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10/2009 - Oxford Business group
Maroc : l'économie marocaine montre, selon Fitch Ratings, des signes de croissance
[english]
Epargné par les pires effets de la crise financière, l'économie marocaine montre, selon Fitch Ratings, des signes de croissance. Le Maroc, qui est doté d'une économie diversifiée relativement peu dépendante du système financier mondial, a mis en oeuvre une série de stratégies pour s'assurer une santé économique à long terme.
Fitch Ratings a confirmé que les estimations de défaut émetteur (IDR, Issuer Default Ratings) du Maroc pour les devises et la monnaie locale est de, respectivement, « BBB- » et « BBB» avec perspective stable. L'agence de notation internationale a accordé ces notes en partie à cause de la « relative résistance de l'économie marocaine à la récession mondiale ». En effet, l'économie a crû de 5.6% en 2008 et le gouvernement prévoit un taux similaire pour 2009. Ce chiffre tranche avec l'évolution de l'économie mondiale dont les résultats sont de loin inférieurs; la Banque mondiale prévoit, en effet, 2.9% de décroissance cette année. Selon le Fonds monétaire international (FMI), le Maroc est en 9e position des économies les plus importantes du monde arabe et en 61e position à l'échelle mondiale. Le Royaume jouissait d'un produit intérieur brut (PIB) de 62.01 milliards d'euros en 2008, ce qui est significatif pour un pays aux exportations d'hydrocarbures aussi peu importantes. Au premier trimestre de 2009, le PIB a grimpé de 3.7%, un résultat annoncé par le bureau des statistiques marocain, le Haut Commissariat au Plan (HCP).
La reprise de la production agricole, secteur qui avait souffert de la sécheresse en 2007, ainsi que les efforts continus du gouvernement visant à diversifier l'économie ont joué un rôle important dans cette croissance. Ainsi, la stratégie agricole nationale, le Plan Maroc Vert, lancée en avril 2008, a pour but de favoriser davantage la productivité agricole : 85 milliards de dirhams (7.5 milliards d'euros) devraient être ajoutés au PIB d'ici 2020, grâce à 120 milliards de dirhams (10.6 milliards d'euros) d'investissements dans le secteur primaire. De même, le Plan Emergence, une politique de développement industriel, créera également 440 000 nouveaux postes dans 12 industries d'ici 2015 tout en mettant en œuvre des mesures incitatives financières pour les investisseurs et en accordant des subventions publiques aux industries stratégiques.
Depuis quelques années, le Maroc augmente ses exportations de biens et de services et attire des investissements importants dans l'infrastructure et le logement, même si la demande étrangère a baissé pour l'infrastructure et que, dans le secteur immobilier, plusieurs projets se sont arrêtés et des investisseurs se sont retirés. Selon le HCP, les exportations ont baissé de 19.2% au cours du premier trimestre de 2009, la plus forte baisse étant attribués aux phosphates. Maroc Export Plus, un programme dévoilé en mai dernier et auquel participent 2 000 sociétés, a pour objectif de tripler les exportations d'ici 2018. Un des éléments qui pourraient contribuer au succès de ce programme est le statut avancé que l'Union européenne a accordé au pays en octobre 2008. Cette distinction spéciale renforce les liens bilatéraux avec l'Europe, de loin le plus grand marché pour les exportations marocaines, qui considère désormais le Royaume comme un partenaire commercial privilégié. En 2004, un accord de libre-échange a également fait des Etats-Unis un allié.
En accord avec la tendance mondiale, l'investissement direct étranger (IDE) a chuté de 29% représentant 2.4 milliards d'euros en 2008; la première baisse enregistrée depuis 2004. Tandis que le retour des indicateurs économiques à un niveau équivalent à celui précédent la crise dépend largement de la santé de l'économie mondiale, le Maroc devient une destination de plus en plus attrayante pour les IDE. Selon le rapport Doing Business 2010 de la Banque mondiale,le Maroc est classé deuxième parmi les pays d'Afrique du Nord en terme d'attractivité des IDE. La plus grande partie des IDE provient toujours d'Europe et principalement de France.
Le Maroc compte sur le tourisme et les transfers de fonds des marocains résidents à l'étranger comme sources principales de revenus étrangers, qui constituaient, respectivement, 8.2% et 7.5% du PIB en 2008. Cependant, ces deux éléments ont été affectés par la crise. En effet, malgré un chiffre record de 8 millions de visiteurs en 2008, les recettes découlant du tourisme ont chuté de 3.5% dans l'année, et les fonds envoyés de l'étranger ont baissé de 2.4 points de pourcentage. Dans le cadre de la stratégie nationale du tourisme, le Plan Azur, six nouveaux complexes hôteliers sont en construction représentant un investissement de 4.05 milliards d'euros. A travers ces projets, Le Maroc espère atteindre 10 millions de touristes d'ici 2010.
Fitch a signalé que le revenu par habitant était la principale faiblesse du pays en comparaison à d'autres pays ayant obtenu les mêmes résultats. En effet, avec un PIB par habitant de 1 842 euros en 2008, le Maroc occupe le 112e rang sur un total de 179. Cependant, le PIB par habitant a plus que doublé au cours des six dernières années après la mise en œuvre de programmes visant à réduire la pauvreté, notamment l'Initiative nationale pour le développement humain de la Banque mondiale, un projet de 1.36 milliard d'euros. De plus, le taux de chômage s'est maintenu à seulement 8% ces 10 dernières années. Ainsi, la croissance économique dynamique et l'importance actuellement accordée à la création d'emplois sont des éléments essentiels pour sortir encore davantage la population de la pauvreté.
the Moroccan economy is showing signs of growth
Insulated against the worst effects of the financial crisis, the Moroccan economy is showing signs of growth, according to Fitch Ratings. A diversified economy with relatively little dependence on the global financial system, Morocco has set into motion several strategies to insure its long-term economic health.
Fitch Ratings affirmed Morocco's long-term local and foreign issuer default ratings of "BBB-" and "BBB", respectively, with a stable outlook. The credit rating agency attributed its classification in part to the "relative resilience of Morocco's economy to the global economic downturn." The economy expanded 5.6% in 2008, and the government forecasts a similar rate for 2009. In contrast, the world economy is faring markedly worse: a 2.9% decrease is predicted by the World Bank for this year. According to the IMF, Morocco is the Arab world's ninth largest economy, and the world's 61st largest, with a GDP of €62.01bn in 2008 - which is significant for a country without significant hydrocarbons exports. In the first quarter of 2009, GDP jumped 3.7%, as announced by the Moroccan governmental statistics bureau Haut Commissariat au Plan (HCP).
The resurgence of agricultural output, which had suffered during a 2007 drought, played a large role in the growth, as well as the government's continued efforts at diversification. The national agricultural strategy Plan Maroc Vert, launched in April 2008, seeks to further bolster farming productivity: Dh85bn (€7.5bn) should be added to GDP by 2020 via Dh120bn (€10.6bn) in investments in the primary sector. Meanwhile, the Plan Emergence, an industrial development policy, will create around 440,000 new positions across 12 industries by 2015, alongside financial incentives for investors and government subsidies for strategic industries.
In recent years, Morocco has been increasing its goods and service exports and attracting large investments in infrastructure and housing, although the former has suffered from decreased demand abroad while the latter has seen projects stall and investors withdraw. The HCP reported that exports dropped 19.2% in Q1 2009, with phosphates as the worst performer. Unveiled in May, the Maroc Export Plus plan looks to triple exports by 2018, with 2000 companies incorporated in this effort. One factor that should contribute to the plan's success is having EU-granted "advanced status." Conferred in October 2008, this special distinction strengthens Morocco's bilateral relations with Europe, far and away its biggest receiver of goods, by privileging the country as a trade partner. A 2004 free-trade agreement also established the US as an ally.
Keeping with the global trend, foreign direct investment (FDI) dropped 29% to €2.4bn in 2008, the first decline since 2004. While the recovery of pre-crisis levels very much hinges on the health of the global economy, Morocco has made steps towards becoming a more attractive FDI destination, according to the World Bank's "Doing Business 2010" report, ranking second in North African neighbours. The majority of FDI continues to derive from the EU, specifically France.
Morocco has relied on tourism and remittances from expatriates as its top sources of foreign income, which accounted for, respectively, 8.2% and 7.5% of GDP in 2008. However, in the crisis, both have taken a hit. Despite a record 8m people visiting the country in 2008, tourism revenue decreased by 3.5% over the year, while currency sent home by nationals abroad fell 2.4%. Under the national tourism strategy Plan Azur, six new resorts are being built with investments of €4.05bn, which Morocco hopes will nudge tourist numbers up to 10m by 2010.
Fitch pointed to Morocco's per-capita income "as the main weakness compared to similarly rated countries." With a per-capita GDP of €1842 in 2008, Morocco ranked 112th out of 179 countries. However, per-capita GDP has more than doubled in the past six years as social programmes were launched to address poverty - for example, the World Bank's €1.36bn National Initiative for Human Development. Unemployment stands at a 10-year low of 8%. The vigorous economic growth and focus on job creation currently being exhibited is essential for lifting even more of the population out of poverty.
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10/2009 - Oxford business group
Maroc : la bancassurance en progrès
[english]
Alors que les banques marocaines tentent de s'imposer comme des one-stop shops financiers offrant des services qui s'étendent sur toute le gamme, des banques d'investissement, aux établissements de prêts hypothécaires, la bancassurance joue un rôle clé dans leur stratégie.
Depuis que le gouvernement a ouvert la voie en février 2005 et permis aux établissements bancaires de vendre des produits d'assurance-vie, les filiales de bancassurance se sont multipliées au Maroc et représentent, selon les estimations, 50% des polices d'assurance-vie vendues, et entre 15 et 20% des primes d'assurance sur le marché.
Les banques se sont rapidement imposées sur le marché : le nombre d'agences par habitant est passé de 1 pour 8 700 en 2000, à 1 pour 6 700 aujourd'hui. La proportion des primes d'assurance distribuées par des établissements bancaires semble prête à croître davantage. L'expansion des zones urbaines a incité les banques à ouvrir de nouvelles agences afin d'accroître leur part de marché dans le secteur des services bancaires aux particuliers dans le domaine de l'immobilier et du crédit à la consommation, notamment au sein des ménages à bas et moyen revenus. Une telle stratégie devrait aider le secteur de la bancassurance à s'imposer davantage sur le marché.
Les avantages sont en aucun doute multiples : les sociétés d'assurances tirent non seulement profit des réseaux importants de distribution des banques, mais également de leurs techniques de marketing permettant ainsi d'avoir accès a leurs importantes bases de données et ainsi de mieux cibler leur clientèle.
Les banques, de leur côté, tirent non seulement profit des cotisations des polices d'assurance, mais elles peuvent avoir également accès au capital et aux investissements placés sous le management des assureurs. Cette stratégie s'inscrit dans un climat où la tendance s'oriente vers une banque universelle - une notion qui semble définir la finance de détail au Maroc, aujourd'hui.
La plupart des institutions financières indépendantes se sont déjà imposées dans plusieurs segments de l'industrie, s'apparentant à une sorte de « supermarché financier », où les clients ont accès à un éventail de services, allant du courtage en assurance, en passant par le crédit à la consommation et aux prêts immobiliers. La majorité des banques détiennent des filiales crédit-bail : par exemple, la BMCE Bank et le Groupe Banque Populaire contrôlent respectivement Maghrebail et Chaabi Leasing.
Cependant, c'est dans la bancassurance que le succès de la banque universelle est le plus frappant, notamment depuis que les secteurs de la banque et de l'assurance, tout en tirant profit d'un nombre important d'acteurs, sont dominés par une poignée d'institutions clés. En effet, deux des plus grandes banques locales, Attijariwafa Bank et BMCE Bank, sont les actionnaires principaux des deux plus importantes compagnies d'assurance du pays. RMA-Watanya détient 30% des parts de BMCE Bank, qui à son tour détient au moins 5% des parts de la deuxième plus importante compagnie assurance du royaume, en terme de ventes. En 2008, RMA-Watanya a contribué à une hauteur de 1.5 millard de dirhams (133 millions d'euros) au chiffre d'affaires consolidé de BMCE Bank.
La compagnie d'assurances rivale, Wafa Assurance, qui a devancé RMA-Watanya en 2008 pour devenir la première compagnie d'assurances du pays en terme de ventes, est contrôlée à 79% par Attijariwafa Bank, la plus grande institution financière privée du royaume. Se faisant écho de la participation croisée entre BMCE Bank et RMA-Watanya, Wafa Assurance détient 21% des actions en circulation de sa société mère. En 2006, soit une année après l'institutionnalisation de la bancassurance, les primes d'assurance-vie à Wafa Assurance se sont accrues de 134%, augmentant le chiffre d'affaires général de 47%. La croissance dans ce secteur fut consolidée par une augmentation de 83% en 2007, et de 24% en 2008.
La bancassurance ne pouvant vendre que des produits d'assurance-vie, un certain nombre de banques ont tenté de contourner cette restriction, en créant leurs propres compagnies d'assurances où elles peuvent offrir d'autres produits à leur clientèle. Toutefois, alors qu'elle essayait de créer une compagnie en partant de zéro, une banque publique, la Banque Centrale Populaire, membre du Groupe Banques Populaires, a dû renoncer à ses ambitions, lorsque sa demande de license d'assurance a été rejetée en 2007, par la Direction des assurances et de la prévoyance sociale, l'organisme qui réglemente le secteur.
Suite au refus du gouvernement d'octroyer une license, la Banque Centrale Populaire a déclaré, le 22 novembre 2007, qu'elle prévoyait d'acheter la moitié des 87% de parts que la Société Générale Maroc détenait auprès de la Marocaine Vie pour un montant de 93.6 millions de dirhams (8.4 millions d'euros). Toutefois, en mai 2008, suite à un remaniement au niveau de la direction, cette banque, la troisième plus grande banque du royaume en terme de valeur marchande, a abandonné le plan d'acquisition. La Société Générale Maroc, la filiale locale du groupe français Société générale, a retiré par la suite la Marocaine vie du marché boursier après avoir racheté les parts des actionnaires minoritaires, et versé des primes considérables de 80% par rapport aux prix du marché afin d'acquérir les 12% de parts de marché restantes. Les actifs gérés par la société d'assurances ont augmenté de 10% en 2008 et ont atteint les 3.8 milliards de dirhams (338 millions d'euros).
