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Capital Trust lance EuroMena II, un nouveau fonds
d’une valeur de 200-250 million de dollars
03/2008
Suite au succès d’EuroMena I, un fonds d’investissement de 63 millions de dollars basé à Beyrouth ayant conclu 7 investissements au Moyen-Orient et en Afrique du Nord au cours des 19 premiers mois de son lancement, Capital Trust annonce le lancement, d’EuroMena II, un fonds de 200 à 250 million de dollars. Ce dernier constituera la troisième génération de fonds similaires créés par Capital Trust après Menavest et EuroMena I.
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La popularité des produits financiers islamiques accroît le besoin de nouvelles méthodologies de gestion du risque
12/2007
La Banque du Liban et la Global Association of Risk Professionals prennent l'initiative d'élaborer de nouvelles techniques de gestion du risque financier pour les produits financiers islamiques
NEW YORK, LONDRES et BEYROUTH, Liban, le 6 déc. /CNW/ - La croissance
explosive et la sophistication des produits financiers islamiques dans le
monde créent un besoin de nouvelles techniques et méthodologies de gestion du
risque financier. En raison de la structure unique des produits financiers
islamiques, les façons traditionnelles d'évaluer le risque inhérent à ces
instruments financiers doivent être abordées différemment. La communauté de
gestion du risque financier islamique a maintenant besoin de méthodologies
novatrices et normalisées ainsi que d'une solide plate-forme de formation.
Deux organisations reconnues à l'échelle internationale ont fait équipe pour
relever ce défi, soit la Global Association of Risk Professionals (GARP :
www.garp.org) et la Banque du Liban (www.bdl.gov.lb). Ils élaboreront
conjointement un Certificat de gestion du risque pour les institutions
financières islamiques révolutionnaire qui devrait être lancé vers la fin de
2008.
La Banque du Liban a une expertise sans pareil des principes financiers
islamiques, entretient de solides relations avec la communauté des banques
centrales du monde entier, et possède un vif intérêt à participerà l'élaboration en bonne et due forme d'approches normalisées des produits
financiers islamiques. La Banque du Liban a reconnu le besoin d'élaborer des
normes de gestion du risque pour les institutions financières islamiques afin
de promouvoir la croissance des produits financiers islamiques et d'être au
services des gens du monde entier qui désirent investir dans les produits
financiers islamiques ou en négocier.
L'expertise de la Banque du Liban en matière de produits financiers
islamiques combinée à la compétence de la GARP pour créer des normes sur les
méthodologies de gestion du risque acceptées mondialement, comme leur
programme FRM reconnu internationalement, entraînera une technique phare pourévaluer le risque propre aux produits financiers conformes à la shari'a. "Des
spécialistes de partout dans le monde nous fourniront leurs connaissances afin
de nous assurer que nous procédons de la bonne manière", a affirmé Chris
Donohue, PhD, directeur du Centre de recherche de la GARP. "Nous compterons
sur un Comité technique qui élaborera le contenu du Certificat ainsi que sur
un Comité consultatif, composé de spécialistes des produits bancaires et
dérivés islamiques, qui nous fera part de ses commentaires tout au long du
processus."
Le Comité consultatif sera co-présidé par le Dr Ahmed Jachi,
vice-gouverneur de la Banque du Liban, et le Dr Anthony Saunders, professeur
de finance à la Leonard Stern School of Business de la New York University. Comme toile de fond, l'approche holistique de la vie qu'impose l'islam
aux gens gouverne leur approche des activités commerciales et financières. Les
principes fondamentaux de la shari'a, la partie de la loi islamique qui
englobe les pratiques et les activités, dictent aux investisseurs de ne pas
s'engager dans des transactions spéculatives, qui donnent de l'intérêt ou qui
impliquent une certaine incertitude contractuelle. De plus, toutes les
transactions doivent être adossées à des actifs. La mondialisation des marchés
financiers et l'accroissement de la richesse ont accéléré la tendance des
produits bancaires et spécialisés islamiques qui satisfont à la shari'a. "Cette demande croissante pour les produits financiers islamiques est la
raison principale pour laquelle nous élaborerons le Certificat de gestion du
risque pour les institutions financières islamiques", a déclaré le Dr Ahmad
Jachi, vice-gouverneur de la Banque du Liban. "Le marché n'enregistrera pas
d'autres croissances s'il n'y a pas d'amélioration en matière de transparence
et si aucune approche normalisée n'est élaborée. Nous avons analysé le succès
de la GARP en concevant des programmes pour la communauté de gestion du risque
qui finissent par devenir des normes mondiales, comme la désignation FRM.
