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13-24/07/2009 Agenda Summer School for Entrepreneurs 2009

04/2009
La Newsletter N°34 (mars 2009) de l’Institut de finance du Liban

02/2009
Union pour la Méditerranée :  dix banques euroméditerranéenne lancent vingt projets multilatéraux.

21-22/02/2009 agendaForum Méditerranéen de l'Investissement Med Invest 2009.

01/2009 Lebanon : 2008 Year In Review.

03/2008 Capital Trust lance EuroMena II, un nouveau fonds d’une valeur de 200-250 million de dollars.

12/2007 La popularité des produits financiers islamiques accroît le besoin de nouvelles méthodologies de gestion du risque.

08/2007 The banking sector's continued good health was evident in recently released bank results for the first half of this year.

05/2006 Bader : Initiative nationale pour promouvoir l’entreprenariat libanais.

03/2006 L'IdF et la BM organisent un Forum sur la Gouvernance dans la Région MENA.

02/2006 Le ministère des Finances dédie son centre de formation et de communication à la mémoire du martyr Basil Fuleihan.

2003 Finance & banques au Liban.

2002 Kafalat, la (seule) ressource des PME libanaises.

Agenda : Berytech July 13-24, 2009
Summer School for Entrepreneurs 2009

Initiation to Entrepreneurship
The Summer School for Entrepreneurs is open to individuals who wish to explore entrepreneurship as individuals or teams, and develop their entrepreneurial potential.
The two-week intensive program consists of varied activities and trainings, guided by a dynamic team of instructors and professionals with experience in entrepreneurship, which can develop their professional skills, creative thinking, leadership, and awareness of the latest tips in entrepreneurship.

Purpose
In the Summer School for Entrepreneurs, participants will partake in mentored workshops and research to shape an entrepreneurial opportunity they have identified, and explore the potential for starting up a business, either now or later.
The purpose of the Summer School is to enable participants to:

  • Identify the business opportunity in their project
  • Develop hands on, an action-driven roadmap and a viable business plan
  • Learn from seasoned entrepreneurs on how to build a great startup
  • Discover the financing options that can best work for them and develop their own projections
  • Present their project in front of an expert jury and get live feedback
  • Get the chance to win up to $10,000 to create your startup in the incubator of Berytech

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04/2009
La Newsletter N°34 (mars 2009) de l’Institut de finance du Liban

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02/2009
Union pour la Méditerranée :  dix banques euroméditerranéenne lancent vingt projets multilatéraux

Concrétisant le protocole d’intention conclu le 7 juillet dernier à Paris, en marge du premier Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement créant l’Union pour la Méditerranée, dix établissements financiers (1), prochainement rejoints par la Banque africaine de développement (BAD), ont signé, le 30 janvier à Paris, un protocole d’accord prévoyant la mise en œuvre de vingt projets concrets. Le comité stratégique, actuellement présidé par Bernard Comolet, président du directoire de la Caisse Nationale des Caisses d’Epargne, s’est en effet engagé à consolider les travaux réalisés par les établissements signataires depuis juillet dernier dans l’optique de faciliter l’épargne des migrants, d’abaisser le coût des transferts, de favoriser le financement des PME et des infrastructures. Au cours de l’année 2009, l’étude de la mise en place d’une structure permanente, qui pourrait s’inspirer du modèle d’association existant aujourd’hui dans le domaine aérien, sera également réalisée.

Les résultats des travaux menés depuis juillet dernier ont été approuvés par le comité stratégique. Représentant la coprésidence franco-égyptienne de l'Union pour la Méditerranée, M. Henri Guaino, Conseiller Spécial du Président de la République française et Chef de la Mission interministérielle de l'Union pour la Méditerranée (UPM), et Son Excellence Nassel Kamel, ambassadeur de la République arabe d'Égypte en France, ont assisté à la présentation à la presse de ces travaux. Ils ont salué l’initiative des établissements signataires qui participe à l'affirmation concrète de la réalité géographique, culturelle et économique de la Méditerranée.
Les vingt projets arrêtés par le comité stratégique portent principalement sur : les transferts financiers; les produits bancaires, d’assurance et immobiliers; le support et l’assistance des PME ; le financement de grands projets et d’infrastructures. Chacun des cinq groupes de travail qui ont été mis en place depuis cet été et qui ont proposé les projets était présidé par une banque : Attijariwafa bank (Maroc) pour les produits de crédit, d’immobilier, d’assurance, de services ; la BIAT (Tunisie) pour les comptes de dépôt et les produits d’épargne; la CECA (Espagne) pour les transferts ; le Groupe Caisse d’Epargne (France) pour le financement d’infrastructures et de projets; Intesa Sanpaolo (Italie) pour le support et l’assistance des entreprises. Le Groupe Caisse d’Epargne français, qui a joué un rôle pivot dans l’initiation de ce groupe bancaire, assurait également le management global des travaux

Deux projets ont une nature transverse :

  • envisager, dans la mesure du possible et si cela s’avère utile, la création d’une identification propre, via une structure juridique permanente et une dénomination de marque ;
  • envisager, dans la mesure du possible et si cela s’avère utile, la création d’un catalogue partagé des produits que chaque membre proposera aux migrants, mis en ligne sur un site Internet commun.

Les projets visant à favoriser les transferts financiers :

  • mise en oeuvre d’une plate-forme efficace, ouverte et flexible, d’envoi de fonds des migrants, fondée sur l’exemple de la plate-forme Bravo de la Confédération espagnole des caisses d’épargne (CECA)
  • travailler sur une base « compte à compte » entre les parties afin de réduire les tarifs des transferts entre elles ;
  • mise en œuvre de solutions de transfert de « carte bancaire à carte bancaire » sur différents corridors de la zone.