La libéralisation des autres branches de l'assurance, dont l'assurance sur les biens immobiliers et les risques divers qui représente plus de la moitié des recettes globales enregistrées par le secteur, est présentée comme un élément essentiel au développement de l'industrie. Les acteurs de l'assurance, quant à eux, continuent de plaider en faveur d'une plus grande offre de produits de bancassurance. Après l'entrée en vigueur de la loi d'habilitation initiale, la Banque Mondiale a recommandé un élargissement des activités de la bancassurance. Toutefois, les autorités ont décidé de conserver les restrictions afin de maintenir un équilibre entre les intermédiaires financiers et les banques.
L'essor dans le secteur de la bancassurance a stimulé une croissance à deux chiffres au cours des trois dernières années, mais l'industrie de l'assurance marocaine continue d'offrir des possibilités de croissance encourageantes dans la mesure où elle représente moins de 5% du produit intérieur brut.
Room for Progress
As Moroccan banks seek to establish themselves as one-stop shops for retail financial services - offering everything from investment banking to mortgage lending - bancassurance has come to play a central role in their strategy.
Since the government opened the door to allow the sale of life insurance through banking institutions in February 2005, Morocco's bancassurance branches have grown to account for an estimated 50% of total life insurance policies sold and for 15-20% of insurance premiums in the market.
Similarly, with bank penetration increasing at a rapid clip - improving to a ratio of more than one bank branch for every 6700 people, and up from a 1-to-8700 ratio in 2000 - the proportion of insurance premiums that are funnelled through bank windows looks set to grow further. The growth of urban areas has spurred banks to launch new branches in order to capture the retail banking business in housing finances and consumer credit, particularly amongst the lower- and middle-income segments, which will help increase bancassurance penetration.
Certainly the benefits are manifold: insurance companies gain not only from the large distribution networks of banks, but also from their well-honed marketing techniques, including mining the extensive databases to better target prospects.
Similarly, banks not only benefit from insurance policy fees, but also have the potential to access both the substantial capital and investment assets insurers have under management. The tactic is part of the increasing trend towards the universal banking concept, which has come to define the Moroccan retail finance sector.
Most independent financial institutions are already positioned in several segments of the industry, offering a sort of financial supermarket for clients, with services ranging from stock brokerage and insurance to consumer credit and mortgage loans. Many banks own leasing units, for example, such as BMCE Bank and Groupe Banque Populaire, which control Maghrebail and Chaabi Leasing, respectively.
However, it is in bancassurance where the success of universal banking stands out - particularly since both the insurance and banking sectors, while benefitting from a large number of players, are dominated by a few major institutions. Two of the biggest local banks, Attijariwafa Bank and BMCE Bank, own controlling stakes in the nation's two largest insurance companies. RMA-Watanya owns a controlling 30% stake in BMCE Bank, which in turn holds at least 5% in the kingdom's second-largest insurance company by sales. Watanya contributed Dh1.5bn (€133m) to BMCE's 2008 consolidated sales.
Rival Wafa Assurance - which vaulted Watanya in 2008 to become the nation's largest insurance company by sales - is 79% controlled by the kingdom's largest non-government financial institution, Attijariwafa Bank. Mirroring the cross-held shares between BMCE and Watanya, Wafa Assurance holds 21% of its parent's outstanding stock. In 2006, the first full year following the adoption of bancassurance, life insurance premiums at Wafa Assurance surged 134%, lifting overall sales 47%. Growth in the segment was consolidated with an increase of 83% the following year and an additional 24% in 2008.
Given that bancassurance is limited to life insurance lines only, a number of banks have tried to circumvent the limitations by creating their own captive insurance firms where they can offer other products to their client base. However, seeking to start a unit from scratch, state-owned Banque Centrale Populaire, part of Groupes Banques Populaires, had its ambitions checked when its application for an insurance licence was rejected in 2007 by the regulator Direction des Assurances et de la Prévoyance Sociale.
Following the government's denial, Banque Populaire said on November 22, 2007, that it agreed to buy half of Société Générale Maroc's 87% stake in Marocaine Vie for Dh93.6m (€8.4m). But in May 2008, and following a management reshuffle, the kingdom's third-largest bank by market value scrapped the acquisition plan. Société Générale Maroc, the local unit of France's Société Générale group, subsequently delisted the subsidiary from the stock exchange after it bought out minority holders, paying a hefty 80% premium to the then-market prices for the 12% of stock it did not own. Assets under management by the insurer increased 10% in 2008 to Dh3.8bn (€338m).
Liberalisation in other insurance segments, including property and casualty insurance, which accounts for more than half of the system's overall revenue, is touted as essential to the industry's development and industry actors continue to try and push for a greater selection of bancassurance products. A recommendation was made by the World Bank to broaden bancassurance activity after the implementation of Morocco's initial enabling legislation, but the authorities retained the life insurance restrictions in a bid to maintain an equilibrium between financial intermediaries and banks.
Ultimately, the boom in bancassurance has stimulated double-digit growth in the sector for the past three years, but Morocco's insurance industry still offers promising growth opportunities given that it accounts for less than 5% of GDP.
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Agenda : October 23rd & 24th, 2009
3rd edition - Euromed-Capital Forum
Preparing for the upswing in an unstable world
Regional investment funds as driving forces
New growth opportunities in North Africa and the Middle East
Private Equity and SME financing in Mediterranean countries
Participants
A hundred decision-makers established in North Africa and the Middle East or planning to invest in the region :
• CEOs of Small and Medium Enterprises
• Senior managers of local subsidiaries
• Private Equity Fund Managers
The Forum main themes
• Ramp-up of regional investment funds in North Africa: a win-win partnership with SMEs
• Private Equity in Morocco: 10 years of success attest to the maturity of this sector on the Southern shores
• Private Equity in Egypt: a new dynamics for entrepreneurs
• Free trade zones and industry clusters in the Mediterranean: a springboard for recovery?
Sector workshops for SMEs with the decision-makers that count
• Automotive and aeronautics parts manufacturers
• Agri-business
• Logistics & Packaging
• Information Systems & Outsourcing
• Infrastructures, Cleantech & Sustainable Development
Networking
• Free access to private networking rooms all along the Forum
Forum venue and lodging
Hôtel El Minzah ***** - Tangier
Tel : +212 539 333 444 - Fax: +212 539 333 999
Reservations:reservation@elminzah.com
For further information visit our web site at www.euromed-capital.com
Contact: Véronique Tahon
Tel: + 33 (0) 1 53 93 02 23 - Fax: +33 (0) 1 53 93 02 30 - contact@euromed-capital.com
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02/2009
Union pour la Méditerranée : dix banques euroméditerranéenne lancent vingt projets multilatéraux
Concrétisant le protocole d’intention conclu le 7 juillet dernier à Paris, en marge du premier Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement créant l’Union pour la Méditerranée, dix établissements financiers (1), prochainement rejoints par la Banque africaine de développement (BAD), ont signé, le 30 janvier à Paris, un protocole d’accord prévoyant la mise en œuvre de vingt projets concrets. Le comité stratégique, actuellement présidé par Bernard Comolet, président du directoire de la Caisse Nationale des Caisses d’Epargne, s’est en effet engagé à consolider les travaux réalisés par les établissements signataires depuis juillet dernier dans l’optique de faciliter l’épargne des migrants, d’abaisser le coût des transferts, de favoriser le financement des PME et des infrastructures. Au cours de l’année 2009, l’étude de la mise en place d’une structure permanente, qui pourrait s’inspirer du modèle d’association existant aujourd’hui dans le domaine aérien, sera également réalisée.
Les résultats des travaux menés depuis juillet dernier ont été approuvés par le comité stratégique. Représentant la coprésidence franco-égyptienne de l'Union pour la Méditerranée, M. Henri Guaino, Conseiller Spécial du Président de la République française et Chef de la Mission interministérielle de l'Union pour la Méditerranée (UPM), et Son Excellence Nassel Kamel, ambassadeur de la République arabe d'Égypte en France, ont assisté à la présentation à la presse de ces travaux. Ils ont salué l’initiative des établissements signataires qui participe à l'affirmation concrète de la réalité géographique, culturelle et économique de la Méditerranée.
Les vingt projets arrêtés par le comité stratégique portent principalement sur : les transferts financiers; les produits bancaires, d’assurance et immobiliers; le support et l’assistance des PME ; le financement de grands projets et d’infrastructures. Chacun des cinq groupes de travail qui ont été mis en place depuis cet été et qui ont proposé les projets était présidé par une banque : Attijariwafa bank (Maroc) pour les produits de crédit, d’immobilier, d’assurance, de services ; la BIAT (Tunisie) pour les comptes de dépôt et les produits d’épargne; la CECA (Espagne) pour les transferts ; le Groupe Caisse d’Epargne (France) pour le financement d’infrastructures et de projets; Intesa Sanpaolo (Italie) pour le support et l’assistance des entreprises. Le Groupe Caisse d’Epargne français, qui a joué un rôle pivot dans l’initiation de ce groupe bancaire, assurait également le management global des travaux
Deux projets ont une nature transverse :
- envisager, dans la mesure du possible et si cela s’avère utile, la création d’une identification propre, via une structure juridique permanente et une dénomination de marque ;
- envisager, dans la mesure du possible et si cela s’avère utile, la création d’un catalogue partagé des produits que chaque membre proposera aux migrants, mis en ligne sur un site Internet commun.
Les projets visant à favoriser les transferts financiers :
- mise en oeuvre d’une plate-forme efficace, ouverte et flexible, d’envoi de fonds des migrants, fondée sur l’exemple de la plate-forme Bravo de la Confédération espagnole des caisses d’épargne (CECA)
- travailler sur une base « compte à compte » entre les parties afin de réduire les tarifs des transferts entre elles ;
- mise en œuvre de solutions de transfert de « carte bancaire à carte bancaire » sur différents corridors de la zone.
Les projets ayant trait aux produits bancaires, d’assurance et immobiliers :
- jumelage, dans la mesure du possible, d’un produit d’épargne au Nord avec un produit d’épargne au Sud, avec les mêmes avantages en monnaie locale convertible ;
- définition de stratégies conjointes afin de gagner de nouveaux clients à travers la définition de process ;
- possibilité de proposer des produits « cobrandés », dans un premier temps immobiliers, incluant un plan d’épargne ad hoc et des solutions de crédits transfrontaliers;
- extension du système de fidélisation S’Miles – programme français multienseigne, parmi lesquelles la Caisse d’Epargne –, aux pays du Sud, et développement d’autres formules de fidélisation ;
- distribution d’un pack pour les étudiants originaires du Sud s’installant en Europe.
Les projets favorisant le financement des PME
- facilitation de la mise en relation de points d’entrée unique (desks), en prenant exemple sur le Centre de soutien à l’internationalisation d’Intesa Sanpaolo. Les desks auront pour missions : le soutien au développement international des PME, l’accompagnement des migrants qui souhaitent créer leur entreprise ou investir dans des micro-entreprises dans leur pays d’origine;
- utilisation de modèles de crédit spécialisé avec la garantie de divers acteurs (BEI, AFD, Confidi...) pour mieux financer les PME;
- facilitation des échanges d’informations sur les opportunités d’affaires et création, à terme, d’une plate-forme commune;
- signature d’un accord multilatéral pour faciliter le développement des PME clientes à travers : des ouvertures de comptes croisées et des possibilités de financement accrues ; l’utilisation de garanties; le développement des flux internationaux des entreprises clientes des partenaires.
Les projets portant sur le financement d’infrastructures et de grands projets.
Un protocole spécifique a été signé (2) afin de favoriser de tels financements, tout en partageant les risques. Ce protocole prévoit :
- en amont, l’institutionnalisation d’un échange d’informations entre les partenaires, incluant la BEI et l’AFD;
- lorsqu’un des partenaires est arrangeur sur un dossier, il consultera les autres signataires pour qu’ils participent au financement;
- lorsqu’un des partenaires est conseiller financier d’une entité publique ou privée à la recherche d’un financement, il s’engage à en informer les autres parties et à leur proposer de rejoindre un syndicat de banques;
- lorsqu’un des partenaires est investisseur direct ou indirect (via un fonds qu’il gère) d’un projet nécessitant d’importants financements, il s’engage à mettre tout en œuvre pour associer les autres signataires au projet;
- les partenaires feront leurs meilleurs efforts pour développer les investissements ou coinvestissements dans des fonds d’investissement.
Les établissements signataires ont convenu d’un programme de travail pour 2009 avec la réalisation des vingt projets qu’ils ont arrêtés. Par ailleurs, sera lancée l’étude de la forme que pourrait éventuellement prendre cette alliance. D’ores et déjà, un comité stratégique rassemblant l’ensemble des présidents ou directeurs généraux est mis en place. Il est chargé d’impulser la dynamique de l’alliance, de valider l’ensemble des programmes et projets. Sa présidence, aujourd’hui confiée à Bernard Comolet, président du directoire de la CNCE, sera tournante, assumée par la banque du pays accueillant la réunion annuelle du comité. Un comité directeur est chargé de l’animation des équipes en charge des travaux et de leur suivi. A sa tête, un président est désigné par le comité stratégique, chaque année : Michel Gonnet, président du directoire d’Océor (Groupe Caisse d’Epargne), a ainsi été nommé pour la première année.
Il est assisté d’un directeur opérationnel, également désigné par le comité stratégique : Erik Pointillart, directeur des projets internationaux à Océor, assure cette mission.
A l’origine composé de neuf signataires et deux observateurs, le groupe de banques s’est élargi, conformément au protocole initial de juillet. Fransabank SAL (Liban) a ainsi adhéré en octobre et la BAD a déclaré vouloir les rejoindre. Par ailleurs, la BEI et l’AFD, jusque-là observateurs, en deviennent membres à part entière.
Forts de l’appui apporté par Henri Guaino, les membres de l’alliance ont déclaré vouloir tout mettre en œuvre pour que leurs projets soient reconnus dans le cadre de l’Union pour la Méditerranée, comme l’ont été ceux de la dépollution de la Méditerranée, du développement des autoroutes de la mer, ou du plan solaire méditerranéen. En effet, cette alliance de banques, qui contribue à rendre l’UPM tangible auprès de larges populations de cette zone, entend apporter son concours au développement économique de la rive Sud de la Méditerranée.