Notre objectif est de nous donner des pratiques de gestion du risque
généralement reconnues au sein des institutions financières islamiques qui
seront utiles aux banquiers de partout dans le monde."
A propos de la Banque du Liban
La Banque du Liban est l'entité officielle ayant l'obligation légale de
maintenir la stabilité monétaire et économique du pays et de maintenir la
solidité du secteur bancaire. On lui a également confié la mission générale de
veiller à protéger la monnaie nationale afin d'assurer la base d'une
croissance sociale et économique soutenue. La Banque du Liban réglemente les
banques islamiques et conventionnelles de même que les institutions
financières au Liban. Il s'agit d'une entité publique légale jouissant d'une
autonomie financière et administrative. Elle n'est pas assujettie aux règles
et aux contrôles administratifs et de gestion applicables au secteur public.
A propos de la GARP
La Global Association of Risk Professionals (GARP) est une association
indépendante à but non lucratif qui compte plus de 66 000 spécialistes de la
gestion du risque et chercheurs représentant des banques, des sociétés de
gestion de placements, des agences gouvernementales, des organismes de
réglementation, des établissements universitaires et des sociétés par actions
de plus de 167 pays dans le monde. Elle administre aussi le Financial Risk
Manager (FRM(R)), la principale accréditation au monde pour les professionnels
du risque financier. La mission de la GARP consiste à être la principale
association professionnelle des gestionnaires du risque, gérée par et pour ses
membres se consacrant à la progression de la profession de gestion du risque
par le biais de l'éducation, de la formation et de la promotion des meilleures
pratiques dans le monde. www.garp.org
Renseignements :
Greg Winsper, Global Association of Risk Professionals,
+1-201-719-7240, Fax: +1-201-222-5022,
greg.winsper@garp.com
Bureau du
premier vice-gouverneur, Banque du Liban,
+961-1-34-33-01, Fax:
+961-1-75-00-21, bdlg1@bdl.gov.lb
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Oxford business group
The banking sector's continued good health was evident in recently released bank results for the first half of this year
08/2007
Net profits for the five listed banks on the Beirut Stock Exchange grew by nearly 6% in the first half of 2007 compared to the corresponding period of 2006. This suggests profits for Lebanese banks are expected to increase in 2007, Makram Sader, secretary general of the Association of Banks in Lebanon (ABL), told OBG. Return on equity also increased to reach 12.9% in the first half of 2007, up from12.6% in the same period last year. At the same time, the return on assets slightly decreased a tenth of a percent to 1.1% while the cost/income ratio increased to 51.9%, up from 48.9%.
According to the ABL, the total assets of the consolidated balance sheet of commercial banks in Lebanon increased by 3.8% during the first half of 2007 to reach $79bn at the end of June. Total deposits increased by 3.3% in the same period and reached $63.8bn.
Sader explained that developments in Lebanon and the deterioration of the macro-economic environment have had repercussions on the banking sector. "The activity growth in the first half of 2007 is acceptable despite the slowdown registered when compared to the same period of 2006 [before the July 2006 war], which had recorded a clear improvement with an increase of 6.6 percent."
"In brief, the Lebanese banking sector is performing well [..], and there is nothing strange about that," Sader told OBG. "In fact, the banking sector succeeded in safely overcoming two big crises it had to face in 2005 and 2006, proving its solidity, thanks to the merited confidence of the depositors in the Lebanese banking sector and the high liquidity ratios."
Sader also said that Lebanese banks have stated they are committed to following international industry standards and are preparing for the implementation of the Basel II capital adequacy agreement in the beginning of 2008.
Another sign of the banking sector's good health was Lebanon-based Fransabank's $153m bid for 97.52% of Banque Libanaise pour le Commerce's (BLC) shares, which was recently approved. Fransabank's chairman Adnan Kassar said the acquisition affirmed their confidence in both the banking sector and the Lebanese economy.
BLC is one of Lebanon's oldest banks with a total balance sheet of $1.75bn and 35 branches in operation. Final approval from the Central Bank is expected within a matter of weeks. A Fransabank press release described the acquisition as the "most lucrative" in the bank's history.
