de ces mesures ont été incluses dans le projet de loi des Finances pour 2009, adopté en octobre. Le Gouvernement entend promouvoir l'emploi et l'aide sociale, et injecter des liquidités dans l'économie. Il a également annoncé une augmentation des dépenses de l'Etat de 6,3%, à hauteur de 75 milliards de dollars. Par ailleurs, des responsables ont indiqué que des dépenses supplémentaires seraient destinées à terminer les grands projets d'infrastructure, à soutenir les subventions de certaines denrées de base et à augmenter les salair es de la fonction publique.
Mais d'autres facteurs devraient permettre à l'Algérie de faire face à tout ralentissement de l'activité économique mondiale : d'importantes réserves de change, qui s'élevaient à environ 133 milliards de dollars en octobre, et les efforts engagés par le Gouvernement pour réduire sa dette, qui était de 600 millions de dollars à la fin août, selon les chiffres du Ministère des Finances.
Sachant la loi de finances pour 2009 s'appuie sur un prix de référence fiscal du baril du pétrole brut à 37 dollars, l'Algérie se donne les moyens d'être optimiste pour 2009.
Algeria : 2008 year in review
Though energy prices may be retreating, Algeria's economy had another good year in 2008, with foreign investment up, the trade surplus widening and with the effects of the global financial crisis apparently kept at bay.
The country's energy sector c ontinued to be the backbone of the country's economy throughout the year. According to the Customs National Centre for Information and Statistics, oil and gas sales accounted for 97.66% of the country's export earnings in the first 10 months of the year, generating $68.90bn in revenue, an increase of 44.69% on the same period in 2007.
Throughout 2008, there were a series of deals announced for projects aimed at helping the country cash in on its energy wealth. The latest of these agreements, struck in mid-December, saw four foreign firms - Eni, BG Group, E.ON and Gazprom - awarded licences to search for oil and natural gas in onshore blocks. Chakib Khelil, minister of energy and mining, described the auction for the licences as significant as it was the first held since 2005, with Algeria planning to auction off licences for another 12 blocks next year.
Under legislation approved in 2006, all four must form a partnershi p with state energy company Sonatrach, which will hold a minimum 51% stake in each joint venture.
In early June, Sonatrach signed a partnership agreement with Spanish firm Fertiberia to establish a new $1bn ammonia plant at the port city of Arzew. When completed in 2010, the plant will have an annual production capacity of 1.1m tonnes, with the facility using 1.1bn cubic metres of gas per year as feedstock.
Arzew is also the site of a nitrogen-based fertiliser production complex being built by Sorfert Algeria, a joint venture between Sonatrach and Egypt's Orascom Construction Industries. In April, Sorfert announced it had concluded a $1.45bn loan agreement with the country's banks to fund construction of the plant, with initial production due to start in the second half of 2010.
Algeria continued to attract foreign capital throughout the year, with direct investments amounting to $6bn, according to a report issued by the Ministry of Industry and Promotion of In vestment at the beginning of December. The banking and construction sectors were the main attractions.
Throughout the year, inflation was kept in check, with price rises as of the end of October running at 4.2%, only marginally up from the 3.4% in the first half of the year, according to figures released by the National Statistics Office in November.
Mainly due to its strong energy exports, Algeria is set to post a sound year-end trade surplus. Over the January to October period, the country's trade surplus stood at $39.77bn, well up on the $26bn for the same 10 months in the preceding year. Exports totalled $70.55bn, while imports were valued at $30.77bn, according to Customs statistics.
Algeria is confident that it can avoid the worst of the international financial crisis. On October 7, Prime Minister Ahmed Ouyahiya told a cabinet meeting that the Algerian economic and financial system was protected from the worst of the fallout, in part because the country à 's stock market was not "fully integrated into the world financial markets".
This view was supported by the International Monetary Fund's (IMF) head of mission to Algeria, Joël Toujas-Bernaté, who said on November 15 that the global economic crisis would have only minimal impact on Algeria, due to its limited exposure to the international financial markets. However, Toujas-Bernaté did warn that a lack of economic flexibility and diversity and a dependence on energy exports for revenue could see a fall in state investments.
The government does not appear to share Toujas-Bernaté's concerns. On December 13, Finance Minister Karim Djoudi told a press conference there would be no scaling back of state development projects, and that measures implemented by the government would absorb the short-term effects of the global downturn.
Some of these measures were included in the draft budget fo r 2009, approved in October. The government intends to boost employment and social support as well as inject liquidity into the economy, announcing a 6.3% increase in state spending to a total of $75bn. Along with completing major infrastructure projects aimed at modernising the economy, officials said the additional expenditure would go towards providing subsidies for some basic commodities and increasing public service wages.
Other factors that will sustain Algeria through any slowdown in the global economy are its healthy foreign exchange reserves, which stood at around $133bn in October, as well as the government's successful efforts to reduce its debt load, which registered at $600m as of the end of August, according to figures from the Finance Ministry.
Having factored in an oil price of just $37 per barrel for the 2009 budget as its revenue base, Algeria has the financial and economic strength to be optimistic ab out 2009.
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12/2008 - Oxford Business Group
Algérie : plus exposée au baril qu’à la finance [english]
Bien que l'économie algérienne demeure solide, l'écrasante dépendance du pays à l'égard des exportations de pétrole et de gaz comme source de revenus pourrait signifier une baisse des recettes si les prix de l'énergie continuent leur spirale descendante, selon les mises en garde des responsables algériens et internationaux.
Cette dépendance a été soulignée par les chiffres publiés le 18 novembre par le Centre National des Douanes pour l'information et les statistiques qui a démontré que l'excédent commercial de l'Algérie avait atteint les 39.77 milliards de dollars dans les 10 premiers mois de l'année, soit une hausse de 26.07 milliards de dollars par rapport à la même période en 2007.
Alors que les importations ont augmenté de 36,23%, c'est-à-dire 30.77 milliards de dollars, les exportations, quant à elles, ont augmenté de 70.55 milliards de dollars, soit une hausse de 44,96% par rapport à la même période l'an dernier. Toutefois, les ventes de gaz et de pétrole représentent plus de 97% de l'ensemble des exportations, ce qui suggère que l'Algérie est plus exposée aux fortes chutes des prix internationaux que bons nombres de producteurs d'énergie.