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Agenda > 02-03/04/2009
Forum Africain de la Finance Islamique à Casablanca
Isla Invest Consulting organise le premier Forum Africain de la
Finance Islamique à Casablanca le 02 et 03 Avril 2008:
http://www.forumafricainfinanceislamique.com
Le forum s'adresse aux entreprises dans les secteurs de la banque et autres établissements financiers, de l'assurance, ainsi que les cabinets d'avocat, d'audit et conseil ou encore les SSII.
http://www.isla-invest.com
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01/2009 - Oxford Business Group
Bourse de Casablanca : Correction du marché [english]
La bourse de Casablanca, qui est la première du Maghreb et d'Afrique de l'Ouest et deuxième en Afrique après celle de Johannesbourg, connaît une croissance continue depuis des années. Néanmoins, depuis quelques mois, alors que l'onde de choc du ralentissement économique se propage à l'échelle mondiale, la bourse connaît des résultats inhabituellement moroses.
Si le volume global des échanges sur la bourse de Casablanca affiche un total relativement consistant tout au long de l'année 2008 (une mesure clé de la performance du marché) le changement dans la composition des actionnaires fait état d'un climat plutôt stimulant. Une seule nouvelle société de bourse a rejoint le tour de table des sociétés actionnaires de la Société de bourse des valeurs de Casablanca l'année dernière, tandis que le nombre de sociétés côtées a connu une légère hausse. A l'issue de l'année 2008, la bourse comptait 16 sociétés de bourses et 77 valeurs, contre 15 sociétés de bourse et 73 valeurs à la fin 2007, dont Integra Bourse, la seule société de bourse à avoir rejoint la Bourse de Casablanca en 2008.
Par ailleurs, la bourse des valeurs de Casablanca (BVC) a enregistré une légère baisse l'année dernière. La capitalisation boursière s'est élevée à 66,3 milliards de dollars en 2008, contre 76,02 milliards de dollars à la fin 2007. Cette tendance à la baisse s'est prolongée au cours des premières semaines de 2009. Le 8 janvier, l'indice MASI (Moroccan All Shares Index) a plongé sous la barre des 10,000 points pour la première fois en plus d'un an, atteignant ainsi son plus bas niveau à 9,405 points.
Néanmoins, les analystes attribuent ce repli à des facteurs psychologiques plutôt qu'à un signe de faiblesse de la place marocaine. Pour sûr, les conséquences les plus néfastes de la crise des subprimes n'ont pas touché le marché marocain, qui n'a pas connu l'évolution en dents de scie dont ont été victimes les bourses du monde entier. En effet, les transactions boursières sur le marché des capitaux marocain étaient en verve jusqu'au troisième trimestre, après un semestre en forte progression.
Préalablement au ralentissement, l'année 2008 a été marquée par cinq entrées en bourse et des émissions publiques dans plusieurs secteurs. C'est la société Delattre Levivier Maroc, spécialisée dans les travaux de construction, qui a ouvert le bal, suivie de Label Vie, Delta Holding, La Compagnie minière de Touissit et Alliances Développement Immobilier. Néanmoins, dans le sillage du ralentissement de l'activité, la sixième cotation, celle de Trarem Afrique, a été reportée, en attendant la reprise de l'activité boursière.
Si le ralentissement de l'activité économique à l'échelle mondiale aura sans aucun doute des répercussions sur certains secteurs phares, à l'instar de l'immobilier touristique, le fléchissement de la bourse des valeurs de Casablanca ne devrait pas être considéré comme une tendance irréversible, mais comme une simple correction.
« La tendance à la baisse amorcée au troisième trimestre est une simple correction après cinq années consécutives de croissance, » a déclaré à OBG Sophia Hakam, analyste de CFG Group. « A mesure que la crise financière se propage sur tous les marchés, beaucoup d'investisseurs sont devenus prudents, entraînant une continuation de la tendance à la baisse, » a -t-elle ajouté.
Étant donné la forte croissance que connaissent les marchés de capitaux du pays depuis quelques années (leur volume a triplé de 2004 à 2007) cette correction pourrait être des plus salutaires.
Younes Benjelloun, administrateur associé de CFG Group, a déclaré à OBG que la contraction du marché pourrait notamment « être liée à une croissance de la demande étrangère». De même, la bourse des valeurs est aujourd'hui plus représentative de l' économie du pays que par le passé, particulièrement en termes de composition sectorielle et de volume.
Afin de stimuler les transactions boursières, le gouvernement a engagé une série de mesures visant à redynamiser les marchés. Le 4 décembre dernier, Salaheddine Mezouar, ministre de l'économie et des finances, a dévoilé un certain nombre de propositions en vue de réguler les cours et d'encourager l'activité du marché. L'une d'entre elles consiste à autoriser, à titre dérogatoire, les sociétés cotées à acquérir leurs propres actions dans le cadre des programmes de rachat et ce, sans fixation d'un prix minimum d'achat, au cas où les cours de certaines valeurs de la cote passeraient au-dessous d'un certain seuil.
Le ministre a également annoncé la possibilité pour les compagnies d'assurance de détenir jusqu'à 60% d'actions cotées en représentation de leurs provisions techniques, alors que le plafond était de 50% auparavant.
La Banque centrale du Maroc prévoit que la croissance du PIB du pays sera comprise entre 5 et 5,5% cette année, et que le taux d'inflation passera de 3,9% à 2,9%, ce qui laisse présager que le royaume devrait sortir relativement indemne de la crise financière mondiale. Dans tous les cas, les perspectives de croissance, même si elles se sont légèrement détériorées par rapport aux années précédentes, font bonne figure comparées à celles des économies du monde entier qui s'enlisent dans la récession. S'il s'avère que le fléchissement du marché boursier était une simple correction, le secteur des marchés de capitaux pourrait rebondir en 2009.
Correcting Itself
The Casablanca Stock Exchange (CSE), the largest exchange in the Maghreb and West Africa regions and second in Africa after Johannesburg, has enjoyed steady growth for several years. However, in recent months, as the repercussions of the global economic slowdown have spread, the exchange's results have been unusually sluggish.
While trading on the CSE remained fairly consistent over most of 2008 - a crucial measure of a market's performance - the changing pool of market participants revealed a more challenging environment. The number of brokerage firms active on the CSE increased by just one last year, while the number of listed companies rose only slightly. The exchange finished 2008 with 16 brokerage firms and 77 listed securities, compared to 15 brokerage firms and 73 listed securities as of the end of 2007, with Integra Bourse being the only brokerage firm to start operations within the CSE in 2008.
The CSE also suffered a small loss of capital last year, with 2008 seeing a total market capitalisation of $66.3bn, compared to $76.02bn at the end of 2007. The downward trend continued into the first weeks of 2009. On January 8, the benchmark MASI (Moroccan All Shares Index) fell to below 10,000 points for the first time in more than a year, reaching its lowest point of 9,405.
Crucially, however, analysts are attributing the decline to psychological factors rather than to any real sign of weakness in the Moroccan market. Certainly, the Moroccan market has been largely buffered from the worst excesses of the sub-prime fallout, avoiding most of the roller-coaster ride seen elsewhere around the globe. Indeed, it was not until the third quarter that trading activity in the Moroccan capital markets sector began to slow, and even that was after a solid semester of strong growth.
Prior to the slowdown, 2008 saw five IPOs and share issues from a wide range of sectors, beginning with the small capitalisation of Delattre Levivier Maroc, a construction and related services firm. Label Vie followed, along with Delta Holding, La Compagnie Miniere de Touissit and Alliances Developpement Immobilier. As trading slowed however, a sixth scheduled IPO, from Trarem Afrique, was temporarily postponed pending market activity.
While the global slowdown will no doubt be felt in some of Morocco's key sectors, such as holiday real estate, the drop in the CSE should not be seen as a permanent trend, but rather as a self-correction.
"The downward trend of the market started in the third trimester as a simple self-correction after five straight years of positive growth," Sophia Hakam, an analyst for the CFG Group, told OBG. "As the global financial slowdown began to unfold, many investors became a bit more cautious, which led to a continued downward trend," she added.
Given the enormous growth the country's capital markets have recorded in recent years - tripling in volume between 2004 and 2007 - this correction on the market hides some positive upsides.
Younes Benjelloun, partner and board member of the CFG Group, told OBG that the market contraction would, for example, "relate to more foreign demand." Similarly, the stock exchange is now more representative of the country's economy than in years past, particularly in terms of sector distribution and size.
In a bid to stimulate trading, the Moroccan government has taken a series of measures to re-energise the markets. On December 4, the minister of economy and finance, Salaheddine Mezouar, unveiled a number of proposals designed to stabilise the market and encourage bullish activity, including one that will allow companies, under certain circumstances, to buy back their own shares without a minimum set price in the event their share price drops below a certain level
The minister also announced the possibility for insurance companies to hold up to 60% of their listed shares to cover their liabilities, as opposed to the previous ceiling 50%.
With the central bank predicting this year's GDP growth at 5-5.5% and inflation expected to drop from 3.9% to 2.9%, conventional wisdom says the kingdom will emerge relatively unscathed from the global financial turmoil. Certainly the growth predictions, though not as robust as years past, provide a sharp contrast to the plight of recession-bound economies elsewhere. If the drop in the CSE indeed proves to be a simple self-correction, the capital markets sector could once again see positive growth in 2009.
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01/2009 - Oxford Business Group
Maroc : L'année 2008 en revue [english]
La stabilité politique et le leadership, longtemps considérés comme marque de présence internationale du Maroc, ont permis au Royaume de signer un certain nombre d'accords commerciaux bilatéraux en 2008.
Le Maroc a pris soin d'élargir progressivement son réseau de partenaires commerciaux au cours des dernières années, notamment avec l'Accord d'Agadir conclu en 2004 et l'Accord de libre-échange (ALE) avec les États-Unis conc lu en 2006. Mais ses industries d'exportation ont connu une impulsion majeure lorsque le Maroc s'est vu accordé le « statut avancé » dans ses relations avec l'Union européenne au mois d'octobre. La France, tout particulièrement, a ardemment soutenu le Royaume au cours des négociations et a complété l'accord de coopération de plusieurs accords bilatéraux dans les domaines de la défense, de l'infrastructure, du développement, des transports et du tourisme. L'un des accords les plus notables est la vente au Maroc d'une frégate européenne multimission (Fremm) identique à celles qui équipent la marine française. La France s'est aussi engagée à fournir 25 hélicoptères marocains Puma et 140 véhicules blindés.
Les relations franco-marocaines sont à l'origine d'un autre accord international en matière de transports, avec l'octroi d'un prêt de 240 millions de dollars pour le financement du tramway à Rabat. La tâche du développement et de mise en ouvre du nouveau réseau de train léger a été attribuée au groupe à industriel français Alstom, ainsi que l'entreprise de transport française PTP Colas. La France a également finalisé l'octroi d'une subvention de 117 millions de dollars destinée aux études de faisabilité de la ligne ferroviaire à grande vitesse reliant Tanger à Casablanca, la plus grande ville du Maroc. Cette subvention fait suite à la signature d'un contrat d'une valeur de 3,13 milliards de dollars, conclu lors de la visite du Président français Sarkozy en 2007, et qui a désigné Alstom comme le principal partenaire dans la construction de réseau ferroviaire à grande vitesse et celle du tramway.
En matière de tourisme au Maroc - l'un des plus grands pôles d'investissement du Royaume - le groupe hôtelier français Pierre et Vacances a signé un protocole d'accord pour la construction de 10 000 lits au Maroc d'ici 2013 moyennant un investissement de 409 millions de dollars.
Le tourisme est une industrie cruciale au Maroc et le Royaume entend drainer 4,4 milliards de dollars d'investissements d'ici à 2010, conformément à « Vision 2010 », sa politique de développement en matière de tourisme. Actuellement, les projets à vocation touristique ambitionnent de porter la capacité d'accueil hôtelière à 250 000 lits (au lieu de 133 000 en 2006) et de réaliser six nouvelles stations balnéaires dans le cadre du « Plan Azur » pour un développement durable des espaces côtiers au Maroc. Les nouvelles stations seront localisées à Larache, El Jadida, Agadir, Essaouira, Guelnim sur la côte atlantique et Saidia sur la côte méditerranéenne. Le gouvernement espère porter le nombre d'arrivées touristiques à 10 millions à l'horizon 2010, un objectif défini par «Vision 2010 » qui paraît réalisable quand on voit que 7,4 millions de touristes ont visité le Maroc en 2007, ainsi que 2,5 millions au cours des cinq premiers mois de l'année, soit une hausse de 11% par rapport à la période comparative de 2007.
Dans une démarche qui tranche avec les stratégies de dé veloppement adoptées par d'autres pays méditerranéens, le Maroc entend promouvoir le tourisme interne dans le cadre de son « Plan Biladi » en réduisant le coût de l'hébergement en hôtel pour encourager les nuitées. Le Plan Biladi, qui vise ainsi à encourager les ressortissants nationaux à dépenser plus, viendra complémenter les dépenses déjà élevées des
Les Marocains résidant à l'étranger jouent un rôle actif dans les secteurs de l'immobilier et du tourisme, à travers l'investissement direct étranger sous forme d'achat immobilier au Maroc et à travers le revenu de ceux qui rentrent au pays pour les vacances. Le Maroc reçoit plus de transferts que n'importe quel autre pays du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord, derrière l'Egypte. Quelque 3,3 millions de marocains vivent à l'étranger et selon la Banque mondiale, les sommes transférées par les expatriés marocains auraient atteint 2,6 milliards de dollars en moyenne par an depuis 2003.
Les transferts effectués par les Marocains Résidant à l'Etranger (les MRE) sont réalisés sous formes diverses, permettant ainsi de soutenir la croissance dans plusieurs secteurs de l'économie. Selon le Conseil déontologique des valeurs mobilières (CDVM), l'autorité nationale du marché, le nombre des MRE a constitué 58% du nombre total des étrangers qui ont investi dans la Bourse de Casablanca. Parallèlement, les Organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM), ou fonds mutuel, ont attiré le plus les MRE qui ont transféré 1,68 milliard de dollars au titre de l'année 2007 - soit une part de 27,8% de l'ensemble des investissements en titres d'OPCVM.
De manière plus générale, les transferts de fonds continuent d'assumer leur rôle traditionnel, qui est celui de fournir une importante source de revenu pour les membres de la famille des expatriés dans le pays, et d'augmenter l'entrée de devises étrangères.
