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INFOS

01/2008 Le Groupe Caisse d’Epargne retenu pour la reprise de 60% du capital de la Banque Tuniso-Koweitienne.

12/2007 La FEMIP soutient la microfinance en Tunisie : Prêt de 2 millions d’euro à l’association de microfinance ENDA Inter-Arabe.

12/2007 FEMIP BEI : Prêt de 200 millions d’euro destiné aux petites et moyennes entreprises tunisiennes, par l’intermédiaire de 5 banques locales.

10/2007 Tunisie : Le secteur bancaire reste parmi les principaux maillons faibles de l'économie tunisienne.

10/2007 Rôle de la Banque européenne d'investissement en Tunisie.

07/2007 La Banque européenne d’investissement et un pool bancaire tunisien lancent le premier fonds d’amorçage à gestion privée en Tunisie.

07/2007 Article : Les enjeux des technopôles au Maghreb, par Guy Fleuret et Stéphane Tabarie.

04/2007 Tunisie : Ligne de crédit de 100 millions d’euros à la STB et un don de 300 000 € pour le renforcement des capacités institutionnelles de la STB.

02/2007 Relance de l’intégration régionale : création d’une banque régionale basée à Tunis.

01/2007 Un observatoire de la qualité du service bancaire.

02/2006 La Tunisie  est notée BBB+ et améliore sa perspective de "stable" à "positive".

12/2005 Finalisation de la privatisation de la Banque du Sud.

12/2005 Fort appui de la BEI en faveur des investissements des PME.

2003 Finance & banques en Tunisie (2003).

 

Le Groupe Caisse d’Epargne retenu pour la reprise de 60% du capital de la Banque Tuniso-Koweitienne

01/2008
Tunis - Paris, le 24 octobre 2007 - L’offre de reprise de 60 % du capital de la Banque Tuniso-Koweitienne (BTK) déposée par le Groupe Caisse d’Epargne (GCE) a été retenue le 23 octobre, à l’issue d’un appel d'offres international.

Sous réserve de l’accord des différentes autorités de tutelle tunisiennes et koweitiennes, le GCE - via la Financière OCÉOR, son pôle de banque commerciale à l’international et l’outre-mer - est appelé à devenir l’actionnaire stratégique de la BTK, aux côtés de l’Etat tunisien et de l’Etat koweitien qui continueront à détenir, à parts égales, 40% du capital.

Fondée en 1981, la BTK est une société anonyme de droit tunisien, agréée depuis mai 2004 comme banque universelle. Fortement capitalisée, s’appuyant sur ses trois agences et ses 168 collaborateurs, la BTK - avec ses filiales spécialisées - dispose d'une grande expertise en matière de financement d'entreprises et de grands projets, et dans le domaine de la promotion immobilière et de l’hôtellerie. Ces atouts lui permettront de devenir, avec le soutien et l’assistance du Groupe Caisse d’Epargne, un acteur significatif du marché bancaire tunisien.

L’acquisition de 60 % du capital de la BTK s’inscrit pleinement dans le cadre de la stratégie de développement du GCE à l’international et, notamment, autour du bassin méditerranéen. Le GCE souhaite en effet accompagner et soutenir la forte croissance des pays de la zone, en y déployant ses savoir-faire et métiers distinctifs. Il s’appuie pour cela sur la Financière OCÉOR, déjà présente au Maroc, notamment au travers de sa participation au sein du capital du Crédit Immobilier et Hôtelier.

La Banque d’affaires de Tunisie est intervenue en tant que conseil des cédants.

www.financiere-oceor.com

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La FEMIP soutient la microfinance en Tunisie : Prêt de 2 millions d’euro à l’association de microfinance ENDA Inter-Arabe

12/2007
La FEMIP, Facilité Euro-Méditerranéenne d’Investissement et de Partenariat, l’instrument de la Banque européenne d’investissement consacré aux neuf pays partenaires de la rive sud de la Méditerranée, poursuit son soutien au secteur de la microfinance dans la région. Elle a accordé aujourd’hui un prêt à long terme de près de 3.6 millions de dinars tunisiens, soit 2 millions d’EUR, à l’association de microfinance tunisienne ENDA Inter-Arabe, pour financer son expansion.
Il s’agit du deuxième prêt de la FEMIP à cette association, un premier financement de 750 000 euros ayant été signé en juin 2006.
 
Ce prêt permettra à ENDA d’accorder plus de 50.000 microcrédits, permettant de créer de petites entreprises et des emplois. La confiance renouvelée de la FEMIP à ENDA Inter Arabe devrait également avoir un effet catalyseur supplémentaire auprès des investisseurs locaux et ainsi permettre à Enda de réaliser ses objectifs de croissance.

Soutenir l’intégration des institutions de microfinance dans les secteurs financiers locaux, la stratégie à long terme de la FEMIP :
La microfinance est une des priorités de la FEMIP, dont l’objectif principal est de soutenir le secteur privé au sud de la Méditerranée. Dans ce contexte, la FEMIP cherche également à pérenniser les associations de microfinance, en les accompagnant vers une gouvernance adaptée et une stabilité qui leur permettent de se refinancer de façon autonome auprès des banques.
 
La FEMIP tiendra à Tunis en mai 2008, une conférence entièrement dédiée à la microfinance :
Outre son action de premier financier du développement dans la région, la FEMIP s’est constituée comme un espace de dialogue et de concertation entre Européens et Méditerranéens. Elle organise notamment chaque année deux conférences réunissant tant les acteurs politiques que les représentants de la société civile, autour de thèmes cristallisant les enjeux de l’Euro-Méditerranée. Dans ce cadre, la FEMIP organisera le 5 mai 2008 à Tunis, une conférence consacrée à la microfinance.