Bien que le Fonds Monétaire International (FMI) estime que la crise économique mondiale aura seulement un impact minimal sur l'Algérie, en raison de sa faible exposition aux marchés financiers internationaux, toutefois, un manque de flexibilité et de diversité économique ainsi qu'une dépendance à l'égard des exportations d'énergie comme étant la principale source de revenus pourrait se traduire par une baisse des investissements de l'Etat.
Selon Joël Toujas-Bernate, responsable du FMI, la crise mondiale a souligné la nécessité de diversifier l'économie algérienne qui, selon lui, est encore très dépendante envers le secteur des hydrocarbures, alors que la productivité reste relativement faible par rapport aux pays partenaires et le chômage chez les jeunes est très élevé.
« Ce contexte exige une plus grande flexibilité dans les politiques macroéconomiques afin de limiter l'impact de la baisse des prix du pétrole sur l'économie et soutenir la croissance », selon Mr. Toujas-Bernate, cité par l'APS, l'agence de presse algérienne, le 15 novembre.
Mr. Toujas-Bernate a déclaré que le FMI estimait que l'économie algérienne connaîtrait une hausse de 2.5-3% l'an prochain, ce qui est en dessous des 4,1% prévus par la loi de finances de l'Etat, et approuvé par la Chambre basse du Parlement le 23 octobre dernier.
Alors que les responsables algériens restent confiants et considèrent que l'économie du pays est à l'abri des turbulences de la crise financière mondiale, ils n'écartent pas, néanmoins, qu'un ralentissement de la situation économique internationale pourrait avoir un impact sur les flux.
Karim Djoudi, Ministre des Finances, a averti, le 11 novembre que de nouvelles baisses des prix de l'énergie amèneraient le Gouvernement à repenser certaines de ses politiques économiques.
« Si les prix du pétrole continuent à connaître une baisse significative et constante et si l'économie mondiale plonge dans la récession, nous serons obligés de reconfigurer notre action économique sur le moyen terme », a déclaré Mr. Djoudi aux médias locaux.
Dans son projet de loi de finances 2009, le Gouvernement a confirmé une augmentation de 6,3% dans les dépenses de l'Etat, c'est-à-dire 5 191 milliards de dinars (78.8 milliards de dollars) par rapport aux 70.75 milliards de dollars prévus cette année. Les responsables du Gouvernement ont déclaré que cette hausse des dépenses serait utilisée pour la fourniture de subventions pour certains produits de première nécessité, les salaires de la fonction publique et pour parachever le programme de modernisation de l'économie et des infrastructures (programme de relance économique).
À cet effet, le Gouvernement a créé une commission au sein du Ministère des Finances pour surveiller les effets possibles de la crise économique sur l'économie algérienne et faire des recommandations sur les mesures possibles pour atténuer tout impact.
Mr. Djoudi a déclaré aux médias locaux le 29 octobre que la Commission présentera chaque semaine des évaluations de la situation des marchés internationaux et de l'économie nationale.
Bien qu'il n'existe pas de menace immédiate sur l'économie algérienne, Mr. Djoudi estime que la récession internationale a conduit à une baisse de la demande de pétrole, ce qui influe sur les recettes extérieures et les recettes fiscales. Cela pourrait s'atténuer en utilisant des fonds d'une réserve spéciale pour surmonter les éventuels problèmes de financement du budget, a-t-il dit.
Le 5 octobre dernier, le Ministre de l'Énergie et des Mines, Mr. Chakib Khelil, a annoncé que l'Algérie possédait des réserves financières d'environ 133 milliards de dollars, ce qui semble indiquer que le Gouvernement a suffisamment de fonds pour sortir de la tempête économique mondiale.
En outre, l'Algérie a été prudente dans ses estimations des recettes pour le budget de l'année prochaine, en se basant sur un baril à 37 dollars, soit 20 dollars de moins que le niveau actuel.
Bien que toujours susceptible d'obtenir un bon revenu l'an prochain grâce à ses exportations d'énergie, il n'y a pas de doute que l'Algérie n'a pas réussi à diversifier son économie afin d'élargir les ventes outre-mer. Alors que le Gouvernement a dégagé 140 milliards de dollars pour un programme quinquennal s'achevant fin 2009 pour développer les infrastructures, stimuler l'emploi par 2 millions et améliorer les services sociaux, ces dépenses ne se sont pas traduites par une réduction de la dépendance à l'égard des exportations pétrolière et gazière.
Comme le recommande le FMI, l'Algérie devrait réévaluer ses politiques d'investissement afin de promouvoir le développement d'une économie moins dépendante et plus élargie.
Stable but Narrow
Though Algeria's economy remains robust, the country's overwhelming dependence on oil and gas exports as a revenue earner could mean a fall in state spending and income if energy prices continue their downward spiral, Algerian and international officials have warned.
This dependence was underscored by figures released on November 18 by the Customs National Centre for Information and Statistics, which showed that Algeria's trade surplus ballooned to $39.77bn in the first 10 months of the year, up from $26.07bn over the same period in 2007.
While imports increased by 36.23% to $30.77bn, exports rose to $70.55bn, a rise of 44.96% over the same period last year. However, gas and oil sales accounted for more than 97% of all exports, suggesting that Algeria is more exposed than many energy producers to sharp falls in international prices.
Though the International Monetary Fund (IMF) believes the global economic crisis will have only minimal impact on Algeria, due to its limited exposure to the international financial markets, a lack of economic flexibility and diversity could translate into a decline in state investments.
According to IMF official Joël Toujas-Bernate, the global crisis underscored the need to diversify the Algerian economy, which he said was still very dependent on the hydrocarbon sector, while productivity remained relatively weak compared to partner countries and unemployment among the young was very high.
"This context requires greater flexibility in macroeconomic policies to limit the impact of the oil price decline on the economy and support the growth," Toujas-Bernate was quoted as saying by the state news agency on November 15.
Toujas-Bernate said the IMF estimated the Algerian economy would expand by 2.5-3% next year, below the 4.1% projected in the state budget, approved by the lower house of the parliament on October 23.