Le secteur de l'énergie est aussi monté sous les fe ux de la rampe en 2008. Le Maroc, qui ne possède que de modestes réserves, a été durement touché par l'instabilité du prix du pétrole au cours de l'année écoulée. Le Royaume importe 96% de ses besoins en énergie et la facture nationale de pétrole a fortement augmenté en 2008 - atteignant 1,1 milliard de dollars au premier trimestre de l'année, soit 69% de plus par rapport à la même période en 2007. En conséquence, le Maroc envisage d'autres options énergétiques, y compris l'énergie éolienne, solaire et nucléaire, comme étant des solutions alternatives à la production nationale de pétrole et aux importations de gaz naturel.
Le Gouvernement prévoit qu'un dixième du bilan énergétique national et que 20% de la production électrique découleront de sources renouvelables d'ici à 2012, un objectif impressionnant compte tenu du fait que le niveau actuel est un peu moins de 1%. Fort d'un temps venteux et d'un ensoleillement favorable, le Maroc a certainement la possibilité d'atteindre cet objectif ambitieux, et s'en donne en tout cas les moyens.
Les efforts du Maroc visant à accroître les capacités de production d'éléctricité à partir des énergies renouvelables ont porté leur fruit comme en témoigne la prise de participation d'Abu Dhabi National Energy Company (Taqa) dans le capital de la Compagnie Eolienne du Détroit (CED) en juin dernier. Taqa et Theolia, spécialiste français des énergies renouvelables, ont signé un protocole d'accord pour le développement de parcs éoliens au Maroc. Cet accord repose sur un partenariat 50/50 dans la Compagnie Eolienne du Détroit (CED), filiale marocaine de Theolia. Taqa et Theolia répondront conjointement à l'appel d'offre concernant la construction et l'exploitation d'un parc éolien de 300 mégawatts à Tarfaya.
Même si une grande partie de l'IDE au Maroc provient de France et de la région du Golfe, les pays d'Afrique du Nord et d'Asie jo uent un rôle croissant dans le secteur de l'industrie du Royaume, en particulier dans la production d'engrais et de phosphates. En Mai, la société nationale Office Chérifien des Phosphates (OCP) et la compagnie Libya Africa Investment Portfolio ont signé un protocole d'accord pour la construction de trois usines de fabrication de produits phosphatiers pour un investissement total estimé à 1 milliard de dollars. Au terme de cet arrangement, les usines produiront de l'acide phosphorique, de l'ammoniac hydroxide et des engrais. Les unités de production d'acide phosphorique et d'ammoniaque seront construites à Jorf Lasfar, une région riche en phosphate dans le Sud-Ouest de Casablanca, et celle des engrais soit au Maroc soit en Libye.
Quelques jours avant la signature du marché avec Laip, l'OCP signait une autre accord avec les compagnies Petro Vietnam Fertiliser et Chemical Joint Stock Company portant sur la construction d'une usine d'engrais Dap pour un montant de 600 millions de dollars. Une fois opérationnelle en 201 1, cette usine aura une capacité de production qui variera de 660 000 à 1 million de tonnes d'engrais par an. Dap est une engrais soluble produit à partir d'acide phosphorique et d'ammoniac.
En raison de la détérioration de la conjoncture internationale sous l'effet de la crise financière mondiale, il sera difficile de maintenir la croissance de l'IDE en 2009. Le FMI prévoit que l'IDE atteindra 3,8% du produit intérieur brut (PIB) cette année, contre 1,5% en 2004. Toutefois, les perspectives de croissance de l'économie marocaine restent fortes. Bien que le taux de croissance enregistré en 2007 ait été ramené à 2,7% , du en grande partie à une mauvaise campagne agricole, le gouvernement et le FMI tablent sur une remontée à hauteur de 6,2%. Cette prévision s'avère remarquable étant donné que les principaux marchés d'Europe occidentale vers lesquels sont destinées les exportations marocaines sont confrontés à un ralentissement de croissance et sont de surcroît susceptibles de connaître une hausse des taux d'intérêt de à manière à prévenir le retour des pressions inflationnistes.
Morocco : 2008 year in review
The political stability and leadership that have long been a hallmark of Morocco's international presence have allowed the kingdom to sign a number of bilateral trade agreements in 2008.
Morocco has been continuously expanding its network of trading partners in recent years, most notably with the 2004 Agadir Agreement and the 2006 US free trade agreement (FTA), but its export industries received a major boost when the EU granted Morocco "advanced status" in October. France was a particularly strong advocate for the kingdom during the negotiations and supplemented the accord with several bilateral accords in the fields of defence, infrastructure, development, transport and tourism. In one of the most notable deals, France sold Morocco its first advanced European multi-mission frigate (FREMM), a warship identical to those in the French national fleet. France has also agreed to modernise and refit 25 Moroccan Puma helicopters and 140 armoured vehicles.
The Franco-Moroccan bilateral relationship underpinned another international agreement in the kingdom's transport sector, following the provision of a $240m loan from France to help finance the construction of a tram system in Rabat. The task of developing and implementing the new light rail network has been assigned to France-based engineering firm Alstom and Colas, another French infrastructure group. France has also approved $117m in grants to the North African country to study the feasibility of a high-speed rail link between the port hub of Tangiers and Casablanca, Morocco's largest city. The grant follows the inking of a $3.13bn deal during French President Sarkozy's visit in 2007, which designated Alstom as the lead partner in the construction of both the high-speed rail network and the rolling stoc k.
In Morocco's tourism sector - one of the kingdom's biggest investment magnets - the French hotel group Pierre et Vacances signed a $409m agreement to begin operations in Morocco earlier this year, announcing its intention to bring an additional 10,000 beds online by 2013.
Tourism is a crucial industry in Morocco and the kingdom hopes to earn an additional $4.4bn in investment by 2010, in line with its Vision 2010 tourism development programme. Projects so far include an expansion of hotel capacity to 250,000 beds (from 133.000 in 2006) and the construction of six new resorts as part of "Plan Azur" for the development of sustainable coastal tourism in Morocco. The resorts will be located at Larache, El Jadida, Agadir, Essaouria and Guelmim on the Atlantic coast and Saidia on the Mediterranean. Vision 2010 seeks to increase tourist arrivals to 10m by 2010, a goal that appears to be realistic given that 7.4m people came in 2007, and 2.5m came in the first five months of 2008, an 11% increase on the same period in 2007.
In a move that diverges from the development strategies of other Mediterranean countries, Morocco is also targeting domestic tourists under its Biladi Plan, and is reducing hotel costs to encourage overnight stays. The Biladi Plan, which aims to encourage domestic nationals to spend more, will build on the already-high levels of expatriate spending.
The real estate and tourism sectors have greatly benefitted from the large number of Moroccans who live abroad, with the former seeing a growing number of direct investments in property and the latter receiving increased spending from those returning to take holidays in their homeland. After Egypt, Morocco also receives more remittances than any other country in the Middle East and North Africa region. Some 3.3m Moroccans live abroad and remittances have averaged $2.6bn annually since 2003, according to the World Bank.
Remittances to the country from "Moroccans Resident Abroad" (MREs) take a variety of forms, and have bolstered growth in several areas of the economy. According to the Conseil Déontologique des Valeurs Mobilières (CDVM), the country's capital market authority, 58% of overseas investors in the Casablanca Stock Exchange (CSE) are Moroccan expatriates. Meanwhile, Morocco's Organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVMs), or mutual funds, drew in $1.68bn from MREs in 2007 - representing 27.8% of total investments in the organisations.
More broadly, remittances continue to play their traditional role of supplementing the income of expatriates' families in Morocco, and boosting foreign currency earnings.
Another sector that received increased international attention in 2008 was Morocco's energy sector. In a year of volatile oil prices, Morocco, who enjoys only modest reserves of its own, has been hit hard. The kingdom imports 96% of its energy requirements, which meant that the national oil bill rose sharply in 2008 - coming in at $1.1bn in the first quarter of the year, 69% higher than in 2007. As a result, Morocco has begun to pursue other energy options - including wind, solar and nuclear - as domestically-produced alternatives to oil and natural gas imports.
The government is aiming to have a tenth of the national energy balance and 20% of national electric production come from renewable sources by 2012, an impressive goal considering that the current level is less than 1%. Still, with a large and steady wind system and consistent sunlight, Morocco does have the potential to reach this ambitious goal and investment is increasing accordingly.
Morocco's drive to increase its renewable energy capacity has attracted Abu Dhabi National Energy Company, known as Taqa, which has bought into the country 's main wind power firm Compagnie Eolienne du Détroit (CED). In June, Taqa, which is 75% owned by Abu Dhabi Water and Electricity Authority, signed a memorandum of understanding (MoU) with French renewable energy firm Theolia, for the development of wind power stations in Morocco. As part of the deal, Taqa took a 50% stake in Compagnie Eolienne du Détroit (CED), which is Theolia's majority-owned Moroccan subsidiary. Theolia and Taqa plan to jointly bid for the tender to construct and operate a 300 MW wind power farm near the coastal town of Tarfaya.
While a large portion of Morocco's FDI comes from France and the Gulf, North African and Asian countries are playing an increasing role in the kingdom's industrial sector, particularly in fertiliser and phosphates production. In May, Moroccan state-owned phosphate company Office Cherifien des Phosphates (OCP) signed a $1bn deal with Libya Africa Investment Portfolio (LAIP) for the construction of three phosphate derivative plants, local press reported. The factories are expected to produce phosphoric acid, ammonium hydroxide and fertilisers respectively. One is to be constructed in Libya, another in the phosphate-rich Jorf Lasfar region south-west of Casablanca, and the fertiliser plant will be located in one of the two countries after negotiation.
Just days before the LAIP deal, OCP signed a $600m agreement with Hanoi-based PetroVietnam Fertiliser and Chemical Joint Stock Company for the building of a diammonium phosphate (DAP) fertiliser plant, expected to open in 2011, with an output of between 660,000 and 1m tonnes. DAP is a soluble fertiliser produced from phosphoric acid and ammonia.
With the effects of the global financial crisis setting in, 2008's robust FDI growth will be difficult to sustain in 2009. The IMF expects FDI to equal 3.8% of Gross Domestic product (GDP) this year, up from 1.5% in 2004. However, the overall outlook for Morocco's economy remains positive. While GDP growth was curtailed to 2.7% last year due in large part to a contra à ction in agriculture, the government and IMF predict the economy will bounce back to 6.2% this year, which is arguably remarkable given the fact that Morocco's major export markets in Western Europe are experiencing slower growth while still facing the possibility of interest rate hikes to stave off inflationary pressures.
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12/2008 - Communiqué de presse
Lancement du premier Fonds Carbone au Maroc

Signature du pacte d’actionnaires entre la Caisse de Dépôt et de Gestion marocaine,
la Banque Européenne d’Investissement et la Caisse des Dépôts française.
Le vendredi 05 décembre 2008, M. Mustapha BAKKOURY, Directeur Général de la CDG, M. Philippe de FONTAINE VIVE, Vice-Président de la Banque Européenne d’Investissement en charge des activités Méditerranéennes (BEI) et M. Pierre DUCRET, Directeur des Services Bancaires à la Caisse des Dépôts et Consignations, en charge du développement durable, (CDC), ont procédé au lancement et à la signature du pacte d’actionnaires du Fonds Capital Carbone Maroc (FCCM).
Créé à l’initiative de la Caisse de Dépôt et de Gestion et géré par la société Accès Capital Atlantique S.A. (filiale à 100% du Groupe CDG, spécialisée dans la gestion de fonds d’investissement), le Fonds Capital Carbone Maroc est le premier Fonds africain francophone spécialement dédié à la finance carbone au Maroc, d’une taille cible de 300 millions de dirhams (environ 26,5 millions d’euros).
Le FCCM a pour mission de promouvoir et de participer au développement de projets marocains se rattachant à la mise en œuvre du Protocole de Kyoto sur les changements climatiques et entrant dans le cadre du Mécanisme pour un Développement Propre (MDP).
Le MDP est un instrument financier permettant aux projets générant des crédits carbone de valoriser ces crédits sur le marché international du carbone, et par conséquent de disposer d’une ressource financière supplémentaire.
Le FCCM accompagnera les promoteurs marocains dans la réalisation de leurs projets MDP par l’acquisition de leurs crédits carbone sur la période 2008-2017. Il intervient dans les secteurs des énergies renouvelables, de l’efficacité énergétique, de la gestion des déchets et du boisement et du reboisement.
Conservant 50% du capital du FCCM, la CDG a invité la CDC et la BEI à rejoindre son initiative, à hauteur de 25% du capital chacune. L’investissement de la BEI est réalisé sur ressources budgétaires de l’Union Européenne dans le cadre de la Politique Européenne de Voisinage, de même que l’assistance technique mise en place. Le fonds bénéficiera en effet de l’expertise de spécialistes internationaux du carbone qui accompagneront l’équipe de gestion au cours de sa première année de fonctionnement et lui permettront de mettre en œuvre les meilleurs standards internationaux dans le secteur.
Les signataires ont souligné le caractère innovant de ce partenariat pour le développement durable, qui s’appuie sur leur identité commune d’investisseurs de long terme et prolonge leurs collaborations multiples.
Cette cérémonie de signature s’est déroulée notamment en présence de Mme la Ministre de l’Energie et des Mines, de représentants de l’Office National de l’Electricité, de l’Office Chérifien des Phosphates, du FCCM et de nombreux partenaires du secteur.
A propos de la Caisse de Dépôt et de Gestion
Mission et ambition
Institution financière, créée sous forme d’établissement public par le Dahir du 10 février 1959, la Caisse de Dépôt et de Gestion a pour rôle central de recevoir, conserver et gérer des ressources d’épargne qui, de par leur nature ou leur origine, requièrent une protection spéciale.
Impliqué dans les principaux projets structurants du Maroc, le Groupe CDG est aujourd’hui le premier investisseur institutionnel du Royaume et un acteur majeur de l'économie nationale.
Son ambition : contribuer activement au développement économique et social du pays.