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FEMIP BEI : Prêt de 200 millions d’euro destiné aux petites et moyennes entreprises tunisiennes, par l’intermédiaire de 5 banques locales.

12/2007
La FEMIP, Facilité Euro-Méditerranéenne d’Investissement et de Partenariat, l’instrument de la Banque européenne d’investissement consacré aux neuf pays partenaires de la rive sud de la Méditerranée, poursuit son engagement en faveur des petites et moyennes entreprises en Tunisie. Elle a accordé ce matin à Tunis, un prêt de 200 millions d’EUR à cinq banques : Amen Bank, Arab Tunisian Bank, Banque de l’Habitat, Banque Internationale Arabe de Tunisie, et Union Bancaire pour le Commerce et l’Industrie. Ces banques répercuteront les conditions favorables de la FEMIP à leurs emprunteurs, pour des prêts à long terme soutenant leurs projets d’investissement, dans les secteurs de l’industrie et des services, en particulier le tourisme, la santé et l’éducation. Une bonification d’intérêt de 15 points de base sera accordée aux entreprises de taille petite ou moyenne.

Il s’agit du sixième prêt de ce type accordé par la FEMIP en Tunisie depuis 1998, portant son engagement total en faveur des PME tunisiennes à 700 millions d’EUR. Ces lignes de crédit ont contribué au financement de plus de 1200 projets, dont 90% entrepris par des PME, qui ont créé plus de 12 000 emplois.

L’objectif principal de la FEMIP est de stimuler le secteur privé dans les pays partenaires méditerranéens. En Tunisie, la FEMIP cherche à aider les PME à s’adapter à un environnement de plus en plus concurrentiel et libéralisé et à la progressive mise en place de la zone de libre échange avec l’Union Européenne, décidée à Barcelone en 1995.

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Oxford business group
Tunisie : Le secteur bancaire reste parmi les principaux maillons faibles de l'économie tunisienne

10/2007
Dans le rapport annuel de la Banque centrale présenté au gouvernement tunisien début septembre, Taoufik Baccar, gouverneur de la Banque centrale, a fait état des principales évolutions économiques et financières de la Tunisie en 2006.
L'année 2006, qui coïncide avec la fin du Xème Plan de développement (2002-2006) a été marquée par « la poursuite et l'approfondissement des réformes de mise à niveau du secteur industriel et le renforcement progressif de la contribution du secteur des services et de l'économie du savoir à la croissance ». Les résultats enregistrés confirment la «mutation qualitative des structures de l'économie ». Par ailleurs, le gouverneur, a qualifié l'année 2006 de « tournant décisif dans la mise en oeuvre des réformes monétaires et financières » relatives au Xème plan de développement.
Le rapport souligne l'évolution qualitative de la structure des exportations mais aussi « l'accélération des importations, notamment du secteur de l'énergie ».
La valeur totale des exportations du secteur industriel s'élève à environ 15,31 millions de dinars (12,20 millions de dollars), représentant une croissance de 12,6% par rapport à 2005. L'industrie agro-alimentaire (+37,8%) et l'industrie électro-mécanique (+22,9%) ont enregistré les plus fortes progressions à l'exportation.
Parallèlement, les besoins nationaux en produits énergétiques et alimentaires, en matières premières et en biens d'équipement, ont entraîné une augmentation de 15,6% des importations, la valeur totale s'élévant à hauteur de 19,767 millions de dinars (15,764 millions de dollars).

« Le déficit courant a ainsi atteint 2,1% du Produit intérieur brut (PIB), contre 1% en 2005 ».

Néanmoins, selon le rapport, le flux des Investissements étrangers directs (IDE) a permis de financer le déficit courant et de «dégager un excédent important de la balance générale des paiements». En effet, le flux des IDE a quadruplé en 2006, atteignant 4,4 milliards de dinars (3.49 milliards de dollars), une progression largement justifiée par l'ouverture du capital de Tunisie Télécom et par une nette augmentation des investissements dans le secteur énergétique (940 millions de dinars en 2006 contre 386 millions en 2005). Le rapport relève également une progression des IDE dans les activités de services comme le secteur bancaire et les communications.
L'augmentation des recettes en devises et le non-recours à des financements du marché international ont ainsi permis de «procéder à des remboursements anticipés de crédits étrangers d'environ 430 millions de dinars» et de ramener le taux d'endettement extérieur à 47,9%, contre 54,4% du PIB en 2005.
Par ailleurs, la Banque centrale a souligné l'augmentation de la contribution du secteur bancaire au financement de l'économie à hauteur de 7,3%. Les dépôts ont progressé de 11,7%, et le produit net bancaire de 17,3%. L'institution a souligné également les réformes du secteur visant à moderniser et renforcer le rôle de la banque auprès des compagnies tunisiennes, notamment auprès des petites et moyennes entreprises (PMEs).
Si le bilan de l'année 2006 apparaît dans l'ensemble favorable, « la période du XIème plan (2007-2011) sera cruciale dans la consolidation du processus de développement », d'autant plus que le gouvernement tunisien projette de réaliser un taux de croissance moyen annuel de 6,1%, contre 4,5% durant la période du Xème Plan.
« Malgré les réformes engagées depuis plusieurs années et les améliorations enregistrées en 2006 au niveau des indicateurs prudentiels, le secteur bancaire reste parmi les principaux maillons faibles de l'économie tunisienne et une contrainte à l'amélioration de son classement. La Banque Centrale de Tunisie a engagé des mesures de restructuration et de modernisation du secteur financier, néanmoins, des mesures additionnelles apparaissent nécessaires pour assurer la mise aux normes internationales (BALE II) du secteur et permettre la convertibilité totale du dinar tunisien» a dit à OBG Ikbel Bedoui, directeur général de Fitch North Africa.