Les projets ayant trait aux produits bancaires, d’assurance et immobiliers :

  • jumelage, dans la mesure du possible, d’un produit d’épargne au Nord avec un produit d’épargne au Sud, avec les mêmes avantages en monnaie locale convertible ;
  • définition de stratégies conjointes afin de gagner de nouveaux clients à travers la définition de process ;
  • possibilité de proposer des produits « cobrandés », dans un premier temps immobiliers, incluant un plan d’épargne ad hoc et des solutions de crédits transfrontaliers;
  • extension du système de fidélisation S’Miles – programme français multienseigne, parmi lesquelles la Caisse d’Epargne –, aux pays du Sud, et développement d’autres formules de fidélisation ;
  • distribution d’un pack pour les étudiants originaires du Sud s’installant en Europe.

Les projets favorisant le financement des PME

  • facilitation de la mise en relation de points d’entrée unique (desks), en prenant exemple sur le Centre de soutien à l’internationalisation d’Intesa Sanpaolo. Les desks auront pour missions : le soutien au développement international des PME, l’accompagnement des migrants qui souhaitent créer leur entreprise ou investir dans des micro-entreprises dans leur pays d’origine;
  • utilisation de modèles de crédit spécialisé avec la garantie de divers acteurs (BEI, AFD, Confidi...) pour mieux financer les PME;
  • facilitation des échanges d’informations sur les opportunités d’affaires et création, à terme, d’une plate-forme commune;
  • signature d’un accord multilatéral pour faciliter le développement des PME clientes à travers : des ouvertures de comptes croisées et des possibilités de financement accrues ; l’utilisation de garanties; le développement des flux internationaux des entreprises clientes des partenaires.

Les projets portant sur le financement d’infrastructures et de grands projets.
Un protocole spécifique a été signé (2) afin de favoriser de tels financements, tout en partageant les risques. Ce protocole prévoit :

  • en amont, l’institutionnalisation d’un échange d’informations entre les partenaires, incluant la BEI et l’AFD;
  • lorsqu’un des partenaires est arrangeur sur un dossier, il consultera les autres signataires pour qu’ils participent au financement;
  • lorsqu’un des partenaires est conseiller financier d’une entité publique ou privée à la recherche d’un financement, il s’engage à en informer les autres parties et à leur proposer de rejoindre un syndicat de banques;
  • lorsqu’un des partenaires est investisseur direct ou indirect (via un fonds qu’il gère) d’un projet nécessitant d’importants financements, il s’engage à mettre tout en œuvre pour associer les autres signataires au projet;
  • les partenaires feront leurs meilleurs efforts pour développer les investissements ou coinvestissements dans des fonds d’investissement.

Les établissements signataires ont convenu d’un programme de travail pour 2009 avec la réalisation des vingt projets qu’ils ont arrêtés. Par ailleurs, sera lancée l’étude de la forme que pourrait éventuellement prendre cette alliance. D’ores et déjà, un comité stratégique rassemblant l’ensemble des présidents ou directeurs généraux est mis en place. Il est chargé d’impulser la dynamique de l’alliance, de valider l’ensemble des programmes et projets. Sa présidence, aujourd’hui confiée à Bernard Comolet, président du directoire de la CNCE, sera tournante, assumée par la banque du pays accueillant la réunion annuelle du comité. Un comité directeur est chargé de l’animation des équipes en charge des travaux et de leur suivi. A sa tête, un président est désigné par le comité stratégique, chaque année : Michel Gonnet, président du directoire d’Océor (Groupe Caisse d’Epargne), a ainsi été nommé pour la première année.
Il est assisté d’un directeur opérationnel, également désigné par le comité stratégique : Erik Pointillart, directeur des projets internationaux à Océor, assure cette mission.
A l’origine composé de neuf signataires et deux observateurs, le groupe de banques s’est élargi, conformément au protocole initial de juillet. Fransabank SAL (Liban) a ainsi adhéré en octobre et la BAD a déclaré vouloir les rejoindre. Par ailleurs, la BEI et l’AFD, jusque-là observateurs, en deviennent membres à part entière.
Forts de l’appui apporté par Henri Guaino, les membres de l’alliance ont déclaré vouloir tout mettre en œuvre pour que leurs projets soient reconnus dans le cadre de l’Union pour la Méditerranée, comme l’ont été ceux de la dépollution de la Méditerranée, du développement des autoroutes de la mer, ou du plan solaire méditerranéen. En effet, cette alliance de banques, qui contribue à rendre l’UPM tangible auprès de larges populations de cette zone, entend apporter son concours au développement économique de la rive Sud de la Méditerranée.

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Agenda : 21 et 22 février à Beyrouth
Forum Méditerranéen de l'Investissement Med Invest 2009

Le Forum Méditerranéen de l´Investissement Med Invest 2009 aura lieu à Beyrouth, le 20/21 Février 2009. Plus de 500 opérateurs, leaders dans leurs domaines d’Europe et de la Méditerranée, 200 personnalités du Golfe, représentants de Fonds d’investissement ou d’Autorités financières participent à ce forum; de même que les ministres de l’économie et du commerce, les ministres de l’industrie, ainsi que les gouverneurs des banques centrales du Sud de la Méditerranée. Trois organisations concourent à la réussite de cet évènement:

BUSINESSMED donne l'opportunité aux entrepreneurs de la région de promouvoir leurs projets et de les réaliser dans les meilleures conditions;
BUSINESSEUROPE motive la participation d´ entreprises de haute technologie qui offrent un savoir et des méthodes d’améliorer la productivité
Al-Iktissad Wal-A’amal a été sélectionné en tant qu’organisateur principal du forum, étant donné sa longue expérience dans l’organisation des conférences régionales pour le monde des affaires et de la finance.

Cliquez ici  pour télécharger les informations et le formulaire d’enregistrement.