Les métiers du Groupe CDG
Gestion des Fonds institutionnels et retraites
Banque Finance et Assurance
Développement Territorial
Les chiffres clés 2007
Dépôts : 40,5 milliards de dirhams
Résultat net : 4.104 millions de dirhams
Total bilan consolidé : 90,4 milliards de dirhams
Résultat net consolidé : 6,2 milliards de dirhams
A propos de la Caisse des Dépôts et Consignations
La Caisse des Dépôts est un investisseur de long terme au service de l’intérêt général et du développement économique français. Elle remplit d’importantes missions publiques : gestion de l’épargne populaire, de dépôts et consignations, de régimes de retraites, financement du logement social.
Avec son plan Élan 2020, elle fait du développement durable une priorité stratégique, déclinée en trois axes : l’immobilier et la ville durables, les innovations environnementales et l’investissement responsable. Son objectif est de contribuer, par ses solutions de financement et de services, à accélérer la transition vers un mode de croissance durable et une économie moins émettrice de carbone.
Au service de la lutte contre le changement climatique, elle joue un rôle de pionnier de la finance carbone dans trois domaines : la recherche sur l’économie du carbone, les technologies et services de marché qui facilitent les échanges et l’investissement dans les actifs carbone.
Partenaire historique de la Caisse de Dépôt et de Gestion du Maroc, avec laquelle elle a conclu une nouvelle convention de coopération en avril 2008, la Caisse des Dépôts s’engage également pour le succès de l’Union pour la Méditerranée avec le lancement du Fonds Inframed.
A propos de la Banque Européenne d’Investissement
La Banque européenne d'investissement est la banque de l'Union européenne. Elle a pour mission d'accorder principalement des prêts à long terme en soutien de projets d'investissements viables, privés ou publics, qui réalisent les objectifs d'intégration, de cohésion et de développement de l'UE, déclinés en six politiques prioritaires : cohésion économique et sociale; protection de l'environnement; recherche et innovation; soutien aux PME; réseaux de transports trans-européens et promotion d'une énergie sûre, compétitive et durable.
Elle dispose d’un bras financier dédié à ses activités en Méditerranée, la FEMIP, Facilité Euro-Méditerranéenne d’Investissement et de Partenariat. Celle-ci est chargée de promouvoir le développement de neuf pays, l’Algérie, l’Égypte, Gaza/Cisjordanie, Israël, la Jordanie, le Liban, le Maroc, la Syrie et la Tunisie. Ses deux priorités d’investissement sont le soutien au secteur privé, moteur d’une croissance durable, et la création d’un environnement propice à l’investissement, par des infrastructures performantes et des systèmes bancaires adaptés.
La FEMIP s’est imposée comme le principal partenaire financier de la région méditerranéenne, avec plus de 7 milliards d’EUR investis depuis 2002. Elle encourage également le dialogue entre les deux rives de la Méditerranée, au niveau institutionnel, mais aussi avec les représentants du secteur privé et de la société civile et réalise des études de terrain financées par son fonds fiduciaire, soutenu par certains états membres de l’UE, afin d’appréhender toujours mieux les enjeux de l’Euro-Méditerranée.
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11/2008 - Vient de paraître, Bendaoud El Mataoui
"Politique de réduction du déficit budgétaire et croissance économique au Maroc - Etat des lieux et perspectives d'avenir"
L’ouvrage de Bendaoud El Mataoui intitulé : "Politique de réduction du déficit budgétaire et croissance économique au Maroc - Etat des lieux et perspectives d'avenir -" vient de paraître avec une préface d'Abdelkader Berrada (Revue Repères et Perspectives, 359 pages).
Résumé :
La politique de réduction du déficit budgétaire entamée par le Maroc depuis les années
80 a-t-elle relancé la croissance économique ? Les effets d’une telle politique étaient-ils
expansionnistes ou au contraire étaient-ils déflationnistes ? Cet ouvrage tente d’apporter quelques
réponses à ces questions primordiales. Aussi, une analyse profonde de la politique budgétaire
appliquée durant la période 1986-2003, laisse-t-elle apparaître que :
- 1. Les contours du budget tout comme sa structure et son chiffrage manquent de clarté ;
- 2. Le budget, en tant qu’espace privilégié d’exercice du pouvoir, doit faire l’objet
d’une compréhension attentive et méticuleuse ;
- 3. La politique budgétaire du pays est peu compatible avec les exigences d’une
croissance économique forte, durable et soutenable.
De ce fait, la poursuite de la politique de contraction budgétaire actuelle présentera,
certainement, des risques potentiels en matière de croissance économique, d’emploi et
d’équité sociale. Il en résulte que le Maroc devrait envisager une nouvelle politique
budgétaire capable de dynamiser l’économie nationale, tout en préservant relativement
la stabilité budgétaire durement acquise.
Ce travail qui invite à la réflexion et tente de redéfinir le rôle de la politique budgétaire
au Maroc, présente quelques propositions sur le plan des politiques macro-économiques
et structurelles.
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Une première dans le monde bancaire Euro-Méditerranéen : 9 banques s’associent pour faciliter les transferts d’argent des migrants
07/2008
Dans la perspective du premier Sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement créant « l’Union pour la Méditerranée » le 13 juillet 2008, à Paris, neuf établissements financiers privés des rives nord et sud de la Méditerranée ont créé ce matin à Paris un groupe de travail, auquel la Banque européenne d’investissement (BEI) ainsi que l’Agence Française de Développement (AFD) ont apporté leur soutien en tant qu’observateurs. Ce groupe a pour objectif de faciliter et d’abaisser les coûts des transferts d’argent des migrants méditerranéens vivant en Europe vers leur pays d’origine, et de faciliter leur bancarisation dans une optique d’investissement productif, et de promotion de la croissance des PME et du financement de projets d’infrastructures sur la rive Sud de la Méditerranée. La BEI avait réalisé en 2005 la première étude sur ce phénomène des transfert de fonds des migrants d’Europe vers la Méditerranée
http://www.eib.org/attachments/country/femip_migrants_fr.pdf
Un protocole d’intention a donc été signé*, le 7 juillet, par un premier groupe d’établissements financiers: Al Amana (Maroc) ; Attijariwafa bank (Maroc) ; Bank of Alexandria (Egypte) (1) ; la Banque Internationale Arabe de Tunisie (BIAT – Tunisie) ; la Banque Tuniso-Koweitienne (BTK – Tunisie) (2) ; la Confédération nationale des caisses d’épargne espagnoles (CECA – Espagne) ; le Crédit Immobilier et Hôtelier (CIH – Maroc) (3) ; le Groupe Caisse d’Epargne (GCE – France) ; Intesa Sanpaolo (Italie). Ce premier groupe de signataires pourra être rejoint par d’autres établissements soucieux de participer à la construction d’un tel projet.
Chaque année, les transferts réalisés par les migrants présents en Europe vers la rive sud de la Méditerranée représentent plus de 10 Md€, avec une croissance annuelle en volume de près de 15 %. Or, pour une grande part, ces flux se font en dehors des circuits bancaires (Sociétés de Transferts d’Argent, Postes, circuits informels) et sont soumis à des tarifs relativement élevés. Tant les épargnants, que les systèmes économiques des pays bénéficiaires pâtissent de cette situation. Qui plus est, aucun établissement bancaire ne dispose aujourd’hui, à lui seul, de réseaux suffisants des deux côtés de la Méditerranée pour organiser ces circuits à une large échelle.
Forts de ces constats, les banques signataires ont décidé d’examiner la manière dont elles vont collaborer afin :
- de développer une gamme de produits bancaires et financiers dédiée aux besoins des migrants vivant en Europe, et de faciliter les virements bancaires de compte à compte entre les clients des banques du groupe de travail,
- de favoriser leur épargne dans une optique de réallocation à des fins productives dans des investissements de moyen et long terme (incluant notamment les projets d’infrastructures) sur la rive Sud de la Méditerranée.
Les établissements financiers signataires affirment ainsi leur volonté d’être parties prenantes et de rendre tangible « l’Union pour la Méditerranée » dans le quotidien des migrants, persuadés que : « sans renforcement des liens entre les économies de la Méditerranée, aucun renouvellement du dialogue politique, propice lui-même au développement des affaires et, au-delà, de la meilleure compréhension des peuples entre eux, ne sera possible ».
*Al Amana, représentée par son président Ahmed Ghazali ; Attijariwafa bank, représentée par son président Mohamed El Kettani ; Bank of Alexandria, représentée par son président Mahmoud Abdel Latif ; la BIAT, représentée par son directeur général Slaheddine Ladjimi ; la BTK, représentée par son directeur général Abdelghaffar Ezzeddine ; la CECA, représentée par son directeur général Jose Antonio Olavarrieta ; le CIH, représenté par son président Khalid Alioua ; le Groupe Caisse d’Epargne, représenté par le président du directoire de la Caisse Nationale des Caisses d’Epargne, Charles Milhaud ; Intesa Sanpaolo, représenté par son président Enrico Salza.
A propos de la BEI et de sa filiale la FEMIP, partenaire de la Méditerranée
La FEMIP a pour mission de promouvoir le développement de neuf pays, l'Algérie, l'Égypte, Territoires Palestiniens, Israël, la Jordanie, le Liban, le Maroc, la Syrie et la Tunisie. Ses deux priorités sont le soutien au secteur privé, moteur d'une croissance durable, et la création d'un environnement propice à l'investissement, par des infrastructures performantes et des systèmes bancaires modernisés. La FEMIP est le principal partenaire financier de la région méditerranéenne, avec plus de 7 Md€ investis depuis 2002. Elle encourage également le dialogue entre les deux rives de la Méditerranée, au niveau institutionnel, mais aussi avec les représentants du secteur privé et de la société civile.
A propos d’Al Amana
Al Amana est une institution marocaine de microfinance. Elle a été créée en 1997, et 500.000 personnes antérieurement exclues des systèmes de financement bénéficient aujourd'hui de ses prêts. Cette population se distribue en parité entre femmes et hommes, et entre ruraux et urbains. Leurs secteurs d'activité sont le commerce, les activités agro-pastorales, l'artisanat et les services, sans considérer les crédits à l'habitat. 4/5e des prêts accordés par Al Amana se font dans le cadre de groupes de caution mutuelle, et les autres dans le cadre de relations individuelles. Le montant moyen des prêts accordés est de l'ordre de 700 €, et celui du montant de l'encours moyen est de 400 €, pour un portefeuille total de 20 M€. La qualité des remboursements est excellente, et Al Amana est sur la voie du développement de nouveaux services, qui incluront les transferts, les dépôts, les services bancaires électroniques et téléphoniques et l'intermédiation d'assurances.
A propos d’Attijariwafa bank
Premier groupe bancaire et financier du Maghreb et huitième au niveau africain, Attijariwafa bank bénéficie d’une assise financière solide, d’un capital de savoir-faire diversifié et d’outils d’expertise modernes, qui le positionnent aujourd’hui en acteur clé du développement économique marocain. Attijariwafa bank s’est fixé un double objectif : situer ses performances aux meilleurs standards internationaux et s’inscrire dans une perspective de rayonnement dans l’espace euroméditerranéen et de compétition internationale. La banque compte plus de 620 agences au Maroc et plus de 150 agences et points de vente à l’étranger. Elle emploie près de 8 200 collaborateurs.
A propos de la BIAT
La Banque Internationale Arabe de Tunisie (BIAT) est une banque universelle, au service des particuliers, des professionnels et des entreprises. Elle est l’une des plus importantes institutions financières en Afrique du Nord et la première banque privée en Tunisie. La BIAT est la première banque commerciale tunisienne à faire de la clientèle non résidente une cible privilégiée à laquelle elle offre une prestation complète et adaptée.
Dans le cadre du développement de son activité à l’international et de l’accompagnement de sa clientèle qui s’internalise, la BIAT a ouvert, en septembre 2007, un bureau de représentation en Libye. Il s’agit du deuxième bureau après celui ouvert à Paris depuis Octobre 1990. Elle a également entrepris les démarches nécessaires pour s’implanter en Algérie.
A propos de la Confédération des caisses d’épargne espagnoles
En 1928, à l’initiative de la Fédération des Caisses d’épargne Basque et de Navarre, la Confédération des Caisses d’épargne espagnoles (CECA) a été constituée afin de mettre en commun les forces des caisses d’épargne espagnoles et de les représenter dans différents forums. Aujourd’hui, la CECA réunit 45 caisses d’épargne ; elle est par ailleurs considérée comme un établissement de crédit. La CECA soutient les caisses d’épargne en tant qu’association, et en tant que fournisseur de services spécialisés. Dans son rôle d’association, elle : représente les caisses d’épargne auprès des pouvoirs publics et de l’environnement international ; réalise des études pour tous les sujets concernant les caisses d’épargne ; collabore avec les autorités financières ; assure la coordination des différents domaines de la communication et du marketing. En tant que fournisseur de services, la CECA offre aux caisses d’épargne une large gamme de services financiers et technologiques.
A propos du Crédit Immobilier et Hôtelier (CIH)
Banque marocaine historiquement spécialisée dans le financement de l’immobilier et l’hôtellerie (partenaire incontournable des pouvoirs publics en matière de financement du logement, banque des promoteurs immobiliers au Maroc), le CIH souhaite, avec ses actionnaires – la Caisse de dépôt et de gestion du Maroc et le Groupe Caisse d’Epargne (France) –, adopter un positionnement de banque généraliste de premier plan, dédiée à la clientèle des particuliers. Le CIH compte près de 130 agences, plus de 1 400 salariés et plus de 300 000 clients.
A propos du Groupe Caisse d’Epargne, et de sa filiale la Banque Tuniso-Koweitienne (BTK)
Se situant parmi les plus importantes banques de détail en France, le Groupe Caisse d’Epargne se positionne dans le peloton de tête des banques universelles. Le Groupe a initié un développement international, notamment au Maghreb, via Océor, son pôle de banque commerciale pour l’international et l’outre-mer. Déjà présent au capital du CIH (Maroc), il a récemment acquis 60 % du capital de la BTK, qui bénéficie d’un agrément universel en Tunisie et qui détient plusieurs filiales notamment spécialisées dans les financements d’entreprises et d’infrastructures.
Créée en 1981, la BTK a été agréée comme banque universelle en 2004. Filiale du Groupe Caisse d’Epargne (France) à hauteur de 60 % depuis cette année, la BTK propose une offre commerciale couvrant les principaux besoins des entreprises, professionnels et particuliers. Comptant des filiales de crédit bail, de capital risque, de conseil et d’intermédiation financière, la BTK a un ambitieux plan de développement en termes de parts de marché, d’ouvertures d’agences et de recrutements sur la période 2008-2012.