Qatar's High Supreme Council for Economic Affairs and Investment, which had bought BLC for $236m in 2005 after outbidding 21 other companies, sold the bank to Fransabank. Under the terms of the deal, the Qatari government will retain ownership of the branches that fall under BLC Dubai and BLC France.
Joe Sarrouh, advisor to the chairman of Fransabank, told OBG the BLC acquisition will not change Fransabank's ranking as the fifth largest Lebanese bank in terms of assets. However, it will rise in terms of total deposits to fourth position. According to Sarrouh, with $1.5bn in terms of deposits and around 50,000 customers, BLC holds great potential as it has not experienced much development in the last four to five years.
Sarrouh said the acquisition fits with Fransabank's strategy of targeting international and internal growth. The bank's international presence includes branches in France, Algeria and Sudan, while a branch in Syria and a representative office in Libya should be added to this list by the end of 2007.
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Vient de paraitre
"The Management of Correspondent Banking"
12/2006
By M.H.Bouldoukian, Former deputy governor, Central Bank of Lebanon
Prix : 100 USD.
Editeurs: Union of Arab Banks.
The Book
An overview of correspondent banking and its management, as one important aspect of international banking. Subjects treated are the applicable principles and techniques in bank-to-bank relations; the choice of strategies adopted by international banks in establishing and maintaining relationships, indicating the opportunities, challenges, revenue/cost concept of each strategy, from an Agency Arrangement strategy to Branching overseas. The services rendered by the correspondent banking community to each niche market, competition and pricing policy. How to develop a sound correspondent banking relationship, as well as, the choice of the correspondent by a respondent bank are vastly covered; the ABC of marketing strategies, as well as the requirements for the start of a correspondent banking relationship, are presented in detail. The organization of an efficient department, the importance of Information Technology (IT) in correspondent banking as well as its legal environment are described each in a separate chapter. In conclusion, the future of correspondent banking is tackled.
The book is fully illustrated with tables, figures, references, a glossary and useful website addresses in banking and finance.
Who can benefit from using this book?
This book must primarily appeal to banking executives, worldwide. I have introduced fundamental topics that are dealt in the management of correspondent banking. It will be useful to executives in all types of banking organizations, specially those in the international and institutional banking areas.
The book also must appeal to executives of central banking institutions, other monetary authorities and official legislators, since they regulate and supervise banks and their activities by introducing new regulations. Banking Supervision monitors closely lines extended by correspondent banks to counterparties when managing overall risk in line with Basel II and its three pillars.
This book should appeal to university and college students of banking courses in undergraduate and graduate levels in economics, finance and banking, specially international banking.
Also, this book must appeal to the international business community at large, International and National Chambers of Commerce, exporters, importers, business and financial intermediaries, legal and financial services professionals, including providers of technological services and products to the banking sector.
In addition, this book can appeal to all commodity traders, soft and hard, oil and its derivatives and trading companies worldwide.
Finally, this book can appeal to other financial services industry, such as, investment bankers, insurance companies, investment companies, and supranational institutions.
The author

Meguerditch Hagop Bouldoukian is a seasoned banker since 1961. He has a very rich, diversified and extensive banking and finance background with over 45 years of practice, experience, and exposure in the international banking field, having occupied senior positions with multinational banking institutions.
Since 1969, he has also pursued a career as an academic, as professor of banking and finance at five major universities in Beirut, Lebanon. Since 1977, he has also been invited to international conferences to speak about, banking, finance, international economic relations and market economics. He is a follower of Von Hayek and Schumpeter. His personal website: www.mhbouldoukian.com
Pour obtenir cet ouvrage écrivez à l'adresse suivante:
M.Bouldoukian
Boite Postale 113-5940 Beyrouth, Liban
Courriel : boulcho@cyberia.net.lb
Tel/sms: 00 961 3 180 091
Fax : 00 961 1 970 236
ou
Union of Arab Banks,
Boite Postale 11-2416 Riad El-Solh 1107 2210, Beyrouth, Liban
Tel: 00 961 1 785 711/2/3
Fax: 00 961 1 867 925
Courriel : uab@uabonline.org
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www.berytech.org, par Tania Saba-Mazraani
Bader : Initiative nationale pour promouvoir l’entreprenariat libanais
05/2006
Sous l’impulsion du Ministre des Finances, Jihad Azour, un rassemblement de jeunes entrepreneurs Libanais a fondé une association pour promouvoir la culture de l’entreprenariat et favoriser la création de nouvelles entreprises.