On November 11, Finance Minister Karim Djoudi warned that further falls in energy prices would mean the government would have to rethink some of its economic policies.
"If oil prices experience a continued and significant decline and if the global economy plunges into recession, we will be forced to reconfigure our economic action over the medium term," Djoudi told the local media.
In its draft budget for 2009, the government penciled in a 6.3% increase in state spending to AD5,191bn ($78.8bn), up from the projected $70.75bn this year. Government officials said the rise in expenditure would go towards providing subsidies for some basic commodities, public service wages and completing the infrastructure programme to modernise the economy.
The government has established a commission within the Finance Ministry to monitor the possible effects of the economic crisis on the Algerian economy and to make recommendations on possible measures to mitigate any impact.
Djoudi told local media on October 29 that the commission would present weekly assessments of the situation of international markets and the national economy.
Though there was no immediate threat to the Algerian economy, Djoudi said the international recession had led to a fall in demand for oil, influencing both external and fiscal revenue. This could be mitigated by utilising funds from a special reserve to help deal with possible problems in funding the budget, he said.
With Minister of Energy and Mines Chakib Khelil announcing on October 5 that Algeria had financial reserves totalling around $133bn, the government does appear to have ample funding to ride out the global economic storm.
Additionally, Algeria has been conservative in its revenue estimations for next year's budget, basing its earnings predictions on an average price of $37 per barrel for oil, some $20 below the present level.
Though still likely to gain an earnings windfall next year through energy exports, there is no getting around the fact that Algeria has not succeeded in expanding the base of its economy to broaden overseas sales. While the government has committed $140bn to a five-year programme set to be completed at the end of 2009 to develop infrastructure, boost employment by 2m and improve social services, this spending has not translated into reducing dependency on oil and gas exports.
As recommended by the IMF, Algeria may need to reassess its investment policies to promote the development of an economy not so reliant on such a narrow base.
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10/2008 Analyse Oxford Business Group
Algérie : Restructuration des investissements étrangers(Access the English version.)
L'Algérie envisage de réviser sa politique en matière d'investissements étrangers afin de voir les entreprises locales jouer un rôle plus important et augmenter leur part de bénéfices. Cette décision confirme de manière insistante le fait de vouloir être davantage impliqué dans la direction que va prendre l'économie du pays.
Tous les projets énergétiques actuellement en cours avec des compagnies étrangères, mais qui n'ont pas encore été approuvés, seront renégociés de manière à garantir une participation majoritaire aux partenaires algériens dans ces projets, a fait savoir Chakib Khelil, ministre de l'énergie et des mines, le 12 octobre.
« La renégociation du partage du capital dans les projets s'inscrit dans le cadre de nouvelles directives visant à placer le capital national dans une position majoritaire à l'avenir, particulièrement dans l'activité pétrochimique et la mise en valeur de nos ressources naturelles », a déclaré M. Khelil à l'APS, l'agence de presse nationale.
Le ministre a indiqué que dans le cas où le partenaire étranger refuserait d'être placé dans une position minoritaire, des efforts seraient déployés pour trouver un terrain d'entente, en l'impliquant par exemple dans la gestion du projet, ou par le biais d'un transfert de connaissances et de technologie.
Cette décision semble s'inscrire dans un vaste programme visant à réduire le rôle des compagnies étrangères dans l'économie algérienne tout en soutenant celui des entreprises locales.
A l'origine de ce tournant politique, le discours prononcé le 26 juillet par le Président Bouteflika, dans lequel il a vivement critiqué les investisseurs étrangers et le processus de privatisation. Selon lui, la politique d'investissement engagée par le gouvernement, qui offre un seuil d'imposition relativement bas et des primes aux investisseurs étrangers, n'aurait pas permis la croissance économique escomptée. Le président a accusé certains investisseurs de faire des profits aux dépens du peuple algérien, engageant de faibles sommes sur des projets en Algérie, puis transférant des montants financiers très importants à l'étranger. Il a ajouté que, par conséquent, il envisageait de revoir les règles de privatisation et d'investissement.
Cette révision a très vite été mise en oeuvre, avec la promulgation, au mois d'août, d'une nouvelle loi limitant la participation des investisseurs étrangers engagés dans des projets en Algérie à 49%, tous secteurs confondus. Par ailleurs, le nouveau cadre réglementaire appelle les investisseurs étrangers bénéficiant d'exonérations d'impôts à réinvestir en Algérie le montant équivalent de la déduction fiscale dans un délai de quatre ans.
L'impact de ce nouveau cadre réglementaire sera formidable puisque l'Algérie prévoit d'investir 45,5 milliards de dollars d'ici à 2012 afin de développer le secteur de l'énergie, bien que, selon un communiqué de Mr. Khelil paru le 2 août dernier, la contribution des partenaires étrangers serait limitée à 9,7 milliards de dollars, tandis que le reste proviendrait de la société pétrolière publique, la Sonatrach.
En outre, une nouvelle taxe applicable à certaines sociétés étrangères présentes en Algérie entrera en vigueur le 1er janvier 2009, a fait savoir la presse locale le 2 septembre. Le budget 2009, récemment approuvé par le gouvernement, envisage une taxe de 15% sur les transferts de capitaux à l'étranger par des sociétés non enregistrées aux termes de la législation algérienne, mais opérant dans le pays.
Le Premier ministre Ahmed Ouyahya a fait savoir aux entrepreneurs nationaux, dans un communiqué à la presse locale le 11 septembre, «l'importance que le gouvernement leur accorde et les espoirs que l'Algérie fonde en eux pour la construction d'une économie solide et diversifiée».
Une semaine plus tard, la presse algérienne publiait une série d'articles faisant état d'une enquête par un comité regroupant des représentants des douanes, de la Chambre du commerce et des impôts, levant le voile sur un certain nombre de fraudes fiscales réalisées par des compagnies pétrolières étrangères, représentant quelque milliards de dollars de pertes de recettes pour l'Etat. Si les rapports ne révèlent aucun nom, les articles parus traduisent des soupçons grandissants à l'encontre des investisseurs étrangers.