A propos d’Intesa Sanpaolo et de sa filiale Bank of Alexandria
Le Groupe Intesa Sanpaolo, un des plus importants groupes bancaires en Europe, est leader en Italie dans les activités financières auprès des clientèles de particuliers et d’entreprises. Le Groupe a développé ses activités en Europe centrale et de l’Est où il se positionne parmi les premiers acteurs dans plusieurs pays, tout en renforçant sa présence dans de nouvelles zones comme le bassin méditerranéen où il contrôle la Bank of Alexandria, 6e banque égyptienne. Les activités du Groupe sont organisées en filières métiers : banque commerciale (particuliers, professionnels, PME et associations) ; BFI ; filiales internationales (banques de détail et commerciales) ; Banca Infrastrutture Innovazione e Sviluppo (financement du secteur public) ; Eurizon Capital (une des premières sociétés de gestion d’actifs en Italie) ; Banca Fideuram (leader de la banque privée en Italie).
Bank of Alexandria, créée en 1957, a été privatisée en octobre 2006 par cession de 80 % du capital au groupe italien Intesa Sanpaolo qui a rénové et modernisé son organisation. La banque a une stratégie prioritaire sur le marché des PME, s’appuyant sur les expertises de sa maison mère sur ce secteur, et sur le marché de la banque de détail. Ses activités portent aussi sur la banque de financement : Bank of Alexandria propose ses offres aux grandes entreprises égyptiennes et aux sociétés internationales présentes dans le pays Elle est aussi active sur le micro crédit pour les petites structures qui peuvent être en marge du système bancaire. La banque compte 185 agences et 1,3 million de clients.
A propos de l’Agence Française de Développement (AFD)
Etablissement public, l’Agence Française de Développement (AFD) agit, depuis plus de soixante ans, pour combattre la pauvreté et favoriser le développement des pays du Sud dans le cadre du dispositif français de coopération. Présente sur le terrain dans plus de 70 pays et dans l’Outre-mer, l’AFD finance et accompagne des projets qui améliorent les conditions de vie des populations, soutiennent la croissance économique et protègent la planète. L’Afrique subsaharienne est une priorité pour l’Agence qui y consacre plus de 70 % de ses subventions. En 2007, l’Agence et Proparco, sa filiale spécialisée dans le financement et la promotion du secteur privé, ont consacré 3,5 Md€ au financement d’actions dans les pays du Sud et en faveur de l’Outre-mer. Ils ont notamment concerné la scolarisation de 5,8 millions d’enfants et l’approvisionnement en eau potable de 4 millions de personnes. Les projets d’efficacité énergétique sur la même année permettront d’économiser 2,7 millions de tonnes de CO2 par an.
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Le Groupe Caisse d’Epargne et le Groupe Addoha signent un accord de partenariat pour la commercialisation en France de biens immobiliers développés au Maroc
07/2008
Paris, le 27 juin 2008 :
Les Groupes Caisse d’Epargne (France) et Addoha, leader de la promotion immobilière au Maroc ont conclu le 27 juin 2008 à Marrakech un accord de partenariat portant sur la promotion et la commercialisation, auprès de clients résidant en France, d’actifs immobiliers situés au Maroc.
Ce partenariat commercial s’inscrit dans une volonté commune des deux groupes d’accompagner ensemble les acquéreurs potentiels, dont notamment les Marocains résidant en France, désirant investir dans un bien immobilier au Maroc (résidence secondaire, retraite, investissement …).
La collaboration entre les deux groupes est concrétisée par le lancement d’une offre innovante, structurée autour des axes suivants :
§ un choix diversifié de biens immobiliers neufs constitué d’appartements, de villas et de riads construits par le Groupe Addoha et faisant l’objet d’un label qualité délivré par des experts indépendants ;
• un processus juridique et fiscal d’acquisition sécurisé, en parfaite conformité avec la loi régissant la Vente en l’Etat Futur d’Achèvement (VEFA) en vigueur au Maroc ;
• une solution de financement intégral dédiée, proposée par la Caisse d’Epargne ;
• un prix de vente fixé sur la base du prix public appliqué par le Groupe Addoha au Maroc.
Cette offre fera l’objet dans une première phase, et dès cet été, d’un déploiement auprès des clients de la Caisse d’Epargne Provence-Alpes-Corse avant d’être élargie aux réseaux de distribution immobiliers partenaires du groupe.
A travers ce partenariat,
• le Groupe Caisse d’Epargne élargit sa gamme de produits en proposant, au titre des bien immobiliers réalisés par le groupe Addoha et référencés dans le projet, une offre de financement adaptée aux acquéreurs, dans un cadre juridique sécurisé à tous les stades de la transaction : réservation, conclusion des contrats préliminaires et signature des contrats définitifs de vente.
• le Groupe Addoha témoigne de l’intérêt qu’il porte à la clientèle internationale et plus particulièrement au marché français. Le Groupe Addoha bénéficiera de l’appui et de l’expérience avérée du Groupe Caisse d’Epargne dans la commercialisation de biens immobiliers en France.
Le lancement de cette offre s’inscrit dans la lignée des préconisations formulées par le Groupe Caisse d’Epargne dans le rapport de Charles Milhaud sur « l’intégration économique des migrants et la valorisation de leur épargne », remis en septembre 2006 au Ministre de l’Intérieur français, et visant à faciliter les transferts financiers et développer les investissements des migrants dans leur pays d’origine.
A l'issue de la signature de l'accord entre les deux groupes, Charles Milhaud, Président du Groupe Caisse d'Epargne, et Anas Sefrioui, Président du Groupe Addoha, se sont félicité d’avoir conclu "un partenariat qui bénéficiera à l'ensemble de leurs clients désireux accéder à la propriété au Maroc". Les deux Présidents ont également exprimé leur volonté « d’inscrire leur partenariat sur le long terme et de développer des synergies génératrices de création de valeur profitable aux deux groupes ».
A propos du Groupe Caisse d’Epargne
Se situant parmi les plus importantes banques de détail en France, le Groupe Caisse d’Epargne (GCE) se positionne dans le peloton de tête des banques universelles. Le Groupe a initié un développement international, notamment au Maghreb, via Océor, son pôle de banque commerciale pour l’international et l’outre-mer. Déjà présent au Maroc par sa participation au capital du CIH et sa filiale GCE Maroc, le Groupe Caisse d’Epargne a récemment acquis 60 % du capital de la Banque Tuniso-Koweitienne.
A propos du Groupe Addoha
Premier opérateur immobilier à être inscrit à la bourse de Casablanca, le Groupe Addoha occupe le rang de leader du secteur de la promotion immobilière au Maroc. Présent dans les principales villes du Maroc, le Groupe développe de nombreux programmes immobiliers adaptés aux besoins de tous les segments du marché : logements économiques, de moyen et de haut standing destinés à la clientèle marocaine, aux MRE et à la clientèle internationale.
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Le Crédit Agricole Alpes Provence et le Crédit du Maroc signent un partenariat avec Amen Bank (Tunisie)
dans le cadre du programme INTERMED
04/2008
Le Crédit Agricole Alpes Provence et le Crédit du Maroc ont signé avec Amen Bank une convention de partenariat qui officialise l’adhésion de la banque tunisienne à «Intermed», un dispositif visant à accompagner les entreprises régionales à l’international et à développer les échanges méditerranéens. La cérémonie de signature a eu lieu lundi 31 mars 2008, en marge de l’ouverture du Forum Med-Allia 2008 à Tunis.
Amen Bank a été créée en 1880 sous la dénomination « Crédit Foncier d’Algérie et deTunisie » avant d’être rebaptisée en 1995. La banque, qui appartient au groupe Ben Yedder, est aujourd’hui le deuxième établissement financier privé de Tunisie.
Avec 95 agences réparties sur les principaux pôles économiques du pays, ses activités sont principalement tournées vers le crédit et le financement de projets, les marchés de capitaux, la gestion des comptes, et les opérations internationales.
Grâce à ce partenariat avec Amen Bank, le Crédit Agricole Alpes Provence élargit son réseau de compétences et d’expertises avec l’ambition de faciliter le développement des entreprises des Bouches-du-Rhône, des Hautes Alpes et du Vaucluse vers tous le pourtour méditerranéen. Son dispositif Intermed offre, en effet, des solutions concrètes et de nombreux services sur mesure parmi lesquels : INTERMED : www.intermedtrade.com
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Proparco : Participer à la diversification
du système financier en Afrique du Nord
02/2008
Le 27 juillet, Proparco a souscrit à hauteur de 2 MEUR au deuxième closing du Capital North Africa Venture Fund (CNAV). C’est la deuxième fois que Proparco accompagne l’équipe de Capital Invest SA (filiale de BMCE Finance à 74%, SIGEFI – groupe Siparex – à 13% et CIC Finance à13%).
Capital Morocco, le premier fonds de 25 M USD lancé en 2000, est aujourd’hui complètement investi. Il a réalisé 13 participations. La valorisation latente du fonds et les premières sorties réalisées laissent espérer un TRI très satisfaisant.
Après ce deuxième closing, CNAV atteint une taille de 30,6 M EUR, dont 6 M EUR environ avaient déjà été investis dans 3 opérations au 31/12/2006.
Le fonds vise en particulier:
• Des opérations de développement (65%) et de LBO (35%) ;
• Les secteurs à fort potentiel (agro-industrie, chimie, pharmacie, distribution spécialisée, services aux entreprises et aux particuliers) ;
• Des investissements possibles en Algérie ou en Tunisie.
L’objectif du fonds est ainsi de permettre le financement en capital d’entreprises de taille moyenne, dont le rôle est critique pour le développement et la transition économique du Maroc :
• Un grand nombre de sociétés ont été créées dans les années 60 et 70 et leurs actionnaires fondateurs cherchent des solutions de transition ;
• De nombreux groupes privés marocains se sont diversifiés et souhaitent aujourd’hui se recentrer sur leur cœur de métier en vendant certaines activités périphériques ;
• Certains secteurs restent très fragmentés et des acteurs cherchent à consolider leur position en rachetant des concurrents.
Ce projet permet également à Proparco de renforcer son partenariat avec la BMCE, notamment au travers d’opportunités de co-investissements avec le fonds.
L’impact développement est très satisfaisant du fait des effets sur l’emploi, la mobilisation de capitaux et la diversification du secteur financier.
A noter...
Capital North Africa Venture Fund (CNAVF)s
Fort des enseignements tirés du fonds Capital Morocco, Capital Invest a lancé en 2006 le fonds CAPITAL NORTH AFRICA VENTURE FUND (CNAVF) d'une taille cible de 30 M€.
Le fonds CNAVF se positionne sur le segment des moyennes et grandes entreprises, aussi bien dans le cadre des opérations de capital développement que de transmission/LBO.
Le fonds CNAVF, basé au Maroc, a une approche régionale en saisissant des opportunités d'investissement en Tunisie et en Algérie.
Après un premier closing réalisé en juin 2006 pour un montant de 21 M€, la taille du fonds CNAVF a été portée en juin 2007 à plus de 30 M€.
30, boulevard Moulay Youssef
20000 CASABLANCA - MAROC
Tél. : 0021222429120
Fax. : 0021222434684
o.chikhaoui@capitalinvest.co.ma
www.capitalinvest.co.ma
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Nouvelle étude de la Banque mondiale :
"Se soustraire à la pauvreté au Maroc"
12/2007
L’objectif de cette étude est de comprendre quelle est la combinaison de facteurs individuels, familiaux, communautaires et nationaux qui aiderait la population à se soustraire d'une situation de pauvreté et à ne plus y retomber.
Cette étude est le fruit d’un travail d’équipe. Après avoir adapté la méthodologie développée pour l’étude internationale comparative sur le thème de la mobilité dans 15 pays intitulée: Moving out of Poverty: Understanding Freedom, Democracy and Growth from the Bottom Up, des travaux de terrain ont été réalisés par une équipe marocaine de recherche. Ces chercheurs ont utilisé une combinaison d’entretiens avec des informateurs clés, de discussions de groupes avec des hommes, des femmes, et de jeunes, et de récits individuels de vie.
Principales conclusions de l’étude :
- Les ménages pauvres s’en sortent mieux dans des communautés urbaines plus larges et/ou prospères : Les communautés plus larges et urbaines offrent plus d’opportunités et de services. La capacité des ménages à diversifier les sources des revenus dépend en grande partie de l’éventail des opportunités économiques de leur communauté, et ceci semble lié à la taille des communautés ainsi qu’à une infrastructure et des services relativement meilleurs.
- La diversification économique est essentielle à la mobilité, compte tenu de la volatilité et des moyens d’existence fondamentaux tels que l’agriculture et l’absence de filets sociaux formels : Les opportunités pour combiner un emploi saisonnier ou salarié avec d’autres sources de revenus sont corrélées à une plus grande mobilité, tandis que la dépendance aux revenus agricoles est corrélée avec une faible mobilité.
- La migration étrangère et intérieure demeure essentielle pour la mobilité des ménages et le bien-être de la communauté : Les communautés prospères ont investi dans la migration à l’étranger et bénéficié en retour d’une demande accrue pour des biens et services de la part des ménages enrichis par les envois de fonds.
- L’accès au capital, par le biais des banques, des associations de microcrédit, ou de l’héritage contribue au bien-être et à la mobilité des ménages : L’accès au crédit a permis aux familles d’investir dans des activités productives, ou d’acquérir des avoirs tels que des maisons tout autant pour la sécurité psychologique qu’économique.
- La corruption et le clientélisme affectent le secteur public et le secteur social. Ils représentent la face obscure du capital social, et sont des facteurs inhérents de discrimination vis-à-vis des ménages les plus marginalisés—ce qui limite encore davantage leurs chances de s’améliorer et de se soustraire à la pauvreté.
- L’infrastructure et les services sociaux sont importants pour le bien-être des ménages et des communautés : L’expansion des réseaux d’eau potable et de l’électricité aux communautés pauvres a nettement amélioré la perception du bien-être.
- L’éducation est centrale pour trouver un bon emploi, démarrer une entreprise à succès, et atteindre l’autonomie personnelle : L’éducation est toujours considérée comme une étape essentielle de mobilité ascendante, même si les parents sont d’avis que la qualité de l’enseignement et la motivation des enseignants a précipitamment baissé.