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01/2009 - Oxford Business Group
Lebanon : 2008 Year In Review

By most measures, Lebanon had a good year in 2008, enjoying a return to political stability, avoiding the worst of the global economic crisis and witnessing strong growth in a number of key sec tors.
While Lebanon still felt the effects of the internation al financial crisis and the ensuing slowdown of the world's economy, much of the impact of these events was mitigated by a mixture of sound fiscal policies implanted by the country's central bank as well as Lebanon's long experience at weathering storms.
The country's most important event of 2008 was the signing in mid May of the Doha Accord, a deal brokered by Qatar and the Arab League to allow former chief of staff General Michel Suleiman to be elected president, as well as clear the way for a multiparty government and the reconvening of the national parliament.
Lebanon had been left without a head of state since November 2007, when Emile Lahoud stood down at the end of his extended term. Though there were 19 attempts to recall parliament to vote on electing a new president, these were all blocked by the opposition.
Under the agreement struck in Doha, parties aligned with Prime Minister Fouad Siniora gained 16 of the 30 ministerial positions in the ne w national unity government, with 13 going to the Hezbollah bloc and its Christian allies and a further three appointed by the president.
President Suleiman used his inauguration speech to stress the need for national reconciliation and for all parties to work together in rebuilding the country and the economy.
"Emerging from economic stagnation and activating the economy requires political and security stability," he told the parliament on May 26.
By and large, the government has heeded the president's call, though deep divisions of ideology and policy have slowed some pressing reforms. In particular, consensus could not be reached on the oft delayed plan to privatise two cellular phone licences, a measure the government hopes will earn around $6bn, which it intends to use in paying off some of the state debt.
At the beginning of the new year, Finance Minister Mohamad Chatah said that debt stood at $45.65bn as of the end of September , and was expected to rise to $47bn following the calculation of yea à r-end figures - roughly 170% of gross domestic product (GDP).
One of the greatest drains on the budget was caused by state utility Electricite du Liban (EDL), with subsidies to the electricity monopoly costing the state $1.2bn in the first 10 months of the year, accounting for more than 15% of budgetary expenditures and 20% of revenue, according to the Finance Ministry.
Like the sale of the two mobile phone licences, it is expected that any major overhaul of EDL will be left until after the June general election.
The signing of the Doha Accord also sparked a surge in industrial investments, with just under $154m spent on machinery and equipment imports up until the end of October, an increase of 11.4% on the same 10 month period in 2007, according to statistics released by the Ministry of Industry at the beginning of the new year.
The standout for the Lebanese economy in 2008 was the banking sector, which was barely touched by the trouble in th e international financial markets. On November 26, Central Bank Governor Riad Salameh said the combined assets of the country's banks stood at more than $100bn, almost four times GDP.
Of equal importance was the fact that none of Lebanon's banks had been exposed to the fall out from the US mortgage meltdown, due to central bank regulations banning local lenders from buying up sub-prime debts packages, setting tight ceilings on loan levels for real estate projects and requiring banks to have at least 30% of their assets in cash.
Tourism had a good year, with overseas arrivals topping 1.10m for the January to October period, the industry's best result since 2004 and a 29% increase compared to the same period of 2007, according to Tourism Ministry figures released at the beginning of December.
While the Lebanese economy remained in positive territory in 2008, and is expected to continue to do so in the new year, the global crisis is likely to make more o f an impact in the coming 12 months. On January 5, the finance minist er announced that the projected growth rate for 2009 had been lowered from 5% to 3-3.5%, which he told a press conference was in part a reflection of the cooling of the economies in the Gulf states. Though the revised rate is still very much in the positive, it is still just half of the 6% expansion rate that was initially expected.
In the first half of 2008, high oil charges and commodity prices pushed up inflation, which topped 14% in July before starting a steady retreat. By the end of November, the official inflation rate had fallen back to 8%, according to figures released by the central bank in late December, and is expected to fall further in 2009.
A reflection of the increasing stability in the Lebanese economy was the decision by Moody's investor service agency to upgrade its outlook for the country's ratings from negative to stable in late March - a move it said was based on the resilience of Lebanon's public finances in the face of numerous politica l shocks.
This resilience paid further dividends in mid December, when the agency revised its outlook on Lebanon's sovereign ratings to positive from stable, citing the "improvement in Lebanon's political and economic environments since the signature of the Doha Agreement in May".
Looking towards 2009, there could be squalls on the horizon for the Lebanese economy, with remittances from expatriate workers, estimated to be worth $5.5bn annually, expected to drop if the Gulf states fall prey to the global downturn. The lead-up to the mid-year election is also expected to ramp up political tensions. However, having shown remarkable resilience for so long, Lebanon is likely to take these hurdles in its stride.

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Capital Trust lance EuroMena II, un nouveau fonds d’une valeur de 200-250 million de dollars

03/2008
Suite au succès d’EuroMena I, un fonds d’investissement de 63 millions de dollars basé à Beyrouth ayant conclu 7 investissements au Moyen-Orient et en Afrique du Nord au cours des 19 premiers mois de son lancement, Capital Trust annonce le lancement, d’EuroMena II, un fonds de 200 à 250 million de dollars. Ce dernier constituera la troisième génération de fonds similaires créés par Capital Trust après Menavest et EuroMena I.
Lire en détail l'info (PDF français)
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 La popularité des produits financiers islamiques accroît le besoin de nouvelles méthodologies de gestion du risque