L'industrie pétrochimique n'est pas la seule à être passée au peigne fin. Courant septembre, la presse algérienne accusait certaines sociétés pharmaceutiques étrangères implantées dans le pays d'avoir recours à des pratiques illégales, notamment les pots-de-vin, en vue de doper la vente de leurs produits.
L'Algérie est intervenue le 21 octobre pour défendre son industrie pharmaceutique. Le ministre de la communication, Abderrachid Boukerzaza, a déclaré à la presse que les importations de médicaments se verraient interdites si un produit identique ou similaire était fabriqué dans le pays.
Il a condamné les laboratoires étrangers de profiter des déficiences du système judiciaire et de la libéralisation des prix en Algérie pour réaliser des bénéfices ahurissants. Il a ajouté que les entreprises qui entendaient, à l'avenir, commercialiser leurs produits en Algérie, se devaient d'investir dans le pays dans un délai de deux ans à compter de la date de commencement de leur activité.
Si la nouvelle politique destinée à recadrer l'investissement étranger reflète un mécontentement grandissant face au manque de profits réinjecté dans l'économie algérienne, elle indique par ailleurs une confiance accrue de l'Algérie dans sa capacité à gérer ses propres affaires sans intervention extérieure. Il semblerait que l'Algérie, loin de vouloir décourager l'investissement étranger, n'ait plus besoin d'autant d'atouts pour appâter les capitaux étrangers.
Reshaping Foreign Investment
Algeria is reshaping its foreign investment policies, seeking to give a greater role, and a greater share of the profits, to local companies, reinforcing a growing trend in wanting to have more say in the direction the country's economy is taking.
On October 12, Chakib Khelil, the minister of energy and mines, announced that all new energy projects involving foreign investors not yet approved would have to be renegotiated so as to grant Algerian partners a majority stake.
"The renegotiation of the sharing of capital in the projects is related to new directives requiring that national capital have the majority in future projects, above all in petrochemicals and the enhancing of value of our natural resources," Khelil told the state-owned news agency APS.
The minister said Algeria would try to find a way to involve those foreign partners unwilling to be minority shareholders in other ways, such as through management of the project or in the transfer of skills and technology.
The decision appears to be part of a wider move to reduce the role of foreign players in the Algerian economy and bolster that of local companies. This shift in policy was first flagged on July 26, when President Abdelaziz Bouteflika sharply criticised foreign investors and the privatisation process, saying that his government's investment policies, which offered low taxation thresholds and incentives for overseas investors, had not achieved the expected economic growth.
The president accused some investors of making large profits at the expense of the Algerian people, incurring low costs on projects in Algeria, then transferring huge amounts of money overseas. He said that as a result of this, there would be a far reaching overhaul of the country's privatisation and investment rules.
This overhaul came swiftly, with new legislation being passed in August restricting the holdings of foreign investors in projects in Algeria to 49% in every sector of the economy. The new regulations also require foreign investors who benefit from tax exemptions to reinvest the equivalent amount gained through the breaks they have received in Algeria within four years.
The impact of the new investment laws will be immense, with Algeria planning to spend $45.5bn up to 2012 in expanding its energy sector, though according to a statement issued by Khelil on August 2, the contribution from foreign partners will be limited to $9.7bn, while the remainder will come from state oil and gas corporation Sonatrach.
Additionally, local press reported on September 2 that a new tax applicable to some foreign firms in Algeria will come into force as of January 1, 2009. As laid out in the budget for 2009, recently approved by the government, there will be a 15% tax on transfers of capital abroad by companies which operate in Algeria, but which are not registered under the terms of Algerian legislation.
In a statement released to the local press on September 11, Prime Minister Ahmed Ouyahya described domestic entrepreneurs as being "important to the Algerian government, as well as a basis for hope in the country's ability to build a solid and diverse economy".
A week later, the Algerian press ran articles saying an investigation carried out by a committee including representatives of the Customs, trade and taxation services had uncovered a number of schemes by foreign oil firms to avoid paying taxes to the government, costing the state billions of dollars. Though no companies were cited in the reports, the stories did suggest a growing suspicion regarding the activities of foreign investors.
It is not just the petrochemical industry that has come under scrutiny. In mid-September, Algerian media carried articles, alleging that some foreign pharmaceutical companies operating in the country had engaged in illegal practices, including bribery, to help boost sales of their products.
Algeria stepped up its defence of the local pharmaceutical industry on October 21, when Communications Minister Abderrachid Boukerzaza told reporters all imports of medicines would be banned if the same or similar products were manufactured domestically.
He condemned foreign laboratories for having taken advantage of legal vacuums and price liberalisation in Algeria to make some staggering profits. He said those companies seeking to market their goods in Algeria in the future would have to invest in the country within two years of starting importation.
While the new policy on foreign investment may reflect a growing dissatisfaction with the lack of benefits flowing back into the Algerian economy, it may also indicate an increased confidence by Algeria in its ability to manage its own affairs without a guiding hand from overseas. Though certainly not wanting to stop foreign investment, Algeria now appears to see itself in a position where it no longer has to dangle attractive bait to woo capital from abroad.
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10/2008
Western Union et Orascom Telecom unissent leurs forces à la tête du service de virements mobiles de fonds
The Western Union Company (NYSE:WU) a annoncé aujourd’hui qu’elle s’était alliée à Orascom Telecom Holding S.A.E. (« Orascom Telecom »), un des plus grands opérateurs mobiles du Moyen-Orient, d’Afrique et d’Asie.
Orascom Telecom et Western Union projettent de travailler ensemble afin de lancer des services mobiles d’envoi de fonds sur certains marchés. Les services visent à faciliter les envois de fonds de faibles sommes et fréquents pour les millions de consommateurs qui envoient de l’argent tous les jours.
La société Orascom Telecom, qui a été fondée en 1998, exploite six réseaux mobiles avec un total global de 77 millions d’abonnés, notamment Djezzy en Algérie, Mobilink au Pakistan, Mobinil en Égypte, Tunisiana en Tunisie, Banglalink au Bangladesh et Telecel Zimbabwe au Zimbabwe. En outre, au début de l’année 2008, Orascom Telecom a acquis une licence d’exploitation de services mobiles en Corée du Nord.