- Le rôle économique que les femmes jouent dans leur ménage peut avoir un impact décisif sur le patrimoine familial : Les ménages ne sont pas des unités économiques homogènes. Leurs richesses varient selon que les membres féminins du ménage jouent un rôle économique indépendant.
- Sans filets sociaux formels, rares sont les ménages qui sont immunisés contre le risque de mobilité descendante : Le manque de filets sociaux formels, sous forme d’assurance et d'assistance sociales et de soins de santé abordables, peut être catastrophique pour les ménages. Ils n’ont aucun recours en cas de maladie ou de chômage.
- La pauvreté est multidimensionnelle : Une conclusion claire de l’étude est que la pauvreté implique de multiples formes d’exclusion – des services, des réseaux sociaux, et du pouvoir, et que le bien-être ne dépend pas seulement du revenu mais du sentiment d’inclusion et de dignité.
http://go.worldbank.org/APY8YTGXD
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Maroc : la Femip soutient les PME avec un nouveau fonds d’investissement spécialisé dans les financements prêts mezzanines
11/2007
La Femip soutient les petites et moyennes entreprises au Maroc, avec une participation de 6 millions d’euros dans un nouveau fonds d’investissement spécialisé dans les financements prêts mezzanines, encore peu disponibles au Maroc
La Femip, Facilité Euro-Méditerranéenne d’Investissement et de Partenariat, l’instrument de la Banque européenne d’investissement consacré aux pays de la rive sud de la Méditerranée, a engagé aujourd’hui six millions d’EUR dans un nouveau fonds d’investissement, Capmezzanine SA, créé à l’initiative de la Caisse de Dépôt et de Gestion marocaine.
Ce fonds sera chargé de prendre des participations dans le capital de petites et moyennes entreprises au Maroc ou de leur accorder des prêts mezzanines. Ces derniers sont des financements intermédiaires entre la dette courante et les capitaux propres d’une entreprise et ne sont remboursés qu’après la dette classique. Ce type de produits financiers étant relativement nouveau au Maroc, la Femip accompagnera également l’équipe de gestion du fonds d’une assistance technique fournie par un consultant extérieur spécialisé dans les financements mezzanines.
Moderniser les secteurs bancaires pour mieux soutenir les PME, la vision à long terme de la Femip en Méditerranée
Cet investissement s’inscrit dans la stratégie de la Femip qui vise à stimuler le secteur privé dans les pays partenaires méditerranéens. La priorité est donnée au soutien aux entreprises locales de petite et moyenne dimension, en particulier par l’utilisation de produits financiers adaptés aux besoins du marché.
Une forte croissance attendue au Maroc dans les années à venir
Une étude publiée par la Femip en juin 2007 sur la promotion de l’épargne privée au Maroc, démontre que les entreprises marocaines devraient connaitre une croissance importante dans les années à venir. Les financements mezzanines, particulièrement appréciés des entreprises dans les phases de croissance externe, de recomposition de l’actionnariat, ou de recapitalisation, devraient alors être très utiles.
La Femip, partenaire du Maroc
Depuis 1995, la Femip a investi près de 2 milliards d’EUR au Royaume du Maroc, dont un tiers dans le secteur des transports et un autre tiers dans celui de l’énergie. Elle finance également de manière régulière des projets de protection de l’environnement ainsi que la construction de logements sociaux en zones urbaines, une première dans ce secteur en dehors de l’Union européenne. Au cours de l’année 2006, la BEI a pris des participations dans un fonds marocain dédié aux infrastructures ainsi que dans trois fonds régionaux couvrant le Maroc. La Femip soutient également un certain nombre d’associations de micro-finance marocaines.
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Le Royaume du Maroc va étendre l’usage des instruments de couverture de risques financiers de la Banque mondiale
11/2007
Washington DC, 22 octobre 2007 – Le Gouvernement du Maroc et la Banque mondiale ont signé un Accord cadre sur produits dérivés qui permettra au Gouvernement du Maroc d’utiliser une série d’instruments de couverture de risques financiers pour aider à gérer les risques de devises et de taux d’intérêt de son portefeuille de la dette souveraine.
«Le Maroc aura accès à un menu élargi de produits d’atténuation du risque pour la gestion de sa dette souveraine. L’usage prudent des instruments de couverture de risques financiers peut renforcer la gestion du risque du Gouvernement et aider à réduire la vulnérabilité aux chocs financiers» a dit Kenneth Lay, Trésorier de la Banque mondiale. C’est le second Accord cadre sur produits dérivés entre la Banque mondiale et un de ses pays membres qui permet l’usage des instruments de couverture de risques financiers pour l’entièreté du portefeuille de la dette publique, plutôt que seulement pour l’encours de la dette Banque mondiale du pays. Le nouvel accord permettrait au Gouvernement du Maroc d’avoir accès à une série d’instruments de couverture de risques financiers offerts par la Banque mondiale, y compris les swaps de devises, swaps de taux d’intérêt, caps et collars et swaps des prix des produits de base.
En travaillant à la conclusion d’un accord, le Gouvernement du Maroc a eu recours à l’appui du personnel de la Trésorerie de la Banque mondiale en considérant les aspects juridiques et techniques des instruments de couverture de risques financiers de la Banque mondiale, dans le cadre plus général de la gestion de l’actif et du passif du Gouvernement.
«La Trésorerie marocaine a déjà utilisé les instruments financiers de la Banque mondiale en gérant le risque de devises et de taux d’intérêt du portefeuille de la dette du Gouvernement. La signature constitue un autre jalon qui nous permettra un accès élargi aux produits de gestion du risque de la Banque mondiale à utiliser dans l’exécution de notre stratégie de gestion de la dette» a déclaré M. Zouhair Chorfi, Directeur du Trésor et des Finances extérieures du Ministère des Finances marocain.
Les instruments de couverture de risques financiers offerts par la Banque mondiale permettent aux emprunteurs d’utiliser des techniques de marché standards pour transformer les caractéristiques de risque de leur portefeuille de l’encours de la dette dans le cadre de la gestion de l’actif et du passif du gouvernement. En offrant ces produits bancaires, la Banque mondiale fait l’intermédiation entre les institutions du marché et ses emprunteurs, concluant des contrats financiers séparés avec chacun d’entre eux. Les emprunteurs bénéficient de conditions financières qui reflètent le classement du crédit AAA de la Banque.
La Banque mondiale utilise l’un des accords cadres standards sur produits dérivés développé par l’International Swaps and Derivatives Association, Inc. (ISDA) (l’Accord cadre ISDA – Multidevises – swap international), comme documentation pour les transactions de couverture de risques financiers des clients.
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Le Groupe Caisse d’épargne et le Crédit immobilier et hôtelier (Maroc) lancent deux offres bancaires transfrontalières
07/2007
Le Groupe Caisse d’Epargne et le Crédit Immobilier et Hôtelier (Maroc) lancent deux offres bancaires transfrontalières qui seront, dans un premier temps, proposées par la Caisse d’Epargne Provence-Alpes-Corse avec le CIH. La première d’entre elles est une offre destinée aux Marocains résidant en France et, plus largement, à tout client Caisse d’Epargne souhaitant réaliser un investissement immobilier au Maroc (logement, loisirs, locatif…). La seconde est une offre de transfert de fonds de « compte à compte » de la France vers le Maroc.

Alain Lemaire, président du directoire Caisse d'épargne Provence Alpes Corse, Charles Milhaud, président du groupe Caisse d'épargne, Khalid Alioua, président du directoire Crédit imobilier et hôtelier du Maroc.
Alain Lemaire, président du directoire de la Caisse d’Epargne Provence-Alpes-Corse (CEPAC), et Khalid Alioua, président du directoire du Crédit Immobilier et Hôtelier (CIH), ont signé, le 16 juillet, en présence de Charles Milhaud, président du Groupe Caisse d’Epargne, une convention de partenariat portant sur le financement des besoins d’une clientèle résidant en France ou française souhaitant réaliser un investissement immobilier au Maroc.
A partir de septembre, la Caisse d’Epargne Provence-Alpes-Corse proposera ainsi à ses clients une offre packagée comprenant :
- une proposition de programmes immobiliers de qualité (résidence principale ou secondaire, immobilier de loisirs, locatif…) présentée par des promoteurs marocains (dont notamment le Groupe Alliances) et labellisée par la filiale du Crédit Foncier, Foncier Expertise (Groupe Caisse d’Epargne),
- une solution de financement soit en euros (Caisse d’Epargne Provence-Alpes-Corse), soit en dirhams (Crédit Immobilier et Hôtelier),
- une garantie hypothécaire ou un cautionnement.
Parallèlement, la Caisse d’Epargne Provence-Alpes-Corse et le Crédit Immobilier et Hôtelier ont annoncé la commercialisation, dès le 17 juillet, d’une offre de transfert de fonds de « compte à compte ». Entièrement gratuite, elle permettra à tout client particulier de la CEPAC de transférer jusqu’à 12 500 € sur le compte d’un client du CIH.
Ces deux offres seront progressivement étendues dans d’autres Caisses d’Epargne d’ici à l’année prochaine. Elles concrétisent les synergies mises en œuvre entre le Crédit Immobilier et Hôtelier et le Groupe Caisse d’Epargne dans le cadre de leur partenariat. Le GCE détient en effet – via la Financière OCÉOR, son pôle de banque commerciale à l’international et à l’outre-mer – une participation stratégique au sein du capital du CIH, aux côtés de la Caisse de Dépôt et de Gestion du Maroc.
Pour le Groupe Caisse d’Epargne, ce dispositif « pilote » s’inscrit dans un projet plus vaste, qui se concrétisera par la création d’offres complémentaires à destination des migrants. Le Crédit Immobilier et Hôtelier, quant à lui, marque ainsi sa volonté de renforcer sa présence auprès des Marocains résidant à l’étranger (MRE) en élargissant son offre de services de proximité.
Au terme de la cérémonie de signature, Charles Milhaud, Khalid Alioua et Alain Lemaire se sont félicités de ce partenariat « qui concrétise de façon opérationnelle les liens stratégiques noués par l’entrée du Groupe Caisse d’Epargne au capital du CIH. En permettant à nos clients de bénéficier d’une gamme élargie d’offres et de services bancaires, nous répondons à des besoins identifiés et renforçons les relations avec les résidents français ou marocains désireux d’investir dans le Royaume. »
A propos du Crédit Immobilier et Hôtelier
Banque marocaine historiquement spécialisée dans le financement de l’immobilier et l’hôtellerie (partenaire incontournable des pouvoirs publics en matière de financement du logement, banque des promoteurs immobiliers au Maroc), le CIH souhaite, avec ses actionnaires, adopter un positionnement de banque généraliste de premier plan, dédiée à la clientèle des particuliers. Le CIH compte 112 agences, 1 357 salariés et 305 000 clients.
A propos du Groupe Caisse d’Epargne
Se situant parmi les plus importantes banques de détail en France, le Groupe Caisse d’Epargne se positionne dans le peloton de tête des banques universelles. Le Groupe a initié un développement international, notamment par son entrée au capital du CIH, et compte, avec la Financière OCÉOR, son pôle de banque commerciale à l’international et à l’outre-mer, poursuivre ses investissements au Maroc et, plus largement, dans le bassin méditerranéen.
A propos de la Caisse d’Epargne Provence-Alpes-Corse
La Caisse d'Epargne Provence-Alpes-Corse, avec ses 2 700 collaborateurs, ses 2,1 millions de clients, ses 260 agences bancaires et 237 579 sociétaires, est le premier établissement bancaire de la façade méditerranéenne.
Lire les offres

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Le Crédit agricole Alpes Provence et le Crédit du Maroc lancent InterMed pour accompagner différemment les TPE et PME sur le Bassin méditerranéen
05/2007
Un dispositif nouveau pourquoi ?
•Couvrir les besoins à l’international des TPE et PME
- Offrir des produits et services que l’entreprise soit en phase de découverte, de développement ou de consolidation à l’international.
- Solliciter au cas par cas les meilleurs réseaux et conseils de chaque côté de la Méditerranée.
•Suivre et animer sur la durée une relation de proximité
- Présence physique de représentants banques partenaires au sein du Crédit Agricole Alpes Provence
- Présenter une offre exclusive, conjointe et identique de la part du Crédit Agricole Alpes Provence et des banques partenaires.
• Se spécialiser sur le Bassin Méditerranéen
- Délimiter volontairement la zon.e
- Atténuer les frontières et les distances.
Lire le communiqué de presse complet(PDF)
Lire la présentation de InterMed (PDF)
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Oxford Business Group
Maroc : Gourmandise boursière
11/2006
Deux des plus importants distributeurs d'équipements industriels marocains ont ouvert leur période de réservation par anticipation de leurs IPOs (« initial public offering »).
Le 20 novembre , la Société de Réalisations Mécaniques (SRM) a annoncé qu'elle lancerait son programme de souscriptions le 28 novembre, par anticipation de son entrée sur le marché boursier le 12 décembre. SRM est le représentant majeur des principaux producteurs d'équipement industriel sur le marché international.
La souscription aux actions de Fenié Brossette, qui représente à ce jour la septième entrée en bourse enregistrée cette année, a été lancée le 16 novembre. La première cotation du titre, programmée pour le 4 décembre, est la première de son genre pour une société d'équipement de construction sur la place boursière de Casablanca. La société est leader national en matière d'échafaudages et de canalisation.
Somed (Société Maroc-Emirats Arabes Unis de Développement), actionnaire majoritaire de Fenié Brossette depuis 1984, verra le capital du flottant augmenter de 100 millions de dirhams (11,5 millions de dollars), ce qui représentera 23,5% du capital ouvert après l'opération, divisés en 338 984 actions dont le prix unitaire a été fixé à 295 dirhams (33,9 dollars).
Les souscriptions sont destinées à trois catégories d'investisseurs: 4,7% des actions mises en vente seront réservées aux salariés de l'entreprise à un taux préférentiel décoté de 10% à condition qu'ils conservent leurs titres pour au moins trois ans; 55,3% aux particuliers et le restant des titres aux institutionnels.
L'opération est pilotée par la société Attijari Finances, spécialiste en introduction en bourse.
Pour ce qui est de l'IPO de SRM, c'est la société de Bourse Finergy et Dar Tawfir, filiale du groupe CFG, qui est chargée de la coordination globale de l'opération. Les ordres seront plafonnés à 100 titres pour les particuliers et à 1 500 pour les institutionnels.