Confronté à une conjoncture économique difficile, dans une société devenue timide par rapport à l’initiative personnelle et un environnement défavorable aux nouvelles sociétés, le jeune libanais a choisi la fuite en avant vers le salariat, souvent en dehors des frontières nationales. D’où cette initiative qui vise à retenir ces précieuses ressources humaines dans le pays en leur donnant l’envie et mais aussi la possibilité de créer leurs propres entreprises, dont le développement passera nécessairement par la création de nouveaux emplois.
L’action de « Bader : Young Entrepreneurs Program » suivra à moyen terme les axes suivants :
- Créer un portail pour la mise en réseau de jeunes entrepreneurs avec les structure de support à l’entreprenariat existant déjà au Liban, comme le pole technologique Berytech, Kafalt ou le programme Elcim.
- Effectuer un roadshow dans les grandes universités libanaises, animé par de grands entrepreneurs libanais dont l’intervention inspirera les jeunes étudiant.
- Effectuer un lobbying auprès du corps législatif pour impulser des lois favorables aux entrepreneurs et investisseurs.
- Etablir et gérer à partir de 2007 un fond capital risque pour jeunes start-up
Une élection des membres du conseil a désigné M. Robert Fadel, vice-président de l’ABC comme Président du Conseil. L’équipe de Bader, dont les bureaux seront hébergés à Berytech, établira une hotline à l’intention des porteurs de projets et entrepreneurs potentiels.
Site (en construction) : www.baderlebanon.com
Tél. 03 198989
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L'IdF et la BM organisent un Forum sur la Gouvernance dans la Région MENA
03/2006
L’Institut des Finances a organisé, en collaboration avec l'Institut de la Banque Mondiale, le "Forum des Instituts et Ecoles de Formation sur la Gouvernance dans la Région MENA", adressé aux directeurs et responsables des écoles et instituts de formation spécialisés dans la formation des fonctionnaires du secteur public dans les pays de la région MENA. Plusieurs représentants d’instituts européens de formation étaient également présents. La cérémonie d'ouverture du Forum s’est tenue sous le patronage du ministre des Finances, M. Jihad Azour et du Ministre de la culture, M. Tarek Mitri, le mercredi 15 Mars à 9h30, à l'IdF.
Les participants ont été invités à débattre des moyens de renforcer les capacités des centres de formation de la région dans les domaines relatifs à la bonne gestion publique et des moyens nécessaires au développement de la capacité de ces centres afin d’établir des relations de partenariat, d’échanger les expériences et expertise et d’améliorer leur performance, notamment en matière de Gouvernance.
Un comité exécutif a été formé, en fin de Forum, afin de mener à terme les divers projets discutés, et notamment, un site web commun, l’échange de formateurs et le développement de nouveaux modules de formation en matière de gouvernance, comité destiné à mettre en place le réseau des écoles et instituts de formation de la région MENA.
Cet évènement rentre dans le cadre des activités organisées par l’IdF en 2006, année de son 10ème anniversaire qui sera officiellement célébré en fin d’année 2006.
Pour plus d'informations, contacter l'Institut des Finances au 9611-425147/9 ou par email: contact@if.org.lb
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Le ministère des Finances dédie son centre de formation et de communication à la mémoire du martyr Basil Fuleihan
02/2006
Un an après l'effroyable attentat qui a marqué la mort du Premier Ministre S.E.M Rafic Hariri et d’un nombre de collègues et de citoyens, notamment le député et ancien Ministre de l'Economie et du Commerce S.E.M. Basil Fuleihan, le ministère des Finances a décidé de dédier son centre de formation et de communication, l'Institut des Finances (IdF), à la mémoire de Mr. Fuleihan.
La commémoration a eu lieu le mercredi 15 février 2006, au cours d'une conférence de presse à l'IdF. Elle s'est tenue sous le patronage du ministre des Finances, Mr. Jihad Azour, qui a annoncé que l'IDF portera dorénavant le nom de Basil Fuleihan.
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Finance
& banques au Liban (2003)
Le
système bancaire libanais est très libéral.