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Rôle de la Banque européenne d'investissement en Tunisie

10/2007
Une nouvelle publication est disponible sur les activités de la BEI à travers la FEMIP. La FEMIP est l’acteur de référence du partenariat économique et financier entre l’Europe et la Méditerranée, avec près de 6 milliards d’EUR de financements mis en place entre octobre 2002 et décembre 2006.
Les premières interventions de la BEI en Tunisie remontent à 1978. À ce jour, un montant total de 2,75 milliards d’EUR aété signé, ce qui fait de la BEI le premier bailleur de fonds de la Tunisie.
www.bei.org/projects/publications/femip-financing-operations-in-tunisia.htm
Plus d'infos en PDF

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Finance
La Banque européenne d’investissement et un pool bancaire tunisien lancent le premier fonds d’amorçage à gestion privée en Tunisie

07/2007
La Banque européenne d’investissement (BEI) a accueilli récemment en ses bureaux de Tunis la cérémonie de signature officielle du premier fonds d’amorçage à gestion privée en Tunisie. Ce fonds, baptisé «Phenicia Seed Fund», est dédié aux entreprises tunisiennes innovantes en cours de création ou créées depuis moins de 5 ans. Il soutiendra les projets de personnes et entreprises privées ou issus de départements universitaires, de pépinières d’entreprises ou des technopoles.
Initié et promu par la Banque européenne d’investissement dans le cadre de la Facilité euro-méditerranéenne d'investissement et de partenariat (FEMIP), le fonds a été mis en place en association avec les autorités tunisiennes et CDC Entreprises (Groupe Caisse des Dépôts). Il sera géré par Alternative Capital Partners, une nouvelle société de gestion tunisienne dirigée par Madame Selma Bellagha. La BEI a pu compter sur l’étroite collaboration du Ministère des Finances tunisien, qui a soutenu activement la mise en place d’un cadre législatif adapté aux fonds de capital risque.
Le capital du fonds est de 10 millions de TND (+/- 6 millions d’EUR). La BEI en est l’actionnaire principal, à hauteur de 33%. CDC Entreprises a, quant à elle, souscrit 17% du capital. Le fonds est un modèle de partenariat nord-sud, dès lors que les 50% restant du capital ont été souscrits par des investisseurs institutionnels tunisiens (Arab Tunisian Bank pour 20%, Amen Bank pour 10%, Banque de l'Habitat pour 10%, Groupe des assurances de Tunisie pour 5% et Arab Tunisian Lease pour 5%).
Le fonds bénéficiera de l’expertise d’un spécialiste international de l’amorçage qui accompagnera l’équipe de gestion au cours de sa première année de fonctionnement et lui permettra de mettre en œuvre les meilleurs standards internationaux dans le secteur.
La Banque européenne d’investissement finance cette double opération (prise de participation et assistance technique) grâce au Fonds Fiduciaire FEMIP, mis en place par certains Etats Membres de l’Union européenne et par la Commission européenne. Ce fonds fiduciaire renforce l’activité traditionnelle de la BEI notamment afin de soutenir le secteur privé et la création d’emplois dans les neuf pays partenaires de sud de la Méditerranée. Ainsi, le Fonds Fiduciaire FEMIP permet la réalisation d’opérations de capitaux à risque à haute valeur ajoutée et la mise sur pied d’assistance technique permettant un transfert de connaissance entre le nord et le sud.
(Source : BEI)

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Nawafid sur le Maghreb N°4 (Janvier 2007)
Les enjeux des technopôles au Maghreb

07/2007
Par Guy Fleuret, spécialiste principal en urbanisme et Stéphane Tabarie.
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Communiqué de la BAD
Ligne de crédit de 100 millions d’euros à la STB et un don de 300 000 € pour le renforcement des capacités institutionnelles de la STB

04/2007
La Banque africaine de développement met à la disposition des PME tunisiennes une nouvelle source de financement grâce à une ligne de crédit de 100 millions d’euros en faveur de la Société tunisienne de banque (STB). Cette ligne de crédit, approuvée aujourd’hui à Tunis par le conseil de l’administration de la Bad, est assortie d’un don d’assistance technique.

La ligne de crédit permettra à la STB de disposer de ressources financières longues à un coût compétitif en vue de satisfaire la demande de financement des promoteurs de projets PME/PMI des secteurs productifs. Elle favorisera ainsi, le développement du secteur privé en Tunisie, dans la mesure où les unités à financer seront essentiellement privées. Elle permettra à la STB de préserver sa part du marché tout en contribuant à la réalisation de la croissance économique au cours de la période 2007-2011.

Les sous-projets à financer contribueront à la réduction du chômage avec la création de près de 5 000 emplois directs qui généreront des revenus additionnels pour les ménages situés dans les régions d’implantation des sous-projets. Des emplois indirects seront créés au niveau des secteurs du bâtiment et des autres services qui assureront la réalisation des travaux financés. Les unités financées créeront de la valeur ajoutée et généreront des recettes en devises ainsi que des recettes pour l’Etat.