« Les réseaux mobiles d’Orascom Telecom se trouvent dans des régions à fortes concentrations de population qui disposent d’un accès limité aux services financiers », explique Naguib Sawiris, PDG d’Orascom Telecom. « Nous pensons que cette alliance, soutenue par nos abonnés mobiles actuels partout au Moyen-Orient, en Afrique et en Asie du Sud, représente une méthode nécessitant peu d’efforts pour donner accès aux services financiers pour la première fois à de nombreuses familles dans le monde. »
Western Union, avec ses filiales Orlandi Valuta et Vigo, détient le plus grand réseau au monde d’agences de virement de fonds avec plus de 355 000 bureaux dans plus de 200 pays et territoires.
« Alors que le besoin en envoi de fonds continue à croître, la volonté de voir de nouveaux modes de virements rapides, faciles et abordables croît également », explique Gail Galuppo, vice-présidente exécutive et directrice du marketing de Western Union. « Western Union offre déjà cette facilité grâce aux virements de fonds mobiles à partir de certains bureaux et nous avons hâte de travailler avec Orascom Telecom afin d’offrir cette option à leurs abonnés à l’avenir. »
Plusieurs des pays dans lesquels Orascom Telecom opère sont parmi les pays qui reçoivent le plus d’envois de fonds au monde. Par exemple, selon la Banque mondiale, le Bangladesh a reçu 6,6 milliards de dollars en envois d’argent en 2007 ; le Pakistan 6,1 milliards de dollars et l’Égypte 5,9 milliards de dollars.
Le service de virements de fonds mobiles de Western Union® est actuellement disponible auprès de certains bureaux Western Union aux États-Unis, au Moyen-Orient, dans la région Asie-Pacifique et en Europe et pour les abonnés de Globe Telecom et Smart Communications aux Philippines.
Le service de virements de fonds mobiles relie les opérateurs mobiles à la plaque tournante internationale de confiance de Western Union pour le traitement des envois internationaux. Une fois connectés au service de Western Union, les opérateurs mobiles utilisent leur propre logiciel de « portefeuille mobile » afin de permettre des virements mobiles de particulier à particulier par le biais du réseau international d’envoi d’argent de Western Union. Le service de virements de fonds mobiles permet aux consommateurs de transférer des fonds à partir et vers des portefeuilles mobiles et est introduit au sein du réseau international d’agences Western Union pour les opérations liquide-mobile et mobile-liquide.
L’accord avec Orascom Telecom fait partie du programme pilote de Western Union et de GSM Association, une association commerciale internationale représentant plus de 750 opérateurs de téléphonie mobile, afin de faciliter le développement de services de virements de fonds internationaux par mobile.
À propos de Western Union
La société Western Union Company (NYSE : WU) est un prestataire de premier plan de services de virement de fonds internationaux. Avec ses filiales Orlandi Valuta et Vigo, Western Union offre aux consommateurs des moyens rapides, fiables et pratiques d’envoyer et de recevoir de l’argent dans le monde entier, de payer des factures et d’acheter des mandats par le biais d’un réseau global de plus de 355 000 agences réparties dans plus de 200 pays et territoires. Réputée pour ses services télégraphiques pionniers, la Western Union d’origine remonte à 1851. Pour de plus amples informations, veuillez consulter le site www.westernunion.com.
À propos d’Orascom Telecom
Orascom Telecom est une société internationale de télécommunications de premier plan qui exploite des réseaux GSM sur six marchés en forte croissance au Moyen-Orient, en Afrique et en Asie du Sud, avec environ 400 millions de personnes licenciées et une pénétration téléphonique moyenne de 44 % au 30 juin 2008. Orascom Telecom comptait plus de 77 millions d’abonnés au 30 juin 2008.
Orascom Telecom est contrôlée par Weather Investments S.p.a. qui détient également Wind Telecomunicazioni S.p.a., le troisième opérateur mobile et le deuxième opérateur de ligne fixe en Italie et Wind Hellas, le troisième opérateur mobile en Grèce.
Orascom Telecom est cotée à la Bourse du Caire et d’Alexandrie sous le symbole (ORTE.CA, ORAT EY) ; et à la Bourse de Londres, son certificat international d’actions étrangères est coté sous le symbole (ORTEq.L, OTLD LI).
Pour de plus amples informations au sujet du programme MMT de GSMA, veuillez consulter le site www.gsmworld.com/mmt.
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Femip-BEI : Prêt participatif de 3 millions d’euro à l’entreprise familiale Nouvelle Conserverie Algérienne Rouiba
12/2007
La FEMIP, Facilité Euro-Méditerranéenne d’Investissement et de Partenariat, l’instrument de la Banque européenne d’investissement consacré à l’Euro-Méditerranée, concrétise son soutien au secteur privé algérien et envoie un message de confiance dans l’économie de ce pays partenaire. Elle a en effet accordé aujourd’hui un financement en monnaie locale de près de 300.000.000 millions de Dinards, soit 3 millions d’Euros, à l’entreprise familiale Nouvelle Conserverie Algérienne Rouiba. Cette entreprise, qui compte parmi les leaders sur le marché des jus de fruits en Algérie, a en effet engagé un important programme de modernisation et de croissance que cette opération permet de financer. Ce prêt participatif est un instrument financier innovant qui se situe entre un financement en capital et un financement par prêt. Cet instrument de financement à long terme (huit ans) dont la rémunération est en partie basée sur les performances de la société est particulièrement adapté aux besoins des PME.
La vision à long terme de la FEMIP en Algérie : soutenir le secteur privé et notamment la croissance des PME, par la promotion de produits financiers innovants.
Cet investissement s’inscrit dans la stratégie de la FEMIP qui vise à stimuler le secteur privé dans les pays partenaires méditerranéens. La priorité est donnée au soutien aux entreprises locales de petite et moyenne dimension, en particulier par l’utilisation de produits financiers adaptés aux besoins du marché, notamment des produits de capital investissement (fonds propres ou quasi-fonds propres) qui constituent un des éléments stratégiques du développement des PME.
Le financement octroyé à la Nouvelle Conserverie Algerienne Rouiba ambitionne de démontrer, notamment aux investisseurs étrangers, la viabilité et le potentiel du secteur du capital investissement en Algérie, tant au travers d’opérations directes avec les PME algériennes soucieuses de développer leurs activités et d’ouvrir leur capital, qu’au travers de fonds de capital investissement.