12/2007
La Banque du Liban et la Global Association of Risk Professionals   prennent l'initiative d'élaborer de nouvelles techniques de gestion du risque financier pour les produits financiers islamiques
NEW YORK, LONDRES et BEYROUTH, Liban, le 6 déc. /CNW/ - La croissance explosive et la sophistication des produits financiers islamiques dans le monde créent un besoin de nouvelles techniques et méthodologies de gestion du risque financier. En raison de la structure unique des produits financiers islamiques, les façons traditionnelles d'évaluer le risque inhérent à ces instruments financiers doivent être abordées différemment. La communauté de gestion du risque financier islamique a maintenant besoin de méthodologies novatrices et normalisées ainsi que d'une solide plate-forme de formation. Deux organisations reconnues à l'échelle internationale ont fait équipe pour relever ce défi, soit la Global Association of Risk Professionals (GARP : www.garp.org) et la Banque du Liban (www.bdl.gov.lb). Ils élaboreront conjointement un Certificat de gestion du risque pour les institutions financières islamiques révolutionnaire qui devrait être lancé vers la fin de 2008.
La Banque du Liban a une expertise sans pareil des principes financiers islamiques, entretient de solides relations avec la communauté des banques centrales du monde entier, et possède un vif intérêt à participerà l'élaboration en bonne et due forme d'approches normalisées des produits financiers islamiques. La Banque du Liban a reconnu le besoin d'élaborer des normes de gestion du risque pour les institutions financières islamiques afin de promouvoir la croissance des produits financiers islamiques et d'être au services des gens du monde entier qui désirent investir dans les produits financiers islamiques ou en négocier.
L'expertise de la Banque du Liban en matière de produits financiers islamiques combinée à la compétence de la GARP pour créer des normes sur les méthodologies de gestion du risque acceptées mondialement, comme leur programme FRM reconnu internationalement, entraînera une technique phare pourévaluer le risque propre aux produits financiers conformes à la shari'a. "Des spécialistes de partout dans le monde nous fourniront leurs connaissances afin de nous assurer que nous procédons de la bonne manière", a affirmé Chris Donohue, PhD, directeur du Centre de recherche de la GARP. "Nous compterons sur un Comité technique qui élaborera le contenu du Certificat ainsi que sur un Comité consultatif, composé de spécialistes des produits bancaires et dérivés islamiques, qui nous fera part de ses commentaires tout au long du processus."
Le Comité consultatif sera co-présidé par le Dr Ahmed Jachi, vice-gouverneur de la Banque du Liban, et le Dr Anthony Saunders, professeur de finance à la Leonard Stern School of Business de la New York University.    Comme toile de fond, l'approche holistique de la vie qu'impose l'islam aux gens gouverne leur approche des activités commerciales et financières. Les principes fondamentaux de la shari'a, la partie de la loi islamique qui englobe les pratiques et les activités, dictent aux investisseurs de ne pas s'engager dans des transactions spéculatives, qui donnent de l'intérêt ou qui impliquent une certaine incertitude contractuelle. De plus, toutes les transactions doivent être adossées à des actifs. La mondialisation des marchés financiers et l'accroissement de la richesse ont accéléré la tendance des produits bancaires et spécialisés islamiques qui satisfont à la shari'a.    "Cette demande croissante pour les produits financiers islamiques est la raison principale pour laquelle nous élaborerons le Certificat de gestion du risque pour les institutions financières islamiques", a déclaré le Dr Ahmad Jachi, vice-gouverneur de la Banque du Liban. "Le marché n'enregistrera pas d'autres croissances s'il n'y a pas d'amélioration en matière de transparence et si aucune approche normalisée n'est élaborée. Nous avons analysé le succès de la GARP en concevant des programmes pour la communauté de gestion du risque qui finissent par devenir des normes mondiales, comme la désignation FRM. Notre objectif est de nous donner des pratiques de gestion du risque généralement reconnues au sein des institutions financières islamiques qui seront utiles aux banquiers de partout dans le monde."

A propos de la Banque du Liban
La Banque du Liban est l'entité officielle ayant l'obligation légale de maintenir la stabilité monétaire et économique du pays et de maintenir la solidité du secteur bancaire. On lui a également confié la mission générale de veiller à protéger la monnaie nationale afin d'assurer la base d'une croissance sociale et économique soutenue. La Banque du Liban réglemente les banques islamiques et conventionnelles de même que les institutions financières au Liban. Il s'agit d'une entité publique légale jouissant d'une autonomie financière et administrative. Elle n'est pas assujettie aux règles et aux contrôles administratifs et de gestion applicables au secteur public.

A propos de la GARP
La Global Association of Risk Professionals (GARP) est une association indépendante à but non lucratif qui compte plus de 66 000 spécialistes de la gestion du risque et chercheurs représentant des banques, des sociétés de gestion de placements, des agences gouvernementales, des organismes de réglementation, des établissements universitaires et des sociétés par actions de plus de 167 pays dans le monde. Elle administre aussi le Financial Risk Manager (FRM(R)), la principale accréditation au monde pour les professionnels du risque financier. La mission de la GARP consiste à être la principale association professionnelle des gestionnaires du risque, gérée par et pour ses membres se consacrant à la progression de la profession de gestion du risque par le biais de l'éducation, de la formation et de la promotion des meilleures pratiques dans le monde. www.garp.org

Renseignements  :
Greg Winsper, Global Association of Risk Professionals,
+1-201-719-7240, Fax: +1-201-222-5022, greg.winsper@garp.com

Bureau du premier vice-gouverneur, Banque du Liban,
+961-1-34-33-01, Fax: +961-1-75-00-21, bdlg1@bdl.gov.lb

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 Oxford business group
The banking sector's continued good health was evident in recently released bank results for the first half of this year

08/2007
Net profits for the five listed banks on the Beirut Stock Exchange grew by nearly 6% in the first half of 2007 compared to the corresponding period of 2006. This suggests profits for Lebanese banks are expected to increase in 2007, Makram Sader, secretary general of the Association of Banks in Lebanon (ABL), told OBG. Return on equity also increased to reach 12.9% in the first half of 2007, up from12.6% in the same period last year. At the same time, the return on assets slightly decreased a tenth of a percent to 1.1% while the cost/income ratio increased to 51.9%, up from 48.9%.

According to the ABL, the total assets of the consolidated balance sheet of commercial banks in Lebanon increased by 3.8% during the first half of 2007 to reach $79bn at the end of June. Total deposits increased by 3.3% in the same period and reached $63.8bn.