L’appui institutionnel permettra de renforcer les capacités institutionnelles de la STB en matière de gestion de risques, particulièrement le risque de crédit afin d’améliorer ses performances et sa contribution au développement économique du pays grâce à la formation du personnel aux nouveaux métiers de banque et à l’instauration des principes de la bonne gouvernance.

La ligne de crédit s’inscrit dans le cadre de la stratégie de développement définie par l’Etat selon les orientations du XIe plan qui recommande un effort soutenu du secteur privé pour accroître sa part dans l’investissement global afin d’atteindre 65% à la fin du plan, en 2011. Pour atteindre cet objectif, la contribution du secteur bancaire au développement du secteur privé, grâce au financement des secteurs moteurs de l’activité économique, en Tunisie, principalement les industries manufacturières et les services, est recherchée afin de réaliser les taux de croissance projetés pour la période 2007-2011, de l’ordre de 6,1% par an.

La ligne de crédit vise à lever l’une des contraintes au développement du secteur privé, le manque de ressources à moyen et long terme qui limite l’accès au financement des promoteurs de projets d’investissement. Elle vise à répondre à cette préoccupation en renforçant les ressources stables de la STB qui possède une bonne expérience dans le financement à moyen et long terme.

Depuis le début de ses opérations en Tunisie en 1968, la Bad a financé 92 opérations, dont 78 sont achevées, pour un montant d’engagements nets de 3 400 millions d’unités de compte*. Trente-cinq lignes de crédits ont été octroyées aux institutions financières locales, dont trois opérations directes en faveur de banques privées. L’impact des lignes de crédit a été déterminant dans le développement de la Tunisie, à travers les réalisations des secteurs industriel et touristique. Elles ont également permis au secteur bancaire de répondre de manière appropriée à la forte demande de financement qui a accompagné la réalisation des investissements privés.

• 1 unité de compte = 1,96476 TND = 1,50472 USD au 28/03/2007

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Tunisie
Relance de l’intégration régionale : création d’une banque régionale basée à Tunis

02/2007
Des responsables de l’Union du Maghreb arabe (UMA) se sont réunis le 12 février et ont annoncé la création d’une banque régionale basée à Tunis, dotée d’un capital initial de 500 millions de dollars, pour faciliter les investissements et le commerce extérieur. La nouvelle est positive à la fois pour le secteur bancaire tunisien et pour le processus d’intégration régionale. Les statistiques publiées le jour précédent montrent une augmentation de l’utilisation des cartes bancaires électroniques et des guichets électroniques en Tunisie. Selon les chiffres publiés le 11 février par Arab Tunisian Bank, un prêteur commercial privé basé à Tunis, le nombre de cartes a progressé de 15 % sur un an, de 2005 à 2006, pour passer à 1,1 million. Le nombre de guichets bancaires est passé de 729 à 838 l’année dernière, ce qui représente une augmentation de 15 %. La Tunisie espère que la relance de l’activité bancaire et la perspective d’un bailleur régional basé à Tunis rendront l’image du pays et de la région plus attractive. Le pays a accueilli les représentants de Dubaï et de l’Inde début février, en vue d’accroître les investissements étrangers directs vers le pays. La nouvelle banque régionale, qui sera baptisée Banque maghrébine pour l’investissement et le commerce extérieur, devrait tenir sa première réunion d’actionnaires en mars. Le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali a déclaré, au cours d’un discours fin janvier, que la mise en place de l’établissement prêteur rentrait dans le cadre des efforts visant à promouvoir l’intégration régionale. Les relations intermaghrébines sont « un choix stratégique irrévocable et un gain de civilisation indéniable » a déclaré Ben Ali. L’UMA, qui regroupe l’Algérie, la Libye, la Mauritanie, le Maroc et la Tunisie, a également annoncé la création d’une association pour faciliter les échanges entre hommes d’affaires. Les diplomates espèrent que ce forum facilitera l’engagement des secteurs privé et public dans l’économie des pays membres. Les cinq pays ont compris l’intérêt de renforcer leurs relations économiques depuis belle lurette, mais les atomes politiques se sont avérés bien trop crochus pour pouvoir y parvenir. L’idée d’une union économique avait été évoquée au lendemain de l’indépendance de la Tunisie et du Maroc, dans les années 1950, mais les cinq pays ne se sont pas réunis avant la fin des années quatre-vingt. L’Union a été fondée en 1989. L’idée d’une banque d’investissement publique panmaghrébine a été évoquée pour la première fois il y a plus de 20 ans. Le projet, nom et capital initial proposés actuellement reposent sur cette même idée. Les chefs d’État de l’UMA avaient décidé de créer une banque dès 1991, afin d’apporter les fonds nécessaires à la réalisation de projets d’infrastructure. Mais le projet suscita un certain nombre de doutes et de plans alternatifs. Au début des années quatre-vingt-dix, un projet basé sur une étude réalisée par ING Bank, envisageait un établissement prêteur à l’échelle européenne avec, comme actionnaires principaux, des banques commerciales nord africaines. Installer le siège social à Paris ou Londres était perçu comme étant la meilleure façon de préserver la banque des influences politiques et de la rapprocher des marchés de capitaux internationaux. Par la suite, le projet projetait le siège social au Maroc et un capital initial de 50 millions de dollars. Le projet désignait la Banque commerciale du Maroc, la Banque internationale arabe de Tunisie et la Banque extérieure d’Algérie comme les trois actionnaires majeurs, et des banques privées en France et en Espagne comme investisseurs minoritaires. Des organisations non gouvernementales, telles que la Banque de développement africaine, l’UE et la Caisse française de développement avaient aussi la possibilité d’investir. Jamal Majid bin Thaniah, vice-président du groupe Dubaï International, s’est rendu à Tunis la première semaine de février pour s’entretenir avec une délégation d’hommes politiques et de fonctionnaires tunisiens, menés par le ministre des transports Abdul Rahim al-Zawawi. Les discussions on principalement porté sur les transports maritimes et aériens. Egalement en visite à Tunis la première semaine de février, le secrétaire d’État indien, Shri E.Ahamed, a rencontré le premier ministre tunisien Mohamed Ghannouchi. Les hommes ont abordé la liste habituelle de propos diplomatiques commerciaux et d’intérêt commun mais n’ont pas élaboré d’idées ou de projets plus précis. Quelques jours plus tard, la banque import-export de l’Inde (Exim bank) publiait néanmoins une étude, examinant les opportunités d’investissement indien dans les pays du Maghreb. Selon cette étude, les articles potentiels d’exportation de l’Inde incluraient : les produits pharmaceutiques et textiles, les biens d’équipement et les commodités telles que le fer, l’acier et les produits pétroliers. Selon Exim Bank, les pays du Maghreb pourraient quant à eux exporter vers l’Inde les produits suivants : engrais, métaux, bois, ainsi que des produits chimiques et électroniques.