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Oxford business group
Algérie: Privatisations
18 September 2007
L'Algérie vient de lancer une nouvelle vague de privatisations alors que les syndicats menacent de résister face au nombre croissant de concessions.
Le 1er septembre dernier, le ministère de l'Industrie et de la Promotion des investissements a déclaré que 13 entreprises publiques seront prochainement proposées à la privatisation, précisant, dans un communiqué adressé aux repreneurs potentiels, que les entreprises sur la sellette verraient une ouverture de leur capital en majorité ou en totalité.
Cette vague de privatisations porte essentiellement sur le désengagement de l'Etat de ses activités de production. En l'occurrence, l'Etat veut se délester d'Enien, dans le secteur électroménager, d'Electro-Industries, qui fournit des moteurs électriques et Enpec, producteur de batteries de démarrage pour l'industrie automobile. Ce nouveau lot d'entreprises à céder comprend également EVSM et la Sonatro, spécialisées dans les travaux routiers ; les fabricants de produits chimiques Enasel, Alphyt et Aldar. Dans les métiers de la fonderie, Alfel, Alfet et Alfon, sont aussi destinés à la vente.
A ce jour, le gouvernement a cédé plus de la moitié des entreprises en liste pour être privatisées, dont 430 sont déjà passé sous la coupe, et quelque 300 autres sont candidates à la privatisation.
Algérie Télécom, un des fleurons du programme de privatisation, ouvrira son capital de l'ordre de 35 à 51% avant la fin de l'année. Parmi les 45 repreneurs intéressés figurent Portugal Télécom, Saudi Télécom et British Télécom, a révélé Boudjemaa Haichour, le ministre de la Poste et des Technologies de l'information et des communications. L'opération devrait rapporter 3 milliards de dollars dans les caisses de l'Etat.
L'autre fleuron destiné à la vente est la banque Crédit populaire d'Algérie (CPA). Le 4 septembre dernier, Karim Djoudi, ministre des Finances, annonçait que les offres techniques de six banques étrangères seraient étudiées début octobre, et que la décision concernant la présélection des candidats serait prononcée pour une prise de participations à hauteur de 51% dans le capital du CPA.
Avec quelque 70,000 clients et un réseau d'environ 130 agences, le CPA est une des plus grosses banques d'Algérie, sur un marché largement dominé par le secteur public, qui représente 95% des valeurs et prêts bancaires.
Le marché bancaire algérien avait jusqu'à présent été épargné par le programme de privatisations, mais la proposition d'ouverture majoritaire du capital du CPA démontre que le gouvernement a entendu l'appel à l'ouverture et à la modernisation du secteur bancaire.
Les banques françaises BNP Paribas, Société générale, Crédit Agricole et Natexis, ainsi que l'américain Citibank et l'espagnol Banco Santander ont dores et déjà été présélectionnés pour l'acquisition du CPA, bien que le nombre total de candidats devrait être réduit suite à l'évaluation technique. L'opération de privatisation devrait être finalisée d'ici la fin de l'année.
Une autre entreprise publique, Société nationale des tabacs et allumettes (SNTA), semble séduire les investisseurs internationaux, dont British American Tobacco et Altadis, selon certaines sources.
Toutefois, le programme de privatisations algérien n'est pas sans critiques. Nombreux sont ceux qui qualifient la concession de sociétés publiques comme étant un processus injustement précipité et inconsidéré à l'égard des employés. Un autre courant d'opposition provient du fait qu'un nombre important de sociétés algériennes ont fini entre des mains étrangères.
Au mois de juillet, la Coordination nationale des syndicats des ports d'Algérie (CNSPA) déclarait la concession de 50% du capital du terminal à conteneurs du port de Djen Djen à Dubai Ports World comme étant contraire aux intérêts nationaux. Les syndicats maritimes ont appelé à la grève générale si le gouvernement entendait poursuivre les négociations avec la société emirati.
Les syndicats représentants d'autres secteurs de l'économie ont aussi menacé de grève pour exprimer leur opposition au programme de privatisations et pour protéger les intérêts de leurs adhérents.
Néanmoins, si les appels à la grève de la part des syndicats sont en mesure de retarder le processus de privatisations, ils n'empêcheront pas pour autant le gouvernement à continuer sur sa lancée.
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Algérie
Projet d’assistance technique de la Banque mondiale en matière de prêt hypothécaire
07/2007
Ce projet aidera à renforcer l’environnement nécessaire au bon fonctionnement du marché des prêts hypothécaires, en conseillant le gouvernement au sujet des mesures de réforme juridique et administrative qui devraient améliorer les droits de propriété, les gages hypothécaires, ainsi que les titres de propriété et les systèmes d’enregistrement. Il fournira également une assistance stratégique aux institutions financières et du matériel pédagogique pour la formation du personnel impliqué dans les opérations de prêts hypothécaires.
MONTANT DU PRET: équivalent à 5,5 millions $.
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Nawafid sur le Maghreb N°4 (Janvier 2007)
Les enjeux des technopôles au Maghreb
07/2007
Par Guy Fleuret, spécialiste principal en urbanisme et Stéphane Tabarie.
Lire l'article
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L’Algérie : le 60e pays de présence de Coface
10/2006
Paris, le 12 octobre 2006, Coface annonce s’implanter en Algérie pour y déployer son offre d’assurance-crédit. Cette offre s’appuie sur une société de services, Coface Algérie Services (CALS), et sur une police. Cette police, émise par son partenaire Cagex, est identique à celle que Coface propose en France et dans tous ses pays de présence. Cette toute première offre algérienne d’assurance-crédit domestique est une bonne nouvelle pour toutes les sociétés implantées dans ce pays, quelles soient algériennes, françaises ou d’autres nationalités.
Depuis de nombreuses années, Coface a engagé une vaste politique de déploiement international. Désormais présente directement dans 60 pays, elle est également en mesure d’offrir à ses clients un service de proximité dans 93 pays grâce à ses partenaires en assurance-crédit et en information d’entreprise, tous membres du réseau international Credit Alliance qu’elle a mis en place il y a plus de 10 ans.