Il n’y a aucune restriction sur le mouvement
des devises et des capitaux, pas de contrôle
des changes, la monnaie est totalement convertible
et le secret bancaire est très strictement
appliqué. À ceci s’est ajoutée
récemment une loi contre le blanchissement
d’argent. Cette liberté totale pour les
investisseurs privés explique sans doute le
développement du secteur bancaire et son poids
dans l’économie libanaise : 5 % du PIB
et 1,2 % des emplois.
Pendant des décennies, les banques libanaises
ont joué le rôle de refuge pour les capitaux
arabes qui fuyaient les nationalisations dans les
pays voisins (Syrie, Irak, Égypte) et même
si la guerre civile et le développement d’autres
places régionales (Amman, Manama, Dubaï)
ont réduit le rayonnement de ce secteur, le
secret bancaire et la qualification des cadres libanais
continuent de jouer un rôle d’attraction.
Fin
2002, le secteur comptait 55 banques commerciales
qui géraient un total de 50 milliards de dollars
d’actifs (Source : Association des banques libanaises).
Ce grand nombre de banques explique sans doute le
fait que les banques libanaises aient une taille limitée
en comparaison des autres banques de la région
: aucune d’entre elles ne figure parmi les 10
premières banques arabes et seulement cinq
parmi les 100 premières (Blom, Banque de la
Méditerranée, Banque Audi, Banque Byblos
et Fransabank). La Banque du Liban (Banque centrale)
encourage cependant les regroupements entre les banques
afin de leur permettre de mieux faire face à
la concurrence régionale. Le système
libéral en vigueur dans le secteur a pour autre
conséquence une présence étrangère
importante, en particulier française (Société
Générale, BNP Paribas, Crédit
Agricole, CIC).
Quant à l’emploi des ressources, avec
l’augmentation exponentielle des dépenses
de reconstruction à partir du début
des années quatre-vingt-dix, les banques libanaises
ont joué le rôle de premier financeur
de l’État libanais par souscription des
bons du trésor libellés en livres libanaises
à des taux à doubles chiffres et des
Eurobonds en devises.
Jean-François Eyraud, Idal
Information
transmise gracieusement par le Réseau ANIMA. www.animaweb.org

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Kafalat, la (seule) ressource des PME libanaises
En 2002, Kafalat a garanti
1 697 prêts à des petites et moyennes entreprises
du Liban. Un chiffre en hausse de plus de 50 % par rapport
à l’année 2001. Cet organisme de
place est un outil vital pour le développement
de la petite et moyenne entreprise au Liban. Un outil
isolé dans un environnement bancaire en mutation.
Kafalat est une société anonyme libanaise
au capital de 20 milliards de livres (13 millions €),
les actionnaires sont pour 75 % l’Institut national
de garantie des dépôts et pour le reste
une cinquantaine de banques libanaises. Le Dr Khater
Abi Habib président anglophone et directeur général
précise qu’elle a été fondée
« to create new productive capacity ». Kafalat
n’intervient pas en direct, mais à la demande
des banques pour offrir une garantie à hauteur
de 70 à 75 % du crédit pour un maximum
de sept ans. La valeur moyenne des prêts garantis
est passée de 89 millions de livres en 2001 (environ
60 000 €) à 103,4 millions de livres (environ.
70 000 €) en 2002, avec un plafond de 300 millions
de livres (200 000 €). Ils sont réservés
aux entreprises libanaises de moins de 40 salariés.
Kafalat serait, transposée en France à
la fois la Bdpme, une société de caution
mutuelle et le Crédit agricole puisque 46 % des
prêts vont à l’agriculture et 39
% à l’industrie. Géographiquement
Beyrouth et le Mont Liban concentrent logiquement la
majorité de prêts : 60 % des entreprises,
60 % des employés, et 75 % de la production industrielle
sont concentrés dans cette région.
Dans le paysage financier libanais, Kafalat est le seul
outil de financement du développement et de la
création. Et encore, la création ne représente
qu’un crédit sur dix. Les entreprises de
haute technologie pèsent moins de 5 % des garanties
allouées.
Pour Maroun Asmar, manager de la Banque de la Méditerranée
et fondateur de Berytech, premier technopole du Liban,
« le capital-risque n’est pas dans la culture
libanaise. Il n’y a pas, explique-t-il, vu la
situation régionale d’approche sur le long
terme (deux ans c’est très long !) et surtout
pas de marché financier réel donc pas
de sortie possible pour un investisseur. Les créations
d’entreprises, déplore-t-il, sont freinées
par les problèmes de financement : des coûts
élevés, une demande de garanties importante
et des produits inadaptés aux besoins des entreprises.