Source : oxfordbusinessgroup

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Oxford Business Group
Tunisie : La dette des ménages en forte hausse

02/ 2007  (in english)
Une nouvelle culture du crédit a fait son apparition,  marquée par un rapide changement de comportement des tunisiens qui adoptent un mode  de consommation plus proche de celui des pays plus développés. Le logement représente la principale source d‚endettement en  Tunisie. Alors que 80% des tunisiens sont propriétaires, le remboursement des  crédits à l‚habitat pèse près de 40% du revenu disponible des ménages,  selon la presse locale. Les appartements les  plus abordables ne descendent pas en dessous de la barre des 50,000 dinars  (38,212 dollars), ce qui oblige les tunisiens à contracter des emprunts à long  terme. Les banques, qui profitent de la progression de ce marché,  convertissent, dans la plupart des cas, les plans d‚épargne existants en prêts  immobiliers. Ces plans, qui s‚étalent généralement sur une période de 2 à  6 ans selon la banque et le type de plan, permet à la clientèle d‚économiser  entre 5,000 dinars (3,800 dollars) et 40,000 dinars (30,500 dollars), qui servent  à financer, par la suite, une partie de l‚achat, diminuant ainsi la somme  empruntée. Mais le tableau du crédit   ne se résume pas au logement, et bien que la culture repose, aujourd‚hui  encore, sur l‚épargne plutôt que sur le crédit,   les prêts à la consommation ont enregistré une forte progression en  2006, et ont soutenu un taux record en matière de dépenses ménagères. Les tunisiens ont de plus en plus recours au crédit pour des  biens tels que l‚électronique, les produits ménagers et l‚ameublement. Les  consommateurs s‚habituent très vite aux facilités de paiement et aux comptes  créditeurs. La quasi totalité des commerces offre des plans de remboursement à  long terme (allongés sur 36 mois, et parfois plus) et certains magasins signalent  que plus de 80% de leur clientèle ont recours au crédit pour effectuer leurs  achats. Désormais, une variété de produits tels que les vêtements, les  mariages, les fêtes religieuses, et même les cours privés sont financés grâce à  ces services. Cette pratique, qui n‚a rien de nouveau, a été démocratisée  en 2002 par le géant de la distribution BATAM ˆ qui, depuis lors, a du fermer  ses portes suite à son implication dans un scandale financier. Mais les banques  s‚intéressent aussi à ce marché porteur, et font concurrence aux magasins en  offrant un palette de produits similaires afin d‚encourager les consommateurs à  ouvrir des crédits chez eux. Aux offres classiques, telles que les prêts automobiles  et immobiliers, s‚ajoutent le crédit immédiat et les offres plus spécialisées,  telles que le très populaire prêt bancaire pour l‚acquisition d‚un ordinateur ˆ  proposé par la grande majorité des banques ˆ ou bien le prêt étudiant. Par conséquent, on observe une hausse des crédits à la  consommation. Selon les chiffres publiés par la banque centrale à l‚occasion  d‚une conférence consacrée à ce sujet en septembre 2006, le nombre total de  crédits à la consommation aurait doublé depuis 2003 et s‚élèverait à 3,95  milliards de dollars. Une étude plus approfondie montre qu‚un peu plus de la moitié  de cette somme, soit 2,05 milliards de dollars, soit destinée aux dépenses  ménagères, contre 60% en 2003 ˆ ce qui   veut dire que les tunisiens n‚hésitent pas à recourir au crédit pour d‚autres  achats comme la voiture, l‚ameublement et les biens d‚équipement. Ces chiffres,  néanmoins, ne prennent pas en compte les crédits magasin. Malgré cette progression rapide, il semblerait que la  majorité des tunisiens reste prudente. Le nombre total de la population active  endettée s‚élèverait à 668,000 en 2006, contre 50,000 en 2003, pour une  population totale de 10 millions environ. Aucun chiffre n‚a été publié  concernant les particuliers ou les ménages surendettés, mais le total doit être  minime car le pourcentage de recouvrements de crédits bancaires problématiques  est infime. Le nombre de retards de remboursement aux crédits magasins est  apparemment plus élevé. Les commerçants préfèrent, la plupart du temps, trouver  un compromis et entretenir des relations amicales avec leurs clients, et de  tels cas sont rarement portés en justice.