Dans ce cadre, et pour renforcer sa présence dans le Maghreb , Coface vient de prendre deux initiatives importantes en Algérie, pays à fort potentiel économique, partenaire privilégié de la France et qui a une vocation de leader dans cette zone (voir annexe).
- La première avec l'assureur crédit public algérien Cagex, avec lequel elle entretient des relations étroites depuis 1998, date à laquelle cet assureur est devenu membre de Credit Alliance. Cagex a donc accès, depuis de nombreuses années, à tous les outils de souscription et de réassurance de Coface. Un nouveau partenariat permettra désormais à Cagex de proposer à toutes les entreprises installées en Algérie (quelles soient algériennes, françaises ou d’autres nationalités) une police identique à celle que Coface met à la disposition de ses clients en France et dans tous ces pays de présence. Cette police est un outil indispensable pour développer dans de bonnes conditions les relations commerciales que les entreprises veulent développer sur ce marché
- La seconde, pour que ce partenariat puisse se développer dans des conditions optimales, Coface met en place une société de services, nommée Coface Algérie Services (CALS).
Cette nouvelle société sera chargée d’assurer un service de proximité approprié aux besoins des clients de Coface, qui auront souscrit une police d’assurance-crédit domestique auprès de la Cagex. Elle sera aussi chargée de compléter cette offre de services par des prestations de gestion de créances.
En prenant une telle initiative, Coface contribuera à faciliter, sur le marché algérien, les relations commerciales entre des grandes entreprises françaises et des entreprises algériennes, notamment dans des secteurs clefs comme l’automobile, les équipements électro-mécaniques ou la pharmacie.
Créée en 1946, Coface, notée AA par Fitch Ratings, AA- par S&P et Aa3 par Moody’s, est filiale de Natexis Banques Populaires et du Groupe Banque Populaire, dont les fonds propres (tier 1) s’élèvent à fin 2005 à 14,63 milliards d’euros. Elle a pour mission de faciliter les échanges entre toutes les entreprises partout dans le monde. Pour cela, elle offre à ses clients quatre outils pour externaliser en tout ou partie la gestion, le financement et la protection de leur Poste clients: l’assurance-crédit, l’information et la notation d’entreprise, la gestion de créances et l’affacturage. Coface propose également trois autres formes de garantie ou de service : l’assurance caution, la formation aux techniques du poste clients et, en France, la gestion des garanties publiques à l’exportation pour le compte de l’Etat. Elle assure à ses 85.000 clients un service de proximité de qualité, grâce à ses 4.850 collaborateurs répartis dans les 60 pays dans lesquels elle est implantée directement. Ce service de proximité est étendu à 93 pays, grâce aux partenaires Coface au sein du réseau mondial CreditAlliance, structuré autour d’une gestion partagée des risques de crédit (Système Risque Commun).
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04/2005
Le récent accès de colère du Président
Bouteflika contre le manque de progrès de la
réforme bancaire, qui revêt une importance
cruciale pour l’Algérie, a attiré
l’attention sur les failles flagrantes qui entravent
le développement des secteurs hors hydrocarbures
depuis trop longtemps.
S'exprimant devant un parterre de cadres de la Nation
à l’occasion du premier anniversaire de
sa réélection, M. Bouteflika a dénoncé
avec véhémence le statu quo qui rè
gne
dans le secteur bancaire depuis bien longtemps. En effet,
l’indispensable réforme bancaire est évoquée
depuis l’élection de M. Bouteflika en 1999,
et en dépit des quelques changements introduits
par l’ordonnance d’août 2003, le secteur
est toujours à la traîne, aussi bien en
termes de modernisation que de contribution au développement
économique du pays.
Comme
l’a dit M. Bouteflika, « Depuis 1999, on
entend parler de réformes bancaires, mais il
n’y a eu que de la gabegie. Le retard n’est
plus acceptable dans ce secteur ».
De
fait, cette situation entrave le développement
du secteur productif algérien. De nombreux entrepreneurs
potentiels ont vu leurs projets bloqués dans
les starting-blocks, tandis que trop d’entreprises
privées ne peuvent compter que sur leurs fonds
propres pour financer leurs équipements et la
formation de leurs employés.
« Au moment où je parle, il y a au minimum
10 milliards de dollars dans les banques qui attendent
ceux qui veulent travailler avec cet argent »,
a ajouté le Président.
Bien
que l’Algérie compte aujourd’hui
15 banques privées, algériennes comme
étrangères, le secteur public continue
de dominer le secteur bancaire, puisque les banques
publiques détiennent près de 90 % du marché,
tant en termes d’actifs que de crédits
à l’économie.
Dans
ces conditions, les banques privées algériennes
ont bien du mal à se développer : trois
d’entre elles ont fait faillite en 2003 et 2004,
une est actuellement en redressement, et une cinquième
se trouve en grande difficulté.
Le
secteur financier a dû subir le fardeau des politiques
économiques de l’État, traditionnellement
orientées en faveur des entreprises publiques,
dont la plupart étaient déficitaires.
L’octroi — sur ordre — de crédits
aux grandes entreprises publiques déficitaires
a longtemps constitué la principale cause de
la fragilité des banques publiques.
La
Société Financière Internationale
(SFI) a récemment souligné que la gestion
et le recouvrement des prêts non performants sont
unanimement reconnus comme des problèmes clés
pour les banques algériennes, dont les dettes
non recouvrables ont connu plusieurs restructurations,
dont la dernière par le Trésor algérien.
En
effet, selon les estimations du Forum de Recherche Économique
(Economic Research Forum), une organisation indépendante
spécialisée dans le Moyen-Orient et l’Afrique
du Nord (Région MENA), en l’an 2000, les
prêts non performants représentaient plus
de 6 milliards de dollars — soit la moitié
du volume total des crédits à l’économie.
Les estimations de la Banque Mondiale, quant à
elles, montrent que les prêts non performants
ne représentaient pas moins de 11 % du PIB algérien
en 2001. Le gouvernement a repris une grande partie
de ce fardeau, réduisant ainsi le montant des
prêts non performants à environ 3,6 milliards
de dollars en 2004, selon le ministère des Finances.