Sader explained that developments in Lebanon and the deterioration of the macro-economic environment have had repercussions on the banking sector. "The activity growth in the first half of 2007 is acceptable despite the slowdown registered when compared to the same period of 2006 [before the July 2006 war], which had recorded a clear improvement with an increase of 6.6 percent."

"In brief, the Lebanese banking sector is performing well [..], and there is nothing strange about that," Sader told OBG. "In fact, the banking sector succeeded in safely overcoming two big crises it had to face in 2005 and 2006, proving its solidity, thanks to the merited confidence of the depositors in the Lebanese banking sector and the high liquidity ratios."

Sader also said that Lebanese banks have stated they are committed to following international industry standards and are preparing for the implementation of the Basel II capital adequacy agreement in the beginning of 2008.

Another sign of the banking sector's good health was Lebanon-based Fransabank's $153m bid for 97.52% of Banque Libanaise pour le Commerce's (BLC) shares, which was recently approved. Fransabank's chairman Adnan Kassar said the acquisition affirmed their confidence in both the banking sector and the Lebanese economy.

BLC is one of Lebanon's oldest banks with a total balance sheet of $1.75bn and 35 branches in operation. Final approval from the Central Bank is expected within a matter of weeks. A Fransabank press release described the acquisition as the "most lucrative" in the bank's history.

Qatar's High Supreme Council for Economic Affairs and Investment, which had bought BLC for $236m in 2005 after outbidding 21 other companies, sold the bank to Fransabank. Under the terms of the deal, the Qatari government will retain ownership of the branches that fall under BLC Dubai and BLC France.

Joe Sarrouh, advisor to the chairman of Fransabank, told OBG the BLC acquisition will not change Fransabank's ranking as the fifth largest Lebanese bank in terms of assets. However, it will rise in terms of total deposits to fourth position. According to Sarrouh, with $1.5bn in terms of deposits and around 50,000 customers, BLC holds great potential as it has not experienced much development in the last four to five years.

Sarrouh said the acquisition fits with Fransabank's strategy of targeting international and internal growth. The bank's international presence includes branches in France, Algeria and Sudan, while a branch in Syria and a representative office in Libya should be added to this list by the end of 2007.

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 Vient de paraitre  
"The Management of Correspondent Banking"

12/2006
By M.H.Bouldoukian, Former deputy governor, Central Bank of Lebanon
Prix : 100 USD.
Editeurs: Union of Arab Banks.

The Book
An overview of correspondent banking and its management, as one important aspect of international banking. Subjects treated are the applicable principles and techniques in bank-to-bank relations; the choice of strategies adopted by international banks in establishing and maintaining relationships, indicating the opportunities, challenges, revenue/cost concept of each strategy, from an Agency Arrangement strategy to Branching overseas. The services rendered by the correspondent banking community to each niche market, competition and pricing policy. How to develop a sound correspondent banking relationship, as well as, the choice of the correspondent by a respondent bank are vastly covered; the ABC of marketing strategies, as well as the requirements for the start of a correspondent banking relationship, are presented in detail. The organization of an efficient department, the importance of Information Technology (IT) in correspondent banking as well as its legal environment are described each in a separate chapter. In conclusion, the future of correspondent banking is tackled.
The book is fully illustrated with tables, figures, references, a glossary and useful website addresses in banking and finance.
 
Who can benefit from using this book?
This book must primarily appeal to banking executives, worldwide. I have introduced fundamental topics that are dealt in the management of correspondent banking. It will be useful to executives in all types of banking organizations, specially those in the international and institutional banking areas.
The book also must appeal to executives of central banking institutions, other monetary authorities and official legislators, since they regulate and supervise banks and their activities by introducing new regulations. Banking Supervision monitors closely lines extended by correspondent banks to counterparties when managing overall risk in line with Basel II and its three pillars.
This book should appeal to university and college students of banking courses in undergraduate and graduate levels in economics, finance and banking, specially international banking.
Also, this book must appeal to the international business community at large, International and National Chambers of Commerce, exporters, importers, business and financial intermediaries, legal and financial services professionals, including providers of technological services and products to the banking sector.
In addition, this book can appeal to all commodity traders, soft and hard, oil and its derivatives and trading companies worldwide.
Finally, this book can appeal to other financial services industry, such as, investment bankers, insurance companies, investment companies, and supranational institutions.

The author
Bouldoukian
Meguerditch Hagop Bouldoukian is a seasoned banker since 1961. He has a very rich, diversified and extensive banking and finance background with over 45 years of practice, experience, and exposure in the international banking field, having occupied senior positions with multinational banking institutions.
Since 1969, he has also pursued a career as an academic, as professor of banking and finance at five major universities in Beirut, Lebanon. Since 1977, he has also been invited to international conferences to speak about, banking, finance, international economic relations and market economics. He is a follower of Von Hayek and Schumpeter. His personal website: www.mhbouldoukian.com
 
Pour obtenir cet ouvrage écrivez à l'adresse suivante:

M.Bouldoukian
Boite Postale 113-5940 Beyrouth, Liban
Courriel : boulcho@cyberia.net.lb
Tel/sms: 00 961 3 180 091
Fax : 00 961 1 970 236
ou
Union of Arab Banks,
Boite Postale 11-2416 Riad El-Solh 1107 2210, Beyrouth, Liban
Tel: 00 961 1 785 711/2/3
Fax: 00 961 1 867 925
Courriel : uab@uabonline.org

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 www.berytech.org, par Tania Saba-Mazraani
Bader : Initiative nationale pour promouvoir l’entreprenariat libanais

05/2006
Sous l’impulsion du Ministre des Finances, Jihad Azour, un rassemblement de jeunes entrepreneurs Libanais a fondé une association pour promouvoir la culture de l’entreprenariat et favoriser la création de nouvelles entreprises.