English
Habits are  changing quickly as Tunisians begin to adopt consumption patterns that resemble  more developed countries, and a new culture of credit is emerging. Housing is  the major source of indebtedness in Tunisia. While 80% of Tunisians own  their own home, almost 40% of a typical household‚s budget is absorbed by home  loan repayments, according to the local press. As the cheapest apartments start  at TD50,000 ($38,212), many Tunisians have little choice but to contract  long-term credit plans. This has created a large market for banks, who, in many  cases, convert existing savings plans into mortgage agreements. These  plans, which are usually spread over 2 to 6 years, depending on the bank and  type of plan, allow customers to save up between TD5000 ($3800) and TD40,000 ($30,500),  which are then used to directly finance part of the acquisition, thus  decreasing the amount borrowed. But housing  is just part of the credit picture, and while the culture is still  predominantly savings-oriented rather than credit-oriented, consumer loans boomed  in 2006, fuelling record household spending. Tunisians  increasingly rely on credit for such things as electronics, household equipment  and furniture. Consumers are fast becoming very comfortable in using „facilités  de paiement‰, or credit accounts. Almost all stores propose long-term repayment  plans ˆ up to 36 months, and sometimes even more ˆ and some shops report that  more than 80% of their customers cover their purchases through credit accounts.  Increasingly, very diverse items such as clothing, wedding parties, religious  feasts, and even private classes are paid for with these services. While  hardly new, this practice was popularised in 2002 by giant retailer BATAM ˆ  which since then has gone out of business in the midst of a major financial  scandal. But banks are turning to that potential market as well, and are  competing with a whole range of products meant to encourage the consumer to  open credit lines at the bank, rather than credit accounts in stores. Classic  offers, such as car and housing loans, have been complemented by instant credit  plans, as well as more specialised offers, such as the popular Personal  Computer loan ˆ offered by almost all banks ˆ or student loans. As a  result, consumer debt is on the rise. According to figures released by the  Central Bank during a conference on consumer debt in September 2006, total  consumer debt represented $3.95bn, a two-fold increase over the 2003 figure. A  more detailed analysis revealed that just over 50% of that sum, $2.05bn, was  used to cover housing expenses, down from 60% in 2003 ˆ meaning that Tunisians  are increasingly relying on credit for other acquisitions, such as cars,  furniture, and equipment. These figures, however, do not take into account  credit accounts in stores. Despite  this fast growth, it appears that a majority of Tunisians are still very  cautious when it comes to resorting to credit: the total number of indebted  active individuals was found to be at 668,000 in 2006, up from 500,000 in 2003  out of a population of roughly 10m, No figures concerning over-indebted  individuals or households are available, but the overall level is believed to  be low, as just a very small percentage of bank‚s credit recoveries are  problematic. The number of late reimbursement of credit accounts in stores is  seemingly higher. Often, shopkeepers prefer to reach amicable arrangements with  their customers, and such issues are rarely brought to justice.  

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Lu sur Webmanagercenter
Un observatoire de la qualité du service bancaire

01/2007
La loi du 10 juillet 2006, relative à la réforme du système bancaire, ouvre la voie pour améliorer la qualité de marque des banques auprès des clients et favorise les conditions optimales pour faire de Tunis une place financière régionale.

Dans cette logique, il a été constitué l’Observatoire de la qualité de service bancaire (OQSB). Il s’agit d’une structure indépendante constituée de 12 membres des parties concernées : les banques, l’APB (Association des Professionnels de Banques) et l’ODC (Organisation de défense du consommateur).

La circulaire de la BCT du 19 octobre 2006 invitait les banques à instituer un système de qualité basé sur 3 principes :

- la sécurité
- la célérité
- la transparence.

Ce système de qualité s’articule sur des mécanismes.

1/ Institution de services minimum : délivrance de chéquier, de cartes bancaires, remise d’extrait de compte, clôture de compte, etc.

2/ Répondre à une demande de financement dans un délai de 5 jours ouvrables pour les crédits de consommation, 10 jours pour le renouvellement de crédit de gestion, et 20 jours pour les crédits d’investissement et des nouveaux crédits de gestion.

3/ Institution de la fonction de médiateur bancaire, qui favorisera les règlements à l’amiable, et cherchera à éviter les tribunaux.

Chaque banque aura 1 ou plusieurs médiateurs bancaires dont le mandat dure 3 ans non renouvelables et ce pour répondre aux réclamations des clients dans un délai maximal de 15 jours.

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La Tunisie  est notée BBB+ et améliore sa perspective de "stable" à "positive" 

02/2006
L'Agence japonaise de notation financière "Rating & Investment Information (R&I)" améliore la perspective de notation du risque souverain de la Tunisie de "stable" à "positive".
La Banque centrale de Tunisie (BCT) vient de nous informer que l'agence japonaise de notation financière R&I a annoncé dans un communiqué publié le 17 février 2006 qu'elle a confirmé la notation BBB+ du risque souverain de la Tunisie et amélioré sa perspective de "stable" à "positive". Ce changement dans la perspective de la notation devrait se traduire dans un avenir proche par l'amélioration de la notation elle même.
 
Des performances certaines

L'agence précise que l'amélioration de la perspective de la notation reflète une gestion budgétaire et du déficit courant rigoureuse, une croissance accélérée et un bas niveau d'inflation, qui ont permis à la Tunisie d'affronter avec habileté une série de chocs internes et externes.