Ceci représente encore près de 20 % des
crédits à l’économie, et
4,5 % du PIB.
Le
manque d’efficacité de la gestion des prêts
non performants au sein des banques publiques explique
en partie le niveau relativement faible des crédits
à l’économie algérienne par
rapport aux ressources, aux liquidités et à
la production du pays. En effet, les chiffres officiels
indiquent qu’en 2003 l’encours total des
crédits était de 18,5 milliards de dollars,
soit 27 % du PIB.
La
pression exercée par les autorités a,
malheureusement, eu pour principal résultat de
dissuader les banquiers d’accorder des crédits
aux entreprises privées, et en particulier aux
petites et moyennes entreprises (PME).
Le
fond du problème est que les banques ont négligé
de développer l’expertise technique nécessaire
pour évaluer et analyser précisément
les risques. L’amélioration de ces capacités
augmenterait les profits du secteur bancaire à
court terme, et stimulerait l’octroi de crédits
à moyen terme.
"
Pour être plus offensives dans l’octroi
de crédits, les institutions financières
doivent prendre confiance dans leur capacité
à gérer les risques associés,",
a récemment déclaré Sami Haddad,
Directeur de la SFI pour le Moyen Orient et l’Afrique
du Nord, à l’occasion de la signature d’un
accord avec le Crédit Populaire d’Algérie
(CPA), l’une des plus grandes banques d’Algérie.
Dans le cadre de cet accord, la SFI conseillera le CPA
pour le renforcement de sa politique d’octroi
de crédits aux PME. Ce projet a pour objectif
d’améliorer la gestion des risques et la
qualité de service du CPA en développant
des outils et des pratiques modernes d’analyse,
en particulier pour le stockage des données et
les systèmes de scoring.
La
plupart des analystes s’accordent à dire
qu’une telle expertise ne peut venir que du secteur
privé, mais les grands groupes bancaires internationaux
n’ont actuellement aucune incitation à
augmenter leur présence et à développer
un large réseau d’agences en Algérie,
dans la mesure où ils sont pour l’instant
condamnés à se disputer seulement 10 %
du marché. Le groupe bancaire le plus actif dans
ce domaine est pour l’instant la Société
générale, qui s’attache à
développer un réseau conséquent,
et qui devrait compter 18 ou 19 succursales d’ici
la fin 2005.
Dans
ces conditions, la solution ne pourra venir que de la
privatisation de certaines des six grandes banques publiques,
qui possèdent environ 1 100 agences à
travers tout le pays. Le CPA a été sélectionné
dans cette optique, mais bien que l’idée
de le privatiser ait été évoquée
pour la première fois fin 2002, des résistances
internes et externes au secteur bancaire ont jusqu’ici
bloqué l’avancement de ce dossier. Cependant,
la Président du CPA, El Hachemi Meghaoui, a annoncé
en mars que la privatisation devrait intervenir d’ici
la fin 2006.
À
ce stade, néanmoins, il reste impossible de savoir
quelle proportion du capital de la banque sera vendue,
et surtout si le repreneur potentiel se verra proposer
le contrôle de la banque. Selon des experts du
secteur, cette condition s’avérera cruciale
pour attirer des repreneurs sérieux.
Le
secteur bancaire algérien souffre également
de l’absence d’un système de paiement
électronique : seulement quelques institutions
ont commencé à délivrer des cartes
de retrait, et les cartes de crédit internationales
ne sont acceptées que dans une poignée
d’hôtels cinq étoiles. L’instauration
du système de paiement électronique est
cependant proche, puisque le Secrétaire Général
de l’Association des Banques et Établissements
Financiers (ABEF), Abderrahmane Benkhalfa, a récemment
confirmé à Oxford Business Group que le
système serait enfin opérationnel au début
2006.
Pendant
ce temps, le gouvernement s’attaque au problème
de la bonne gouvernance dans le secteur financier. Le
ministère des Finances prépare actuellement
une réforme visant à rationaliser la gestion
des banques en séparant la fonction de Directeur
Général de celle de président du
conseil d’administration — aujourd’hui
détenues par une seule et même personne
— dans le but de renforcer le contrôle interne
des banques. Pour rationaliser la gestion, il semble
également nécessaire de favoriser l’émergence
d’administrateurs professionnels, nommés
à ce poste en fonction de leurs compétences,
et non plus selon des considérations politiques.
Les
experts du secteur soulignent que cette mesure devra
être accompagnée par une réforme
en profondeur du système de rémunération
des dirigeants et des administrateurs du secteur, de
façon à ce qu’ils bénéficient
d’incitations financières, mais aussi qu’ils
soient, en contrepartie, rendus responsables en cas
d’irrégularités dans la gestion
ou le contrôle.
Les
autorités ont par ailleurs déjà
modifié le cadre législatif du secteur
en conformité avec les règles de l’Organisation
Mondiale Commerce (OMC), dans le cadre des négociations
pour l’adhésion de l’Algérie.
Enfin,
il est important de signaler que l’Algérie
a adopté en janvier 2005 une loi visant à
combattre le blanchiment d’argent.
La
prochaine priorité devrait être la réanimation
du marché financier algérien, aujourd’hui
léthargique. Un premier pas a été
effectué dans ce sens à la mi-2004, avec
le lancement d’Algeria Clearing, le dépositaire
central des valeurs du marché. Bien qu’une
première série d’émissions
obligataires réussies ait permis à la
bourse d’Alger de relever la tête en 2004,
seul un vrai coup d’accélérateur
au processus de privatisation pourra transformer la
bourse en source de financements pour les entreprises
privées.
Il
reste beaucoup à faire pour hisser le secteur
financier au niveau des standards régionaux,
et dans l’optique de l’accord de libre-échange
avec l’Union européenne et de l’accession
à l’OMC, il est grand temps que le Président
Bouteflika s’emploie à user une part de
son grand crédit politique pour cette priorité
absolue. Après être parvenu à ramener
la sécurité sur la plus grande partie
du territoire, l’ajustement économique
— et plus particulièrement financier —
pourrait bien constituer sa prochaine épreuve
du feu. Lu
sur le site :
www.oxfordbusinessgroup.com
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