La majorité de l'augmentation du capital qui accompagnera l'introduction de Fenié Brossette, estimé à environ 94 millions de dirhams (10,8 millions de dollars), servira à financer son programme d'investissement stratégique pour la période 2006-2010, qui prévoie l'équipement et la modernisation de ses ateliers de fabrication, ainsi que l'augmentation du volume de ses entrepôts qui passera de 3200 à 8000 m2. D'autre part, Fenié Brossette a les yeux rivés sur l'étranger pour l'exportation de ses échafaudages et de son équipement BTP.
Tablant sur une croissance annuelle du chiffre d'affaires de 8,8% ces quatre prochaines années, le groupe entend distribuer la moitié de son résultat net sous forme de dividendes au profit de ses actionnaires. Ceci explique en partie l'attrait des titres, même si la progression attendue se situe en dessous de la croissance enregistrée ces trois dernières années.
« Ce taux de croissance demeure modéré par rapport à celui de la période 2003-2005 qui s'élève à 14% » a fait remarquer Abderrafie Rifi, directeur général de Fenié Brossette, à l'occasion de la publication de l'offre.
Les IPOs de cette semaine s'inscrivent tout juste un mois avant l'enterrement des exonérations fiscales accordées aux nouveaux entrants. Si l'introduction en bourse de Fenié Brossette avait été programmée en début, la date d'introduction de SRM s'est vue avancée afin de pouvoir bénéficier des exonérations, avant qu'elles ne soient annulées début 2007.
La bourse de Casablanca a récemment accueilli une vague d'introductions de nature à diversifier les valeurs proposées aux opérateurs sur les marchés de capitaux marocains largement dominés par les institutions financières et les banques.
En effet, alors que les banques représentaient en 2005 les titres les plus convoités, les entreprises de télécommunications, comme Maroc Télécom qui détient aujourd'hui la plus forte capitalisation sur le marché, démontrent l'attrait que présente le secteur des nouvelles technologies auprès des investisseurs.
Les investisseurs ont été gâtés cette année par des entrées peu orthodoxe, avec des valeurs comme Distrisoft, distributeur d'information technologique, introduite en septembre ou comme Colorado, fabricant de peinture, introduite fin octobre.
L'offre de Colorado, dont le succès a été tel que sa souscription a été dépassée par 37,3 fois, traduit bien l'engouement général pour ce type d'entrées.
General Enquiries : mail@oxfordbusinessgroup.com
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"Sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le Maroc organise les 7 et 8 décembre 2006, à Rabat, la quatrième édition du cycle quinquennal “Les Intégrales de l’Investissement”, autour du thème “Éducation, Formation et Emploi : les Défis de l’Investissement”
11/2006
Devenu un rendez-vous international de l’investissement dans la région, et après le succès de l’édition 2005, portant sur “l’Investissement Socialement Responsable ”, la conférence de cette année prévoit la présence de plus de 1000 intervenants et participants de différents horizons et régions du monde. Sur instruction de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, l’Inde a été désigné pays hôte d’honneur cette année.
Site web : www.lesintegrales.com
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Maroc bank Al-Maghrib
Communication du Gouverneur de la banque centrale lors du point de presse du mardi 14 mars 2006
05/2006
Je ne vous encombrerai ni de chiffres, ni de données détaillées. Vous êtes tous des spécialistes du suivi de la situation économique et financière du pays ; et à ce titre, vous avez suivi, dans différents forums, toutes les données concernant l’économie et les finances du pays, que ça soit au titre du plan, de la loi de finance, ou au sein du Parlement.
Je vais simplement planter le décor de cet environnement dans lequel la banque centrale est appelée à intervenir...
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Banque mondiale : stratégie de coopération avec le Maroc
05/2006
La Stratégie de Coopération (CAS) est le guide de la Banque mondiale pour ses opérations dans un pays, généralement pour une période de trois ans. Elle décrit la performance économique et sociale du pays, ses principaux défis en matière de développement et résume la stratégie de développement du gouvernement.
Dans ce contexte, elle décrit la proposition d'assistance de la Banque mondiale pour le pays pour la période couverte par la Stratégie. Cela inclut toutes les opérations prévues par la Banque dans le pays : prêts, travaux d'analyse et assistance technique. L'assistance proposée par la Banque mondiale reflète son mandat d'institution internationale de développement et ce qu'elle est le plus à même de contribuer à la croissance d'un pays. La Stratégie est préparée de manière participative et ses éléments clés sont discutés avec le gouvernement et de vastes segments de la société civile.
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La Banque mondiale approuve un prêt de 200 millions de dollars US en faveur du Maroc pour un projet d’appui des politiques de développement du secteur financier
WASHINGTON, 15 décembre 2005
Le conseil d’Administration de la Banque mondiale a approuvé un prêt d’un montant de 200 millions de dollars US pour appuyer les politiques de réforme du secteur financier entreprises par le gouvernement marocain.
Le Prêt d’Appui aux Politiques de Développement (DPL) du Secteur Financier a pour objectif de favoriser l’émergence d’un secteur financier efficace servant mieux les objectifs de développement et de croissance du Maroc, de promouvoir un environnement favorisant une meilleure intermédiation financière et gestion du risque et d’accroître le rôle et la participation du secteur privé dans la prestation des services financiers.
Le Projet d’Appui au Développement du Secteur Financier contribuera à renforcer la législation, le cadre réglementaire et la supervision du secteur financier par la mise en place d’un cadre légal et de régulation conforme aux standards internationaux en vue d’améliorer l’intermédiation financière et mobiliser l’épargne à travers l’amélioration de la législation, de la réglementation et de la supervision du secteur bancaire, des assurances et des marchés financiers. Le projet visera également la restructuration des institutions financières publiques spécialisées dans la gestion des actifs non performants et de recentrer leur rôle dans le secteur financier. Il contribuera ainsi à : i) soutenir les efforts déterminants déjà accomplis par les autorités dans la liquidation de la Banque Nationale pour le Développement Economique, ii) clarifier le positionnement stratégique du Crédit Immobilier et Hôtelier (CIH) et le mettre en conformité avec les ratios prudentiels en réglant la question des créances en souffrance. Par ailleurs, les autorités se sont engagées dans le cadre de cette opération à poursuivre la restructuration institutionnelle, opérationnelle et financière du Crédit Agricole du Maroc (CA).
De plus, le nouveau prêt a pour but d’améliorer l’infrastructure, la transparence et l’intégrité du secteur financier, par :
- la poursuite de la modernisation des systèmes de paiement ;
- le renforcement des politiques de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme; et
- l’amélioration de la qualité de l’information financière.
« Ce prêt d’appui aux politiques de développement s’inscrit pleinement dans le diagnostic et les recommandations de l’évaluation du secteur financier au Maroc réalisée en 2002 » commenta Samir El Daher, Chef d’équipe du projet. « Si des défis demeurent, le prêt approuvé aujourd’hui par le Conseil d’administration constitue un pas en avant déterminant dans la mise en place d’un secteur financier plus efficace, mieux à même de jouer son rôle de financement de la croissance et dans une évolution où les acteurs de marché jouent un rôle accru dans le secteur bancaire marocain ».
Le Projet d’Appui au Développement du Secteur Financier s’inscrit parfaitement dans le cadre de la Stratégie de Coopération de la Banque mondiale avec le Royaume du Maroc (CAS) pour la période 2005-2009, approuvée par le conseil d’administration de la Banque mondiale le 19 mai 2005, et qui a pour objectif d’appuyer les politiques orientées vers la croissance et de renforcer la capacité du secteur financier marocain à financer les activités sectorielles organisationnelles. Le projet répond directement au premier objectif stratégique du CAS qui consiste à améliorer la compétitivité et le climat des investissements et plus précisément au résultat escompté du CAS, visant le renforcement d’un secteur financier orienté vers la croissance. Le projet répond également à d’autres objectifs de gouvernance soutenus le CAS.
Pour plus d’informations sur ce projet, visiter :
http://www.worldbank.org/projects
Pour plus d’informations sur les activités de la Banque mondiale au Maroc, visiter :
http://www.worldbank.org.ma
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Les
opportunités d'investissements français
dans les pays méditerranéens : le cas du
Maroc (synthèse)
11/2004
Les délocalisations du système productif
français vers les pays du Maghreb répondent
à une stratégie de complémentarité
entre les deux rives de la Méditerranée.
L'exemple du Maroc permet d'analyser par secteurs les
facteurs d'intégration industrielle et commerciale
au cours de la décennie 90. Il met en lumière
la nécessité d'ouvrir le Maroc à
une stratégie de "délocalisation
relocalisation", celle-ci ayant un effet d'entraînement
sur les échanges plus bénéfique
pour les deux pays en terme de balance commerciale.
Lire
l'article, PDF 150 ko
Article
pour les Notes Bleues de Gilles Bordes, bureau de la
communication et de la coopération industrielle
de la Digitip
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Document de travail des services
de la commission
Politique
européenne de voisinage
06/2004
Bruxelles,
le 12 mai 2004. Lire le rapport sur le Maroc en PDF (240 ko)
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Finance
& banques au Maroc (2003)
A partir du début des années quatre-vingt-dix,
le système financier marocain a connu plusieurs
réformes. Celles-ci visent à rendre
le système financier plus efficient pour financer
le secteur productif et à créer un climat
concurrentiel entre les banques ainsi que réduire
le coût d’intermédiation.
Les apports de la loi bancaire du 6 juillet
1993
Le secteur bancaire marocain était réglementé
par la loi de 1967. Cette loi établissait une
distinction très nette entre les banques commerciales
(ou de dépôts) et les organismes financiers
spécialisés (OFS). Les OFS étaient
régis par des textes propres et avaient pour
fonction de concourir, par le biais de crédits
à moyen et à long terme, au financement
de l’investissement et de secteurs particuliers.
Les banques commerciales avaient pour objet d’effectuer
des opérations de crédit et de recevoir
des dépôts à vue ou d’un
terme inférieur ou égal à 2 ans.
Une nouvelle loi bancaire a été instaurée
en 1993 et a introduit un concept nouveau, largement
inspiré de l’expérience internationale
celui de la banque universelle. En vertu de cette
loi, les banques peuvent exercer et commercialiser
l’ensemble des produits et services bancaires.
Cette notion annule la spécialisation établie
entre les banques commerciales et les organismes financiers
spécialisés.
Cette loi réglemente pour la première
fois les sociétés de financement (sociétés
de crédit à la consommation, sociétés
de crédit-bail) et en les considérant
au même titre que les banques comme des établissements
de crédit
La nouvelle loi se caractérise par trois principales
innovations :
- L’unification du cadre juridique ;
- La création de trois institutions : le Conseil
National de la Monnaie et de l’Epargne (CNME),
le Comité des Établissements de Crédit
(CEC), la Commission des Établissements de
Crédit (CDEC) ;
- La protection des épargnants et des emprunteurs
par un ensemble de mesures (respect des règles
prudentielles, nouvelles conditions d’activité).
Autres mesures
Cette libéralisation s’inscrit dans le
cadre d’une nouvelle politique monétaire
fondée non plus sur un contrôle quantitatif
du crédit mais un contrôle par le coût.
Parmi ces mesures, il est possible de citer :
- la levée de l’encadrement du crédit
en 1991 ;
- la libéralisation des taux d’intérêt
;
- l’allégement des dépôts
obligatoires des banques.
La
suppression de nombreux monopoles a également
été mise en œuvre. C’est le
cas par exemple des opérations avec les RME (Résidents
Marocains à l’Etranger), pour le Crédit
Populaire du Maroc (CPM), ou de l’assurance à
l’exportation pour la Banque Marocaine pour le
Commerce Extérieur (BMCE BANK), activité
transférée à une société
indépendante.
Le projet de loi n° 34-03 de 2003, relatif aux établissements
de crédits et organismes assimilés en
cours d’approbation par le Parlement, traite des
principaux points suivants :
- Renforcement de l’autonomie de la Banque Centrale
et des pouvoirs en matière de contrôle
et de supervision ;
- associations
de micro-crédit et à certains établissements
uniquement en matière comptable et prudentielle
;
- Refonte
de la composition et des attributions du CEC et
du CNME ;
- Obligation
de l’institution d’un contrôle
interne ;
- Elargissement
du rôle des commissaires aux comptes (contrôle
étendu à la vérification
du respect par les établissements de crédit
des dispositions comptables et prudentielles et
évaluation du système de contrôle
interne) ;
- Révision
des règles régissant la gestion
des crises (désignation par le Gouverneur
de BAM d’un administrateur provisoire et
en cas de situation irrémédiablement
compromise, liquidation judiciaire avec nomination
du liquidateur par le tribunal sur proposition
du Gouverneur).
- Renforcement
de la protection des déposants ;
- Création d’une commission de coordination
des organes de supervision du secteur financier.
Le secteur bancaire : une structure largement
concentrée*
Le secteur bancaire se caractérise par une
forte concentration. Cette concentration se matérialise
par la prédominance des plus grandes banques
en termes de parts de marché. Les trois premiers
établissements atteignent plus de 50 % en
termes de part du marché en 2002.
En effet, le Groupe « Banques Populaires »
(Banque Centrale Populaire et Banques Populaires
Régionales) détient une part de marché
en crédits de 21,34 % et 29,9 % en dépôts.
La Banque Commerciale du Maroc occupe la deuxième
position avec 15,7 % en dépôts et 12,5
% en crédit. La Banque Marocaine pour le
Commerce Extérieure enregistre une part de
13,8 % en dépôts et 12,6 % en crédit.
Il importe de noter qu’à l’issue
du rapprochement, BCM-Wafabank sera leader en termes
de part de marché des crédits avec
22 %, suivi du Groupe Banques Populaires et de la
BCP, et le 2e en termes de dépôts après
cette dernière avec 26,6 %. Ensuite viendront,
la BMCE, la BMCI, LE CDM et la SGMB.
Financement des réformes *
Un appui à la réforme du secteur financier
a été fourni par des organisations
multilatérales, à savoir :
- Union Européenne : 52 M€
- Banque Mondiale : 100 M$ pour l’épargne
institutionnelle
- Fonds
Monétaire Arabe : 133 M$
*
Source : Direction du Trésor et des Finances
Extérieures
Laurent Mauron, DI
Information
transmise gracieusement par le Réseau ANIMA. www.animaweb.org 
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