Par ailleurs, le poids sans cesse croissant des industries manufacturières dans l'économie, telles que les industries alimentaires, mécaniques et électriques, ainsi que l'augmentation depuis 1999 des investissements dans les technologies de l'information et de la communication ont contribué à l'amélioration de la productivité des secteurs manufacturiers et des services, y compris le secteur financier, ce qui devrait permettre de maintenir un rythme de croissance économique relativement élevé de 5 à 6%, se comparant favorablement à ses pairs, et à consolider la position de la Tunisie en tant que plate-forme de technologies de l'information et de la communication de l'Afrique du Nord.

L'agence nipponne ajoute que la Tunisie a pu, grâce à des politiques économiques clairvoyantes, améliorer structurellement le solde de la balance des paiements, baisser le déficit courant (1,3% du PIB en 2005), maintenir le déficit budgétaire à environ 3% du PIB et atteindre un niveau historique de réserves en devises.

Un capital confiance de la communauté financière internationale renforcé

Cette nouvelle distinction de la Tunisie confirme, encore une fois, le capital confiance dont jouit notre pays auprès de la communauté financière internationale, ce qui ne manquera pas de rejaillir positivement sur les conditions d'accès de l'Etat et des entreprises tunisiennes aux marchés internationaux de capitaux et sur sa capacité à attirer davantage des investissements étrangers à caractère stable.

Il est également à remarquer que les services de la BCT viennent de recevoir durant les trois derniers mois des missions du FMI, de la Banque Mondiale , du FSAP, ainsi que des agences de rating Standard & Poor's ( S&P) et R&I, dans le cadre des évaluations économiques et financières qu'effectuent périodiquement ces institutions.

Standard & Poor's confirme aussi sa notation BBB avec perspective stable 

Le communiqué de la BCT fait aussi remarquer qu'outre la mise en perspective favorable par R&I, l'agence S&P vient de confirmer sa notation BBB avec perspective stable. Les missions de Moody's et de Fitch devraient se dérouler au cours des prochains mois.

Il importe de signaler que l'échelle de notation de l'agence japonaise est similaire à celle de l'agence de notation américaine Standard & Poor et de l'agence européenne Fitch Ratings. La Tunisie est notée BBB "flat" avec perspective "stable" par ces deux dernières et Baa2 par l'autre agence américaine Moody's.

Source : www.investir-en-tunisie.net

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Un Consortium espano-marocain a remporté 33,54% du capital de la BS
Finalisation de la privatisation de la Banque du Sud

12/2005
L'opération de privatisation de la Banque du Sud (BS) vient de s'achever avec l'entrée dans son capital du Consortium espano-marocain composé du Marocain "Attijariwafa Bank" et de l'Espagnol "Banco Santander".

Ce consortium a remporté 33,54% du capital de la BS et la transaction a porté sur plus de 60 millions de dinars.
Le nouveau Directeur Général de la BS, est d'origine marocaine, M. Mohammed Haitami,
Septième banque de Tunisie en terme d'actifs, la BS a été créée en 1968 et compte 92 agences.

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Fort appui de la BEI en faveur des investissements des PME

12/2005
Dans le cadre de la Facilité Euro-méditerranéenne d’investissement et de partenariat (FEMIP), Monsieur de Fontaine Vive, Vice-Président de la Banque européenne d’investissement (BEI) en charge de la FEMIP, a signé deux prêts globaux pour un montant total de 180 millions d’EUR, en présence de Monsieur Jouini, Ministre du Développement et de la Coopération Internationale. Ce montant est mis à disposition de plusieurs établissements bancaires ou de crédit-bail, publics et privés, pour le financement des PME tunisiennes de l’industrie et des services, y inclus celles opérant dans les secteurs du tourisme, de la santé et de la formation. Il s’agit des quatrième et cinquième opérations globales de ce type, mises en place depuis 1998, en faveur des entreprises tunisiennes qui bénéficient ainsi, au travers des banques locales , de ressources à long terme à un taux avantageux de la BEI qui leur sont nécessaires pour financer leur développement. A titre d’exemple, on rappellera que la précédente opération, portant sur 150 millions d’EUR, avait permis le financement de 725 investissements d’une valeur totale de 500 millions et ayant permis la création de près de 5.000 emplois. Le soutien de la BEI au développement du secteur privé tunisien correspond non seulement à l’objectif premier de son action en faveur des pays partenaires méditerranéens, mais appuie également les politiques du Gouvernement pour une meilleure compétitivité de son économie et la création d’emplois.

Une première opération, en faveur de la promotion des technopoles tunisiens, pour un montant de 60 millions d’EUR , a été signée avec six intermédiaires financiers (Amen Bank (AB), Arab Tunisian Bank (ATB), Banque de l’habitat (BH), Banque internationale arabe de Tunisie (BIAT), Banque tuniso-koweitienne de développement (BTKD), et Société tunisienne de banque (STB) ; une deuxième opération, pour un montant de 120 millions d’EUR, a été signée avec cinq banques et trois sociétés de crédit-bail (AB, ATB, BH), BTKD, Union Bancaire pour le Commerce et l’Industrie (UBCI), Arab Tunisian Lease (ATL), Compagnie Internationale de Leasing (CIL) et Tunisie Leasing (TL).

Le Prêt Global Technopoles a pour objectif principal de fournir, par le canal des banques sélectionnées, des financements à moyen et long terme pour appuyer des investissements dans les secteurs prioritaires à forte valeur ajoutée que ciblent les autorités tunisiennes au travers de leur programme de technopoles. Ces secteurs sont les suivants : énergies renouvelables, eau et environnement, biotechnologies et produits pharmaceutiques, mécanique, électronique et informatique, télécommunications, textiles et agro-industrie. Les bénéficiaires finauxseront des entreprises privées qui souhaitent faire des investissements des petite et moyenne dimension destinés à la réalisation d’unités de production dans des secteurs visés par le programme de technopoles.