Confronté à une conjoncture économique difficile, dans une société devenue timide par rapport à l’initiative personnelle et un environnement défavorable aux nouvelles sociétés, le jeune libanais a choisi la fuite en avant vers le salariat, souvent en dehors des frontières nationales. D’où cette initiative qui vise à retenir ces précieuses ressources humaines dans le pays en leur donnant l’envie et mais aussi la possibilité de créer leurs propres entreprises, dont le développement passera nécessairement par la création de nouveaux emplois.
L’action de « Bader : Young Entrepreneurs Program » suivra à moyen terme les axes suivants :

  • Créer un portail pour la mise en réseau de jeunes entrepreneurs avec les structure de support à l’entreprenariat existant déjà au Liban, comme le pole technologique Berytech, Kafalt ou le programme Elcim.
  • Effectuer un roadshow dans les grandes universités libanaises, animé par de grands entrepreneurs libanais dont l’intervention inspirera les jeunes étudiant.
  • Effectuer un lobbying auprès du corps législatif pour impulser des lois favorables aux entrepreneurs et investisseurs.
  • Etablir et gérer à partir de 2007 un fond capital risque pour jeunes start-up

Une élection des membres du conseil a désigné M. Robert Fadel, vice-président de l’ABC comme Président du Conseil. L’équipe de Bader, dont les bureaux seront hébergés à Berytech, établira une hotline à l’intention des porteurs de projets et entrepreneurs potentiels.
Site (en construction) : www.baderlebanon.com
Tél. 03 198989

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 L'IdF et la BM organisent un Forum sur la Gouvernance dans la Région MENA

03/2006
L’Institut des Finances a organisé, en collaboration avec l'Institut de la Banque Mondiale, le "Forum des Instituts et Ecoles de Formation sur la Gouvernance dans la Région MENA", adressé aux directeurs et responsables des écoles et instituts de formation spécialisés dans la formation des fonctionnaires du secteur public dans les pays de la région MENA. Plusieurs représentants d’instituts européens de formation étaient également présents. La cérémonie d'ouverture du Forum s’est tenue sous le patronage du ministre des Finances, M. Jihad Azour et du Ministre de la culture, M. Tarek Mitri, le mercredi 15 Mars à 9h30, à l'IdF.
Les participants ont été invités à débattre des moyens de renforcer les capacités des centres de formation de la région dans les domaines relatifs à la bonne gestion publique et des moyens nécessaires au développement de la capacité de ces centres afin d’établir des relations de partenariat, d’échanger les expériences et expertise et d’améliorer leur performance, notamment en matière de Gouvernance.
Un comité exécutif a été formé, en fin de Forum, afin de mener à terme les divers projets discutés, et notamment, un site web commun, l’échange de formateurs et le développement de nouveaux modules de formation en matière de gouvernance, comité destiné à mettre en place le réseau des écoles et instituts de formation de la région MENA.
Cet évènement rentre dans le cadre des activités organisées par l’IdF en 2006, année de son 10ème anniversaire qui sera officiellement célébré en fin d’année 2006.

Pour plus d'informations, contacter l'Institut des Finances au 9611-425147/9 ou par email: contact@if.org.lb

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Le ministère des Finances dédie son centre de formation et de communication à la mémoire du martyr Basil Fuleihan

02/2006
Un an après l'effroyable attentat qui a marqué la mort du Premier Ministre S.E.M Rafic Hariri et d’un nombre de collègues et de citoyens, notamment le député et ancien Ministre de l'Economie et du Commerce S.E.M. Basil Fuleihan, le ministère des Finances a décidé de dédier son centre de formation et de communication, l'Institut des Finances (IdF), à la mémoire de Mr. Fuleihan.
La commémoration a eu lieu le mercredi 15 février 2006, au cours d'une conférence de presse à l'IdF. Elle s'est tenue sous le patronage du ministre des Finances, Mr. Jihad Azour, qui a annoncé que l'IDF portera dorénavant le nom de Basil Fuleihan.

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Finance & banques au Liban (2003)

Le système bancaire libanais est très libéral. Il n’y a aucune restriction sur le mouvement des devises et des capitaux, pas de contrôle des changes, la monnaie est totalement convertible et le secret bancaire est très strictement appliqué. À ceci s’est ajoutée récemment une loi contre le blanchissement d’argent. Cette liberté totale pour les investisseurs privés explique sans doute le développement du secteur bancaire et son poids dans l’économie libanaise : 5 % du PIB et 1,2 % des emplois.
Pendant des décennies, les banques libanaises ont joué le rôle de refuge pour les capitaux arabes qui fuyaient les nationalisations dans les pays voisins (Syrie, Irak, Égypte) et même si la guerre civile et le développement d’autres places régionales (Amman, Manama, Dubaï) ont réduit le rayonnement de ce secteur, le secret bancaire et la qualification des cadres libanais continuent de jouer un rôle d’attraction.
Fin 2002, le secteur comptait 55 banques commerciales qui géraient un total de 50 milliards de dollars d’actifs (Source : Association des banques libanaises). Ce grand nombre de banques explique sans doute le fait que les banques libanaises aient une taille limitée en comparaison des autres banques de la région : aucune d’entre elles ne figure parmi les 10 premières banques arabes et seulement cinq parmi les 100 premières (Blom, Banque de la Méditerranée, Banque Audi, Banque Byblos et Fransabank). La Banque du Liban (Banque centrale) encourage cependant les regroupements entre les banques afin de leur permettre de mieux faire face à la concurrence régionale. Le système libéral en vigueur dans le secteur a pour autre conséquence une présence étrangère importante, en particulier française (Société Générale, BNP Paribas, Crédit Agricole, CIC).
Quant à l’emploi des ressources, avec l’augmentation exponentielle des dépenses de reconstruction à partir du début des années quatre-vingt-dix, les banques libanaises ont joué le rôle de premier financeur de l’État libanais par souscription des bons du trésor libellés en livres libanaises à des taux à doubles chiffres et des Eurobonds en devises.
Jean-François Eyraud, Idal