»
Comment un pays surbancarisé se retrouve-t-il
dans une telle situation ?
Ce pays de 4 millions d’habitants compte plus
de 60 banques : 31 banques libanaises, 15 à capitaux
arabes, 5 à participation majoritaire non arabe,
9 banques étrangères et 8 banques de crédit
à moyen et long terme soit 780 agences dans le
pays. À cela, il faut ajouter 27 sociétés
financières. Cette excroissance est en partie
due à la situation de la place beyrouthine, mais
surtout au surendettement de l’État La
dette publique est estimée à 180 % du
PIB (avril 2002) ; à 18,7 % des exportations.
Le seul service de la dette prenait 90 % des recettes
budgétaires en 2001. La dette extérieure
publique, de 5,5 milliards de $, a été
multipliée par 15 depuis 1992.
En fait, la reconstruction du Liban a été
payée à crédit. L’État
a emprunté à des taux plus qu’avantageux
aux banques. « L’État apporte un
rendement de 15 % sur les bons du Trésor, note
un observateur. Quelle entreprise peut rapporter à
coup sûr autant ? Nous sommes dans une économie
de rente et d’endettement. »
La pression du FMI, les négociations avec les
partenaires financiers, les discussions pour la signature
de l’accord d’association signé le
17 juin 2002 avec l’Union européenne, ont
conduit l’État à réduire
son taux de rémunération, à instaurer
la TVA (5 %) jusqu’alors inconnue et à
taxer les carburants.
Agnès
Levallois, journaliste à Nord Sud Export, (groupe
"Le Monde") raconte que la Conférence
des donateurs du Liban a réuni à Paris,
le 23 novembre 2002, les grands bailleurs de fonds,
17 pays, dont ceux du G7 et le Danemark exerçant
la présidence de l’Union européenne,
plus la Commission européenne et des institutions
financières internationales. « Ceux-ci,
écrit-il, ont volé au secours du pays
du Cèdre en lui consentant plus de 4 milliards
de dollars de crédits. Les États-Unis
ne se sont pas engagés, en l’absence d’un
accord entre le FMI et le Liban. Le différend
porte sur la dévaluation de la livre libanaise
– dont la parité, face au dollar, n’a
pas changé depuis 1994. Le premier ministre,
Rafiq Hariri est opposé à cette mesure.
Il est également réticent à l’application
d’un plan d’ajustement préconisé
par les institutions de Bretton Woods. L’accord
obtenu à Paris va néanmoins éviter
au Liban une grave crise financière, la dette
atteignant 30 milliards de dollars, soit 180 % du produit
intérieur brut. » La situation financière
reste une préoccupation majeure pour que le pays
entre dans un cercle vertueux. Dans la Lettre de Beyrouth
éditée par le Poste d’expansion
économique, du 5 février 2003, Patrick
Manon s’interroge : « Quel sera l’effet
de la conférence de Paris II sur la relance de
l’économie libanaise ? Il est encore trop
tôt pour le dire et les incertitudes régionales
ne facilitent pas le pronostic. Quoi qu’il en
soit, les opérateurs privés font plutôt
preuve d’optimisme et prédisent un exercice
2003 de bonne tenue, meilleur en tout cas que 2002.
(…)
Élément important dans le suivi de Paris
II, le projet de budget 2003 vient d’être
voté par le Parlement libanais. Accentuant l’austérité
déjà affichée l’an dernier,
il se fixe pour principal objectif de réduire
de 47 % le déficit budgétaire pour le
ramener à 1,38 milliard $, soit 7,3 % du PIB
contre 14 % dans la loi de finances 2002 et 17 % en
2001. Il ne représente plus que 24 % du total
des dépenses contre 47,6 % en 2001 et environ
39 % attendus en 2002. Cette contraction est rendue
possible par une hausse de 16 % des recettes à
4,3 milliards $ (instauration d’une taxe de 5
% sur les intérêts bancaires perçus
par les résidents et les non-résidents,
élargissement de l’assiette fiscale, relèvement
du coût des télécommunications)
et une baisse de 8,4 % des dépenses à
5,7 milliards $ (diminution du service de la dette à
2,65 milliards de $, coup d’arrêt donné
aux investissements publics). »
L’Idal, l’Agence pour le développement
des investissements au Liban (Investment development
authority of Lebanon) en appelle à une prise
de conscience nationale : « A nous de savoir ce
que nous voulons », déclare son porte-parole,
Alain Bejjani. Et l’Idal compte beaucoup sur la
diaspora libanaise dans le monde, 15 millions de Libanais
ou de personnes d’origine libanaises qui pourraient
réinvestir au pays. Une base de données
des hommes d’affaires libanais dans le monde a
été bâtie.