Le deuxième prêt a pour objectif de continuer à fournir, à travers des intermédiaires financiers, banques et sociétés de créditbail, sélectionnés, des ressources à long terme en faveur de nouveaux investissements et de projets d’extension, de modernisation ou de remise en état réalisés par des entreprises privées actives dans les secteurs de l’industrie et des services, parmi lesquels le tourisme, la santé et l’éducation. Le prêt favorisera la solidité du secteur financier ainsi qu’une économie de marché plus diversifiée et aidera les entreprises tunisiennes à s’adapter à la concurrence accrue que suscitent la libéralisation de l’économie et la mise en place progressive de la zone de libre-échange avec l’Union européenne.

Au cours de l’année 2005 la Banque européenne d’investissement a accordé un montant total de 260 millions d’EUR en faveur de la Tunisie, la totalité visant, directement ou indirectement, la promotion du secteur privé. L’engagement total depuis 1998 sous forme de ressources à moyen et long terme en faveur des entreprises tunisiennes s’établit à un montant total de 505 millions d’EUR.

Monsieur de Fontaine Vive a déclaré que la promotion du secteur privé reste la mission prioritaire de la FEMIP et que son rôle soit renforcée du Sommet euroméditerranéen de Barcelone qui s’est conclu ce lundi 28 novembre. Dans cet esprit, Monsieur de Fontaine Vive participera également au “ Forum euro-méditerranéen de l’Entreprise” organisé à Sousse le 2 et 3 décembre par l’Institut Arabe des Chefs d’entreprises.

Contacts :
BEI : Helen Kavvadia, attachée de presse principale,
tél. : +352 4379 3134
télécopieur : +352 4379 3188,
Web : www.eib.org

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Finance & banques en Tunisie (2003)

Le secteur bancaire est relativement développé et couvre l’ensemble du territoire. Il comprend outre la Banque Centrale, des banques commerciales, de développement, d’affaires et des banques off shore et des établissements financiers spécialisés : sociétés de factoring, de recouvrement et sociétés de leasing.
Les taux d’intérêt sont libres. Les règles prudentielles et les ratios de solvabilité sont consacrés par la loi bancaire. Le ratio de couverture des engagements par les fonds propres est de 8 % conformément aux normes internationales.
Les dernières réformes ont consacré la notion de la banque universelle et ont permis la mise en place d’un système de télé-compensation pour toutes les opérations de paiements, l’instauration d’un système de garantie de dépôts et de prêts ainsi que la réalisation de progrès considérables au niveau de la monétique.
La crédibilité du système bancaire tunisien a été consacrée par une participation plus importante du capital étranger aux banques de la place, comme en témoigne la réussite de l’opération de cession des participations publiques dans le capital de l’Union Internationale des Banques au profit d’une banque française (Société Générale).
Le marché financier a connu d’importantes transformations aussi bien au niveau de ses structures qu’au niveau de ses produits. Il est géré par une entité privée et le conseil du marché financier réglemente le secteur et contrôle les opérations. La cotation en bourse se fait selon un système électronique et on dénombre actuellement 46 entreprises inscrites à la cote de la bourse de Tunis. L’acquisition d’actions de sociétés cotées en bourse par des étrangers n’est pas soumise à autorisation si elle est inférieure à 50 %. Les investisseurs étrangers détiennent 21 % de la capitalisation boursière.

Les sociétés d’investissement à capital fixe (SICAF), variable (SICAV) et les sociétés privées de capital risque (SICAR) se sont multipliées. A la fin de 2002, leur nombre s’est élevé à 158 sociétés.
Le dinar tunisien est convertible pour les opérations courantes depuis 1994 et le marché des changes assure les opérations d’achat et de vente de devises. Les transferts relatifs aux revenus du capital (bénéfices, rémunérations des parts bénéficiaires, dividendes, tantièmes et jetons de présence, intérêts au titre des emprunts), les transferts relatifs aux opérations commerciales et aux opérations connexes, les transferts relatifs aux opérations liées à la production sont libres.
Sont également libres, les transferts au titre du produit réel net de la cession ou de la liquidation des capitaux investis au moyen d’une importation de devises, y compris la plus value.
Stéphanie Paicheler, Bénédict de Saint-Laurent, FIPA

Information transmise gracieusement par le Réseau ANIMA. www.animaweb.org

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ANALYSES

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• Tunisie : La dette des ménages en forte hausse (02/2006).

• Présentation du secteur bancaire en Tunisie (01/2006).

• Situation économique et financière de la Tunisie (2007)
Source : site de la mission économique en Tunisie. ©DREE/Trésor www.missioneco.org/tunisie

• IDE en Tunisie et présence française en 2006 (2007)
Source : site de la mission économique en Tunisie. ©DREE/Trésor www.missioneco.org/tunisie

• La bourse de Tunis (2006)
Source : site de la mission économique en Tunisie. ©DREE/Trésor www.missioneco.org/tunisie

• Le cadre de l'investissement en Tunisie (2006)
Source : site de la mission économique en Tunisie. ©DREE/Trésor www.missioneco.org/tunisie

• Tunisie Le rôle des Banques dans le financement de l'investissement
Source : site de la mission économique en Tunisie. ©DREE/Trésor www.missioneco.org/tunisie

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