Information transmise gracieusement par le Réseau ANIMA. www.animaweb.org

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Kafalat, la (seule) ressource des PME libanaises

En 2002, Kafalat a garanti 1 697 prêts à des petites et moyennes entreprises du Liban. Un chiffre en hausse de plus de 50 % par rapport à l’année 2001. Cet organisme de place est un outil vital pour le développement de la petite et moyenne entreprise au Liban. Un outil isolé dans un environnement bancaire en mutation.
Kafalat est une société anonyme libanaise au capital de 20 milliards de livres (13 millions €), les actionnaires sont pour 75 % l’Institut national de garantie des dépôts et pour le reste une cinquantaine de banques libanaises. Le Dr Khater Abi Habib président anglophone et directeur général précise qu’elle a été fondée « to create new productive capacity ». Kafalat n’intervient pas en direct, mais à la demande des banques pour offrir une garantie à hauteur de 70 à 75 % du crédit pour un maximum de sept ans. La valeur moyenne des prêts garantis est passée de 89 millions de livres en 2001 (environ 60 000 €) à 103,4 millions de livres (environ. 70 000 €) en 2002, avec un plafond de 300 millions de livres (200 000 €). Ils sont réservés aux entreprises libanaises de moins de 40 salariés. Kafalat serait, transposée en France à la fois la Bdpme, une société de caution mutuelle et le Crédit agricole puisque 46 % des prêts vont à l’agriculture et 39 % à l’industrie. Géographiquement Beyrouth et le Mont Liban concentrent logiquement la majorité de prêts : 60 % des entreprises, 60 % des employés, et 75 % de la production industrielle sont concentrés dans cette région.
Dans le paysage financier libanais, Kafalat est le seul outil de financement du développement et de la création. Et encore, la création ne représente qu’un crédit sur dix. Les entreprises de haute technologie pèsent moins de 5 % des garanties allouées.
Pour Maroun Asmar, manager de la Banque de la Méditerranée et fondateur de Berytech, premier technopole du Liban, « le capital-risque n’est pas dans la culture libanaise. Il n’y a pas, explique-t-il, vu la situation régionale d’approche sur le long terme (deux ans c’est très long !) et surtout pas de marché financier réel donc pas de sortie possible pour un investisseur. Les créations d’entreprises, déplore-t-il, sont freinées par les problèmes de financement : des coûts élevés, une demande de garanties importante et des produits inadaptés aux besoins des entreprises. »

Comment un pays surbancarisé se retrouve-t-il dans une telle situation ?

Ce pays de 4 millions d’habitants compte plus de 60 banques : 31 banques libanaises, 15 à capitaux arabes, 5 à participation majoritaire non arabe, 9 banques étrangères et 8 banques de crédit à moyen et long terme soit 780 agences dans le pays. À cela, il faut ajouter 27 sociétés financières. Cette excroissance est en partie due à la situation de la place beyrouthine, mais surtout au surendettement de l’État La dette publique est estimée à 180 % du PIB (avril 2002) ; à 18,7 % des exportations. Le seul service de la dette prenait 90 % des recettes budgétaires en 2001. La dette extérieure publique, de 5,5 milliards de $, a été multipliée par 15 depuis 1992.
En fait, la reconstruction du Liban a été payée à crédit. L’État a emprunté à des taux plus qu’avantageux aux banques. « L’État apporte un rendement de 15 % sur les bons du Trésor, note un observateur. Quelle entreprise peut rapporter à coup sûr autant ? Nous sommes dans une économie de rente et d’endettement. »
La pression du FMI, les négociations avec les partenaires financiers, les discussions pour la signature de l’accord d’association signé le 17 juin 2002 avec l’Union européenne, ont conduit l’État à réduire son taux de rémunération, à instaurer la TVA (5 %) jusqu’alors inconnue et à taxer les carburants.

Agnès Levallois, journaliste à Nord Sud Export, (groupe "Le Monde") raconte que la Conférence des donateurs du Liban a réuni à Paris, le 23 novembre 2002, les grands bailleurs de fonds, 17 pays, dont ceux du G7 et le Danemark exerçant la présidence de l’Union européenne, plus la Commission européenne et des institutions financières internationales. « Ceux-ci, écrit-il, ont volé au secours du pays du Cèdre en lui consentant plus de 4 milliards de dollars de crédits. Les États-Unis ne se sont pas engagés, en l’absence d’un accord entre le FMI et le Liban. Le différend porte sur la dévaluation de la livre libanaise – dont la parité, face au dollar, n’a pas changé depuis 1994. Le premier ministre, Rafiq Hariri est opposé à cette mesure. Il est également réticent à l’application d’un plan d’ajustement préconisé par les institutions de Bretton Woods. L’accord obtenu à Paris va néanmoins éviter au Liban une grave crise financière, la dette atteignant 30 milliards de dollars, soit 180 % du produit intérieur brut. » La situation financière reste une préoccupation majeure pour que le pays entre dans un cercle vertueux. Dans la Lettre de Beyrouth éditée par le Poste d’expansion économique, du 5 février 2003, Patrick Manon s’interroge : « Quel sera l’effet de la conférence de Paris II sur la relance de l’économie libanaise ? Il est encore trop tôt pour le dire et les incertitudes régionales ne facilitent pas le pronostic. Quoi qu’il en soit, les opérateurs privés font plutôt preuve d’optimisme et prédisent un exercice 2003 de bonne tenue, meilleur en tout cas que 2002. (…)