L’environnement économique reste très
lié à la situation du Proche Orient. L’embellie
du tourisme qui a fait du Liban la destination préférée
des pays du Golfe reste fragile. Les clients viennent
goûter sur place une liberté qu’ils
réprouvent chez eux. Dans une région plus
stabilisée le Liban serait un relais vers les
marchés du Moyen orient. Sait-on par exemple
que le Liban est leader pour la production de films
publicitaires pour tout le Moyen Orient ?
Les financements internationaux restent aujourd’hui
en panne. Le dernier ambassadeur de l’Union européenne
est reparti avec 256 M€ non consommés faut
de programmes. « Il y a un problème objectif
de conjoncture, souligne un économiste, mais
surtout une incompréhension : le secteur privé
s’attend à recevoir des dons ! ».
L’Agence française de développement
est installée depuis trois ans à Beyrouth,
avec sa société financière la Proparco.
Elle veut « participer à la modernisation
des systèmes financiers et économiques
dans la perspective euroméditerranéenne
», explique Ludovic Cocogne, son représentant.
L’AFD est prête à des prises de participation
minoritaires et transitoires. Elle a mis en place une
ligne de crédit déléguée
auprès des banques libanaises et serait disposée
à participer à un tour de table pour créer
un Fonds d’investissement sectoriel autour des
industries de l’image.
« Le Liban est encore enfermé dans un capitalisme
familial et communautaire, déplore un journaliste
libanais. Il manque à l’économie
libanaise des outils et des règles respectées.
Songez qu’il y a 300 providers sauvages appartenant
à une demi-douzaine de sociétés
qui se connectent directement aux satellites ! Donc
dans une concurrence irrégulière avec
les opérateurs officiels et sans taxe pour l’État
! Pour que l’argent vienne à l’entreprise,
il faut que les finances publiques s’assainissent,
que le secteur bancaire sorte de la gestion de la rente
du Trésor et joue pleinement son rôle.
Alors, nous aurons des outils de haut et bas de bilan
indispensables à l’économie ».
Premiers pas de cette mutation, les fusions s’annoncent
(Voir info) entre banques sous l’impulsion de
la Banque centrale du Liban.
Christian Apothéloz
Les informations de cet article ont en partie été
collectées lors d’un séminaire de
haut niveau organisé par Méditerranée
Technologies et son directeur Daniel Pardo et Berytech
et son directeur Maroun Asmar les 8 et 9 novembre à
Beyrouth sur le Financement des start up.
INFO…
Vers une fusion des Banques libano-française
et Saradar?
Selon l’agence Reuters (11 décembre
2002) Deux banques libanaises, qui comptent des groupes
étrangers parmi leurs actionnaires, discutent
en vue d'une fusion qui donnerait naissance à
l'une des banques les plus diversifiées du Proche-Orient.
La Banque libanofrançaise, dont 51% appartiennent
au Crédit agricole , négocie pour reprendre
la Banque Saradar, où International finance corporation
et la Banque nationale du Canada détiennent une
participation minoritaire. La banque privée et
la banque d'investissement sont les spécialités
de la Banque Saradar et viendront en complément
de l'activité de la Banque libano-française,
plus tournée vers la banque aux entreprises et
aux particuliers.
Si la fusion entre la Banque Saradar et la Banque Libano-Française
va à son terme, ce serait la première
fusion entre deux banques comptant parmi les dix principales
du Liban. La Banque Libano-Française affiche
un total des actifs de $3,4 milliards et un rapport
de fonds propres à l'actif de 5,7%. Elle a dégagé
un bénéfice de $37 millions l'an dernier
contre $10,7 millions pour Saradar. Saradar avait un
total d'actifs de $1,7 milliard fin 2000 et un rapport
fonds propres/actifs de 4,4%.
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