Élément important dans le suivi de Paris II, le projet de budget 2003 vient d’être voté par le Parlement libanais. Accentuant l’austérité déjà affichée l’an dernier, il se fixe pour principal objectif de réduire de 47 % le déficit budgétaire pour le ramener à 1,38 milliard $, soit 7,3 % du PIB contre 14 % dans la loi de finances 2002 et 17 % en 2001. Il ne représente plus que 24 % du total des dépenses contre 47,6 % en 2001 et environ 39 % attendus en 2002. Cette contraction est rendue possible par une hausse de 16 % des recettes à 4,3 milliards $ (instauration d’une taxe de 5 % sur les intérêts bancaires perçus par les résidents et les non-résidents, élargissement de l’assiette fiscale, relèvement du coût des télécommunications) et une baisse de 8,4 % des dépenses à 5,7 milliards $ (diminution du service de la dette à 2,65 milliards de $, coup d’arrêt donné aux investissements publics). »
L’Idal, l’Agence pour le développement des investissements au Liban (Investment development authority of Lebanon) en appelle à une prise de conscience nationale : « A nous de savoir ce que nous voulons », déclare son porte-parole, Alain Bejjani. Et l’Idal compte beaucoup sur la diaspora libanaise dans le monde, 15 millions de Libanais ou de personnes d’origine libanaises qui pourraient réinvestir au pays. Une base de données des hommes d’affaires libanais dans le monde a été bâtie.
L’environnement économique reste très lié à la situation du Proche Orient. L’embellie du tourisme qui a fait du Liban la destination préférée des pays du Golfe reste fragile. Les clients viennent goûter sur place une liberté qu’ils réprouvent chez eux. Dans une région plus stabilisée le Liban serait un relais vers les marchés du Moyen orient. Sait-on par exemple que le Liban est leader pour la production de films publicitaires pour tout le Moyen Orient ?
Les financements internationaux restent aujourd’hui en panne. Le dernier ambassadeur de l’Union européenne est reparti avec 256 M€ non consommés faut de programmes. « Il y a un problème objectif de conjoncture, souligne un économiste, mais surtout une incompréhension : le secteur privé s’attend à recevoir des dons ! ».
L’Agence française de développement est installée depuis trois ans à Beyrouth, avec sa société financière la Proparco. Elle veut « participer à la modernisation des systèmes financiers et économiques dans la perspective euroméditerranéenne », explique Ludovic Cocogne, son représentant. L’AFD est prête à des prises de participation minoritaires et transitoires. Elle a mis en place une ligne de crédit déléguée auprès des banques libanaises et serait disposée à participer à un tour de table pour créer un Fonds d’investissement sectoriel autour des industries de l’image.
« Le Liban est encore enfermé dans un capitalisme familial et communautaire, déplore un journaliste libanais. Il manque à l’économie libanaise des outils et des règles respectées. Songez qu’il y a 300 providers sauvages appartenant à une demi-douzaine de sociétés qui se connectent directement aux satellites ! Donc dans une concurrence irrégulière avec les opérateurs officiels et sans taxe pour l’État ! Pour que l’argent vienne à l’entreprise, il faut que les finances publiques s’assainissent, que le secteur bancaire sorte de la gestion de la rente du Trésor et joue pleinement son rôle. Alors, nous aurons des outils de haut et bas de bilan indispensables à l’économie ». Premiers pas de cette mutation, les fusions s’annoncent (Voir info) entre banques sous l’impulsion de la Banque centrale du Liban.

Christian Apothéloz

Les informations de cet article ont en partie été collectées lors d’un séminaire de haut niveau organisé par Méditerranée Technologies et son directeur Daniel Pardo et Berytech et son directeur Maroun Asmar les 8 et 9 novembre à Beyrouth sur le Financement des start up.

INFO…

Vers une fusion des Banques libano-française et Saradar?

Selon l’agence Reuters (11 décembre 2002) Deux banques libanaises, qui comptent des groupes étrangers parmi leurs actionnaires, discutent en vue d'une fusion qui donnerait naissance à l'une des banques les plus diversifiées du Proche-Orient. La Banque libanofrançaise, dont 51% appartiennent au Crédit agricole , négocie pour reprendre la Banque Saradar, où International finance corporation et la Banque nationale du Canada détiennent une participation minoritaire. La banque privée et la banque d'investissement sont les spécialités de la Banque Saradar et viendront en complément de l'activité de la Banque libano-française, plus tournée vers la banque aux entreprises et aux particuliers.
Si la fusion entre la Banque Saradar et la Banque Libano-Française va à son terme, ce serait la première fusion entre deux banques comptant parmi les dix principales du Liban. La Banque Libano-Française affiche un total des actifs de $3,4 milliards et un rapport de fonds propres à l'actif de 5,7%. Elle a dégagé un bénéfice de $37 millions l'an dernier contre $10,7 millions pour Saradar. Saradar avait un total d'actifs de $1,7 milliard fin 2000 et un rapport fonds propres/actifs de 4,4%.

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ANALYSES

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• Vient de paraitre : "The Management of Correspondent Banking", By M.H.Bouldoukian, Former deputy governor, Central Bank of Lebanon (12/2006).

• Présentation du secteur bancaire au Liban (01/2006).

• Lebanese Banking Sector Analysis,"une analyse du secteur bancaire Libanais" : C onférence à l'Université de Saint Esprit Kaslik de M. H. Bouldoukian, Head - Financial Institutions, MENA Countries, Bank of Beirut s.a.l.

• Situation économique et financière du Liban (2007)
Source : site de la mission économique au Liban. ©DREE/Trésor www.missioneco.org/liban

• Liban : investissement direct étranger et présence française (2006)
Source : site de la mission économique au Liban. ©DREE/Trésor www.missioneco.org/liban

• L'investissement direct étranger au Liban : positionnement stratégique (2006)
Source : site de la mission économique au Liban. ©DREE/Trésor www.missioneco.org/liban

• Budget et politique budgétaire du Liban (2006)
Source : site de la mission économique au Liban. ©DREE/Trésor www.missioneco.org/liban

• L'aide internationale à la reconstruction du Liban (2004)
Source : site de la mission économique au Liban. ©DREE/Trésor www.missioneco.org/liban

• Bilan positif de "La France expose" (2004)
Source : site de la mission économique au Liban. ©DREE/Trésor www.missioneco.org/liban

 

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